Bonjour à tous !
Alors hier on a bien attaqué la falaise ? Bin oui, faut dire qu’on a un peu ramé pour aller dire bonjour aux autres blogueurs. Et cette fois, qu’on vienne pas dire que ça vient de moi, j’étais pas la seule dans le cas, à ce que j’ai vu. Les commentaires, passe encore, parce qu’on sait qu’il y a un problème et que, tout d’un coup, les gens se sont pas mis en tête de vous faire la gueule du jour au lendemain, mais ce qui m’a embêtée c’est de même pas pouvoir aller pouvoir lire des articles parfois (ç’est pas de ma faute, j’suis une grande curieuse et tout ce qu’on balance, faut que j’y aille mettre mon nez).
On verra aujourd’hui, si ça va mieux, mais pour l’instant, j’vais vous parler de ce qu’avais déjà commencé à faire hier… d’opéra et de Faust en particulier.
Hier, on avait vu l’acte I avec son pacte méphistophélien et un Faust lifté d’un coup et prêt à en découdre avec le monde entier (et surtout avec les minettes, d’après ce qu’on a compris) On aborde la suite, l’Acte II :
Le lieu : Comme une idiote tête en l’air que j’suis, hier j’ai bien dit que la légende était germanique, et dans ma caboche, c’était évident que ça se passait en Allemagne… mais j’l’ai point dit (première omission) et que ça se passait au XVIè siècle non plus (deuxième omission) à trois… carton jaune ! Pour être plus précis, cette fois, dans cet acte, on se retrouve à l’extérieur d’une des portes de la cité avec à gauche, une auberge et son enseigne,, un barbus perché sur un tonneau en train de siffler un godet et pas du thé glacé à mon avis (ça serait ce cher Bacchus, que ça m’étonnerai à moitié). C’est jour de kermesse.
Les personnages : les kermesseux, hommes et femmes en train de s’prendre du bon temps, Valentin le frère de Marguerite (la tricoteuses montrée par Méphisto à Faust), Siebel, un copain (assez jeune pour que ça soit une meuf qui tienne le rôle – rapport à la voix certainement), Wagner (mais pas Richard) une autre connaissance, Méphistophélès, Faust et enfin la Pénélope locale, j’ai cité plus haut, Marguerite.

Au début de l’acte donc, les villageois profitent de la fête à Neuneu. Et qu’ça pêche-aux-canardise, et que ça déglingue des ballons aux fléchettes, et qu’ça achète des kilos de petits rouleaux de papier à dérouler pour gagner une petite m… isère, que si on calcule, on l’a bien payée vingt fois au bout du compte, pour les plus courageux,.un tour de manège avec la panse bien remplie, pour « appeler Raoul » après - (alors là, j’explique : chez moi, « appeler Raoul » c’est restituer son déj. quand on a les dents du fond qui baignent – rapport au bruit qu’on fait « raaaaouuul » ; élégant s’pas ? Euh p’tet pas, mais c’est un truc avec mes frérots, et s’il y en a un qui lit le truc, ça va nous rappeler des souvenirs communs, s’pas les frangins ?) – détail qui a son importance : si vous avez les boyaux fragiles, évitez de lire ça au p’tit déj. ça peut avoir des répercussions. – Donc tout le monde s’éclate pass’ke c’est fait pour, une foire
Valentin et son poisson pilote Siebel arrivent à ce moment. Le frère de Marguerite montre à l’autre la merdouille – pardon, médaille – que lui a donné sa frangine pour le protéger pendant la bagarre – on apprend qu’il doit partir, débiter du barbare quelque part - Où ? Qui ? Pour qui, ça, ça reste dans le flou artistique, mais à c’t’époque, comme on se tapait dessus pour un pied posé hors de chez soi… y a qu’à cibler, sur un bouquin d’histoire, la période belliqueuse teutonne du XVIe, y aura du choix… remarquez, depuis… y a encore le choix… mais comme c’est écrit XVIème en gros sur le livret, alors on reste XVIème !... Et j’parle pas non plus de la bataille de Paris, là, il faut pas tout mélanger ! Il pousse sa chansonnette connue (de moi, c’est sur, parce que j’avais étudié ça à la chorale) « Avant de quitter ces lieux, sol natal de mes Aïeux » (en gros il prie le bon dieu pour qu’il jette un œil sur sa frangine pendant son absence, parce que de la donzelle blonde et dodue là ou ils faut, ça risque d’attirer les loups)
Un copain allumé, Wagner commence à chanter debout sur une table – (la chanson du « rat » : me demandez pas pourquoi, ça devait être le top 50 de l’époque) – pour être interrompu par l’endiablé pourpreux faisant son entrée. Celui-ci chante encore un air connu « le veau d’or est toujours debout » (référence aux « Dix Commandements » quand Moïse redescend de sa ballade alpestre pour piquer sa gueulante contre son peuple qui s’est « légèrement » laissé aller avec monsieur Vice et madame Luxure). - En plus, je sais pas si certains blogueurs l’ont remarqué, mais c’est une expression que j’emploie souvent, pour dire que le fric est roi de nos jours. – Après, il propose à tout le monde de lire dans les lignes de la main (justement la tireuse de carte engitanée est malade et son stand est fermé) :
« Euh Wagner… mauvaise pioche ! Tu va y laisser ta peau à c’te guerre et le p’tit freluquet là, qu’à une voix de castrat (Siebel, évidemment) t’as pas vraiment la main verte ! Pour tes bouquets à Marguerite (et pas de marguerites) faudra voir du côté des bonbons, c’est moins… périssable, à partir de… tout de suite, dès que tu touches un bouquet… il partira en quenouille (rouet, Marguerite, quenouille, ça se tient tout ça) et s’ra aussi sec que du balai de riz au moment de l’offrir.
- Comment tu connais le blaze de ma frangine ? – lance Valentin.

Valentin un peu énervé
- Si j’étais toi, j’mettrais tout de suite mes affaires en ordre, pass’ke que je connais quelqu’un qui va t’envoyer vite fait bien fait rejoindre des Aïeux - (ceux du sol, de la chanson de Valentin) –
- T’as intérêt à le fermer illico ton clapet, sinon j’peux t’aider ! » – répond Valentin en dégainant sur cure-dent.
Là, coup de théâtre démoniaque, son épée se brise dès qu’il fiche un pied dans le cercle magique que Méphisto vient de tracer autour de lui. Valentin, ayant vu « le Bal des Vampires » la semaine précédente, se rappelle le coup pour les vampires et forme une croix avec les deux morceaux de l’ustensile. Ses copains l’aident avec la garde de leurs épées en forme de croix aussi et tous réussissent à faire reculer l’empourpré cornu et sortent parce que, vraiment, ce type, sent le souffre à plein nez.
Faust arrive, comme la cavalerie, toujours en retard ? Il demande si Méphisto pense bien à lui présenter la fille entrevue par vision satanique dans l’acte un.
« Pas de problème ! Surtout que le bal commence, on va la voir rappliquer, en plus c’est une valse elle va pas pouvoir résister - (surtout que la fameuse valse est, là aussi très, mais alors très connue – voir à Valse de Faust dans vos recherches) »
De loin, on voit la Marguerite (ça me rappelle « la vache et le Prisonnier » pas vous… hé, hé), rappliquer, revenant de l’église, son missel à la main. Siebel le jeunôt enamouré, veut s’approcher d’elle, mais dès qu’il fait un pas, le cornu lui barre la route. Habile manœuvre pour que Faust se rapproche de la donzelle.
« Beau temps hein ?
- C’est sur il aurait pu pleuvoir !
- Vous habitez chez vos parents ? Y a du monde, donnez moi le bras, sinon on va vous bousculer dans la foule
- J’t’en pose des questions et ça va pas la tête ? J’suis pas impotente, j’peux marcher toute seule ! Et pis… c’est pas l’envie qui m’en manque, mais… y a Marthe ma copine et j’voudrais pas qu’elle jase un peu trop. L’est gentille mais comme c’est ma voisine, le frérot serait vite au courant, et la ville aussi, dix minutes après !"
Elle s’en va alors que la danse continue et que l’acte s’achève
Une autre partie de l’intrigue est bouclée et la prochaine fois, on va voir le plan mis au point par Méphisto (faut être lucide, c’est pas ce pov’ Faust, qu’est le meneur dans cette danse là…) et je vous laisse donc, méditer sur les rencontre pendant les fêtes foraines (si vous voyez un mec en rouge, faite un grand détour, à moins que vous ayez un crucifix sur vous ou un canif cassé, ou un jerrican d’eau bénite)

J'ai trouvé et le bouquet fané de Siebel et le crâne sur le bureau de Faust (donc photo groupée)
Bonne journée et à plus tard
La dragonne
Pour la partition de la valse en photo (tapez google image Valse de Faust et ça fonctionne (j'avais mis l'adresse, mais ça m'allongeait le texte comme pas possible - une bille j'vous dis en informatique!)

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