LA CLEMENZA DI TITO - Suite Acte I -

Publié le par Sieglind

Bonjour !

Alors un week-end ensoleillé ou non ? Ici, on en a profité. Genre nettoyage de terrasse, "mettage" de salon de jardin à l'air, débâchage de pistoche (à l'eau plus que glauque depuis la dernière fois qu'elle a vu le jour) et surtout, nettoyage de la dite piscine et ça c'était le morcif, vu que j'étais préposée au frottage de la frise et plus si affinité et l'affinité on en voit vite le bout, étant donné mon bras de "trois-pommes-à-genoux" , c'est à dire, faut pas rêver, pas très loin, mais c'est déjà ça, le robot fera le reste (et pis d'abord, c'est déjà bien beau que je me soie proposée, moi, faible dragonne, c'est déjà un exploit en soi !)

Bon, après cette narration passionnante au possible (j'en vois bailler au troisième rang, c'est normal ?) d'une fin de semaine hors du commun (vive l'auto-persuasion !) on peut donc continuer la narration de notre opéra, histoire de voir enfin apparaître le héros éponyme de cette production mozartienne "alimentaire" comme disent certains.Allez, on y file! (Petit clic sur le rouge, ne bouffez pas la commission !)



LA CLEMENCE DE TITUS - ACTE I (suite)

Le lieu :
On se retrouve au Forum romain, des arcs, des obélisques et des bimbeloteries, symbole d'exploits et victoires quelconques (ça s'appelle "trophées" mais j'préfère bimbeloteries ou colifichets).Faut de toute façon que ça en jette, c'est pour impressionner le commun des mortels ! Le décor "forumesque" ne tient qu'un côté de la scène, de l'autre un bout de l'extérieur du Capitole (toujours pas celui de Toulouse, évidemment !); quelques oies, muettes celles-ci, d'une part parce qu'il n'y a pas intrusion, donc l'alarme est déconnectée et de l'autre parce que si elles commencent à ouvrir leur bec, pas sur qu'on apprécie pleinement les airs des divers personnages de l'opéra. Mais entre nous, vu que c'est de mon propre chef l'introduction "palmipédique", on peut se contenter de boîtes de cassoulet (toulousain celui-ci par contre !), artistement empilées en colonnes (doriques ou ioniques, comme je vous disais, j'm'en tamponne le coquillard !)? Au-delà du Capitole, on distingue le p'tit bout de la voie qui mène en ce lieu majestueux, sic le livret "une route magnifique", donc ça dépend de l'appréciation personnelle de la magnificence d'une deux-voies (des "aires" de repos tous les trois cent mètres? Des stations services comme s'il en pleuvait, un asphalte tellement lisse qu'un pet pourrait y glisser comme sur une toile cirée? A vous de voir, moi, je penche pour la route jaune du Magicien d'Oz, ça c'est du visuel!)


Les personnages :
- Publius, pas le journaliste locale, le préfet de la garde prétorienne (le prêteur, à l'époque, c'était pas celui qui vous file du blé contre plus de blé et la peau de vos miches en plus, c'était le type qui rendait la justice)
- des sénateurs et légats des bleds environnants, venus payer leur taxe et redevance annuelles (quoi que, on parle de blé là-aussi, pas si loin de la deuxième définition...)
- Titus (enfin!) Empereur de Rome, la couronne de laurier-sauce vissée sur la tête, le drap de lit artistement enroulé autour de sa noble personne, des sandales de plages en plastoc fluo aux ripatons (ça change des cothurnes et c'est plus gai !)
- un choeur composé de gens du peuple, de prétoriens, de licteurs (les types chargés de marcher devant les magistrats les plus gradés de Rome, une hache décorée de verges à la main. Je vois bien les esprits mal-tournés évoquer l'instrument de travail d'un gardien de harem avec les trophées de ceux qui ont voulu resquiller à l'entrée, mais dommage pour eux, ce ne sont que quelques brindilles, ça vous la coupe hein - c'est le cas de le dire !)
- Annius et Sextus, les deux potes du début

A l'ouverture sur la scène quatre, on trouve tout ce petit monde en train de se dégourdir les pattes sur scène, alors que Titus descend impérialement les marches du bâtiment, pour sa séance de serrage de pognes habituelle, tout ça sur une petite marche très... cirage de pompe, faut que là aussi, ça en jette côté majesté! De suite après, un choeur de louanges où on brûle un cierge aux dieux locaux pour que le patron pète la forme encore longtemps (côté courbettes, n'en jetez plus la cour est pleine !)

Arrivent les deux copains Annius et Sextus. Publius, le préfet, y va de son léchage de bottines en félicitant Titus de son nouveau poste de "Père de la Patrie" (mazette ! Ils avaient la manière tout de même, c'est la classe !) Les deux autres en rajoutent une couche en disant que si un type mérite ce titre c'est bien lui et même plus étant donné que ça lui irait bien au teint le pseudo "divinité tutélaire" (bin voyons ! Quand je vous disais que ça rappelait Atys!)

Comme Titus n'a pas l'air emballé par le tas de pognon de l'impôt annuel négligemment posé devant lui, Publius lui fait tout de même remarquer, que ça va servir à lui construire un p'tit pied-à-terre (genre temple à sa gloire) digne de son nouveau boulot. (Là, je rigole !  Vous en connaissez beaucoup qui plisseraient du museau en voyant du fric qui leur tombe aux ripatons vous ?). L'Auguste s'explique :

" 'Tends voir cinq minutes ! J'ai pas dit que j'en voulais pas de ton oseille ! Je vais juste m'en servir autrement qu'en me faisant construire un T4 doré sur tranche. Vous êtes tout de même au courant que le Vésuve a fait des siennes et qu'en piquant sa colère il a bien cramé les environs ? Le coin ressemble plus au fondement d'un clebs pelé qu'à une campagne verdoyante depuis ! Bin je file le tas de sesterces comme fond d'aide "catastrophe naturelle", c'est-y pas altruiste ça, plutôt qu'on me construise un temple dont je me fiche comme de ma première culotte courte ! (Et en plus, question intimité, le templounet, il y a mieux !)
- J'trouve pas de mots pour décrire ta grandeur, mon Titi ! - souffle un Publius obséquieux au possible - t'es le meilleur !
- Arrête tes courbettes, tu vas rester coincé ! Les autres aussi d'ailleurs, j'vois que vos miches, ça rend la conversation difficile (d'où l'expression "parle à mon c..ma tête est malade" certainement)"

Comme les autres commencent à en avoir marre de regarder leurs orteils, tout le monde se barre, ne laissant en scène que Titus, Sextus et Amnius. Les deux cocos vont enfin pouvoir causer de la frangine. Amnius lance un coup de coude dans les côtes de Sextus, pour lui signaler qu'il est temps qu'il fasse sa demande pour lui (timide ?), ce dernier commence par demander des nouvelles des amours contrariées de son Empereur et copain.

" Ah m'en parles pas ! Je dérouille, mais ça passera avec du baume du Tigre... ou une bonne biture. Comme ma copine Béré n'était pas dans les p'tits papiers des romains, fallait que je m'incline et que j'épouse une fille "du crû" pour ne pas faire tache. Donc, c'est décidé, et  autant que je tape dans le cercle des potes,  j'épouse... ta soeur !
- Hein ?... Servilia ?!
- T'en connais une autre ?
- Et m....! - lance un Annius qui se prend la station Mir sur les pompes..
- Kess-t'en dis ? Le greffier t'a bouffé la langue ?
- Bin c'est trop d'un coup là!... J'sais pas trop quoi dire... j'en reste sans voix (dit-il en lançant ses trémoli, paradoxe du lyrique ça !)
- J'te sens réticent, explique à Titi, j'suis ton pote, tu peux tout me dire non ?
- Bon, je cause à sa place, parce que sinon on risque d'attendre la Noël le temps qu'il décoince ! - C'est Annius qui a pris son courage à deux pognes et décide de se "sacrifier" - Comme tu sais, ça date pas d'hier l'amitié entre lui et moi, on a fait tous les sales coups ensemble, à mon avis, il ne se sent pas assez digne de l'honneur que tu lui fais.  - (Et la frangine ? On y pense à la frangine ? Il aurait pu demander son meilleur canasson ou sa salle à manger design italien, ça serait la même chose pfff !) - T'aurais pu plus mal tomber !  Pas mal foutue, une belle goule, pas méchante... que demande le peuple ?!"

Textus se demande ce qui arrive à son pote, se saborder soi-même c'est pas logique tout de même. Titus, tout content de sa nouvelle "acquisition" (je regrette, j'ai du mal à voir le côté humain dans cette transaction, désolée !) demande que l'ex aille filer la bonne nouvelle à Servilia (là, elle doit être censée s'évanouir d'aise certainement) en lui signalant qu'il aura une place à côté de lui sur son strapontin royal par la même occasion (et la frangine, elle servira de cale-pied ?)
Sextus lui dit qu'il se casse pas trop le trouffinion et que c'est un peu beaucoup tout de même. Qu'il le garde pour lui tout seul son pliant doré à l'or fin. Titus répond que s'il ne veut pas de sa proposition, qu'est-ce qu'il lui reste à lui, sinon s'enquiquiner comme un rat mort tout seul dans sa salle d'apparat, à se taper les doigts et à dire que ça fait du bien quand ça s'arrête pour s'occuper.

Titus et Sextus sortent, laissant seul Annius, pas pour longtemps parce que sa copine , future agneau du sacrifice, va faire son entrée.
Mais ça sera pour la prochaine fois... point trop n'en faut n'est-ce pas?


Allez, je file et on se retrouve pour la scène V un peu plus tard. Bonne journée à tous et je file, j'ai du retard dans mes lectures chez vous, vous vous en doutez n'est-ce pas ?

La dragonne

Publié dans Mozart

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&hearts :0071: &hearts Moyra &hearts:0071: &hearts 03/05/2007 09:30

coucou du matin ma copine!Oui en ce moment ma connexion tient à peu près sauf qu'aujourd'hui avec les orages je vais devoir éteindre le pc (faudrait pas tenter mon démon-gardien hi!hi!)Bon je tente de rattraper mon retard sur cet opéra et ça commence mal.Mon inculture est flagrante: C'est quoi des cothurnes? (t'as pas un vieux catalogue de pompes pour me montrer?bisou d umomentje remonte pour lire la suite

Sieglind 04/05/2007 09:10

Prends ton temps, de toute façon, ils ont prévu du mauvais temps dans le coin tout le week-end alors... Bises copine

Roanne 30/04/2007 13:41

C'est clair que ça fait plus transaction boursière que petites fleurs et petits noiseaux ! Pffffff quelle galère d'être une femme dans certaines sociétés !

Sieglind 02/05/2007 09:25

C'est pour ça que j'ai choisi d'être une... dragonne hé, hé. Bises Roanne

Amaryllis 26/04/2007 17:35

Je viens avec plaisir d'écouter ces airs de titus. Je ne l'ai vu qu'une fois cet opéra et si j'ai travaillé les airs de soprano qui sont assez difficiles d'ailleurs, je n'en ai pas un grand souvenir. Tu me rafraichis la mémoire avec ton article. Bisous La Dragonne !

Sieglind 29/04/2007 19:21

Pas évidents en effet ces airs... mais tu as une excuse, comme moi d'ailleurs, ce n'est pas l'opéra "phare" de Wolfgang !Bonne soirée Amaryllis

:0001::0002::0009::0010::0037::0038::0075::0076::0 26/04/2007 17:14

et voilà

Sieglind 29/04/2007 19:20

Bises et après quelques jours de retard, c'était effectivement un bon après-midi Bonne soirée Simone

Christine... 26/04/2007 03:13

Voilà, j'ai presque rattrapé mon retard jolie Dragonne ... et en musique en plus !!! Pratiquement pas d'attente de chargement .... ce doit être la bonne heure ... c'est super !!!Je ne connais pas du tout cet opéra ... et il est difficile, avec ta narration, de se concentrer !! Je trouve personnellement, que les costumes ne s'accordent pas du tout avec "ton" texte ;-) !!! Alors j'ai caché le fenêtre vidéo ... ne gardant que la musique ... et c'est parfait !!!Plein plein de gros bisous Jolie Dragonne !!

Sieglind 26/04/2007 09:19

Mais le décalage c'est bien aussi non ? hé, hé.Bises et tu as raison, il faut savoir tomber sur le bon créneau horaire pour avoir un téléchargement "fluide" mais c'est un coup de bol, la plupart du temps avec moi.Bises Christine