Remis des péripéties de lacte I du Crépuscule des Dieux ? Il vaut mieux pour vous, parce quon ne peut pas dire que cela se calme dans le deux non plus. Donc

LE CREPUSCULE DES DIEUX ACTE II
Le lieu : le château des Gibichs
Les personnages :Albérich, Hagen, Siegfried, Brünnhilde, Gunther, Gutrune, et le chur (pas des vierges, mais des courtisans et gens de maison divers et variés) il faut dire que cest dans cet opéra quon entend un chur pour la première fois (les humains étaient pas bien nombreux jusquici pour faire une formation vocale assez conséquente)
Donc lacte débute à lintérieur de la résidence Gibichs - un peut « nouveau riche » sur les bords dailleurs (lallée de nains ! Cest dun goût, ça encore !) Albérich entre en trombe dans la chambre de son rejeton Hagen, le voit endormi et tendrement, le vire de son pucier (oui, cest ça être tendre chez les nains !). Comme réveil y a mieux, mais cest efficace ! (le sceau deau cest pas mal non plus vous avez déjà essayé ?) De toute façon, le résultat est là : Hagen na plus du tout envie de dormir et est toute ouïe quand Papounet lui rappelle quil a du pain sur la planche en loccurrence : élimination de blondinet naïf et amnésique, pour récupération dor paternel.
Après ce charmant intermède nocturne, Hagen est prêt de se rendormir quand le louveteau (ben oui ! on dit bien "quand on parle du loup", et il faut dire quil na pas fait encore ses preuves, le jeunot) le louveteau, disais-je avant de minterrompre moi-même, rentre également en trombe dans la chambre. Décidemment cest un vrai hall de gare cte bicoque !:
« Coiffe-toi ! Gunther et sa promise rappliquent ! Tiens je garde ça dit-il en montrant lanneau à son doigt - elle nen a pas besoin puisque Gunther va lui en passer une autre au doigt ! »
La petite vache ! Il a pris la bague de Brünnhilde, celle quil lui avait offerte ! Je sais il ny a pas de petit profit, mais quand même, si cest pas le comble de la mesquinerie alors ! Surtout quà mon avis, il doit être un peu près de ses sous et ça larrange bien, comme ça lalliance est toute trouvée pour Gutrune. Quel rat !
Tiens en parlant de Gutrune, celle-ci se pointe, par lodeur alléchée, sans doute. Hagen sort sa corne de supporter pour prévenir tous ses copains quon va faire la noce (oui, je sais, celle-là, elle était facile) ce soir chez les Gibichs. Tout le monde rapplique au triple galop (dès quil y a la fête, on peut compter sur eux)
Gunther et une Brünnhilde, traînant la savate plus quil ne faudrait, entrent alors et le futur époux appelle Siegfried. Pour ça, on peut dire que sa réveille la Walkyrie !

« Attends voir dit-elle, en sapprochant de son héros pince-moi ! Je rêve ! Quest-ce que mon mec fait avec cette greluche sortie tout droit du Couvent des Oiseaux ? Eh ! Sieg ta fondu un fusible ou quoi !..
- Scusez répond linterpellé votre promis, cest lautre, celui avec le diadème de miss sur la tête, cest pas moi ! (il montre Gunther du doigt bagousé, je sais cest pas poli, mais cest pas léducation du nain qui la vraiment préparé au grand monde)
- Temps mort ! La bague, cest le fameux zozo que tu me montres qui me la piqué. Quest-ce quelle fait à ton doigt maintenant ? Vas-y, déballe ? Et fais pas celui qui ne me connaît pas !
- On se calme ! On a pas gardé les vaches ensemble alors tu me tutoie pas et de un, et tu traite pas ma copine et de deux ! »
Là, cest pas un ange qui passe, cest une escadrille !
« Je pige ! Tu tes fait passer pour ce grand dadais pour memmener ici et de force en plus ! Jai été eue ! Et toi le Gunther, rigole pas trop, parce que tes dans le même bateau ! Tu risques dépouser une bigame, si tu insistes ! Ouai ! Cest pas la peine de faire tes yeux de veau ! Mon légitime cest Siegfried. ! »
Lescadrille passe mais dans lautre sens !
On peut dire que ça jette un froid, tout le monde se fixe genre « un, deux, trois, soleil » sauf Hagen et Siegfried toujours dans sa bulle amnésique.
« Hé, lénervée ! Un ton en dessous ! lance-t-il - dabord, cest pas ta bague, cest la mienne et elle na jamais quitté mon doigt depuis que je lai piquée au dragon. Croix de bois, croix de fer, si je mens
et cest lopinel de Hagen qui my enverra si jai pas dit la vérité !
- Tes un parjure ! lui balance Brünnhilde - Aussi, tinquiètes, le canif de ton copain, je vais bien laiguiser et tu perd rien pour attendre ! »

Siegfried en a un peu marre des hurlements de cette harpie aussi, il embarque Gutrune et sort de la pièce, suivi par tous les copains, pour commencer la fiesta avant que les amuses-balots refroidissent (les balots cest les lèvres en charentais, pour ceux qui pigent pas !)
Restent deux enfarinés et un sournois. Hagen, lair outragé, et soutenu par une Brünnhilde plus que haineuse, persuade Gunther de sévir :
« Tu vas pas laisser passer ça ? Pour un leader, ça la fiche un peu mal ! Jaurai bien une petite idée
tu me dis si tes daccord
Demain, on a notre sortie mensuelle avec le club des chasseurs du coin, on maquillera ça en accident. Son ex ma dit où il fallait frapper, sinon ça sert à rien - il sest bien badigeonné du sang du dragon (sauf dans le dos). Suffit dattendre le bon moment, on arrive par derrière et paf, il se sera fait avoir par un sanglier un peu énervé ; ni vu, ni connu, jtembrouille ! »
Les deux dindons de cette farce, acquiescent et battent même des mains (on les comprend un peu, tout de même)
Et cest sur le motif du Meurtre que se termine lacte et mon article par la même occasion.
A la prochaine pour le sniff dernier acte du « Crépuscule de Dieux » ou « La vengeance est un plat qui se mange chaud parfois »
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