Mercredi 22 novembre 2006
Bonjour!Et bien ça n'arrive qu'à moi! Vous savez que dragon a pour mission, avant de partir bosser, de me secouer un pied pour me réveiller (véridique, j'avais raconté mes réveils en fanfare, c''est encore la partie la moins dangereuse à solliciter quant à cette manoeuvre hautement périlleuse pour la santé du myocarde du "réveilleur")Je vous rassure, ça n'a pas changé, secouage à deux reprise de la gambette et la dragonne se dresse comme un diable sur son postérieur, saute dans ce qui lui tombe sous la main (on est plus à la saison du naturisme là, et un peau ansérine au réveil, en plus des tifs à la "essai à Mururoa", ça serait cumuler!), descend au radar l'escalier de bois, se fait chauffer son p'tit déj., etc... (je vous épargne le rituel, c'est trop palpitant, vos nerfs ne vont pas tenir)
En effleurant le regard les lieux (quand on émerge, on effleure du regard chez moi, fixer c'est la phase deux... même trois du réveil) je m'aperçois que c'est tout de même bizarre... pas une tassounette dans l'évier, pas une miette sur la table, et surtout... un départ au boulot à la Spok, étant donné que la porte est encore verrouillée et les clés à l'intérieur.
Lever de nez sur la pendule... cinq heures vingt du matin! Pour quinze minutes à peine de trajet, ça fait un peu beaucoup, même s'il a décidé de le faire sur les genoux, style semaine sainte espagnole! Et surtout ça n'explique pas les fameuses clés magiques! Je remonte, le doute installé dans ma citrouille très peu descartienne pourtant et... contemple mon dragon, béatement endormi dans le lit conjugale, sa partie de couchage sans un faux pli et la mienne comme si quelque chose avait explosé à l'intérieur, envoyant gicler la couette et bouller l'oreiller par terre (je vous l'ai dit, festive la levée du corps!).
Alors là, ça devient grâve docteur! J'ai "rêvé" qu'il me secouait pour me réveiller, ou alors c'est un esprit farceur qui a décidé de me faire tourner en bourrique dès potron-minet (s'il veut que je lui fasse tourner le guéridon dans sa face, il n'a qu'à continuer, on va rire tiens!)Allez, étant donné que je suis tombée du lit, et après avoir "vagué" (oui, à cette heure-là, on ne peut pas vaquer, je regrette) à mes occupations "ménagèresquement" habituelles, autant commencer tout de suite la narration d'un opéra. Et ça grâce au Fantome, involontairement d'ailleurs, une petit image ayant suffit à faire "chtonk" dans mon cerveau court-bouillonné. Celle du fils de Nabopolassar et père de Amêl-Marduk (Evil-Merodach), Nabuchodonosor. Pour les noms à coucher dehors avec un billet de logement, si je ne les mettais pas, c'est pas demain la veille que j'aurai plus placer ça dans une conversation entre le passage de la salière et le refilage de la carafe, j'en profite!Pour une fois, étant donné la longueur de l'introduction (euh... quelle introduction?...) je vais juste vous donner des petits détails sur cet opéra. Par exemple que vous connaissez tous la reprise du fameux thème des esclaves par Waldo de Los Rios ou Nini Miskirou "Va pensiero... sul alli etc...", (repris également par la belette qui se l'est pétée grâve en déchirant le photo du pape en presque direct-live, S. O'Connors, accoquinée pour la circonstance à un certain Zucchero)
Il faut dire qu'à part ça, ce qu'on retient en principe du coco, c'est ses fameux jardins suspendus, dont parle justement le Fantôme alias Francky, spécialement conçus pour éviter à sa musaraigne de déprimer sérieusement loin de son pays natal un peu plus verdoyant que ce royal "tas-de-rondudju-d'cailloux-de-patelin-d'bouse-babylo-pequenotien" (ça, c'était quand elle était "vénère" plus que déprimée).
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A savoir, cependant qu'il existe un autre Nabuchodonosor, ballet en cinq parties d'Antonio Cortese,datant de 1838, antérieur à la version verdienne (mais ça n'a pas fait courir les foules depuis cette "oeuvre" d'un directeur d'opéra milanais).
Une fois n'est pas coutume, pour la version babylonienne de Verdi,je vous donne le librettiste et ses sources, parce que je trouve ça rigolo (surtout les sources, on les croise dans la rue, avec un nom pareil, on les oublie plus vite qu'un poisson rouge) Livret donc de Temistocle Solera (ses parents revenaient d'un voyage en Grèce, surement) sur un drame bourgeois et surement alambiqué d'Anicet-Bourgeois et Francis Cornue (bourgeois, cornue, alambic... ça va vous suivez?)
La création s'est faite à "l'échelle" de Milan (la Scala, c'est pas un monte-charge, si je ne m'abuse-comme-le-docteur non?) en 1842. Ce qui est à noter, c'est qu'aux représentations dans les autres patelins, le nom de l'opéra n'était pas le même (comme les titres de certains films, qui n'ont plus rien à voir avec l'original des fois) Nino pour les londoniens, Anato pour les new-yorkais (peuvent pas suivre la mesure ceux-là, faut toujours qu'ils mettent leur english-touch!)
Ici, on fait dans "l'édifiant", dans le biblique, encore une histoire de baston entre babylonien et hébreux, ça va y aller côté esclavage, temple profané, grand prêtre qui a ses nerfs, amours plus que contrariées et tout le toutim.
Donc, à plus pour le début de cet opéra... et bonne journée
La dragonne qui file à sa cafetière
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