Glamis, son parc, ses boeufs, ses fantômes

Publié le par Sieglind

Bonjour !

Chose promise... je vais devoir vous causer ectoplasmes. Désolée Adü, je note mon devoir de vacances chez toi, mais si je tarde, on va encore dire que je fais le minimum syndical, je vais finir par être grillée question flemme... si c'est pas déjà fait par ailleurs (vous connaissez ma devise "doucement le matin, pas trop vite le soir" non ?)
Mais promis craché, juré, je le ferai, foi de dragonne ! Sans compter évidemment ce que j'ai encore chez vous à lire, pas tout fait hier.

En causant d'hier, un autre petit "truc"qui me tombe sur le râble (je me disais aussi, "ça faisait longtemps !"):
Dans la famille "j'suis une bille telle est ma gloire", filez-moi la dragonne et fissah ! Ce matin, au réveil, c'est à dire un oeil fermé, l'autre en train de tenter une mise au point, la pogne tâtonnante vers la cafetière et le pas flageolant (je vous avais pas dit... j'suis "glamour tendance en vrac" le matin, faut être connaisseur) je réponds, sans regarder ma messagerie, aux commentaires d'hier, vu que j'avais zieuté le bazar avant de faire dormir les yeux, et,dans la foulée (ralentie à la Matrix, c'était au réveil n'oubliez pas !) tente une entrée discrète et au radar sur Thunderbird.
Ben mes colons, plus de Thunderbird, plus de messages, plus d'adresses, enfin le Grand Blanc sans son râtelier quoi ! Tout est encore parti aux chiottes et fiston se' demande vraiment ce qu'il a fichu pour avoir une buse pareille comme génitrice, vu qu'il a bien passé trois quart d'heure à tenter la défibrillation sur le bestiau. Sans grand succès, tout s'est encore fait la malle dans les limbes informatiques (un voyage à la "Thanatonautes" de Werber s'impose, mais j'ai pas les dispositions... psychiques et informatiques pour, donc, on laisse béton).

Donc, vous vous doutez bien que ce n'est pas pour meubler (enfin, pas essentiellement) que je vous narre mes mésaventures, mais pour informer "qui de droit", c'est à dire les potes, de bien vouloir me faire un coucou par Email, s'ils veulent que je récupère leurs coordonnées (avec mon bol légendaire, espérons que je ne vais pas avoir à me taper toutes les ré-inscriptions chez vous, ça serait bien dans le synopsis de la "Forza del Destino" version dragonienne et non verdienne ça !).

Ne vous prenez pas le bourrichon, l'adresse, elle, n'a pas changé, c'est juste la porte de la boîte aux lettres qui s'est faite la malle et au premier coup de vent d'autan, tous les messages ont commencé leur vol migratoire vers le grand Ailleurs (j'en arrive à voir ça comme le rituel annuel des oiseaux migrateurs moi, ça devient du systématique chez bibi)

Je compte sur vous pour me refiler vos adresses Email, histoire d'entretenir ma vie socio-bloguesque, ou bloguesco-sociale, ou c'que vous voulez... m'en tamponne un peu ce matin, légèrement électrique après cet incident (électrique, c'est sur, tu me fiches une prise où je pense, j'allume au moins une 70 Watts moi, un chouillas vénère, mais ça va passer, à moins que je fasse court-jus d'ici là, avec les pieds dans le kawa, il y a un risque !)

Bon, les malheurs de dragonne étant exposés, passons à autre chose d'un peu plus distrayant (quoique, ça puisse être distrayant... pour les autres, bandes de sadiques !) et allons du côté des castels et lieux sujets aux hantises de tous poils ; je dis bien de tous poils, parce qu'il paraîtrait même qu'il y a des fantômes de bestiaux par là-bas (sic un bouquin en grand-breton offert à fistonne - j'attends qu'elle me le traduise, ça sert à ça les cadeaux aux gamins non ?)



Je ne vais pas éplucher tout notre périple pour narrer dans l'ordre chronologique des visites, ça serait trop long et tenter de retrouver tous mes souvenirs à ce sujet ça m'obligerait à décoller la pulpe du fond, ça prendrait trop de temps.
Aussi, je vais commencer pàr le château qui compte le plus de p'tits spectres au mètre carré, le castel de Glamis, résidence royale depuis 1372 et donc résidence d'enfance de la reine mère. Pas si lugubre que ça en plus, bizarre ! Ou alors les fantômes aiment leurs aises et c'est totalement passé de mode de les voir arpenter les couloirs sombres et humides d'une ruine croulante et insalubre, mais étant donné que la mode date du dix-neuvième siècle, avec l'apogée du romantisme, plus c'est sombre, suintant,"courants-d'aireux", lugubre, plus ça en jette, visez du côté des films de la Hammer de la grande époque si vous ne me croyez pas.


La première histoire, enfin la plus connue localement, est celle de la chambre secrète. Il fallait bien qu'on dégote une chausse-trappe quelconque dans ces murs de quarante-douze centimètres d'épaisseur, et c'est vrai que de l'extérieur, on voit une fenêtre, indiquée gracieusement par le guide,  qui n'est visible que de la pelouse, à l'intérieur, peau de balle et balai de crin ! Totalement occultée cette ouverture quand on visite la pièce où logiquement elle devrait s'ouvrir.

Plusieurs versions de ce mystère.

Notre "pisteur" nous a déballé celle d'un des comte en place, se faisant légèrement "iech" un samedi soir, veille du sacro-saint repos dominical.

Comme il en avait marre de se taper sur les doigts et de dire que ça faisait du bien quand ça s'arrête, il a sifflé sa valetaille pour qu'elle lui apporte illico-maestoso un jeu de cartes, histoire de se taper quelques petites réussites sans doute. Problème, à l'époque, c'était l'équivalent du Sabbath, et jouer à trois secondes de se retrouver le jour du Seigneur, ça faisait légèrement tâche ! Les serviteurs ont poussés les hauts cris en se signant des deux pognes et en faisant le "cornuto" avec les doigts, ils en étaient même à envisager le pieu et le collier d'ail, c'est vous dire !

On peut dire que, loin de lui ficher les miquettes au comte, ça l'a plutôt énervé de voir qu'on le traitait par-dessus la jambe, lui, un emblasonné au sang bleu-pervenche ! Il a piqué sa rogne. J'imagine quelques menaces de raccourcissement têtal et petites frivolités torturesques en vogue à l'époque, histoire de les motiver un peu, mais le feu de paille qui a fait boule de neige c'est quand il leur a dit qu'il s'en fichait de jouer même avec le grand cornu, du moment qu'il arrête de se faire ch... comme un rat mort.

Là, c'était le pompon ! Comme ça ou se soulager dans un Stradivarius c'était la même chose, ils lui ont tout de même donné son paquet de tarot de Marseille et s'en sont allés mettre un maximum de pièces et de corridors entre eux et ce "blasphémeux" patenté. Au moment de bifurquer dans le couloir, ils ont entendu quelqu'un frapper à la porte du salon du comte et celui-ci répondre un truc du genre "entrez, au nom des démons !" M'est avis que ce n'est pas le p'tit chaperon rouge avec son pot de beurre et sa galette qui a tiré la chevillette, parce que tout de suite après on a entendu un de ces ramdam à l'intérieur qui en a presque décroché les lourdes tentures et les divers massacres égayant se riant petit cabinet de repos (ou alors, elle avait un cycle hormonale légèrement perturbé la gamine. Coucou Bruno Bettelheim !)

Un des types, plus courageux que les autres, ou poussé au c. par les autres, vu qu'il avait paumé à la courte-paille, a collé l'oeil à la serrure pour se retrouver cramé par un retour de flamme  dévastant la pièce, façon grizou. Il a tout juste eu le temps de voir son patron jouer les méchouis au milieu des flammes avec son pote cornu en train de se marrer comme une baleine.

On ajoute que le comte a continué sa partie de tarot pendant des siècles avec son démoniaque invité et que, pour éviter des accidents domestiques tels que crâmage de tifs et couenne grillée version bacon du Scottish breakfast, on a tout simplement muré la pièce. Certains, même de nos jours déclarent avoir entendu le bruit d'un paquet de carte battu comme avant une partie de pouilleux, mais là... tant que je n'ai rien entendu, je m'appelle Thomas et postule pour la canonisation hein ?

L'autre version parle de deux personnages jouant avec le diable, le Lord de Glamis en place, joueur "invertébré" et le comte de Crawford dit "le tigre", mais les circonstances restent les mêmes, un jeu démoniaque, jour de Sabbath avec promesse de taper le carton jusqu'au Jugement dernier, faut pas plaisanter chez les Ecossais avec le repos dominicale, c'est sur!

Une autre raconte que dans la même pièce secrète se trouveraient les corps (plutôt nonosses, vu la flotte qui a coulé depuis sous les pontons) qui seraient les restes d'hommes d'un clan écossais venu chercher refuge après une brouille musclée avec des rivaux. Problème, le lord de l'époque ne les portait pas dans son coeur non plus et s'est empressé, après avoir accepté avec un sourire faux comme un billet de mille et cinq centimes, de les planquer dans la fameuse salle, dont il avait pris soin de murer les fenêtres et la porte, peut-être pour qu'ils ne souffrent pas des courants d'airs (attentionné le type !)

Quoi qu'il en soit, on est témoins dragon et moi, la fenêtre qui ne donne sur rien à l'intérieur existe bel et bien ! Par contre, ce joueur démoniaque n'est pas le seul à habiter les lieux, les autres "esprits" ne sont pas mal non plus, mais on verra ça un peu plus tard, ça va vous saouler sinon, rapport à ma logorrhée clavistique... On souffle un peu et on y reviendra, promis !

Si vous avez l'occasion de passer par là-bas, je vous conseille la visite de cette résidence royale, pas mal du tout, un parc sympa, un cimetière d'animaux planqué dans les bosquets (même un cochon y est enterré pour vous dire !) du vert et des fleurettes partout, un gazon à faire pleurer les trois brins d'herbe à vache qu'on tente de discipliner dans notre bout de terrain, des boeufs de highlands placidement en train de machouiller dans un pré, enfin le rêve pour celui qui veut se la péter propriétaire terrien quoi.

Bonne journée, portez-vous bien et hasta la visa baby comme dirait mon banquier !

La dragonne

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&hearts :0071: &hearts Moyra &hearts:0071: &hearts 25/08/2007 12:29

Youhou copine ! Quel bonheur de se fendre la pêche (c'est la saison hi!hi!) dans ton antre!Entre autres expressions sieglindesques j'aime bien le feu de paille qui fait boule de neige! J'adote tes mélanges hilarants.Trop forte l'histoire du tripot fantôme!Je file voir la suite de tes news...bisou et bonnes courses du samedi!

Sieglind 27/08/2007 10:43

Je pratique aussi, la goutte d'eau qui met le feu aux poudres... l"étincelle qui fait déborder le vase... et tout le toutim... fais moi confiance hé, hé. Bises copine

Sissi à la toque 23/08/2007 13:48

lol...
bisou ma dragonette....

Sieglind 27/08/2007 10:44

Bises "chef" !

FantÎmette 22/08/2007 20:22

Mince, je croayis que j'étais l'unique fantôme de ta vie.. grrrr...

Sieglind 23/08/2007 07:45

Ben non Sissi, j'en ai des flopitudes hé, hé. Bises ma belle.

Alain-anjalika 21/08/2007 11:36

Mais Dragonne tu es sollicitée de partout !! Adü veux-tu laisser Dragonne tranquille ?  surtout que les shushis décidément, informatiques s’accrochent à elle comme les moules (là vous connaissez la formule !!) ! Bon comme j’ai un mail qui tarde à partir, tu auras de mes news ASAP pour reprendre un jargon post-moderne pour « as soon as possible » !! ils ne savent plus quoi inventer sous leur capillo-tracté !
Bon ! Revenons à nos moutons d’Ecosse ! car cette histoire sent le méchoui à plein nez !!
Il y a de plus un petit parfum … Macbethien, non ? le roi qui voit des fantômes après ses crimes !!
Bonne semaine Dragonne j’ai du retard en tout….. comms et mails… mais ça va viendre mdrrr
 


 

Sieglind 22/08/2007 08:43

Je n'arrête pas d'être demandée au parloir moi ! hé, hé; Bises Alain, et pour sur, déjà le mot Glamis... les sorcières le nomment bien sire de Glamis au début de l'opéra... si  ne ne me buse ...

cat 21/08/2007 08:01

et dire que ... certains trouvent que moi, j'écris beaucoup lol lolmorte de rirebisous Dragonne :Dbonne journée

Sieglind 21/08/2007 09:56

Comme quoi, tout est relatif, n'est-ce pas Cat ? hé, hé. Bises