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Dimanche 31 juillet 2005

Bonjour à tous !

C’est la fin de semaine, donc … fin de l’opéra Aïda aussi. Hier, déjà, j’ai été rappelée à l’ordre par Petite Plume parce que je n’avais rien « produit », j’allais pas vous faire mariner encore les lustres, Larchange tu vas pouvoir sortir de ton apnée « urinatoire ».

Avant-hier, on en resté à l’alpagage de ce pauvre Rhadamès après qu’il se soit interposé pour empêcher le papa d’Aïda de clore définitivement le bec de cette perruche d’Amnéris et c’est là-dessus que le rideau du troisième acte tombait.

Voici l’acte IV où l’on va tout savoir (et rien payer en plus. Que demande le peuple ?)

SCENE 1

Le lieu
: une salle dans le palais du papa d’Amnéris, une porte donne vers la cave à vin où se rendent les arrêts des jugements (ça doit donner les délibérations au milieu des libations !) Sur la droite on voit le trompe-l’œil représentant la galerie qui mène à la prison où Rhadamès a été invité à faire une pause (sans passer par la case départ et sans recevoir un fifrelin en plus)

Les personnages : Amnéris-la-trépigneuse, Rhadamès-le-Vendu (pour les hiéroglypheux), les représentants de la loi toujours avec leur serviettes nid-d’abeille autour des reins, les représentants de la foi, modèle vestimentaire similaire mais en plus long (vous avez déjà vu vous un curé dire l’office en short et marcel? Nan ? Bin normal ça jurerait avec la solennité du lieu)

Au lever du rideau Amnéris fais les cent pas en pétant tout ce qui lui tombe sous la main (c’est une sanguine, ou alors bêtement, elle prend ça comme excuse pour pouvoir refaire la déco., allez savoir avec celle-là !)
« Aîda m’a glissé entre les pattes et l’autre enamouré qu’attend le verdict des prêtres pour son crime de lèse-empharaonnée, C’est pas juste ! J’en pince moi ! C’est qui la patronne au fait ? J’ai quand même mon mot à dire ! »

Rhadamès entre avec l’aide d’un pilum dans l’axe de son valseur pour le faire avancer plus vite. Amnéris se précipite sur lui et le secoue comme un prunier pour lui décoller la pulpe sans doute :
« Tu va le cracher, dis, le morceau ? Avoue que c’est pas de toi l’idée ? Si tu dis ce qu’il faut, j’peux peut-être négocier avec papa pour une remise de peine.
- Je rêve pas là ? – (répond le secoué) - T’es en train de me faire dire que j’suis passé à l’ennemi ?! J’ai qu’une parole moi môdam’ !
- Tu vas dire c’que j’veux ou j’ten colle une ?!
- Plutôt crever !
- N’y pense même pas ! J’aurais pas tout misé sur toi pour que tu décide d’arrêter de respirer !
- J’ai bien tout misé moi aussi sur Aïda !
- Si tu lâches encore son pseudo, j’répond plus de moi ! –(à mon avis, ça c’est déjà fait depuis longtemps !)
- De toute façon, elle est clamsée alors…Ta milice lui a collé au train ainsi qu’à son paternel et sont pas des tendres les porteurs de pilum !
- Nan elle a esquivé, c’est son papa qu’à pris la rafale dans le bide  – (ils étaient plusieurs porteurs de sagaies). Depuis… plus d’nouvelles !
- Autant qu’elle sache pas alors que je vais y passer, ça la minerait un peu la pov’ !
- Si je t’aide à t’en tirer, tu m’jures que tu la reverra pas ?
- Des nèfles !
- Mauvaise réponse, t’as droit à un autre essai ! Alors.. ?
- Cause toujours !
- Jamais deux sans trois, cette fois-ci c’est la bonne ! Si…
- Te fatigues pas ! C’est décidé, j’préfère passer l’arme à gauche plutôt que de te devoir kek’chose ! »

Rhadamès entre dans la crypte des arrêts, toujours le bas du dos dans la visée des gardes « pilumés ». Amnéris s’arrache des touffes de coton (bin oui, pas folle la guêpe, elle se venge sur sa perruque !) parce qu’avec toutes ces histoires, elle risque de finir vieille fille… Les prêtres traversent la scène pour entrer eux aussi dans la cave à vin. En voix off, on entend les délibérations d’usage : « accusé qu’avez-vous à dire pour votre défense ? » etc. (là, vous pouvez piocher dans les scènes des séries flico-judiciaires qu’on nous sert régulièrement à la télévision). A chaque réplique, le tas de coton grandit aux pieds de l’angoissée.
Ramfis et es prêtres remontent pour annoncer la sentence (c’était vraiment pas la peine, parce qu’avec la discretion de leur « phrasé lyrique », y a qu’au pôle sud qu’y z’ont pas dû entendre, et encore si le vent était du mauvais côté)
‘Pour intelligence avec l’ennemi, il sera pas passé par les armes au petit matin, on a trouvé mieux ! On va te le claquemurer tout vif dans un tombeau ! »
Dégoûtée, Amnéris préfère sortir alors qu’on change de décors pour la scène 2.

Le lieu : L’intérieur du temple de Vulcain et la tombe qui va servir de studio à notre héros. La scène est coupée en deux (vous savez comme les vitrines à fourmilières qu’on achetait avant… ou l’on voyait toute la maison des p’tites bestioles en coupe… et bin là, c’est pareil sauf la vitre – vaut mieux pour qu’on entende quand même !) – Tiens ça me donne une idée… j’vais demander aux Kikojo s’ils peuvent pas me bidouiller un truc sur ce décors (c’est pile poil leur corde)

Les personnages : Rhadamès, les prêtres, un chœur (voix off), Amnéris, et… Aïda (cherchez pas comment, mais elle est là !

Au début de la scène, Rhadamès est assis sur les degrés de l’escalier du tombeau , p’tit moment de faiblesse, sans doute, alors que les prêtres sont en train de refermer la dalle du caveau.

« Tiens, j’entend un bruit rocailleux, ça doit être les prêtres qui verrouillent l’entrée - (quelle déduction ! J’en reste pantoise !).- Ma pov’ tite Aïda ! J’vais plus la voir ! Heureusement qu’elle sait pas où j’suis, ça l’achèverait !...
Quelqu’un éternue dans l’ombre
« Gesundheit ! (pardon, « à tes souhaits », s’cusez c’est un réflexe !) -  il s’arrête…-  euh, j’crois qu’je suis pas seul ! - (là encore quelle maestria dans l’analyse de la situation, l’a pas l’air d’avoir inventé le fil à couper le beurre celui-là non plus !)

Il s’approche douuuucement, on sait jamais, vu le lieu c’est p’tet un drapeux enchaîné (un fantôme quoi). Son ectoplasme est un peu trop « pulpeux » (diva, toujours diva) et il se rend compte que c’est sa copine
« Aïda, mais k’ess tu fous ici ?
J’avais prévu ce qu’ils te feraient (boniche, princesse et médium, elle cumule la minette !) j’ai pris les devants et j’suis venue me planquer ici pour t’aider à passer le temps.
Mais ça va pas dans ta p’tite tête ! T’as pas tant que ça d’heures de vols tu peux encore refaire ta vie ! Fais c’te connerie pour moi !
Pffff trop fatiguant de se chercher un nouveau mec et pis t’as vu, un emplumé passe pour nous servir de guide…
petite précision : elle parle de l’ange de la mort qui leur montre le chemin. Je tiens à lui signaler, que c’est un tombeau au cas où elle l’oublierait, alors… ils vont pas mettre des plombes avant d’atteindre l’autre mur ! D’ailleurs y a un truc qui me fait sourire, c’est que dans le livret, cette réplique elle doit la dire « en extase » (sic). La tronche de l’extasiée, à quatre pattes, dans le noir presque complet, commençant à manquer d’air et qui commence à hallucinouiller ! Trop fort !
Elle reprend (ou c’est plutôt moi qui la fait reprendre) :
« Y a plus folichon comme tub de l’été ce qu’il gazouille !
C’est pas lui, c’est les prêtres au-dessus ! Attends j’vais essayer de bouger le bloc, on sait jamais (en plus en vrai, il aurait toutes ses chances, étant donné que c’est du polystyrène peint façon marbre).
Il fait semblant de forcer, mais la « pierre » résiste.

Il rejoint sa copine pour attendre la fin des haricots pendant que les prêtres s’égosillent dans un chant religieux à Phta et qu’Amnéris, qu’est allée changer de tenue pour celle de veuve (elle se croyait vraiment casée, celle-là) s’étale sur la dalle pour dire au revoir à son ex futur époux par la fente du couvercle.


L'image de la tombe de Rhadamès par les Kikojos (Merci mes grands)

http://kikojo.over-blog.com/article-649434.html

Fin de l’opéra de Giuseppe Verdi Aïda !

Prenant s’pas ? Allez… remettez-vous, c’est que du théâtre piaillé ! Sont pas vraiment morts, piss’k’à  la fin ils saluent tous ! C’est pour de faux ! Faut pas être sensibles comme ça… c’est mauvais pour les nerfs… Et j’ai même pas un bout d’essuie-tout à vous filer… Vous avez l’air malin, maintenant avec la goutte au nez !

Petite aparté: faut vraiment que j'vous aime bien, si vous saviez la suée que je viens de me prendre à essayer pendant plus d'une heure de basculer l'article... vous me dresseriez une statue les copains! (j'ai perdu la connection j'sais pas combien de fois, quand ça patinait pas! Que du bonheur pour mes p'tits nefs quoi!)

Bon je vous laisse jusqu’à la prochaine fois. On retourne à Mozart et c’est…. Vous verrez bien ! Bonne journée à tous.
La dragonne

par Sieglind publié dans : Verdi
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Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

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