DON GIOVANNI

Publié le par Sieglind

Bonjour !

Evidemment, encore un petit problème pour aller chez vous hier soir, du coup, j'avais répondu à tous vos commentaires sur mon bloc note, et j'ai basculé ce matin, dès que j'ai pu accéder à l'admin. de mon blog, pour les visites, je ferai ça, après mon article, promis !

Bon, c'est pas tout ça, mais faut se bouger pour causer "déchaîné du slip" comme dirait Zordar (je sais, je pique d'une manière éhontée, mais j'adore hé, hé). Donc, on y va pour la narration promise et je vais tacher de faire de le digeste et allégé (tacher... hein, je fais des efforts c'est louable non ?)



DON JUAN - W.A. Mozart ossa (ou) il dissoluto punito (le débauché puni, si vous préférez) 1787 et des prunilles

ACTE I - Scène 1 à 3 -

Le lieu : la cour du Commandeur. Une "pointure" du coin, le type qui a pignon sur rue et qu'il est de bon ton d'avoir dans son carnet d'adresses pour se la péter bourge, donc, si vous imaginez une cour de ferme, on va moins y croire avec la volaille piaillant et picorant et les porcinets "grouinant" dans tous les coins ; une cour d'école, vu l'âge des mômes, on attendra l'arrivée au collège, avec la poussée d'acnée et les bouffées hormonales, les filles, c'est bien à c't'âge parce que ça a des tifs longs à décoiffer (enfin en principe) mais que c'est des péteuses et chieuses nées, juste inventées pour embêter son monde (dixit fiston à une époque).
Scène "nocturnesque", ça sent le mauvais plan.

Les personnages :
- Leporello, homme à tout faire (j'espère qu'il est bien payé d'ailleurs, parce que tout c'est tout et même n'importe quoi avec son patron !)
- Donna Anna, fifille du Commandeur, croisement oie blanche et paonne (genre à sortir du couvent des Oiseaux tous les trente six  du mois  et  à  rouler sa caisse en présentant son arbre généalogique si vous voyez ce que je veux dire)
- Don Giovanni, un de la haute mais pas fréquentable vu son "tableau de chasse"
- Le Commandeur, un peu "rigide" (hé, hé) comme mec, la vieille école, celle où le "vous" est de rigueur même pour demander le sel à table et où la gamine doit demander la permission pour regarder du côté des copains (et encore, après un scan. en règle du coco !)
- Don Ottavio, le type qui a réussi le scan en règle et roucoule après son Anna avec des yeux de merlu court-bouillonné, le fiancé quoi.

Le rideau se lève sur un Leporello en train de faire les cent pas, emmailloté pire que Ramsès II dans sa cape, histoire de la jouer conspirateur et pas seulement pour éviter de choper froid à se baguenauder en pleine nuit dès que son patron a une idée derrière son slip-kangourou :
"Purée de patafiole ! Même la nuit, faut qu'y m'saoule dès que ça le travaille ! Et encore, si c'était bien payé, mais même pas ! L'est du genre à avoir le billet de cent qui cligne de l'oeil, pas habitué à voir la lumière souvent, ce rat ! Evidemment, j'suis pas né avec une p'tite cuillère d'argent dans les mandibules moi ! J'aimerai bien me la péter de la haute aussi, mais peau-d'balle !  En tout cas, qui se tape le rôle du planton à se les geler à  se les faire tomber dans les chausses, c'est bibi, pendant que Môssieur drague la zibeline!... M... ça bouge par là... planquons nous !"

A ce moment, une Anna un peu vénère se pointe , secouant comme un prunier un Don Juan essayant de planquer sa goule, histoire de rester incognito.
"Et tu comptes allez où comme ça, le sournois ?! Tu sais pas à qui tu t'attaques !
- Tu vas la mettre en sourdine l'allumée ! J'suis  vénère grave; alors  pousse  pas pépé dans les orties, ça risque de piquer les yeux !"

Le commandeur arrive, aux cris de son échevelée de fistonne et propose à Don Giovanni de prendre quelqu'un de plus conséquent comme adversaire pour sa séance de gréco-romaine. La gamine se barre. Le vil séducteur (ça m'a toujours fait rire cette expression : "vil séducteur") ricane un peu, parce rien qu'avec le vent de sa main, le pépé risque de faire trois fois le tour de son slip sans toucher l'élastique, vu son âge avancé (et le déambulateur, ça gêne les mouvements aussi)
On à trois à quelques mesures d'échauffement et pépé décide de clamser, vu que ses heures à ferrailler avec les potes au gymnase, ça date un peu, il a paumé des bottes
(la fameuse botte de Nevers aussi, trouvée par hasard derrière un ratelier par Féval) et des parades depuis et il s'essouffle vite, tout pour plaire quoi!   Joli trio d'ailleurs, mais un peu court, j'aime bien les trios de barytons-basses (il y en a un excellent dans les contes d'Hoffmann d'Offenbach d'ailleurs, je le passe souvent en boucle)

Une fois le vieux étalé, Don Giovanni préfère prendre le large avec son valet parce que si ça se trouve on ne croira jamais à son excuse du type s'emberleficotant les pinceaux et se jetant de lui même sur son épée... nous on n'y croit déjà pas alors les autres....
.
Donna Anna était partie chercher du renfort et revient avec son amoureux Don Ottavio et du personnel de maison. Elle butte sur le corps de son papa, à deux doigts de s'étaler (heureusement que son copain la serre et il la rattrape au vol) et pousse une gouallante à faire sauter les plombages des spectateurs du premier rang.

Grande scène de douleur filiale, la fille s'arrache la perruque (pratique cet accessoire, quand on pense que les pleureuses professionnelles se griffaient la goule et jouaient à "un peu beaucoup" façon marguerite avec leurs tifs quand il fallait la jouer deuil) et arrive à convaincre son copain que s'il veut un jour voir la couleur de ses pantys, il a intérêt à la venger et vite fait bien fait (d'accord, les "formes" du dialogue sont un peu différentes, mais ça revient au même tout compte fait : "tu m'veux ? Tu trucides du nuisible zigouilleur de pôpa !"

Le gars promet tout ce qu'on veut (au début en tâchant de la raisonner en lui disant qu'il se propose pour le rôle, de frangin, de copain et de paternel... il a dû lire Sigismund...mais il a vraiment envie de voir la couleur de ses panty, ça se sent) et la scène se finit sur deux tourtereaux transformés en aigles prêts à fondre sur leur proie (c'que la vengeance peut pas faire des fois, question manipulation génétique !)

Je vous quitte là, et on verra la suite plus tard ... A bientôt

La dragonne

PS: là, petite expliction : en tentant de mettre des extraits musicaux dans les articles, je tombe sur un truc "amputé" de sa fin... Bon, il y a eu un bug quelque part, mais c'est jouable en rebidouillant celle-ci... (étrange tout de même...) Alors, ceux qui se souviennent de l'ancien article, ça doit leur faire tout drôle, comme à bibi, mais je n'ai pas pu faire autrement, ça faisait désordre de passer de la fille en train de se défendre contre l'agresseur sexuel et Leporello tentant une réprimande "timide" quant aux moeurs dissolues de son patron à l'article suivant, le "blanc" était visible à l'oeil nu là !

Publié dans Mozart

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:0091: Lili-Flore :0010: 15/12/2007 15:00

suite à ta newsletter sans titre, je peux te dire que ton lien est bon, puisque j'y suis et que j'en ai profité pour écouter un morceau, et je viens de découvrir que je pouvais l'avoir en grand écran, c'est plusss mieux.Bon week end avec des bises ensoleillées.

17/12/2007 07:08

Oui, cette fonction d'agrandissement c'est fiston qui me l'a fait remarquée, je ne l'uilise que rarement, on perd en netteté de l'image, mais c'est le son qui compte remarques... Bises Lili mais très embrûmées (depuis plusieurs jours)

Francky 29/01/2007 16:21

Hello Dragonnilla ! On ne se moque pas de Ramsès II s'te plait ! lol Je n'y crois pas, je sors du taf et toi tu me parles de rosette Lyonnaise et de jambon !!! Je suis maudit ;) J'me fais un peu rare mais je n'ai plus de patience quand OB rame, j'attends sagement qu'ils terminent leur Schmilblick en espérant qu'on n'aura pas trop de mauvaise surprise mais en principe c'est censé être le contraire... Bon moi à part Elvira princesse des ténèbres, je n'en connais pas d'autre ;o))))) Gros bisous et à bientôt !!!

Sieglind 30/01/2007 07:40

Faut dire que son costard est pas mal à celle des Ténèbres hé, hé. Et pour Ramsès, pourtant on s'était pas donné le mot hein? Bises les garçons et patience comme tu dis.

Amaryllis 29/01/2007 00:08

C'est drôle que je tombe sur ton article ce soir car cette après midi j'ai assisté à une représentation de Don giovanni., direction jean-claude malgoire, mise en scène Pierre constant.
Le personnage de don juan y était présenté comme libertin, séducteur... bien sur, mais aussi provocateur, insensible, méprisant. C'est son orgueil qui le mène vers sa fin !
Les airs des femmes sont splendides comme celui d'ailleurs du pauvre octavio au personnage si inexistant que souvent on l'oublie ! Mais quelles difficultés dans ses airs !
C'est un ouvrage qu'on ne peut pas ne pas aimer et que l'on revoit toujours avec plaisir.

Sieglind 29/01/2007 10:02

Il est excellent, celui-ci, je n'arrête pas de le dire, que ça soit les airs de vengeance de donna Elvire, ceux d'Anna, les airs mignonets de Zerlina... j'aime quoi. Pour la version cynique j'adhère assez, c'est un nihiliste ce type, mine de rien, il ne croit en rien, et le fait payer aux autres. Bonne journée Amaryllis

Alain le reviendu ;) 28/01/2007 21:54

Bonsoir Dragonne !!
Bin mon colon !!! o l’est poitevin o l’est pas, hein !
Après quelques jours d’absence, me voili me voilou hé hé !! J’arrive à point nommé donc pour le nouvel opéra, et comme je l’avais vu à la télé avec le son sur France Musique il y a quelques années, c’est donc révision !! Il me faut bien ça pour faire travailler les neurones et les faire changer …. d’air !! (tiens ça tombe bien !!), du boulot surtout.
 

J’ai de plus jeté un œil sur le Kobbé, afin de bien suivre, mais il n’est pas très bavard ! avant de venir poster mon com.
J’ai noté qu’on parle dans cet opéra de « chasse », il n’est pas étonnant de croiser des bibiches, des poules, zibeline, caïman, et pour les cygnes c’était ailleurs, chez Ritchie ce me semble !
Tu parles de « lotus et mouche bouseuse », tu veux dire que le lotus sert pour se moucher ?
Bon j’arrête car j’ai 2 autres visites sur le feu !! et une valise à faire !! hé hé
Bises Dragonne et à un de ces quatre, pour la …fuite de Don Giovanni !!

Sieglind 29/01/2007 09:59

Entre deux courses toi aussi, juste le temps de poser ton linge sale on dirait en ce moment hé, hé. Bises Alain

PAK 28/01/2007 21:02

Pigeons aux carottes2 pigeons, sel, poivre, 30 g de beurre, 4 carottes, une dizaine de petits oignons, 1 gousse d'ail, thym, laurier, quelques baies de genièvre, 1/2 litre de bouillon (eau et cube). Bridez et flambez les pigeons, assaisonnez-les.Faites-les dorer dans le beurre chaud, sans le laisser brûler.Ajoutez les carottes coupées en rondelles, les oignons pelés, l'ail, le thym, le laurier et les baies de genièvre.Mouillez de bouillon, couvrez et laissez mijoter doucement pendant 45 mn environ.Source : http://www.marmiton.org/recettes/recette.cfm?num_recette=7052

Sieglind 29/01/2007 09:58

Morte de rire ! Les pigeons j'évite, ça a trop d'os pour mes feignants de dragons ! Bises PAK