LA CLEMENZA DI TITO - Acte II -

Publié le par Sieglind

Bonjour

Alors... reposés ? Bon, deux jours de flotte et deux à récupérer du sirop de la rue, on va dire que ça le fait dans mon planning feignasseux de fin de semaine hein ?
On y retourne à notre Titus, parce qu'à part Wagner, je crois que dans le genre traînant en longueur, il n'y a pas mieux dans mes narrations (et encore Wagner, c'était parce que c'était une tétralogie, ça fait un sacré morcif ! Ici, que deux actes et on a l'impression que ça tient la moitié d'un festival lyrique). Toujours pas d'extraits.. et pour que j'envisage ne serait-ce que de siffloter le bazar, vous pouvez vous brosser les cocos, on a de la pluie certes, mais je ne voudrais pas être classée catastrophe naturelle !




LA CLEMENZA DI TITO - Acte II (Ouf ! Pas trop tôt !)

Le lieu :  Si je dis "délicieuse retraite sur le mont Palatin" ça vous interpelle, déjà vu dans l'autre acte hein ? Donc, se référer aux scènes où Titus réclame la frangine de son pote parce qu'il a fait quine (faut connaître le loto là.. j'ai pratiqué un temps, quand les mômes étaient un peu plus... mômes et que c'était organisé par l'école... grand moment de solitude ça, mais fallait faire du diplomatique)
A la scène cinq, changement de décor on se retrouve dans une grande salle réservée aux audiences publiques. Un pliant doré à l'or fin (ou garni de papier alu de plaques de chocolat, pour les petits budgets), des strapontins pour le public et une table de camping ; j'avais envisagé aussi un truc vu dans un catalogue style "p'tites m... soit disant pour nous faciliter la vie et l'égayer..." - c'est sur ça l'égaye, quant on voit les machins inutiles et d'un goût de chiottes que certains proposent, on se déride ! - un machin pliable comprenant la table et les bancs pour le camping ; trop top ! Surtout les coloris proposés !)


Les personnages :
- Annius, le type qui a eu chaud aux fesses quand son pote-patron a décidé de prendre sa copine comme légitime (inutile de dire ce que je pense du zoziau qui se laisse piquer sa belette sans moufter et avec le sourire, mais le coeur y est !)
- Sextus, amoureux raide-dingue de la méchante de l'opéra. Elle sait ce qu'elle veut diront certains et c'est normal qu'elle ne laisse pas passer l'affront, m'enfin... je trouve qu'elle change vite d'idées tout de même ! Un coup je te trucide, la fois suivante je file commander le métrage pour le traine-sauce de la robe de mariée (voile ou vêtement qui traîne par terre chez moi) Et l'autre béni-oui-oui qui court à chaque fois dans la direction où elle lance la baballe... c'est-y pas un gentil chien-chien à se mémère ça ?!
- Vitellia, on évite de s'étendre sur le sujet, là aussi, je viens d'en parler juste au-dessus de toute façon.
- Publius, le préfet de Titus, accompagné de ses gros-bras, façon serre-livres (ou pendants de cheminée, c'est comme vous le sentez)
- Le choeur, pour les audiences publics, vaut mieux !
- Titus, - enfin ! - la goule encore un peu noircie par la suie de l'incendie, la toge roussie et les cheveux aussi


Le rideau se lève sur Annius et Sextus en grande conversation "post-attentatoire" (inutile de chercher dans la Rousse au pissenlit, vous risquez la migraine, vu que ça n'existe évidemment pas)

"Mais j'te dis que Titus s'en est tiré ! Arrête de te flinguer les nerfs, il revient sur ses deux pattes, si c'est pas une preuve ! (il ne s'appelle pas Jésus donc... on ne le classera pas dans les "résurrectionnés")
- Essaie pas de m'entourlouper ! J'lai vu se rétamer la goule sur le lino après s'être fait épinglé !
- Où ça ?
- Dans le p'tit couloir qui mène à la Roche Tarpéienne *
- Kess-t'avais dans les yeux à ce moment là ? Du guano ? Parce que c'est un autre type qui s'est fait allonger.
- Un autre ? Qui aurait piqué la garde-robe de Titus parce que sa lessive n'était pas sèche ? Tu dis ça à un cheval de bois, il te donne un coup d'pied ! *
- Arrête ton cirque Ben Uhr ! Il est vi-vant ! Tu piges ?
- Tu me mène pas en barcasse ? Il est sauvé ?!
- J'cause le mandarin ou quoi ? T'as qu'à aller à sa rencontre si t'as des doutes - (l'analogie avec Jésus m'a sauté au pif, j'ai failli l'appeller Thomas le Sextus pour vous dire !)
- Après ma boulette ? Plutôt crever !
- Euh... j'pige plus...
- C'est tout simplement bibi qui a monté toute c't'embrouille !
- T'es un vendu ?! J'en reste comme deux ronds de flan !
- Tu piges que moins j'en dis mieux c'est, alors embrasse bien les meubles, et prend soin de l'impérial rescapé, j'vais "pleurer ma douleur au fond des forêts" (là excusez-moi, mais j'ai pas pu "sentir" la tension dramatique, j'étais roulée en boule en train de rigoler, imaginant le type galopant vers les fourrés en hululant à la lune.... désolée !)
- Minute Tartempion ! Jusqu'à présent... à part nous-deux, les autres pensent que c'est un accident de camping-gaz alors... attends un peu avant d'envisager l'ermitage au fond des bois, suffit que tu mettes les bouchées doubles pour être encore plus aux p'tits soins avec Titus à partir de maintenant, t'es pas franchement pourri, ile coeur est encore bon..."

Sur ces bonnes paroles, Annius sort, remplacé "au pied lavé" par Vitellia, histoire que la scène soit un peu plus "meublée" qu'un Sextus est en train de jouer à pierre-papier-ciseau pour savoir s'il décanille ou reste. Vitellia lui conseille de se faire la malle. A mon avis, elle a les jetons qu'ils déballe tout, nom de l'instigatrice du complot compris, et l'annonce d'ailleurs en fin de tirade, mais son amoureux transi et c... (désolée, c'est ma tête de "truc" dans cette histoire, pas ma faute !) lui jure qu'il se fera plutôt couper les... cordes vocales plutôt que de jouer les balances. La belette lui signale qu'elle n'a pas peur qu'il gazouille trop, mais étant donné son coeur d'artichaud, suffit que l'ex-victime joue la corde sensible du pardon, il va l'ouvrir, c'est certain !

A la scène trois, Publius  entre avec ses sbires :

"Ton opinel, ti souite !
- T'as paumé le tien ?
- Le type qui s'est fait refroidir avec les fringues de Titus sur le dos, c'était Lentulus (le gars "invisible" depuis le début, mais présenté par Vitellia comme la seconde âme damnée de cette sournoise). P'tit problème... t'as ripé sur les côtes et il a eu le temps de nous balancer tout le topo, avant de bâsir * pas besoin de te faire un dessin s'pas ? Grouille-toi, le Sénat discute de ton cas, faudrait que tu sois là... ça serait plus poli.
- Tiens, prends-le mon canif et toi Vitellia,  tu me la copieras dans le genre "j'm'en sers et je balance comme un tire-jus en papier molletonné" ! T'inquiètes, je vais jouer les revenants juste pour avoir le plaisir de te tirer les doigts de pied la nuit, ça te fera une mine moins reluisante au matin !
- Purée de patafiole ! Qu'est-ce que je peux bien faire moi... j'suis une moins que rien, j'me tape une de ces honte !" - (un sursaut de lucidité ?)

Publius vois bien que Vitellia n'est pas dans son assiette (quand on chiale sur scène, c'est que tout n'est pas top comme dans l'île au enfants !) mais service-service, il est payé pour coincer les contrevenants, pas d'état d'âme à avoir...
Les mecs (dont un faux mec, puisque c'est un rôle travesti, n'oubliez pas) sortent d'un côté pendant que Vitellia sort à l'opposé.


Changement de tableau à la scène cinq, on se retrouve donc dans la salle des audiences publiques. Le choeur goualle encore une fois un hymne au "César" du moment, celui qui a sauvé le trône (de l'incendie ? Il est parti avec le pliant sous le bras, seule chose qu'il ait pensé à sauver comme meubles à ce moment-là ?)

Titus est encore un peu secoué mais ça le réconforte qu'on lui passe de la pommade. Publius lui signale que ça serait bien qu'il se montre un peu aux jeux du cirque (dans le rôle du crâcheur de feu qui a loupé son numéro ?)  façon de rassurer tout son monde sur sa santé (d'autres ont fait ça... de leur balcon "vaticaneux" à une époque si vous vous souvenez...) mais Titus n'a pas la tête à aller voir du martyre se faire écharper, il n'a pas de nouvelles de Sextus depuis "l'incident", ça le turlupine un peu, même s'il se rassure en se disant que le Sénat va se rendre compte qu'il y a erreur judiciaire et qu'il est innocent comme l'agneau qui vient de "paître" (sauf que chez Jean, le mouton se fait quand même bouffer par le loup, je serai lui, je relierai mes fables ésopiennes moi !)
Publius lui signale tout de même que Lentulus l'a "donné", mais il répond que si ça se trouve... il ne voulait pas crever tout seul et a balancé le premier nom qui lui venait à l'esprit pour se faire pardonner - (sauf que mort, le pardon, il n'en a pas grand chose à braire et que c'est un peu capillotracté...tiré par les cheveux si vous préférez... son explication ; pourquoi faire une fixette sur le blaze d'un type qu'on ne connaît ni des lèvres ni des dents, selon les rumeurs ?!

Titus, a des fourmis au valseur en attendant la réponse, ça le mine tellement qu'il envoie Publius aux nouvelles, bien que celui-ci le prévienne qu'il n'est pas sur de revenir avec des news à grimper aux rideaux.
Titus reste seul et monologue en s'auto-persuadant que c'est impensable de condamner son pote, franc comme l'or et droit comme un;.. i,  pas du tout le genre de sournois à vous suicider dans le dos d'une rafale de coups de couteau !

Arrivée d'Annius à la scène six, il vient demander de pardonner à son pote Sextus.
La scène suivante (deux tirades par scène, on peut aller loin comme ça !) Publius revient avec un papelard à la main.


"Mauvaise donne ! J'te l'avais dit, c'est le maillon faible ! Il a tout déballé et j'ai le verdict en pogne ! Le positif dans cette affaire, c'est qu'on manquait de numéros au cirque, on va rajouter un lâchage de traître et de ses complices aux chats hypertrophiés dans l'arêne, que du bon ! Manque plus que ta signature et on fait l'annonce tout de suite !
- Et mer...credi ! J'suis pas dans la mouscaille moi ! - balance un Titus qui voit ses idées de loyauté indéboulonnable tomber dans les vespasiennes
- Euh... j'voudrais pas insister, mais penses tout de même que c'est le frangin de ma copine ! D'accord, il a ripé du côté obscure de la force, mais ça serait bien si tu passais l'éponge... et ça serait un bon coup de pub quant à ta réputation de mensuétude impérialissime. Et en plus, ça va faire chouiner ma belette, elle aura les yeux tout gonflés, façon lapin russe, pas top-tendance !"

Publius et Annius sortent, laissant Titus avec un mal de tronche carabiné rien qu'à l'idée qu'il va devoir réfléchir deux secondes ; ou faire bouffer son pote aux lions, ou jouer les magnanimes... Cruel dilemme !

Nous, on attendra son monologue la fois prochaine... moi, c'est couru d'avance, c'est la copine tartinée de ketchup que j'aurai balancé dans la fosse, le type, je l'aurai acquitté pour déficience mentale, lui offrant avec le sourire une joli veste qui se noue dans le dos.

Donc à bientôt pour la suite de l'acte deux et passez une bonne journée. Je file à mes astreintes sinon impériales, du moins familiales et "ménagesques" (en gros, je vais translater la poussière d'un endroit à un autre, histoire de lui faire voir du pays)

La dragonne



 * P'tit cours d'histoire, la roche Tarpéienne, c'est l'endroit riant et romantique en haut du Capitole où l'on balançait cul par dessus tête les criminels pour voir s'ils savaient voler . A mon avis, ça venait du nom de la nana ( Tarpéia) qui a filé les clés de Rome aux Sabins pas reconnaissants pour deux ronds de ce petit coup de main traîtreux, puisqu'elle s'est fait ratatinée'.
* Expression dragonienne pour dire que comme mensonge, on ne fait pas mieux
* mot familiale pour mourir, pas d'étymologie connue, faudrait faire tourner les tables pour savoir à quand ça remonte celui-ci, étant donné que ma mémé me l'a transmis, mais a quitté ce monde depuis belle "larirette" !

Publié dans Mozart

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Vero 12/05/2007 23:44

A enfin la suite. Je lis que comme moi tu restes pour l'instant en V1... Véro

Sieglind 14/05/2007 08:32

Je ne suis pas pressée outre mesure d'y passer, en V2, vu que tous les bugs ne sont pas réglés hé, hé. Bises Véro et la fin va venir d'ici peu pour Titus, t'inquiètes.

jane 10/05/2007 23:57

Ave, sieglund, celle qui va dormir te salue ! J'ai lu en biais comme d'habitude en rigolant bien ! Dis à Alin-anjalika que cornegidouille a sûrement été employé par Brassens!! Je vais ressortir mon dictionnaire étymologique!! Très amusant "au pied lavé", et ça me fait penser que je dois encore prendre ma douche !! Bisous et à bientôt

Sieglind 11/05/2007 07:54

Je pencherais plutôt pour l'époque de Rabelais moi, Brassens, j'avoue que je n'écoute jamais... (j'préfère Brel)A la douche, tu ne lave qu'un pied ? D'accord... c'est comme tu le sens hé, hé.Bises Jane

Alain le récidiviste 10/05/2007 22:39

Re-Coucou Dragonne, petite correction de mon com précédent, au lieu de :
"je me demande bien qui a pu l’utiliser"
il faut lire:
"qui a bien pu l'écrire dans un com (sur le blog)" 
Bonne soirée et à bientôt

Sieglind 11/05/2007 07:52

Alors là... j'vois toujours pas, hé, hé ! Re-bises Alain

Bᅵatrice 10/05/2007 20:00

J'aime beaucoup cette façon de présenter les choses. Je me promène un peu tous les jours et c'est goûteux!

Sieglind 11/05/2007 07:52

Mais pas faisandé j'espère, goûteux, mon pépé employait ça pour la viande qui s'affirmait côté fumet, le gibier quoi hé, hé.Bonne journée Béatrice.

Alin-anjalika 10/05/2007 17:30

AS ... (ante scriptum) pour être aéré, il est aéré le com précédent .... donc... ad patres c'est sa place!
Mort de rire Dragonne !!! avec la V2 j’ai été voir un peu les mots-clés des moteurs de recherche qui aboutissent à mon blog, et j’ai trouvé entre autres ….. cornegidouille !!! je me demande bien qui a pu l’utiliser !
Je re-confirme, d’après Titus et Hadrien, vivre était déjà un sport très risqué dans l’antiquité romaine. J’ajoute aussi à l’époque de Vespasien, puisque c’est lui qui a inventé la chose ! De plus, il y avait déjà des retournements de vestes !!
Sinon, j’ai noté une petite faute qu’il ne faut surtout pas …..corriger. « … Annius sort, remplacé "au pied lavé" par Vitellia, histoire que la scène… » car avec le pied lavé…j’aurais écrit Cène ! je te l’accorde, c’est tiré par les cheveux !
Pour finir ….c’est bien le petit lexique, j’adore ça !
Pour re-finir….pas de saucisses…. Il n’y a pas de retard et j’espère que ta messagerie fonctionne, car cela me fait penser que mon dernier mail n’était jamais arrivé lors de tes précédents déboires ! je vais donc tâcher recoller les morceaux, avant les prochaines missions dans une dizaine de jours, d’ici là, c’est repos, mais au boulot !
Bises et à bientôt Dragonne 

Sieglind 11/05/2007 07:50

Donc, tout  n'est pas "reviendu"... je m'en doutais un peu... Pour le "pied lavé" c'est fait pour de toute façon...hé, hé.Cornegidouille... j'vois pas du tout qui ça peut être.... (on y croit là ?)Bises Alain et bonne fin de semaine avant les prochaines missions (du genre qu'on accepte ou le bastringue s'auto-détruit ? hé, hé)D'ac. je supprime l'autre commentaire (pas regardé dans l'aperçu de la page, ici, ça fait "correc" hé, hé)