Macbeth - Acte III -

Publié le par Sieglind

Bonjour !

Enfin me revoilou à la maison ! J'espère que tout le monde a passé une fin d'année sympa et un gros poutou pour la circonstance (plus contagieux, je vous rassure).

Bon, c'est pas que je vais cracher sur le fait qu'on se soit éclatés pendant trois jours de fiesta avec les potes, mais j'avais un Macbeth sur la gazinière et le laisser en plan, après juste trois post-its, ça faisait tout de même désordre non? Au fait, je ne suis pas passée chez tout le monde, mais rassurez-vous ça va viendre (et merci les potes de vous inquiéter pour mes p'tits microbes, ils trépassent doucement mais surement, feront pas la loi avec moi, savent pas à qui y z'ont affaire ces nuisibles !)

Alors on y retourne? Pour vous resituer l'endroit où on s'était arrêté, Macbeth, après avoir fait zigouiller son pote Banquo, histoire de contredire les sorcières du premier acte, se la pétait retour de mauvais trip avec visions, sueurs froides et fantome, et, pour bien ficher la honte à sa belette, « délirium-tremenssait » en pleine boum organisée pour fêter sa promotion.


MACBETH – Acte III – (comme dit précedemment, très court, vu la place qu'y tient un ballet... de sorcières évidemment)

Le lieu: le quartier général du club féminin local, chichement éclairé, on y voit comme dans le c. d'un chat noir en fait, mais très tendance, vu que c'est une grotte... mais pas de Gien (grotte de Gien... mouai... on fait avec hein?). En plein milieu, un chaudron grand modèle (version collectivités), étant donné que si on fiche un camping-gaz avec une cassolette, ça la pète un peu moins, surtout quand on est au paradis ou au dernier rang du parterre. Dedans, ça bouillonne mais vaut mieux p't'êt' pas savoir ce qui mitonne à l'intérieur (tiens... ça me rappelle ma cuisine). La mise en scène précise «éclairs et tonnerre ». Alors là, je voudrais bien savoir la taille de la résidence troglodyte parce que pour avoir un orage à l'intérieur, faut tout de même du vent (ore, en vieux françois, ça veut tout de même dire vent) et que les couches de nuages aient le temps de se fricasser le museau ! Ou alors, on l'entend de l'extérieur, mais les parois de la grotte doivent être sacrément translucides pour qu'on voit les éclairs à travers... M'enfin, on dira qu'au théâtre tout est permis et que les metteurs en espaces sont persuadés qu'on est des potiches finies pour gober ça (ça ne mange pas d'avoine, ça ne coûte rien, si vous préférez et si ça peut leur faire plaisir...)

Les personnages : les sorcières du premier acte, toujours en trois équipes, Macbeth, des fantomes (chouette ! Ça vire au film à la Hammer !), un messager (héraut, ça fait mieux vous croyez?), lady Macbeth à la fin.

L'acte s'ouvre donc sur les sorcières en train de faire leur tambouille tout en se racontant les derniers potins du bled (je pencherai plutôt pour la narration de leur dernière virée au zoo, vu le sujet m'enfin...) :

« Le greffier a miaulé trois fois!
- Pareil pour le hérisson ! (enfin il a glapi mais c'est un détail)

- Le corbac fait des siennes et le hibou chouine (pleure)

- C'est pas tout ça, mais si on s'trémoussait un peu, j'aime bien ce morceau.

- Et ça nous empêche pas de bosser pour finir le rata »  (j'ai jamais essayé de cuire le frichti en dansant la macarena, j'vais tenter la prochaine fois, promis !)

Là, suit la liste des ingrédients de leur recette spéciale et celle-ci valant son pesant de cacahuètes, je vous la donne :
- nageoire de requin (bon, jusque là, on pourrait être au chinois du coin de la rue),

- crapaud bourré de venin (déjà moins courant),

- oreille de macaque noir, (là, c'est plutôt chez l'herboriste asiatique, rayon aphrodisiaque non?)

- ciguë fraichement coupée (le soir même de préférence), un p'tit tour de bouillon et on rajoute le reste :
- écaille de dragon vert (le plus courant dans la région certainement)

- hémoglobine de guenon (c'est vrai que depuis le début, c'est vraiment de la faune pur jus écossais !)
- vipère rampante (si vous voyez une vipère en train de courir le cent mètres coudes au corps, vous me faites signe hein?)
- patte de faucon noir pétée dans sa chute, (s'cusez, référence au film dont j'aime bien la musique de Hans Zimmer au demeurant), re-p'tit coup de bouillon avant les derniers ingrédients :
-pouce de marmot pâlichon ratatiné quand il chouinait (là, ça devient gore ! Et ça s'arrange pas la suite !)
- lèvre de Tartare (pas le fromage, le type qui fait cuire son steak sous son valseur à cheval... ou son steak de cheval en valsant... ou son tartare en dansant avec son canassson... ou... enfin bref !)
- coeur d'hérétique (comment ça se reconnaît? Quand on ouvre le coco il n'a pas de foie?... Je sais... facile celle-là aussi, mais on dira que c'est parce que je redémarre hein?)
- D'ailleurs, petite aparté, dans la traduction française, la lèvre et le coeur n'ont pas la même provenance (nécromant au lieu de Tartare et Juif mécréant au lieu d'hérétique) je préfère la version italienne moins... tendancieuse si vous voyez ce que je veux dire. Fin de l'aparté -

La recette est finie, suffit juste d'attendre que ça mijote et les nanas en profitent pour s'exprimer chorégraphiquement dans un ballet on ne peut plus classique (enfin la version que j'ai vue au Capitole évidemment) Je les verrai bien smurfer moi, ça serait plus pêchu non?

Le ballet fini, Macbeth entre en signalant à ses potes, venus en renfort, qu'il est assez grand pour consulter la madame Irma du coin sans garde chiourme.

« kek'vous bidouillez?
- Recette maison !
- Un p'tit complément d'info sur les prédictions?
- En différé ou live? (par elles ou par leurs maîtres si vous préférez)
- J'préfèrerai avoir vos patrons en ligne
- On demande un spectre à l'accueil ! »

A ce moment un fantome, ou plutôt sa caboche casquée apparaît alors que les sorcières conseillent à Macbeth de prendre des notes au lieu de faire dans ses molletons :
« Si j'étais toi, j'me méfierai de Macduff (le type « garniture de cheminée » des actes précédents)
- Bin v'la une nouvelle fraîche tiens ! Comme si j'm'en doutais pas ! »

Le fantome disparaît avant d'en dire plus et apparaît un autre ectoplasme, sous les traits d'un gamin couvert de sang (il a dû se maraver après une partie de billes un peu serrée)
« Continues à t'entraîner à l'hécatombe Macbeth, t'es doué et t'as rien à craindre d'un type né d'une nana !
- C'est pas que je flippe ma race, mais Macduff, ça va être ta fête ! Vaut mieux prendre les devants, on ne sait jamais, et ça va m'économiser des somnifères pour les nuits prochaines. » (à votre avis, il a écouté un traître mot de ce que l'ectoplasme lui a dit? On dirait qu'il a plutôt fait une fixette sur le premier non?)

Un nouvel escamotage fantomatique pour laisser la place à la troisième apparition, un gnard « endiadèmé » portant un bonzaï (un petit arbre, c'est pas ça?)
« T'as de beaux jours tyraniques devant toi, jusqu'à ce que la forêt de Birnam se dégourdisse les guiboles (en gros, rien à craindre jusqu'au jour où le bois local se mettra en marche façon Ent à la Tolkien)
- C'est tout bon ! Avant que les bosquets gambadent, j'ai de beaux jours ! Mais au sujet du fils de Banquo, j'ai du mouron à me faire question royauté?
- T'es sur de vouloir une réponse? Demandent les sorcières...
- Vaut mieux pour l'intégrité de votre valseur ! - lance Macbeth en dégaînant son cure-dent

Le chaudron disparaît et Macbeth est à deux doigts de penser que le tour à foiré lorsque surgissent de nulle part huit rois dont le dernier porte un miroir (pas eu le temps de se refaire une beauté?)

« Arrgh ! Ça pique les yeux ! (Banquo est apparu tenant un sceptre plus que scintillant à la main, il y a de quoi !) Et en plus, j'ai droit à un défilé de mode pour encouronnés ! Et que ça arrive toujours et le dernier a même le culot de me ficher son miroir de poche sous le pif pour que j'admire les rois suivants (pour gagner du temps et de l'espace, vous imaginez le nombre de roitelets sur la scène ?!) Et l'assassiné de frais qui me nargue avec son sourire de bêtasse ! Je vais te lui faire passer l'envie de se payer ma tronche tiens ! »

Il se précipite pour fritter le fantome et comme ça ne marche pas, de rage décide de tomber dans les pommes une fois que les sorcières lui ont confirmé que les rois vus dans sa transe (napolitaine?) regneraient certainement.

Les sulfureuses appellent à la rescousse leurs copines les sylphides au teint de fromage blanc (mouarf !), braves fifilles pas farouches chargées de lui faire reprendre conscience, version Aladin, en l'éventant. Moi, personnellement, je les vois mieux lui balancer un seau de flotte à la tronche, c'est plus sur et surtout plus marrant. Le type commence à cligner des yeux pendant que tout ce beau monde s'éparpille aux quatre coins de la scène pour disparaître et le laisser seul récupérer ses neurones.

Au même moment un héraut entre pour annoncer l'arrivée de sa belette, celle-ci l'envoie valser d'un coup d'épaule pour rentrer plus vite (l'entrée est trop étroite pour deux) et le héraut va s'étaler a grand renfort de bruits de batterie de cuisine dans les coulisses.
« T'étais passé où? J'te cherche depuis trois plombes au moins !
- Je « consultais »
- Diagnostic?
- Macduffite aigüe. Mais de bonnes choses tout de même, étant donné que je peux me la couler douce longtemps avant que je sois détronné par un type né d'une musaraigne, sans compter qu'il faille attendre que les arbres décident de se dégourdir les racines, ça me laisse de beaux jours non? Par contre, à surveiller... paraîtrait que les descendants de Banquo que j'ai vu en rêve allaient être rois...
- N'importe naouak ! Il suffit d'envoyer le fiston rejoindre son paternel, pas de quoi flipper à ce point !
- T'as raison ! On va la jouer épilation-laser sans repousse de rois indésirables (encore un nettoyage par le vide de prévu donc !) En avant l'hécatombe !
- A j'te retrouve bien mon Doucou ! Ça va saigner !

Et pendant que les deux... tourtereaux (?!)... roucoulent des mots pas très doux à l'encontre de ceux qui pourraient les gêner dans leur ascension sociale fulgurante, le rideau tombe sur la fin de l'acte III.

On verra la suite plus tard. Il serait temps que Macduff-la-potiche pointe son museau tout de même, parce que jusqu'à maintenant, on ne peut pas dire que ça soit évident qu'il ait un rôle déterminant dans l'histoire, à part garniture de cheminée ! Mais il a tout de même attendu le dernier acte pour qu'enfin il décide d'arrêter de jouer les biches effarouchées. Et puis, c'est tout de même là, que la lady pète un fusible grave (et définitivement surtout), j'aime bien cette scène.

A bientôt donc et passez une bonne journée vous tous !

La dragonne à la cafetière (il faut toujours un objet représentatif en héraldique non?)


Publié dans Verdi

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yara 10/01/2009 17:05

alors ça c'est drole, sieglind, parce que figure toi que ça fait un moment que j'ai quitté OB, so je suis en Seconde (ouais, ça fait longtemps.), et j' un exposé à préparer sur Macbeth, surtout la scène des 3 sorcieres, et sur quoi je tombe en chercant sur notre ami google ? Sur ton blog. J'adore les coincidences ;)
Biz de Yara-qui-a-laché-son-blog-il-y-a-longtemps-et-qui-s'extasie-sur-le-blog-d"Arti ^^

12/01/2009 09:14


Alors là... si c'est pas de la coincidence de chez coincidence.. hé, hé.. Bises ma "grande" (bin t'es une grande maintenant hé, hé)
Pour ton exposé, évites le langage de mon blog, faut être connaisseur !
A bientôt Yara !


Roanne 15/01/2007 10:40

Morte de rire pour les supers ingrédients de la recette ! En tout cas, j'ai du mal à imaginer de super danseuses en train de nous faire un magnifique ballet... grimées en sorcières avec nez crochus et poireau sur le nez (les clichés ont la vie dure !).La fin de l'acte promet, je cours lire la suite. Il y a donc un Macduff à éliminer et un fiston potentiel père de lignée royale à estourbir... (je suis bien ?)

Sieglind 15/01/2007 10:42

Le pire, c'est que les ingrédients, ce sont ceux cités dans le livret, vas-t'en trouver une épicerie de quartier qui ait ça en rayon hé, hé! Bien pour le suivi de la chose, rien à redire ! Bises Roanne

clicclac 10/01/2007 08:35

Qui ne connait pas encore la Dragonne peut la découvrir  ci dessous ...sachez qu'ici elle est calme ... ne vous y frottez pas, elle pourrait flanquer le feu à votre tignasse...

Bisous de pompier à la Dragonne...

Sieglind 10/01/2007 10:45

En plus de mon calendrier ? Je vais faire une fixette sur la grande échelle moi hé, hé! Bises Clicclac et merci pour le cliché, je garde !

clicclac 07/01/2007 23:56

Alors, Sieg., toujours le verbe haut et fier...
.A  propos, si je servais de chauffeur à ces dames (pte Plume et lili) - pour autant que tu acceptes une présence masculine- . Ce n'est pas que je n'ai aucune confiance aux femmes derrière un volant....mais étant galant de nature, le costume de chauffeur de maîtresses m'irait très bien....
Et puis, je l'avoue, j'ai un grand souhait...celui de faire ta connaissance...alors plus nous serions de fou et de folles plus .....
Après tout la France n'est pas le bolut du monde...
Dors une fois, ma foi, comme un pte pois la dessus....
Bises et bonne semaine

Sieglind 08/01/2007 11:59

M'accuserais-tu d'être une grande gueule ? hé, hé.Pour la livrée de chauffeur, ça me va plutôt bien ta proposition, étant donné que je n'ai pas le permis (je sais, j'assume)Je sens que je vais avoir de la visite cette année ! Sugi doit me faire un coucou aussi un de ces quatre, ça va être festif hé, hé !J'ai bien dormi, quoi que pas assez évidemment, en bonne marmotte.Bises et bonne journée clicclac

@lain 07/01/2007 19:01

J'ai bien "les surfureuses" ... ça fait quand même un peu diablotin tout ça :)Gros bisous Dragonne et bonne soirée@lain

Sieglind 07/01/2007 20:51

C'est fait pour hé, hé ! Bises @lain