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Jeudi 25 janvier 2007
Bonjour !

Evidemment, encore un petit problème pour aller chez vous hier soir, du coup, j'avais répondu à tous vos commentaires sur mon bloc note, et j'ai basculé ce matin, dès que j'ai pu accéder à l'admin. de mon blog, pour les visites, je ferai ça, après mon article, promis !

Bon, c'est pas tout ça, mais faut se bouger pour causer "déchaîné du slip" comme dirait Zordar (je sais, je pique d'une manière éhontée, mais j'adore hé, hé). Donc, on y va pour la narration promise et je vais tacher de faire de le digeste et allégé (tacher... hein, je fais des efforts c'est louable non ?)



DON JUAN - W.A. Mozart ossa (ou) il dissoluto punito (le débauché puni, si vous préférez) 1787 et des prunilles

ACTE I - Scène 1 à 3 -

Le lieu : la cour du Commandeur. Une "pointure" du coin, le type qui a pignon sur rue et qu'il est de bon ton d'avoir dans son carnet d'adresses pour se la péter bourge, donc, si vous imaginez une cour de ferme, on va moins y croire avec la volaille piaillant et picorant et les porcinets "grouinant" dans tous les coins ; une cour d'école, vu l'âge des mômes, on attendra l'arrivée au collège, avec la poussée d'acnée et les bouffées hormonales, les filles, c'est bien à c't'âge parce que ça a des tifs longs à décoiffer (enfin en principe) mais que c'est des péteuses et chieuses nées, juste inventées pour embêter son monde (dixit fiston à une époque).
Scène "nocturnesque", ça sent le mauvais plan.

Les personnages :
- Leporello, homme à tout faire (j'espère qu'il est bien payé d'ailleurs, parce que tout c'est tout et même n'importe quoi avec son patron !)
- Donna Anna, fifille du Commandeur, croisement oie blanche et paonne (genre à sortir du couvent des Oiseaux tous les trente six  du mois  et  à  rouler sa caisse en présentant son arbre généalogique si vous voyez ce que je veux dire)
- Don Giovanni, un de la haute mais pas fréquentable vu son "tableau de chasse"
- Le Commandeur, un peu "rigide" (hé, hé) comme mec, la vieille école, celle où le "vous" est de rigueur même pour demander le sel à table et où la gamine doit demander la permission pour regarder du côté des copains (et encore, après un scan. en règle du coco !)
- Don Ottavio, le type qui a réussi le scan en règle et roucoule après son Anna avec des yeux de merlu court-bouillonné, le fiancé quoi.

Le rideau se lève sur un Leporello en train de faire les cent pas, emmailloté pire que Ramsès II dans sa cape, histoire de la jouer conspirateur et pas seulement pour éviter de choper froid à se baguenauder en pleine nuit dès que son patron a une idée derrière son slip-kangourou :
"Purée de patafiole ! Même la nuit, faut qu'y m'saoule dès que ça le travaille ! Et encore, si c'était bien payé, mais même pas ! L'est du genre à avoir le billet de cent qui cligne de l'oeil, pas habitué à voir la lumière souvent, ce rat ! Evidemment, j'suis pas né avec une p'tite cuillère d'argent dans les mandibules moi ! J'aimerai bien me la péter de la haute aussi, mais peau-d'balle !  En tout cas, qui se tape le rôle du planton à se les geler à  se les faire tomber dans les chausses, c'est bibi, pendant que Môssieur drague la zibeline!... M... ça bouge par là... planquons nous !"

A ce moment, une Anna un peu vénère se pointe , secouant comme un prunier un Don Juan essayant de planquer sa goule, histoire de rester incognito.
"Et tu comptes allez où comme ça, le sournois ?! Tu sais pas à qui tu t'attaques !
- Tu vas la mettre en sourdine l'allumée ! J'suis  vénère grave; alors  pousse  pas pépé dans les orties, ça risque de piquer les yeux !"

Le commandeur arrive, aux cris de son échevelée de fistonne et propose à Don Giovanni de prendre quelqu'un de plus conséquent comme adversaire pour sa séance de gréco-romaine. La gamine se barre. Le vil séducteur (ça m'a toujours fait rire cette expression : "vil séducteur") ricane un peu, parce rien qu'avec le vent de sa main, le pépé risque de faire trois fois le tour de son slip sans toucher l'élastique, vu son âge avancé (et le déambulateur, ça gêne les mouvements aussi)
On à trois à quelques mesures d'échauffement et pépé décide de clamser, vu que ses heures à ferrailler avec les potes au gymnase, ça date un peu, il a paumé des bottes
(la fameuse botte de Nevers aussi, trouvée par hasard derrière un ratelier par Féval) et des parades depuis et il s'essouffle vite, tout pour plaire quoi!   Joli trio d'ailleurs, mais un peu court, j'aime bien les trios de barytons-basses (il y en a un excellent dans les contes d'Hoffmann d'Offenbach d'ailleurs, je le passe souvent en boucle)

Une fois le vieux étalé, Don Giovanni préfère prendre le large avec son valet parce que si ça se trouve on ne croira jamais à son excuse du type s'emberleficotant les pinceaux et se jetant de lui même sur son épée... nous on n'y croit déjà pas alors les autres....
.
Donna Anna était partie chercher du renfort et revient avec son amoureux Don Ottavio et du personnel de maison. Elle butte sur le corps de son papa, à deux doigts de s'étaler (heureusement que son copain la serre et il la rattrape au vol) et pousse une gouallante à faire sauter les plombages des spectateurs du premier rang.

Grande scène de douleur filiale, la fille s'arrache la perruque (pratique cet accessoire, quand on pense que les pleureuses professionnelles se griffaient la goule et jouaient à "un peu beaucoup" façon marguerite avec leurs tifs quand il fallait la jouer deuil) et arrive à convaincre son copain que s'il veut un jour voir la couleur de ses pantys, il a intérêt à la venger et vite fait bien fait (d'accord, les "formes" du dialogue sont un peu différentes, mais ça revient au même tout compte fait : "tu m'veux ? Tu trucides du nuisible zigouilleur de pôpa !"

Le gars promet tout ce qu'on veut (au début en tâchant de la raisonner en lui disant qu'il se propose pour le rôle, de frangin, de copain et de paternel... il a dû lire Sigismund...mais il a vraiment envie de voir la couleur de ses panty, ça se sent) et la scène se finit sur deux tourtereaux transformés en aigles prêts à fondre sur leur proie (c'que la vengeance peut pas faire des fois, question manipulation génétique !)

Je vous quitte là, et on verra la suite plus tard ... A bientôt

La dragonne

PS: là, petite expliction : en tentant de mettre des extraits musicaux dans les articles, je tombe sur un truc "amputé" de sa fin... Bon, il y a eu un bug quelque part, mais c'est jouable en rebidouillant celle-ci... (étrange tout de même...) Alors, ceux qui se souviennent de l'ancien article, ça doit leur faire tout drôle, comme à bibi, mais je n'ai pas pu faire autrement, ça faisait désordre de passer de la fille en train de se défendre contre l'agresseur sexuel et Leporello tentant une réprimande "timide" quant aux moeurs dissolues de son patron à l'article suivant, le "blanc" était visible à l'oeil nu là !

par Sieglind publié dans : Mozart
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Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

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