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Lundi 19 septembre 2005

Bonjour à tous !


Alors vous avez compris qu’aujourd’hui, on partait à la montagne j’espère ! Les chaussures de marche et les bâtons et piolets sont à prévoir ainsi qu’une ou deux cordes de rappel et surtout : un bonne doudoune et une couverte de survie (un GPS, ça serait pas superflu, vu ce qui s’y passe dans ce charmant coin)… mais je ne vous en dis pas plus sinon… c’est pas la peine de vous raconter l’histoire, si c’est pour casser le suspens !

Donc on va parler d’un opéra d’un musicien pas très connu, Alfredo Catalani (1854-1893, là, je met les dates, parce que pour les plus connus, avec un dico, on peut toujours s’en sortir…)

En plus cet opéra, je l’ai… entendu ; oui entendu, parce que c’était une version concert à la Halle aux Grains de Toulouse et, une fois qu’on a détaillé, les solistes et le chœur, on a tout loisir pour l’écoute et le livret (étant donné, que côté gestuelle, ils font plutôt dans le « sobre », remarquez, je les vois mal jouer les moulins à vent et mimer les scènes sur le petit podium où ils se perchent - petit, tout est relatif, mais c’est un truc quand même partagé, par un orchestre, son cher et les solistes – en plus d’un chœur, qui suivant sa conséquence, va se percher sur le balcon derrière.

Donc voici, très chers, l’histoire de LA WALLY d’Alfredo Catalani

ACTE I

Le lieu : le Tyrol (oui, je sais c’est italien, mais ça se passe au Tyrol,  Carmen c’est bien français et ça se déroule en Hispanie alors…), la grande place du village de Hochstoff (à tes souhaits !) Une ruelle (du genre « tu tends les bras, tu touches les murs de chaque côté ») monte (ou descend, ça dépend du sens qu’on prend pour l’emprunter… j’sais, je chipote, j’arrête)… monte, donc, vers un pont traversant le cours d’eau du coin (l’Ache) qui coule au fond d’un sacré ravin (tu loupes la marche… si t’as pas l’élastique approprié, tu t’écrases au fond comme une vieille bouse). On distingue un sentier de biques qui mène vers les sommets des montagnes locales là-aussi (le Murzoll et le Similaun). Au bout du pont : une lanterne avec une statue de Jean-Claude pardon Jésus Christ (j’sais, j’irai brûler en enfer…)

 

Les personnages : Plein de monde étant donné qu’on fête les soixante-dix balais d’un certain Stromminger (ça doit être l’aïeul du village, pas bien grosse la durée de vie en montagne à l’époque !) Donc, un chœur mixte (comme les vestiaires de Coluche), l’ancêtre  Stromminger, sa fille, La Wally, Gellner un type qui a remporté le concours de tir organisé pour l’occasion et, accessoirement, amoureux de la Wally, Walter : le chanteur local, Hogenbach (re- à tes souhaits !) un type d’un village voisin, fils de l’ennemi juré du vieux Stromminger, et évidemment amoureux secret de La Wally (toujours pareil ! Un amoureux officiel et un officieux… on voit déjà la suite, non ?)


Au lever du rideau, tout le village est en train d’admirer les participants au concours, Gellner vise et paf, met dans le mile du premier coup (heureux au jeu….) Stromminger félicite le gagnant :
« Dans l’mile Mimile ! Et ce frimeur de Hagenbach peut aller se rhabiller ! » – il voit se pointer le chanteur Walter –  « t’as perdu quek’chose ? »
- Voui, ta fistonne ! On a prévu un p’tit truc en duo pour fêter ça ! J’sais que t’aime pas trop la zicmu, mais ça, ça peut de plaire ! Surtout que c’est ta Wally qui l’a écrite alors…
- Déballe qu’on juge… »


Il s’exécute en chantant un truc sur l’Edelweiss (coucou Pascalou !) l’histoire d’une randonneuse (coucou  Alain !) qui s’étant décidée à se poser cinq minutes pour souffler, aurait fait le vœu de rester belle comme la neige du sommet . Aussitôt dit, aussitôt fait : l’avalanche l’a ensevelie sous pas mal de pelletées de poudreuse et elle vit maintenant sous la forme de la ch’tite fleur blanche qu’on connaît. (zouli hein ?) Le paternel, apprécie la ritournelle, quoiqu’un peu étonné que sa fifille ait sorti un truc si tristounet, c’est pas trop son style d’habitude.


On annonce l’arrivée des chasseurs. Tout ce petit monde se précipite pour leur offrir un godet et savoir ce qu’ils ont pris. Un mec est en tête du peloton …Hagenbach (évidemment, le jeune premier allait pas être à la traîne, ça se fait pas !) Il se coltine une peau de winnie encore fraîche (beurk, heureusement qu’au théâtre, c’est une toison en pure acrylique élevé sous la mère et colorée à l’encre rouge, sinon vous imaginez les relents, sur le plateau avec les projo en pleine poire… bon appêtiiiiiiit !).

Il raconte comment il a réussi à dépiauter la bête (après l’avoir tuée suivant l’adage évidemment, on est pas des sauvages !) :
« J’avançais, tranquillou sur le chemin (un litron à la main, ça freine le chasseur, c’est reconnu) quand j’ai entendu un grognement et qui v’nait pas de mes boyaux, j’vous jure ! Soudain un ours balèze me barre la route, et à mon avis, c’était pas pour me demander du feu ! Là : p’tit problème, après évaluation rapide de la situation, c’était chaud de chez brûlant : à droite le torrent, à gauche, une « grosse » marche, style précipice ! Y avait plus qu’une solution…

- deux, en fait, mais pour se carapater, il faut les chaussures adéquates (comme Sheila , qu’à des coattes – couettes - aussi, bof, je sais, moyen s’pas, comme synonyme y avait bien « idoines » mais, là pas de jeu de mot… alors… faute de grive…)

 


(En plus, mauvaise excuse parce qu'à moins d'être équipé de ça, on peut toujours courir - quitte à se déchausser d'ailleurs - le pire c'est que c'est pas des barres, mais les pompes, elles s'appellent "ravin" j'ai trouvé ça sur le net! Fort non?)

– donc, reprenons son récit, il explique qu'il doit se battre :  

... « Paren, aputen y fuego (l’équivalent hispanique du « a vos marques, prêts, tirez » des pelotons d’exécution) Là, autre gros problème : j’avais oublié les cartouches - (malin ça !) - c’qui fait que j’ai du le finir au canif ! - (mais oui, on te croit ! Pourquoi pas avec les dents pendant qu’tu y es…)"


Là évidemment, Stromminger peut pas s’empêcher d’être désagréable (vieux teigneux va !) :
« C’est connu y a qu’un Hagenbach pour chasse le plantigrade ! Pourtant j’en connais et qu’on pas besoin de se la péter avec des histoires d’arracheur de dent ! Si ton paternel était encore là, il t’en montrerait la preuve, rapport aux traces que j’lui ai laissé sur la couenne après une bagarre ! »


Là, c’est le truc qu’il fallait pas dire ! Le fiston outragé, oubliant qu’il a affaire à un vieux chnoque,  lui fiche sa tannée et l’envoie valser cul par-dessus tête. (Lyssy, ça pourrait presque être pour toi, si t’avais perdu ton calme, par contre Manue…. No comment s’pas ?)
La scène commence à ressembler à la panique de la foule dans le « Cuirassé Potemkine » et ça devient du grand n’importe quoi !


Quand soudain, une drôle de fille fait son entrée bizarrement fringuée et des edelweiss plein la tignasse. Elle goualle qu’elle aimerait bien connaître le téméraire qu’a osé toucher à son papounet…qu’il passe tout de suite par le photomaton parce qu’après il pourra plus se reconnaître.
Hagenbach se dénonce et…. Bin rien côté représailles : la fille reste scotchée avec un air de merlan frit et la lippe pendouillante (elle en pince, c’est évident ! C’est comme le nez au milieu de la figure – s’pas les Kikojos ?)


Elle change d’optique et essaie de calmer son monde, mais ça n’a pas l’air de fonctionner et tout le monde reste sur ses positions tout en repartant chacun par où il est venu (j’sais c’est paradoxale mais faut voir « positions d’idées » s’pas et pas géographie)
Gellner, en profite pour glisser à Stromminger que sa fille est de parti pris dans l’histoire et qu’étant donné qu’elle est tombée en amour (bises la Juv) et en plus avec le fils de son ex pire ennemi… (Roméo, où es-tu mon Roméo… c’est pas la bonne pièce, mais y a de ça non ?) Quel faux derche c’ui-là ! Il casse le mec, pour avoir plus de chance avec la gamine !


Le vieux vachard peut pas accepter ça et il hurle à Wally sous ses fenêtres, que c’est décidé, qu’elle sera mariée à la fin du mois avec Gellner (celui-ci à un geste style vainqueur de combat de boxe accompagné d’un « Yesssss ! » retentissant, enfin, dans ma version) et, sans attendre la réaction de la fistonne,  sort côté jardin .

Restée seule avec son futur conditionnel, impératif, puisque imposé, participant au présent mais très certainement imparfait… (ça c’est de la grammaire dragonnienne pure et dure), elle lui demande de l’oublier. (sic) L’autre s’accroche, c’est qu’il va pas lâcher le beau morceau si vite.


Le paternel revient, persuadé de trouver l’affaire conclue, pour tomber sur une Wally qui lui déballe tout de go, qu’elle préfère crever que d’épouser un type qu’elle aime pas. Il lui rétorque qu’elle a intérêt à changer d’idée, parce que sinon, il la  fiche dehors ! Elle a  jusqu’au tintement de la cloche de l’église pour prendre ta décision !


Elle la prend plus que rapidement cette décision (c’est là l’air dans Diva) et décide de se faire la belle et, comme c’est pas tout mais il se fait tard, elle prend illico presto le chemin vers la montagne accompagnée de Walter, le chanteur, qui ne veut pas qu’elle fasse la route de nuit (surtout en montagne, faut être réaliste)

 

Fin de l’acte ! Encore un truc classique n’est-ce pas ? Les amours contrariés de deux tourtereaux membres de familles rivales (ça fait toujours recette !)

On verra le reste plus tard hein ? Parce que j’ai fait fort là ! Plutôt costaud le pavé non ?

Bonne journée et portez vous bien

La dragonne

 

 

 

par Sieglind publié dans : Catalani
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Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

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