Je me lance dans la peinture.

Publié le par Sieglind

Bonjour !


Allez, pour se secouer un peu, on va écrire, parce que sinon, vous n'êtes pas prêts de lire quelle que prose que ce soit de ma part.

La cause ? Un excès de zèle maternelle (enfin, on va appeler ça comme ça hein ?). Fistonne a voulu redonner un coup de jeune à une bibliothèque et la faire passer d'un noir design de bon ton (mais tristounet) à un jaune des plus sympas (mais pas pétard, là, je me faisais porter pâle pour le coup de pogne !)

Donc, ce petit passage esthético-décoratoire par nos mimines ne se fait pas rien qu'en claquant des doigts (ça serait trop beau, et je m'appelle pas Mary Poppins !) et ça fait tout de même trois jours qu'on est sur le coup, un jour par couche à laisser sécher (même passé au papier de verre, couvrir un noir satiné, pour le non-initié, faut tout de même des couches d'apprêt blanc, pour éviter que le jaune ne vire au jaunâsse pas franc du tout qui laisse entrevoir de sombres instincts.)

Quelle aventure ! V'là qu'elle nous cause peinturlure maintenant, si c'est pas misère !

En fait, je soupçonne l'adjonction félonne d'une substance débilitante dans la composition de la peinture, genre herbe qui rigole ou alcool à quarante-douze degrés parce qu'en plus d'un mal de tronche carabiné, à part bouquiner un peu et surtout jouer les Elfes des bois, envie de ne rien faire. On peint à l'intérieur, vu le temps de bouse qu'on se tape, donc l'odeur flotte autour de nous, et pour ouvrir, avec un clebs à l'ouest, gentil mais c... il faut le dire, qui n'a toujours pas pigé depuis que je l'ai récupéré que les besoins c'est à l'extérieur, c'est ça ou finir aphone à force de lui goualler dessus ou être au chômage technique pour balançage forcené et vénère de pot de peinture à l'arrière-train du dit canidé.

Donc, ne vous inquiétez pas, je suis en pleine phase « travail-manueleuse », mais, de toute façon, je crois qu'on va attendre un peu pour la narration d'opéra... parce que je sens venir le coup : je commence un récit de truc lyrique quelconque et je vais vous laisser en plan au beau milieu, pour cause de départ et ce, le dix-sept de ce mois, pour trois semaines. Mais j'en reparlerai plus tard.

A part parler de la fexibilité de queues de vaches, de l'âge du capitaine, de la robe du canasson de Riton IV, ne vous attendez pas à des sommets artistiques (si tant est qu'il y en ai jamais eu ici d'ailleurs). Quelques gaffes certainement, des délires sûrement, enfin des ... « trucs » (j'aime ce mot ça définit tout et n'importe quoi, ça me définit même fort bien je trouve, j'aurai dû choisir « Truc-lind » et pas Sieglind comme pseudo moi !)

Et évidemment, mon passage chez les potes, ça, à moins d'être en rade de clavier, de s'être payé la poutre au milieu du salon et d'avoir explosé ses binocles, ça reste immuable !

Vous marrez pas, j'ai fait ça aussi, le « mangeage » de poutre, mais c'était dans le noir complet et c'est juste l'arcade qui a morflé. J'ai une sale manie, quand Morphée commence à me faire de l'oeil en m'indiquant le pucier, j'éteins tout et j'y vais dans le noir, une habitude de môme que j'ai gardée quand, pour prouver que... « même pas peur du monstre sous les meubles ! »... je pouvais affronter les ténèbres nocturnes sans avoir à changer de culotte après.

Chacun a sa méthode en ce qui concerne ses trouilles, moi, je fonce droit dessus, le menton fièrement levé (mais ayant tout de même mémorisé d'avance la manoeuvre de repli dans le désordre, ça peut mal tourner).

Tiens, d'ailleurs, ça me fait penser à mon expérience avec la gent canine ça ! Je vous narre la chose, ça va vous occuper (et meubler l'article: d'une pierre deux coups !)


Une année, je me suis coltinée un clebs bien moins que frétillant du croupion dans la rue, du genre molosse bavant et grondant (molosse chez moi, vu ma taille, ça commence au coker, désolée !). Le véto chez qui j'avais bossé à une époque m'avait dit de contrôler son adrénaline et les phéromones qui vont avec, les bestiaux le sentent et ça les énerve pire que l'odeur de leur bouffe après un jeûn de trois jours.

Quand au bout de la rue, vous voyez une masse sombre, qui avance, le bide au raz du bitume, façon commando en exercice, les oreilles bien plaquées à son crâne, la queue tellement basse qu'elle vient lui chatouiller la machoire inférieure, c'est qu'il est pas jouasse (content) et que le premier qu'il va croiser va lui servir de défouloir. Comme à cette heure, là, il n'y avait qu'une pauvre pékine - moi - à se trimballer dans les rues pour aller chercher sa miche de pain, histoire d'en être débarassée et de ne plus avoir à ressortir de la journée (je devais avoir soit un jeu, soit une bidouille manuelle à faire encore une fois, ce jour là) son choix a vite été arrêté ! Il allait se taper de la dragonne en amuse-ballot !

Ce mâtin, je l'avais déjà vu aboyer après tout le monde, mais du bon côté de la barrière quand il était dans le jardinet de ses proprios, là, point de muret quelconque pour empêcher ce gueulard de première de joindre le geste belliqueux à la parole agressive ! Et vu son oeil torve (entre temps, on s'était un peu rapproché tous les deux, j'pouvais voir son regard, et ce n'était pas spécialement l'image du bon toutou submergé de reconnaissance et d'amour pour les humains qu'il renvoyait)

Que faire ? Plonger dans un fossé ou bosquet quelconque ? Impossible, pas même un pissenlit à interposer entre le fauve et moi, et un caniveau, comme fossé défensif, il y a mieux, à moins que la bestiasse soit arthritique au dernier degré et ça n'avait pas vraiment l'air de la titiller aux articulations ! Grimper en hauteur, sur un arbre, un poteau ? Désolée de vous le dire, mais n'ayant pas prévu d'attaque immédiate de la gent canine, mes fringues étaient tout sauf idéales pour jouer les Sheena (des tongs et un paréo aux chevilles, il y a mieux tout de même) et les poteaux, à moins d'avoir des crampons de bûcherons, c'est irrémédiablement lisse (et souvent en ferraille ce qui n'arrange pas la sauce). Fuir ? Mais bien sur ! La viande de dragonne est meilleure quand la bête fait de l'exercice et ça l'aurait amusé je parie ce clébard de me courir au valseur, je n'allais pas lui faire ce plaisir, nan mais !

Alors je respire un bon coup (genre exercices de respiration avant une séance de plongée en apnée à la « Grand Bleu ») et je m'arrange pour ne pas varier de manière trop évidente mon allure (se sauver non, mais foncer dessus, faut pas exagérer non plus, manquerait plus que j'ai crié « taïau » tiens !)

La distance entre nous diminue dangereusement et là, le chien se plaque au sol. Ou il va me sauter à la gorge (là encore, pas la peine qu'il prenne son élan, j'ai la « bonne » taille) ou il va sournoisement attendre que je lui passe à côté pour déguster un de mes mollets.

Je ralentis le pas encore plus et guette ses réactions... Il est vraiment franc comme un âne qui recule celui-là, à me regarder en biais, histoire de jauger quel morcif il va bien pouvoir se tailler sur la bestiole.

Et là, ça part au centième de seconde ! Je le vois prendre appui sur ses pattes arrières (ça y est, c'est l'hallali !), je me cale sur mes quilles légèrement écartées et lorsqu'il entame sa manoeuvre  pour me foncer dans le lard, je balance un des mes ripatons avec élan (comme dans les films où les flics défoncent la porte d'un suspect) avec le plus beau cri sauvage que j'ai pu trouver à mon répertoire.lyrique.

Comme quoi, le danger c'est tout de même super quant à la capacité musculaire ! L'adrénaline, dissimulée tant bien que mal, selon les conseils du véto, mais bien présente tout de même, m'a fait lui envoyer un de ces coups de pieds qui l'a fait valser jusqu'au mur de la barraque bordant le trottoir où il s'est écrasé comme une bouse fraiche avec un couinement plus de surprise que de douleur à mon avis. Il en est resté comme deux ronds de flan ! Qu'une « trois-pommes-à-genoux » se rebiffe, il n'avait certainement pas prévu le coup !

Pour ne pas lui laisser le temps de reprendre ses esprits j'ai continué d'avancer vers lui tout en le couvrant de noms de piafs et de la voix la plus autoritaire que j'ai pu trouver dans mon stock neuronale au rayon « alarme et systèmes défensifs anti-clébards teigneux »

Il a rampé, moins que fierot, le long du mur pour s'engouffrer par le portail connement laissé ouvert par ses patrons. Je l'ai suivi (teigneuse moi ? Non, pugnace !) ai refermé le dit portail, et ai sonné rageusement au carillon, jusqu'à ce qu'un assimilé humain daigne montrer son blair de veau.

De génisse plutôt puisque c'était bobonne qui venait s'enquérir du pourquoi-du-comment de tout ce tintamarre à l'heure du « Télé-Achat ».

Alors, là, ce fut le pompon ! Devinez ce qu'elle m'a sorti après mon compte-rendu plus qu'énervé de l'attitude non citoyenne de son clébard ? Que ça l'avait étonnée aussi de ne pas l'entendre aboyer à tout bout de champs comme il en avait l'habitude ! Je lui ai répondu qu'il était tombé sur plus gueularde, dommage pour lui... et pour môdame et son blaireau parce que j'allais avoir envie de pain frais tous les jours et même plusieurs fois par jour, juste pour avoir le plaisir sans borne de lui re-gueuler dessus en passant devant chez eux Elle s'est drapée dans sa dignité (« dignité » c'est l'autre mot pour robe-de-chambre informe en molleton défraîchi) et m'a sorti le couplet comme quoi c'était leur chien et il faisait comme bon lui semble, comme eux.

Sauf que faire ce qu'on veut, quand on reste dans l'enceinte de son chez-soi, pas de problème, mais quand un forcené à quatre pattes se taille la route, histoire de sortir de son quotidien bêtifiant pour aller voir du monde (et même le goûter) là, il y a atteinte à la sécurité du pékin moyen, dont je fais partie. Et si elle ne voulait pas une plainte au derche, elle avait intérêt à mettre la pédale douce à son discours outragé, parce que leur toutou bouffé aux mites n'en était pas à son coup d'essai et que pas mal de mères de famille se plaignaient, sans rien faire évidemment, d'être obligées de changer de trottoir parce que la bête fichait les jetons à leurs rejetons justement ! Là, c'était la cerise sur le rateau ! Le feu de paille qui fait boule de neige ! La goutte d'eau qui met le feu aux poudres ! Je lui ai sorti, avec un calme rien moins que rassurant que c'était dit, elle venait d'être nominée pour l'élection de Miss Emmerdeuse de l'année et que son fan club venait de voir le jour à l'instant même dans ma cervelle survoltée ! J'allais de ce pas ronéotyper de mes blanches mimines les affichettes à faire circuler demandant quelques petites signatures à certains de ses voisins; bien heureux à ce que j'avais cru comprendre, d'avoir enfin un truc officiel à produire contre ses nuisances et celles de son satané machin pelé à quatre pattes.

Là, bizarrement, elle a changé de ton et s'est emberlificotée dans ce que j'ai pris pour des excuses en m'assurant qu'elle allait remédier dès que faire se pouvait à se « léger » problème. (Léger ! Quand on sait qu'un riverain sur deux et un passant occasionnel sur trois ou quatre avait à souffrir de ces nuisances sonores, elle était modeste la grosse ! J'ai appris plus tard, que ces « braves » gens avaient eu « quelques » ennuis de ce type dans leur précédent logement.

En tout cas, elle a tenu parole, et dès que j'avais l'occasion de passer devant chez eux et que le toutou faisait mine de l'ouvrir, un des maîtres sortaient automatiquement pour le faire taire. En espérant qu'ils ne guettaient pas mon passage à longueur de journée , derrière leurs rideaux au crochet avec des biches et des zoziaux – en couleur ! La classe ! -, histoire de me prouver leur bonne foi et que les autres « victimes », ne s'étant pas manifestées verbalement comme bibi, ne soient pas toujours aussi mal loties ! Mais là, je suis médisante, on ne peut pas regarder Télé-Achat et les « Feux de Santa Dallas » et surveiller la rue en même temps.!

Bon, tout ça pour prouver (avec ma sempiternelle longueur) l'affimation du début, comme quoi je fais toujours face à ce qui me fiche les miquettes.

Au fait... vous en avez eu des aventures « animalières » de ce type ? Parce que je sais qu'on a cassé le moule et que je suis unique (vaut mieux !) mais les cheunasses et bestioles agressives de tout poil, ça coure les sentines non ?

Bon, je vous quitte, une fistonnne à réveiller pour qu'elle aille chercher un peu plus de matos pour la bricole et d'autres choses ménagesques à faire et je vous souhaite une bonne journée, loin des clébards névrosés et des bugnes nocturnesques dans les murs. A plus...

La dragonne

Publié dans Mes gaffes

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Quichottine 04/09/2010 13:22


Je me demandais ce que tu avais mis dans tes gaffes...

Je trouve ta réaction très saine. J'ai eu un problème à peu près identique avec l'un de mes voisins, et je n'ai pas osé insister trop...

Il est intelligent, il a fini par comprendre et à ne pas laisser le chien aboyer toute la journée.

Je connais quelqu'un qui met son chien chez une "nounou à chiens" quand il travaille !

... Pourquoi avoir un animal quand on ne peut pas s'en occuper ?


02/05/2011 08:36



Donc, tu sais ce que contiennent mes gaffes maintenant... Pour le chien bruyant, sais pas si c'est vraiment de l'intelligence... plutôt une nécessité de ne pas se
retrouver avec tous le voisinage aux basques. Bécots Quichottine



fergt 23/08/2009 17:19

sa dvé pas etre un "Gros molosse bavant" comme tu dis pour l avire fé giclé d un seul coupe de pied un "Vrai" "molosse" aurrais a peine bougé et tu serais pas la pour ecrire cette histoire
jme dmande comment tas pu travailler ché un veto vu la fasson dont tu parle de "CLEBS"

Voila j ai poussé mon coup d gueule x)

02/09/2009 07:55



Désolée (comme dans le titre) de répondre si tard, je reviens juste de ma feignasserie estivale hors frontières... Je me dois de répondre (je le fais toujours, même si je suis un peu gênée par le
français chaotique de votre grammaire française)...
Point n'est besoin d'explication sur le fait ou non que j'aime les animaux... tout le monde a droit à son propre avis... Juste pour vous envoyer un lien sur un autre article "coup de gueule" de mon
blog... à vous de juger ce que je pense vraiment des animaux (mais surtout des gens, en fin de compte hé, hé)
C'est ici :
http://opera-farfelu.over-blog.com/article-24003779.html

Bonne continuation et surtout... un p'tit effort pour que je vous pige si vous vous manifestez, j'ai vraiment du mal, même si je bidouille des mots, je tâche toujours de respecter notre vieille
bonne grammaire.


Marianne 03/06/2008 11:10

hahahahahaha :0010:

05/06/2008 07:22


J'ose espérer que c'est un rire franc et pas critique sur mes dons picturaux hé, hé... Bises Marianne


Alain 03/06/2007 21:23

Quelle histoire !! ça m’ennuie aussi quand mon toutou, ultra gentil pourtant pour un chien abandonné – genre Lassie-, se met à aboyer après les passants ! ceux qui le connaissent savent que c’est sa façon de réclamer des caresses, pour les autres je me dis qu’il se fait passer pour un chien de garde (surtout qu’il y a des vols de temps en temps dans le quartier !)! Mais une chose est sûre, quand je suis dehors avec lui, il n’aboie pas.
Mais tu as raison, les molosses sont souvent dangereux, j’ai entendu encore qu’un chien a enfoncé le crâne d’un enfant il y a 2 jours !
Bon c’est pas tout ça, il y a de la peinture dans le pot et ça ne doit pas sécher !!
Bon courage et bonne semaine Dragonne   
 

Sieglind 04/06/2007 08:31

Ouai... un gamin de deux ans attaqué par un des bas-rouges de ses parents.... Il faut toujours garder en mémoire qu'un chien quel qu'il soit est un animal et donc qu'il a des réactions imprévisibles, le bon teckel de ma  tante, qu'elle avait eu tout petit, lui a sauté quand même à la  joue un jour alors... mais j'ai remarqué que les bêtes s'en prenaient  toujours à ceux qui ne "dominaient" pas... il y a peut-être un rapport...Bises Alain

GdeB 03/06/2007 11:20

C'est bien ce que je pensais, si le chien mord, c'est la faute des maîtres...S'ils ne le promènent jamais, il est forcément malheureux. On ne devrait pas avoir de chien si on ne peut pas le promener...
Etant donné ta réaction, je me doute que tu n'as pas peur des chiens ! Ce serait plutôt le contraire.

Sieglind 04/06/2007 08:27

Je n'en ai pas peur parce que j'ai vécu tout le temps avec et en plus que j'ai bossé comme assistante véto à un moment, ça aide hé, hé.Gros  bisous Grenouille