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Mardi 13 septembre 2005

Bonjour !


Alors, on a fait court hier ( enfin J’AI fait court, mais à vous saouler avant et pendant avec mes commentaires digressifs et multiples, vous avez quand même le droit de souffler non ?)
Donc, là, on reprend « presque » tout de suite la narration des Pêcheurs de Perles (j’fais des efforts, vous avez vu ?) en terminant d’abord par la fin de l’acte I qu’on avait laissé en plan, alors que Zurga (le nouveau chef élu à l’unanimité) informait son copain Nadir de l’arrivée imminente de la nouvelle prêtresse (le Nadir en question étant de  retour d’une expédition safari au cœur de la jungle, et tout ça pour oublier une meuf, qu’ils avaient le malheur d’apprécier tous les deux, plus que de raison)

 

Le lieu : toujours la plage avec palmiers, cactus, rocher au temple ruiné, feu de camp et tout le toutim.

Les Personnages : les mêmes (chœur, Zurga, Nadir, Leïla (la novice du culte locale), le grand manitou Nourabad

La fille entre envoilée jusqu’aux doigts de pieds, suivie de quatre fakirs armés de leur planches à clous, et de Nourabad, le grand prêtre.

Les femmes l’accueillent par des chants de bienvenue et Zurga en fait de même non sans lui redemander si elle accepte le contrat, c'est-à-dire de rester voilée et célibataire, de faire régulièrement ses prières, et de chanter occasionnellement pour faire fuir les démons (là, c’est pas parce qu’elle chante comme un vase fêlé, c’est l’exorciste du coin on va dire) No problemo pour elle (y avait que ce taf à l’ANPE du coin, faut pas faire sa difficile) On cause salaire, et dans le coin, la monnaie c’est la perlouze donc… si elle est bien gentille, on lui fera cadeau de la plus grosse et le plus belle pêchée et avec, son contrat fini, elle aura aucun mal à trouver un mec (sacré dot pour l’époque) Il y a qu’une ligne un peu gênante (évidemment écrite en pattes de mouches) à la fin du papier : si elle faute de quelque manière que ce soit… elle verra pas le jour se lever (définitif comme rupture d’engagement ça !)

Là, la minette a un mouvement de recul, pas parce qu’elle a les jetons mais parce qu’elle vient de reconnaître Nadir un peu à l’écart. Elle se reprend et quand Zurga lui demande si elle veut résilier le contrat, elle refuse en disant qu’elle tiendra le coup. Elle chausse les crampons parce que le rocher au temple est pas très praticable (pour sur, s’il n’y a que des vierges pour gravir le sentier de chèvres…et ça une fois par an… le terrain a pas trop le temps de s’aplanir !)


Pendant qu’elle entre dans le temple en ruines avec ses fakirs et Nourabad au train, les villageois se dispersent pour vaquer à leurs occupations diverses et Nadir après que son copain Zurga lui ai souhaité une bonne nuit se retrouve comme un benêt assis sur son caillou à délirer (c’est le décalage dû à son voyage de retour de safari, ça !) Pince-Mi étant parti au large chercher des huîtres perlières, c’est Pince-Moi qu’il évoque, parce qu’il a comme un doute sur l’identité de la vierge exorciste. Elle lui rappelle drôlement la fille par la faute de qui il a failli paumer son meilleur pote. Là un air célèbre : « Je crois entendre encore… » au répertoire de tous les ténors faisant un pot-pourri des meilleurs tubes lyriques. Enfin, un truc où il dit qu’il a carrément menti comme un arracheur de dents à Zurga, parce qu’il s’est planqué pour suivre la fameuse nana et passer des heures carrées à l’écouter planqué dans les bosquets ! (sournois le copain !). En tout cas, son auto-berceuse fonctionne parce ce qu’il s’endort comme une souche sur un bout de natte (mais non, il est pas assis sur la tronche d’une copine ! Une natte ! Un truc en feuilles de palmiers qui sert d’Epeda dans le coin).


Nadir planqué dans les fourrés!


Leïla et sa troupe de comiques ressortent du temple pour commencer le rituel de bénédiction : bûcher de branches sèches et d’herbe qui rigole (bin oui, faut toujours entrer en transe non ? Et les chamans ont tous un paquet de truc un peu hallucinatoire à filer pour entretenir leur petit foyer) et chant de la donzelle invoquant les esprits des bois, des rochers, de l’air, de l’eau, enfin toute la troupe quoi !

A s’égosiller comme ça, fallait s’y attendre, Nadir ouvre un œil, et là, il n’y a plus de doute ! (il a l’oreille absolue !) c’est la fille ! Leïla, de son côté, murmure entre deux couplets que c’est pas trop tôt et qu’elle était à deux doigts de faire des signaux style chien jaune sur les portes avions pour se faire reconnaître ! Les villageois lui demandent de chanter, pour chasser le mauvais œil, Nadir, lui, c’est par pur plaisir qu’il demande un bis et Leïla, cabotine, se fait pas prier pour montrer ses capacités vocales.

 

 

Et c’est sur cette scène que se termine l’acte I des Pêcheurs de Perles de Georges Bizet.

On entame l’acte II parce qu’il n’est pas trop long

Le lieu : les ruines d’un temple assez coquet, ma foi avec lianes en fleurs et rayons de lune éclairant une mignonnette terrasse

Les personnages : Un chœur (il est de toutes les teufs, c’ui-là !), Nourabad, Leïla, Nadir, les fakirs, Zurga

Le rideau se lève sur les nouveaux appartements de Leïla (un temple en ruine, on peut dire qu’ils se sont pas foulés, les autochtones !) Le soir tombe et comme les pêcheurs sont rentrés du boulot, son boulot de la journée s’achève.
« Tiens, v’la ta piaule, t’as bien bossé, t’as droit à un peu de repos ! – explique Nourabad à la fille.
- Z’êtes dingue ? J’vais pas rester toute seule ici ?
- Te fais pas d’bile ! J’vois pas ce que tu as à craindre : d’un côté la falaise à pic, de l’autre le camp, et des fakirs armés jusqu’aux dents pour défendre ton honneur, qu’est-ce qu’il te faut de plus ! Et t’as donné ta parole alors…
- J’sais j’l’ai déjà fait une fois, et ça prouve que j’suis fiable !
- C’est quoi encore c’t’histoire ?
- Bin, toute ch’tite, j’ai dû planquer un mec qu’avait du monde au train et quand les zozos sont arrivés, j’ai pas joué les balances ! Comme cadeau le type m’a filé une chaîne de cou.
- De toute façon t’as intérêt à tenir des engagements, sinon c’est à Zurga qu’t’auras affaire et il est pas moulant question honneur ! »

Tout le monde s’en va, la laissant seule avec sa trouille du noir (sympa les mecs !) Elle chante un truc, vous savez comme on fait quand on a les foies mais qu’on veut pas le montrer. Mais elle c’est plutôt « J’ai les pétoches, mais y a quelqu’un de planqué dans les fourrés qui guette au cas où » (ça c’est pour Nadir et sa manie de s’embusquer dans tous les végétaux qu’il peut trouver à sa proximité). D’ailleurs dans les coulisses (pardon, dans les bosquets) on entend le copain pousser sa chansonnette en s’accompagnant  d’une guzla (c’est pas une meuf, c’est un instrument de musique, si vous vous posez la question) La ritournelle se rapproche, signe que le propriétaire de la glotte qui s’exprime ainsi va pas tarder à faire son apparition.


ça c'est une guzla!



Evidemment, il apparaît pile poil quand la chanson se termine (quel timing !) et se précipite vers sa belle :
« J’suis béni des dieux, moi, j’ai réussi à passer tous les gardes-chiourme !
- T’es pas marteau ? Si on te vois, t’es fichu, mon pov’ gars ! Rendez-vous plutôt demain, on courras moins de risques !
- D’ac ! Je file et à plus… »

Il se carapate et on entend un coup de regolvingue venir du lointain (antiquité, peut être, mais c’est bizarre, les chinois étaient déjà passé là avec leur invention poudreuse). Le chœur pousse des hauts cris « sus à l’ennemi ! » en traversant le fond du théâtre à la poursuite du profanateur.

Comme par hasard, c’est à ce moment que l’orage décide d’éclater et, comme par hasard (euh, p’tet’ pas non) les autochtones y voient un mauvais présage.

Nourabad revient avec sa troupe et désigne les deux coupables (Nadir n’est pas allé bien loin dans sa fuite, il a du riper et se viander comme une grosse bouse, c’est que ça glisse un sentier de biques menant à un temple en hauteur !)

Les deux amoureux trouvent certainement que c’est le meilleur moment pour se faire des serments, parce que ça y va du couplet « que je t’aimeuuuu , que je t’aimeuuuu, que je t’aime ! » Nadir planque Leïla derrière lui et fait face à la foule énervée en les menaçant tous de son canif (le pauvre ! Il est attendrissant mais on peut pas dire que je jouerai sur ses chances de survie à un contre… tout plein !)

Zurga pousse une sacré goillante en surgissant sur scène :
« C’est pas fini ce b…asard ? Y en a qui dorment ! D’abord, j’vous signale que vous m’avez élu grand chef, alors si il y a quelqu’un pour prendre une décision au sujet de ce crime de lèse-divinité, c’est bibi ! Et bibi a décidé d’être magnanime ! Alors laissez ces deux-là tranquilles, sinon vous allez tater d’mon 45 fillette d’autorité cheftaine !

Les autres obéissent parce qu’un coup de pied au valseur ça ferait désordre sur leur curriculum et Nourabad, pour ficher la honte à l’ex prêtresse, lui arrache le voile et « boum-patatra ! » coup de théâtre, mais là, on était prévenu, Zurga reconnaît la fille dont il était amoureux ainsi que son copain.
Bizarrement, sa clémence fond comme crème glacée au micro-onde. Le vent a tourné a la vitesse grand V pour les amoureux et ils se retrouvent ficelés comme rosette, l’un traîné vers le campement, l’autre bouclée dans son templounet.

C’est ainsi que se termine le deuxième acte et l’inévitable question : qu’adviendra-t-il de nos malheureux héros ? En tout cas, ils sont bien mal barrés ! Et faudrait un miracle pour qu’ils s’en sortent… quoique…. Mais ça, lotus et couche moussue, ça sera pour la prochaine fois !

Bonne journée et à plus…
La dragonne

 
par Sieglind publié dans : Bizet
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Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

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