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Mercredi 27 juillet 2005

Bonjour !

On peut entamer la scène deux de l’acte I de Aïda ? V’z’êtes reposés ? Z’avez révisé ? Bon on y va ! Je vous préviens la scène va être très, très courte alors on enchaînera tout de suite sur l’acte II


AÏDA - ACTE I – Scène 2 –

Le lieu : l’intérieur du temple de Vulcain à Memphis (version égyptienne, j’sais pas ce que ça donne l’Ephaïstos là… parce que la barbe… c’est pas trop « tendance » chez eux)
Les personnages : Les prêtresses, les prêtres et leur chef Ramfis, Rhadamès.

Ramfis est en train de passer le plumeau un peu partout en chantant pour se donner du cœur à l’ouvrage, sous l’œil de Rhadamès qu’essaie de suivre le refrain, accompagné des prêtres et prêtresses :
« Phta ! - (à tes souhaits) – grand … « trucmuche » de là-haut, de là-bas, d’en dessous… souhaite nous bonne chance pour la baston et file un coup de main à notre soldatesque ! »
Ramfis file sa tenue de combat à Rhadamès pendant que les autres entament une danse de la pluie et que le rideau tombe !

Valaaaaa ! – J’vous avais prévenu ! Plus court, faudra me trouver (enfin dans l’opéra, c’est vrai qu’ils « meublent » bien pour tenir un peu plus longtemps) J’ai jamais fait si court ! Vous vous imaginez, si je vous avais dit : « Bon voilà, c’est fini, à demain et embrassez bien les meubles pour moi ! », pfff la tronche que vous auriez faite !)


On passe donc à l’acte II  - Scène 1 -

Le lieu : La suite d’Amnéris - style suite nuptiale d’un hôtel de Las Vegas avec des coussins roses bonbon sucé trois fois, des dorures à l’or bien « tape-à-l’œil », une boule disco au plafond, et Sinatra en fond sonore ( ça c’est pour Petite Plume))
Les personnages : Amnéris, bien sur, des esclaves qui servent de ventilo, Aïda

Au lever du rideau on apprend la victoire de l’armée égyptienne. La chorale s’époumone  pour se donner du courage (faut dire que ça fait des plombes que les minettes essaient de tresser une couronne de lauriers pour le héros victorieux - Rhadamès, évidemment -  et qu’elles ont pas l’air d’avoir pris travail manuel comme option pour le brevet !
Amnéris soupire – un peu parce que ça la gonfle le chœur des vierges et beaucoup parce que l’élu de son cœur va pas tarder à montrer son museau.
Manque de bol, c’est pas son preux chevalier qui entre mais sa pire ennemie, Aïda. Là, Franchement comme reine – et non princesse – des faux derches elle se pose là, l’Amnéris ! Parce que pour tirer les vers du nez de son esclave, elle la joue encore une fois grande copine d’enfance, vous savez de celle qui écoute toutes les confidences (surtout amoureuses) de l’autre en pouffant comme il se doit dès que ça devient salace :
« Allez … dis y à ta bonne patronne qu’est-ce qui te turlupine… fais pas ta mijotée (pardon, mijaurée)
- T’en a de bonne toi, si tu savais pas ce qu’est devenu ta famille, j’aimerai t’y voir tiens !
- Ma pov’ mais au moins t’as quelqu’un pour te consoler…
- Ma fois, ça change bien les idées ça !
- Bin maintenant c’est en faisant tourner les guéridons qu’tu pourras lui causer à ton galant !
- Quoi ? Qu’accoustique-je ? Rhada est clam’sé ? – s’écrie Aïda, en changeant de couleur.
- Ahaaaa ! J’t’ai bien eue ! Poisson pas d’avril ! C’était juste pour savoir, parce que sur le coup, on est deux et je pars quand même avec une longueur d’avance étant donné mon pedigree ! D’abord on va savoir tout de suite… viens par là, l’armée revient et Rhadamès va faire le bon choix ! » - (du moins c’est préférable pour lui, vu l’état légèrement surexcité de la donzelle)

On a droit à un changement de tableau pour la scène 2.

Le lieu : l’entrée de la ville de Thèbes avec le temple d’Ammon  (Marcel de son prénom) à droite et un tabouret qui s’la pète trône avec rideau rouge, carpette en dessous et tout et tout à gauche.
Les personnages : Des égyptiens, des égyptiennes, en renfort pour la chorale, des prêtres, le papa d’Amnéris (roi du patelin, si vous vous rappelez bien le début), Rhadamès, Aïda, Amnéris, des prisonniers éthiopiens et surtout Amonasro (papounet d’Aïda)

Tout le peuple est en train de faire une ola de ouf à son armée et à son chef tout neuf Rhadamès. Le roi annonce à celui-ci, que fifille va lui offrir les palmes de la victoire (le masque et le détendeur, on verra plus tard !) :
« Tiens, piss’ke t’as gagné contre les méchants - (bin oui, pour les vainqueurs, les autres, c’est toujours les méchants… pour les vaincus aussi d’ailleurs, si on y réfléchi bien) – tu peux me demander n’importe quoi ! Sauf ma tire, j’la prête jamais, même à fistonne (surtout à fistonne !)
- J’vais y penser mais d’abord, faut faire venir les prisonniers – répond Rhadamès.
- Papa ! – laisse échapper Aïda, quand les vaincus font leur apparition.
- Ta g…. – (lui chuchote Amonasro) - j’suis incognito, ici alors vends pas la mèche ! – (Plus haut) – bin oui ! La pov’ elle réclame des nouvelles… vu que j’ai les habits d’son paternel sur le dos… C’t’une longue histoire et vous allez pas me croire… - (faut dire que là, il va devoir être brillant dans le canulard)… Euh, bin voilà, mon chef… le roi, a toujours été un peu chiche sur nos fournitures… et comme… il a glissé malencontreusement sur une lance égyptienne, j’lui ai pris ses fringues, pass’ke là où il est, il en a plus vraiment besoin ! »

Moui… on va dire qu’ils gobent ça, parce qu’ils sont complètement obnubilés par leur victoire les égyptiens, mais c’est tout de même un peu gros comme entourlipouille !

Pendant ce temps, Aïda, est à deux doigts de tomber dans les pommes et Rhadamès la mate avec des yeux de veau enamouré. Evidemment ça n’échappe pas à la peste d’Amnéris.
Son papa décide que ça serait bien pour son image de marque s’il faisait dans le Magnanime et le Pardon de bon aloi. Et c’est à ce moment là que Rhadamès va pour demander sa prime :
« Euh, ta majesté... j’ai une idée pour …
- Je sais ! – l’interrompt le roi (pas poli le profileux encouronné !) – j’ai passé l’âge des galipettes, et faut être réaliste… va falloir que je pense à passer le relais, étant donné que j’ai que l’autre Amnésique comme descendante, faut que ça soit un mec, un vrai qui prenne l’affaire ! J’te la file comme cadeau Bonux en plus ça me débarrasse un peu !"

L’autre névrosée de princesse nous joue la danse des scalps tellement elle se sent plus de joie, le peuple et les prêtres entament « La thébaise » (version belly-dance de la Marseillaise), les prisonniers libérés se joignent du coup au  refrain (c’est la joie, faut les excuser, ils retournent pas leur veste !) Tout ce petit monde gigote, dans tous les sens, pendant qu’il y en a deux, Rhadamès et Aïda qui vont bouder dans leur coin parce que c’est pas vraiment ce qu’ils avaient prévu comme happy end !

Le rideau tombe sur la fin de l’acte II de Aïda.

On fait un arrêt « sanitaire » ?
En tout cas, moi, je le fais ! Vous si vous voulez, vous restez, mais, j’vous préviens… le dernier qui sort éteint la lumière !

Bonne journée à vous tous de la part de la dragonne

par Sieglind publié dans : Verdi
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