PETER GRIMES - Acte II -

Publié le par Sieglind

Bonjour !

Bon... c'est pas tout ça... mais faudrait peut-être penser à faire acte de présence, avant qu'on croit que ma feignasserie abyssale a eu raison définitivement de mes capacités cognitives, motrices et même vitales ! On y retourne à ce pêcheur anglais, avant que la marée soit basse ?



PETER GRIMES - Acte II - Premier Tableau -

Le lieu :  les sommets du Mont Blanc... Ah ! On tique tout de même, c'est signe que vous suivez un peu donc. Eh non !
On se retrouve dans notre village côtier et pour faire des économies de décors carton-pâteux, on reprend celui du début de l'acte un, la rue. Ici, je lis la description : un beau matin ensoleillé quelques semaines plus tard (oui...ensoleillé, vous avez bien lu, comme quoi j'étais médisante sur le climat de bouse du bled, ou alors...c'est la pause entre les deux averses annuelles qui durent six mois chacune...allez savoir...)


Les personnages :
- Ellen, l'institutrice copine du héros
- Le gamin de l'asile de pauvres, John, rôle muet (c'est pour en rajouter une couche sur la misère de ces mômes...ou pour faire l'économie d'un p'tit chanteur à la gueule de bois comme dirait mon paternel en parlant des fameux choristes en aube de notre jeunesse)
- un choeur, tout en méditation au début, vu que c'est le moment de l'office à l'église du coin.
- Le recteur, dirigeant ses ouailles hors scène au début
- Peter Grimes, toujours souriant quand il lui tombe un oeil.
- Tantine, la propriétaire de l'auberge du Sanglier... j'allais mettre tenancière, à cause des "nièces" (présentes également)
- Keene, le pharmacien, à qui la veuve Nabab a enfin lâché la grappe.
- Boles, le méthodiste navigant
- La veuve sus-citée (normal, elle doit déjà avoir épuisé ses p'tites pilules)
- Balstrode, le vieux loup de mer.
- Hobson, le voiturier
- Swallow, l'avocat du début de l'opéra, qui roule sa caisse, à son habitude.

Au début de l'acte, Ellen est en train de tricoter, façon " Le Père Noël est une ordure" une jolie...serpillière d'intérieur, assise au bord de la flotte avec John, l'apprenti de Peter. Elle a décidé de sécher l'office préférant faire la causette avec le gamin.
Petit problème... il ne pipe mot ! Du coup, c'est elle qui monologue... style "on va jouer à deviner ce que pense l'autre, tu m'dis si je me trompe hein ?". Et tout ça sur fond de psalmodie inspirée, vu que les fidèles sont en pleine ferveur mystique (une fois la semaine, ça suffit à se racheter une conduite certainement)
Elle continue à causer toute seule en parlant de ce qu'a vécu le gamin à l'hospice et que ça devait lui sembler du p'tit lait par rapport à son "immersion" dans la vraie vie, qu'elle a connu ça...enfin le coup de se sentir "légèrement" toute seule, mais que ça se tasse à la longue et que si tout se passe bien... ça devrait encore s'arranger, c'est un peu pour ça qu'il a été récupéré d'ailleurs, pour "prendre un nouveau départ" (sic).Là, évidemment, elle cause pour son copain Peter, elle n'a pas l'habitude de paumer des élèves (ou alors elle fait ça très discrètement).
En jetant un oeil au mousse, elle s'aperçoit qu'il a un accroc à sa vareuse (un col qui tient au bout d'un fil... c'est un accroc?) Elle commence à se poser des questions, surtout que John essaie de planquer son cou, et pas parce qu'il a peur de choper une angine ou qu'elle ait viré Vampirella (c'est pas le style, vestimentairement parlant d'ailleurs).


Pendant que les ouailles s'en donnent à coeur joie, Peter fait son entrée :
"Allez, ramène ta fraise le mioche ! J'ai repéré un banc de p'tite friture, faut y aller !
- A d'autres ! S'il y avait du poiscaille dans les parages, les autres rafiots seraient déjà parti dès potron-minet !
- Ouaiiii...mais moi, j'ai pas du guano dans les mirettes ! J'ai l'oeil !
- Mais c'est relâche...on est dimanche !
- Si j'veux qu'on soit un autre jour, c'est moi qui décide !
- T'es crétin ou tu t'entraînes ? Le pov'gamin bosse à perdre un os depuis une semaine ! Son jour de repos, tu t'assoies dessus ?
- J'l'ai récupéré, j'en fais c'que je veux !
- Et ça t'apporte quoi ?
- Du son pour faire taire les ânes ! Avec du pognon, les ragots vont finir et on s'achètera une maison et une nouvelle virginité !
- Euh... et le gnon qu'il s'est fait au kiki ?
- Ah c'est sur, c'est pas du boulot pour gonzesse !
- J'ai des doutes...j'me demande si c'était bien la bonne solution de travailler "en solo" pour arranger tout le monde...
- Me fais pas ça ! Si tu me lâches, le Bourg aura gagné !
- Mais on n'arrête pas les langues de p. à coup de biffetons ! Tout est perdu-l'année-des-poires ! (rappellez-vous, une citation familiale pour "c'est fichu")"? T'as tout faux !

De rogne, Peter lui en retourne une à lui décoller la pulpe du fond et se barre à la suite du gamin qui a pris le large, histoire d'éviter les bourres-pifs certainement.Ellen se tire également, pour se ficher une escalope sur l'hématome et les voisins, ayant tout zieuté de derrière leurs persiennes, pointent prudemment leur museau dehors.
Tout le monde tombe d'accord pour dire que Peter a re-pété une durite et que l'instit ferait mieux de s'économiser pour autre chose que ce saligaud lobotomisé.


L'office étant terminé,les fidèles s'égayent dans la nature, pendant que Tantine alpague le docteur pour lui parler de l'incident. La vieille Nabab en profite pour se mêler à la discussion, étant donné qu'elle a entendu des gens causer hors de l'église (ouïe aiguisée de la parfaite fouille-merde ! Même à la messe, faut qu'elle ait une argouane qui traîne au dehors, façon mouchard dans les films d'espionnage.). Blastrode a beau essayer de conseiller qu'on s'occupe chacun de ses furoncles aux miches plutôt que de ceux du voisin, c'est peine perdue, tout le monde hulule que Peter a refait des siennes. L'avocat Swallow et un collègue faisant leur entrée, on les met au parfum également, plus on est de fous...
Boles le méthodiste en profite pour monter en chaire... enfin sur un tonneau et dégoiser que ce système d'apprentis c'est de la m...en bâton et pas chrétien pour deux ronds.On lui répond que c'est (textuellement) "Ce qui convient aux gosses conçus hors du lit conjugal" (bin v'la aut'chose !) Il prend à parti le recteur qui joue un peu Ponce Pilate et réclame le bassinet.

On peut dire que comme spectacle de rue, ça fait fureur, ce débat improvisé, tellement fureur qu'Ellen rapplique, histoire de voir quel cochon on égorge avec tout ce tintouin. Tantine la chope au vol, histoire qu'elle reprenne un peu ses esprits et qu'elle se repose un chouillas dans son bistroquet, mais les autres lui demandent une petite explication sur tout ce méli-mélo  et quel rôle elle y tient au juste, ça reste flou pour les pékins. Elle explique qu'ils avaient misé sur le fait de repartir à zéro et qu'avec un orphelin chez lui, ça lui donnerait peut-être l'envie de se secouer et de ne plus faire de con.. bêtises. Elle était là en tant que conseiller technique simplement.

Tout le monde lui balance dans les gencives que son plan a foiré en beauté et que question normes de travail et de sécurité, le Peter en question à tout faux, il y a même risque certain pour son mousse ! On décide d'aller voir ce qu'il en retourne directement "à la source" c'est à dire en délégation quasiment armée chez le marin fautif (sauf pour le "nièces" pas assez propres sur elles certainement, à qui on conseille d'attendre le bus là où il ne passe pas - encore expression familiale pour désigner les prostétiputes).
Balstrode hésite mais suit la troupe, histoire qu'il y ait au moins un type de son bord quand ça va être le moment de la curée et ne restent en scène qu'Ellen, Tantine et ses nièces. Ces dernières ne se gênent d'ailleurs pas pour constater que ça les arrange bien les habitants du Bourg des filles du "ruisseau" pour leur servir d'édredon mais quand on cause bonnes moeurs et pourfendeurs de "déviants" là...on les envoie bouler à coup de pompes au train. (pensée à méditer de l'institutrice :"Sur le calendrier de l'homme, nous ne marquons que les jours héroïques"...no comment !)


Fin du premier tableau...on s'arrête au changement de scène, histoire de laisser le temps aux machinistes (neuronales) de mettre le décors en place et on se retrouve bientôt pour la suite. Allez filez, c'est la récré et bonne journée.

La dragonne

PS: les petits images sont modestement "bidouillées" par mes soins, donc... soyez indulgents, j'suis pas Harmenszoon van Rijn
(Rembrandt), ça se saurait !

Publié dans Britten

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Christine ... 05/04/2007 03:10

En fait, tous ces gens qui paraissent simples ont un coeur énorme !! Alors ... j'espère qu'ils vont pouvoir faire quelque chose pour ce pauvre orphelin !!!Merci de m'accorder une petite récré ... j'ai les yeux qui commencent à pleurer !!!Plein de bisous et à très bientôt .... enfin ... j'espère !!!

Sieglind 05/04/2007 09:19

Allez, lâche l'écran et mets-toi des compresses de bleuet, c'est souverain hé,hé.Bises (et pour le mousse... j'ai plus qu'un doute...hélas !)

Sissi 04/04/2007 09:49

p'tit bonjour... de mon nuage... lol

Sieglind 04/04/2007 10:08

Avec tes...lardons ? hé,hé.Bises Sissi

Cléo 31/03/2007 21:27

Et merde j'ai encore pas le temps de lire tout ça, mais j'ai le temps de te bisouter ma chère chérie lol

Sieglind 01/04/2007 13:21

Je me doute que c'est parce que tu cours dans tous les sens que tu ne peux que t'arrêter pour un bécot (ça m'arrive aussi alors...) Bises Cléo

Alain-anjalika 31/03/2007 11:21

Coucou Dragonne !!!
Je mets la machine à remonter le temps en marche !! Wells !
Au sujet du lieu, ce pourrait être le Mont Blanc, car Noé a bien arrimé son arche au Mont Ararat ! donc je suis….. Mais bon, comme la pièce se déroule chez nos amis grands bretons…on ne va pas faire un aspic de sardines !
Mdr avec le col qui se décolle !! accroché à un fil … de canne à pêche sans doute !! Donc le mousse est du menu fretin !
Pour conclure, cette affaire de mousse-esclave ou de traite d’enfants existe encore malheureusement de nos jours sur cette planète.
Bises et bon WE qui commence Dragonne et vive les vacances !! s’pas ?
mdr.... le code est cwa!! presque cawa
 

Sieglind 01/04/2007 13:20

L'évidence de la modernité du sujet saute aux yeux aussi... Les mômes qu'on exploite... ça continue de faire tourner le moulin de certains... partout dans le monde !Bises Alain et bon week-end

Sabineb (chorouky) 29/03/2007 09:47

Ben...j'ai cru voir passer un gRos minet...
Pour répondre à ta question , je pense que je fais un portrait en + ou - deux heures (le temps d'un film souvent)... Mais quand on aime on ne compte pas donc, je sais pas trop... Gros bisous et bon jeudi, Sabineb

Sieglind 29/03/2007 11:21

Alors là...je suis espantée ! C'est deux jours qu'il me faudrait... et encore !Bises Sabine