Nabucco

Publié le par Sieglind

Bonjour

Bon, étant donné qu'hier, je ne sais pas si ça venait encore de mon "manque-de-bolisme" chronique quant à l'informatique, mais ça a eu l'air de sacrément ralentir sur Over-Blog, pour ne pas dire patiner dans la blédine sévèrement. Et au vu de cet "embouteillage", vous me connaissez, j'ai préféré prendre les chemins de traverse (enfin, en principe, ça s'appelle plutôt l'école buissonière quand on est gamins)
Par contre, j'ai tout de même pensé à vous et à votre soif inextinguible (moui... j'aime le penser) de lyrique et donc suis prête à vous parler d'un certain Nabuchodonosor, Nabucco pour les intimes "italophones" et particulièrement pour son papa spirituel (enfin, façon de parler, je ne lui connais qu'un opéra "léger": Falstaff) ce cher Joseph Verts (Giuseppe Verdi dans son patelin).
Commençons donc cette histoire sur fond biblique et on y va à petite dose, comme d'habitude (celui qui dit que j'ai plutôt l'habitude des doses de cheval... ça dépend du canasson d'abord et ensuite, c'est moins désagréable qu'une purge... enfin j'espère!)



NABUCCO - Acte I

Le lieu: Jérusalem (je sais, on parle babylonien et on se retrouve chez les ashkénazes et les sépharades, mais ça va "viendre" la Cité des jardinets perdus"... plus tard simplement). L'intérieur du temple de Salomon,lampes à lave et brûles-encens new-âge (c'est plus moderne que des chandeliers et des encensoirs tout de même non?) Du lambris partout (relisez la bible, c'était du cèdre du sol aux toiles d'araignées du plafond, je ne blague pas). Du parquet flottant en genévrier (avec des bois aussi audoriférants, ça devait sentir comme dans une "pijo" surchauffée avec sa sapinette accrochée au rétro non?) L'autel recouvert de papier d'alu, piqué sur des tablettes de chocolat grand luxe, doré à l'or fin, au milieu de ce qu'on appelle "le Saint des Saints", lui aussi passé au ripolin vingt-quatre carats (or pur donc) et deux énormes statues de chérubins (si on respecte, ça devrait faire dans les cinq mètres les poupons ailés) également dorés à la bombe carrosserie. Et la touche finale: du papier peint sur le reste des murs avec des palmiers bien fluos (plus kitch... tu meurs!)

Les personnages:
Les lévites, qu'on maintient au sol avec une ancre chacun (sinon ils lévitent jusqu'aux cintres),
un
choeur de vierges (ou ex, pas trop "regardant" question voix le chef de choeur),
Zacharie, grand prêtre du lieu,
Ismael,
neveu du roi du patelin,
Abigaïl, esclave pour l'instant (bin oui... y'a comme qui dirait une embrouille sur sa
naissance, mais chut! Ménagons le suspense!),
Phénéna, fille de Nabucco, 
des guerriers,
Anna, soeur du prêtre Zacharie à
la fin de l'acte,
Enfin plein de monde quoi.


Au lever de rideau, les lévites et les belettes s'arrachent le poil et se griffent la figure (enfin pas trop, c'est pas du grand-guignol non plus). Les lévites demandent même aux nanas de faire un streap. (bin... "déchirez vos voiles blancs" ça veut pas dire ça?).
La raison de cette hystérie collective? Un certain roi assyrien a décidé qu'il s'ennuyait trop dans son bled et a décidé de venir faire son souk dans la région, histoire d'asservir quelques peuplades pour passer le temps.
En plus, le coco louche sérieusement sur les thongs de David,("le" David au lance-pierre des origines évidemment), c'est juste sa pointure, sans compter que son fauteuil ergonomique le branche assez, il s'y voit déjà avachi après c'te dure journée de conquête.

Zacharie, le prêtre, entre en trombe, en traînant par la main une Phénéna à l'horizontale, vue la vitesse de croisière:
"Arrêtez vot'cirque! On est pas capot! j'ai un atout dans ma manche!
- Et...
- Vous allez pas vous déballonner? On en a vu d'autres! Visez du côté de Moïse, son histoire prenait l'eau de toutes parts et pourtant...
- Mer... credi! L'envahisseur est là et se la pète conquistador victorieux! - lance Ismaël, neveu du roi, en entrant à son tour avec des soldats.
- T'inquiètes... on va brûler des cierges pour avoir le grand patron de notre bord. En attendant, j'te file cette nana à garder, gaffe, elle vaut son pesant de cacahuètes, c'est la crème de la "haute" assyrienne!"

Tout le monde sort, sauf le neveu et sa "prisonnière":
"Enfin seuls! Ma bichette!
- T'es sur que c'est le moment?!
- Mais j'te kiffe depuis que je suis venu chez toi comme ambassadeur et qu'on m'a fichu dans un cul de basse fosse en ignorant mon laisser-passer! C'est tout de même grâce à toi que je m'en suis tiré, étant donné que j'avais ta frangine aux miches, c't'allumée de première, qui me colle comme la mouche à son papier collant et jalouse comme pas deux en plus!
- Mouai... sauf que maintenant, c'est moi qui porte les bracelets!
- J'ai la clé, j'te fais filer vite fait!
- T'es pas dingue? On va te traiter de vendu à Moscou!
- Et on t'a traitée de quoi à ton avis, quand tu m'as aidé à fuir? Allez, on file!"

Au moment où ils allaient emprunter un passage secret (ouah... un panneau carton-pâte qui pivote... trop fort!) Abigaïl (la pseudo esclave assyrienne) entre comme un boulet (ce qu'elle est selon Ismaël d'ailleurs), le cure-dent à la main et suivie de soldats babyloniens planqués, ces sournois, sous des fringues juives.

"On a pris le temple! (étant donné que j'ai rarement vu des moellons se défendre, je ne vois pas qu'elle résistance elle a pu trouver... à moins que le bois de la porte d'entrée ait travaillé et que ça coince...)
- M... Abigaïl (observateurs les tourtereaux!)
- Ah aaaaah les zozos! On pensait s'en tirer comme ça? J'vais vous en ficher de l'idylle moi et du "souvons-nous nous bisouiller dans les bosquets"! Vous me prenez pour une cruche? (ma foi... c'est elle qui l'a dit!) Toi, le bellâtre, dire que j'en pinçais pour tes mirettes! Il faudrait pourtant juste que tu me dises que tu m'aimes pour que je passe l'éponge et évite de vous massacrer toi et tes copains!
- Comptes là-dessus et bois de l'eau! (des clous, chez moi). Mais penses à mes copains en souvenir du bon temps"

Dans son coin Phénéna est en train d'avoir une illumination.. enfin, elle regarde du côté de Jéhova et plus du pas très bon Bel , dieu babylonien et pas fromage (moui, je sais, Bonbel c'est moyen, mais j'avais que ça sous la main alors faut vous en contenter)*

La foule du début refait son entrée (c'était la pause-pipi pour tout le monde), sans faire gaffe aux occupants, vu qu'ils sont censés être déguisés en gars du coin.
"C'est la fin des mange-tout! Nabuchodonosor est quasiment sur le seuil et on dirait qu'il n'a pas l'intention de descendre de son canasson, même pour passer la porte, ça va être un de ces chantiers!!
- Hourra pour le patron! - lance Abigaïl et ses copains.
- C'est pas des vrais, c'est loué les costards! - précise Ismaël (au cas où ses "co-religionaires" n'auraient pas pigés)"

Les babyloniens entrent dans le désordre suivis de Nabucco à cheval (celui-ci a eu la mauvaise idée de se cabrer au moment où il passait le portail... le baryton porte un énorme bandage parce que la tête a sacrément porté! C'est l'origine du turban à mon avis).
Le prêtre Zacharie s'écrie:
"T'es pas bredin?! Dans la maison du grand patron, et tu t'essuies même pas les sabots au paillasson?!
-Qui c'est ce "graaaand patron Mmmm?"

Zacharie chope Phénéna au passage. Dédidemment la pauvre, elle doit avoir un bras plus long que l'autre à force d'être secouée... (j'ai failli mettre "tirée" mais je vous connais, avec vos esprits mal tournés hein...) :
"J'te préviens... j't'aurai prévenu, t'avances de seulement un orteil et je larde ta gamine! - (évidemment, fille de roi, c'est la crème de la crème de la haute comme il le disait au début)
- On se calme, on respire un grand coup - sort à son copain Aparté  Nabucco en descendant de cheval (ami imaginaire? Encore à son âge?) - mais gaffe quand ça va tomber!
- Zen pôpa! - supplie Phénéna - si tu éternues, c'est ma fête!"

Abigaïl est en train de se dire qu'avec un peu de bol, il aura son rhume des foins qui va le prendre tout d'un coup et que sa rivale va passer l'arme à gauche.
Le groupe des assiégés, solistes compris, invoque l'intervention divine (c'est vrai que là, à part l'arrivée de Superman... ils sont bien mal barrés, ça sent la chaîne aux ripatons avec son boulet!).
Nabucco leur signale d'ailleurs, qu'il ne s'est déjà pas manifesté pendant le combat leur dieu, même qu'il l'avait invité à montrer son blair, donc c'est qu'il flippe grâve, et s'il tremble dans ses baskets, ils ont du mouron à se faire les simples mortels!
Zacharie lève le bras pour porter l'estocade à Phénéna, Ismaël s'interpose entre le prêtre et sa copine qui va se réfugier dans les bras de son pôpa.

L'acte finit sur une Abigaïl pas trop jouasse, qui avait misé sur une nénette raide étalée, la rescapée, son sauveur et Anna, la frangine du prêtre Zacharie commencent à mesurer l'importance du geste de l'amoureux (bin, en temps de conflit, ça ressemble "un peu" à un passage à l'ennemi ça non?), Nabucco a des délires de vengeance "hécatombale" (comme la pierre, même si ça n'existe pas évidemment le mot) pour tout ce peuple de nuisants tandis que Zacharie et ses ouailles maudissent sur trente-six générations Ismaël pour avoir laissé échapper l'otage royal.

En principe, dans la vie courante un tel boucan ça serait plus que "cacaphonique" mais avec Giuseppe, on a droit à un final avec choeur de la plus belle eau comme on dit en joaillerie (il n'y a pas à dire, les choeurs il maîtrise!)

Allez, je vous laisse sur cette prise de chignon gigantesque et, si vous en avez l'occasion, je sais qu'il existe une version DVD de l'opéra, ça peut aider question mise en scène pour se donner une idée de la chose. Digérez bien ce premier morceau et on verra plus tard la suite.

Bonne fin de semaine et à plus

La dragonne

* Pour les non initiés, ce pseudo fromage caoutchouteux s'épluche comme une clémentine, et gamins on adorait se faire un pif de clown avec "l'épluchure" de la version mini du produit. Une sorte de Kinder surprise fromagère... sans surprise étant donné son peu de goût d'ailleurs

Publié dans Verdi

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Briesing 20/12/2006 10:58

Un petit bisou pour la période qui s'annonce...  je connais... je comprends

zordar 05/12/2006 19:50

Je n'étais donc pas seul a faire le con avec mes éplucures de bonbel !

Sieglind 06/12/2006 07:41

Ah tu me rassures! Bienvenu au club des pifs rouges collants! Bises

Sissi 01/12/2006 19:07

Bon we ma b'lle dragonne;..
bisou

Sieglind 02/12/2006 10:21

Gros bisous et toi aussi passes un bon week-end Sissi

Sissi 30/11/2006 09:32

hé hé ma b'lle, je me mets un peu à la technique...
t'as remarqué des p'tits changements ? c'est des détails...
comme les titres des modules, ils étaient en blanc et peu visibles, maintemant en mauve et même souligné et changemetn de police... idem pour les tires des articles, du chamgement.. comme pour la newletter et le pavé recherche..;
attention, vais devenir une pro dans quelques siècles !
biz et bonne journée

Sieglind 30/11/2006 20:04

J'ai vu, sacré boulot... moi, j'ai mes "boys" pour ça hé, hé.Bises Sissi et bonne soirée.

Roanne 28/11/2006 22:25

Hello ma Dragonne ! J'ai un sacré retard, mais ce soir j'ai au moins pris le temps de venir dévorer cette tartine là.Il a l'air super cet opéra, même si au départ j'ai eu du mal à suivre ! lolAu fait merci pour tes derniers coms.Au fait tu veux un scoop ? Je choquerais tout le monde si j'avouais où j'ai eu mon bustier, mais déjà, sache que je ne l'ai pas payé si chez que ça (ce qui n'empêche j'ai aussi acheté une robe et des accessoires, donc l'addition est salée).Le bustier ? 30 € ;)

Sieglind 29/11/2006 18:07

Que ça!!! Je m'attendais à pire! (évidemment, si ça faisait partie d'un achat "groupé", je pige mieux la note!!)Il est vraiment superbe en tout cas! Tu vas tourner les caboches toi au réveillon hé, hé.Bises Roanne et bonne soirée.