Sept choix pour un bouquin

Publié le par Sieglind

Bonjour !


Evidemment, le cliché est un vieux truc, pas le temps de bidouiller autre chose au lever, désolée !

Bon, il me semble que vous avez eu le temps de digérer mon "pavé de boeuf des Highlands" depuis la dernière fois, on va pouvoir passer à autre chose. Et cet autre chose, c'est un devoir de vacances (pff !) sadiquamicalement refilé par notre prince Adü. Et oui, il veut s'assurer que je reste occupée, histoire que je ne fiche pas le feu partout en soupirant d'ennui certainement ; c'est comme ça que les légendes naissent, voyez Néron et son récital sur fond d'incendie romain *  et même Attila, la terreur des rats, s'ennuyant ferme sur son canasson et se disant... "Tiens, à part me tailler une bavette "sur" le bestiau, si j'allais conquérir des terres juste pour voir si l'herbe crame bien partout de la même manière..."

Je vous rassure, côté ennui, je n'ai déjà pas suffisamment des vingt-quatre minuscules heures d'une "nano-journée" alors trouver ne serait-ce que cinq minutes pour m'apitoyer sur mon triste sort de ménagère de cinquante balais, coincée entre sa serpillère et sa table à repasser **, faut aller fureter sur le net ailleurs, c'est pas le genre de la carrée (et de sa patronne).

Donc, après une digression des plus... dragonière, dans le genre "parler pour ne rien dire et noyer le carassin doré" passons à notre devoir.

Sujet : les sept raisons qui vous font acheter un bouquin (et le lire au cas échéant, à moins que vous achetiez des bouquins au mètre linéaire ou au kilo, pour garnir les étagères, ça existe ***) Donc, vous allez pouvoir sortir de votre apnée angoissée, vous saurez tout sur les travers livresques de la dragonne, c'est sur, ça manquait à votre culture générale ça !

1 - Une couverture accroche-mirette. Allez, vous n'allez pas me dire que ce qui attire votre regard, c'est un volume tout de noir vêtu ! Il faut être franc, quand on cherche un "nouveau" bouquin à lire. On s'en fiche un peu qu'il soit relié en peau de bique mercerisée, tannée façon Cordoue, roulée sous les aisselles et mûrie en fût de chêne. Attention, je ne dis pas que je n'aime pas les vieux bouquins, au contraire, j'en  ai également une collection assez conséquente, mais ce sont les "classiques" de chez antédiluvien, si vous voyez ce que je veux dire, Hugo, Dostoïevski, Dumas, Voltaire, Cervantès etc, ce n'est pas spécialement la nouveauté de l'écrit qui me fait garder jalousement ces trésors, mais l'objet en lui même...( ils ont une âme Aphonse Marie, je confirme ! ****)
Quant au choix d'un nouvel achat pour première lecture, j'avoue que la première chose qui me frappe la rétine, c'est tout de même une couverture "'interpellant" ma sensibilité (j'en vois faire la moue, si si... j'suis une petite chose très sensible et romantique, le problème, c'est le vocabulaire qui ne va pas avec... et la gestuelle... et le tempérament...  mais j'vous jure... Candie pourrait être ma p'tite cousine, faudrait juste qu'elle se relooke un peu côté dreadlocks oxygénés et crinolines). Mon genre de prédilection étant le thriller ou le fantastique (petite incursion vers la SF permise, conseillée même) il faut que la jaquette me fasse d'emblée savoir dans quel monde je vais me balader. J'aime les couvertures créatives et rien moins que "plates".

2 - L'auteur. Ce n'est pas aux lecteurs plus assidus que bibi que je vais apprendre que le choix de l'auteur est pour beaucoup dans l'acquisition d'un volume ! Inutile non plus de revenir sur l'exemple de Stephen K., dont j'ai quasiment tout ce qui est paru en rayon (je laisse les écrits anglo-claxons pour quand je me serai décidée à ouvrir le Harrap's pour autre chose que la dépanne... et il m'est fort utile... pour caler un meuble manchot d'une patte que j'ai, ça serait ballot de perdre en ordonnance équilibrienne non ?). Par contre, il faut avouer que c'est un peu le coup de la roulette russe... On part sur une "valeur" (personnelle, donc bien subjective il faut le reconnaitre) et on se lance, les yeux fermés en se disant que c'est un coup franc ou un hors jeu... faut aimer les jeux de hasard, je dois l'avouer. Tout n'est pas la perfection  imprimée, cela convient aussi au choix musicale cela s'entend (sans jeu de mots... quoi que...)

3 - Le titre. J'aurai du mal à tilter pour un livre nommé "Jules, pavé de chaussée, sa vie, son oeuvre" je craindrais trop le côté monolitique de l'écriture, il faut là aussi, que ça titille mon imagination...Quant à mes goûts littéraires, il faudra cibler les expressions comme  "démoniaque", "du mal", "horreur", "malédiction", un titre genre "Jour de "tripaille" au rayon boucherie" ça rend pas mal non ? Enfin tout plein de joyeusetés du même topo (une vraie fleur bleue je vous dis !)

4 - Le quatrième de couverture. Une fois imprimée sur la rétine la zoulie couverture, et n'étant pas "pétassifiée" à ce point là (voir mon ****) je tourne le volume pour jeter un autre coup d'oeil pour savoir si je ne me plante pas (imaginez ma "blonde" lisant "Quelle  était  verte ma vallée" pensant choper un précis de jardinage en quarante douze leçons, ça ferait désordre non ?) Là, plus c'est concis, mieux c'est. Pas la peine d'en faire des caisses, qu'on donne juste envie d'aller fouiner du côté des aventures gothico-romantiques ou paranoïaco-picaresques du héros, c'est tout ce que je demande. Je lis rarement les critiques ampoulées des maîtres en la matière (les critiques patentés et payés à la ligne, évidemment), je préfère juger la bête sur pattes par moi-même (un petit côté saint thomasien assumé là aussi)

5 - Le positionnement géographique du volume dans l'espace... Ah... j'aime bien la formule, ça vous espante hein ? En gros, je fuis comme la peste les présentoirs "nouveautés et prix littéraires" en tout genre. Je préfère fouiner sous les piles, dans les rayonnages, histoire de vérifier si une oeuvre de tel auteur m'aurait échappée. Je ne sais pas pourquoi... le côté mètre-cube à vendre des nouvelles parutions me fait plutôt tourner les talons, en bonne anti-conformiste, je vais m'empresser de faire totalement l'inverse de ce qu'on attend de moi, c'est à dire, regarder ailleurs (je suis lucide, ma soif de ne pas faire "tendance" est une forme de tendance tout de même... une victime de la mode "non-mode" en quelque sorte)

6 - La publicité amicale et connaissancesque. Rien ne vaut l'avis et la proposition d'ouvrir tel livre venue d'un proche lors d'une conversation "refaisage de monde" comme je les aime ! En principe, je suis rarement déçue. Il n'y a pas à se tromper avec les potes, où ils sont du  bois du même métal que nous... ou totalement à l'opposé. Dans les deux cas, cela fonctionne. Pour les premiers, je me fiche à l'eau sans hésiter, qui se ressemble etc.... pour les seconds, il suffit qu'ils me disent n'avoir pas aimé pour que je sache que ça risque de me brancher gentiment, et lycée de Versailles évidemment.(cela vaut également pour les conseils des blogueurs que je fréquente, cela va sans dire)

7 - La publicité "officielle", télévisuelle ou autre. En dernier recours, il vaut mieux d'ailleurs, vu les fois où j'oublie de "poweriser" le petit écran ou d'ouvrir un canard quinze ans après la bataille (ça m'arrive régulièrement de cibler un article, un film à regarder, un concert etc... pour m'apercevoir que le périodique est périmé depuis belle larirette et bon à ficher aux allumes-feu barbecuetesques). Et on en revient à ce que je disais pour le quatrième de couverture, lisant à reculons les critiques patentés, j'ai forcément du mal à écouter les conseils de ceux payés par les chaînes télévisuelles ou les magasines peoples ou assimilés. J'écoute, pour me tenir informée, mais ce n'est pas pour ça que ça va automatiquement m'inciter à sauter dans mes thongs pour pleurer misère en magasin et de menacer de me mettre en apnée à la Soupalognon-y-Croûtons s'ils sont en rupture de stock.

Bon, vous savez tout sur mes choix livresques et vous pouvez enfin respirer, le mystère du siècle est résolu, un poids de moins sur vos frêles épaules n'est-ce pas ?
Allez, je file lire trois jours (et plus) de retard chez vous et j'ai un aveu à vous faire... j'ai failli encore remettre cet article-devoir, pour cause de coup-de-gueulisation qui me démangeait... on verra si le soufflet est retombé ou non... mais commencer la semaine en gouallant, ce n'était pas l'idéal, zen-attitude oblige !  Mine de rien, ce petit "travail" m'a servi de séance de yoga, merci Adü !

Bon début de semaine et je file à qui de droit (plutôt à qui se sent interpelé par le sujet) ce petit devoir... vous pouvez piocher comme bon vous semble, je ne "nomine" personne (j'suis pas sadique... moi !). Bon baiser et bon vent.... à plus la troupe.

La dragonne

*(pour info, sa frapadinguerie galopante n'en était pas au point qu'il compose des alexandrins en entretenant sa "flamme créatrice" aux tisons de sa capitale en train de partir en scories, aux dernières infos  ça serait rien que des menteries,  d'accord, la majorité des douze césars ayant trôné sur le strapontin  impérial n'avait pas  l'électricité à tous les étages, mentalement parlant, mais  plus on en rajoute dans le folklore, plus ça marque les esprits, la preuve !)

**  désolée, à force d'être inemployées, elles ont décidé de fusionner, au sens  littérale,  l'une s'enroulant autour des pieds de l'autre  façon  moule de  bouchots, ce qui  empêche  toute tentative  pour ouvrir le bastringue pour  fer-à-repasseriser  le moindre gant de toilette... Euh...  vous me croyez j'espère... nan ?... J'en fais un peu  trop ?... Ah bon...  Bon, d'accord, je l'avoue.... la serpillère se porte à merveille et la planche  a repasser continue d'oxyder  langoureusement dans le garage, c'est qu'elle pèse son âne mort  c'te bourrique, un truc  récupéré chez mon frangin qui devait  allier les bienfaits du  ménage  à celui de la muscu intensive certainement, rien qu'à l'ouvrir, je risque soit de me sectionner les quatre doigts et le pouce (des doigts de pieds également, faut bien  jouer les chainons manquants  des origines de l'humanité pour pouvoir la déplier, à deux mimines, peux pas, désolée)  soit  de  me ficher un tour de rein et la jouer à la Erich Von Stroheim dans la "Grande Illusion", ça "minerve" un peu... j'suis pas maso... j'évite.

*** Rigolez pas, j'ai connu une neuronalement "vraie blonde",  se la pétant diablesse en Prada (ou Chanel, ça fonctionne aussi),  des talons vertiges qui te font friser le record de l'ascension du Mont Blanc par la face nord du pot  (je parle  du dessert, pas de la montagne, ses aspirations sportives et aventurières  se cantonnant aux alentours immédiats du frigo et du placard à  biscuits et douceurs,  elle "compensait" énormément comme on dit), des ongles  passés  au minium pour éviter que ça rouille certainement,  les poils de son balai brosse collés aux  paupières  ripolinées pour accentuer  le côté glamour de son regard de bovidé (je sais, j'suis pas tendre, mais elle ne l'était pas non plus ... j'vois pas  pourquoi je me gênerais) , la parfaite pouf  bimbolisée quoi... Elle vise mes bouquins et me demande mon "fournisseur" je lui répond que je suis plutôt pour acheter  n'importe où, du moment que ça me plaise et elle me sort qu'elle préfère son  bouquiniste préféré qui lui file son quintale de bouquin  tous les "tant" du mois,  elle s'en tape le coquillard de "ce à quoi ça cause" (sic, pour une fois, ce n''est pas de moi, l'expression), du moment que la couverture se la pète bien et que ça fasse  "trop bôoooo" sur  sa biblio  design italien ! J'ai eu un blanc;.. désolée... pas su quoi lui répondre (et s'absenter  cinq minutes, sous couvert d'une envie pressante naturelle, pour s'écrouler de rire sur la cuvette, ça empêche aussi l'élocution, vous  pouvez en être surs !)

**** Alphonse Marie Louis de Prat de Lamartine (il partait avec un sacré handicap question blaze, heureusement que ça s'est arrangé après) 1790-1869

Publié dans Mes devoirs

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Commenter cet article

aril 03/09/2007 15:16

moi aussi je me suis risquee à cet exercice mais pas avaec autant de style que toi! heureusement que tu l'as fait avant moi sinon je n'aurais rien pu ecrire!!! lol!!! apparemment nous avons quelques gouts communs...lol

04/09/2007 06:50

Tiens donc.... je file voir ce que tu as choisi? hé, hé. Bonne journée aril

Roanne 31/08/2007 21:17

Hello, c'est re-moi hors sujet, je rattraperai mon retard ultérieurement :).Dis-moi Sieglind, peux-tu me dire si les modestes crapahutages de Roanne te paraissent crédibles ou pas dans la dernière partie en ligne, car Adu a tiqué dessus et du coup je doute.Moi il me semblait que les fractures costales empêchent pas de bouger (à dose homéopathiques) par contre sont gênantes pour le reste : dormir, se laver, s'habiller.J'attends ta confirmation dans un sens ou l'autre, j'adapterai en conséquences.

02/09/2007 11:42

J'ai vu et répondu avant ici, encore heureux, tu aurais pu attendre encore longtemps sinon hé, hé.Bises Roanne et bonne journée.

sugi la fourmiz 30/08/2007 12:12

Kikou ma dragonne :-)Je viens de voir ta news...ça va pêter, je le sens bien ^o^Sur ce je file à mes casseroles! Le repas ne se fera pas tous seul lolBiz et bonne journéeSugi la fourmiz

31/08/2007 00:06

Je confirme, ça a pété, mais fallait que le nuage crève, ça aurait viré à la tornade sinon hé, hé; Bises la fourmi

&hearts :0071: &hearts Moyra &hearts:0071: &hearts 30/08/2007 11:55

ZEEEENNNN!Tu te fais du mal là!Je languis tout de même de savoir. hi!hi!Nous on t'aime et c'est ...

31/08/2007 00:05

Naaan, c'est à "l'autre" que j'ai fait virtuellement du mal !!! Je m'arrange toujours pour être du bon côté de la cognée, rassure-toi... Bises copine

Aduna Fael 30/08/2007 10:27

Hou la la, je viens de recevoir ta news et tu as l'air sacrément remontée, je sens que ça va bientôt chauffer par ici, hi hi !!!J'ai hâte de connaître le fin mot de l'histoire de cette coupdegueulisation qui te taraude depuis quelques jours !!!Bises,Adû

31/08/2007 00:04

Ouf, j'ai lâché mon "rot" ça va beaucoup mieux hé, hé; Bises Adü