Bonjour !
Encore une fois, je joue les touristes ! Je me baguenaude à droite et à gauche (style P’tite sœur de Laura Hingalls dans sa prairie, avant le cassage de goule dans la luzerne évidemment avec en accompagnement sonore « la mélodie du bonheur » - et oui, si on fait dans le kitch autant le faire jusqu’au bout non ?)
Allez ! On s’y recolle mais on commence à voire le bout de la route… vous inquiétez pas !
Voici donc la suite de
- Quoi ? C’est quoi ce « Ouf ! » que j’ai entendu ? Dites que je vous scie ! Bin vous m’y reprendrez moi à faire du pédagogique ! Pffff ! J’suis gâtée avec la classe qu’ils m’ont refilée cette année tiens ! Faites pas trop les marioles… les interro. surprises c’est pas fait pour les toutous ! Nan méééééé des fois !
Allez zou ! les cahiers et j’veux entendre une mouche p… voler !
Le lieu : Hochstoff (à vos souhaits, bin dis donc ça c’est pas arrangé depuis avant-hier ce rhume !) A droite : la bicoque de Wally (héritage du papounet) avec vue sur la chambre à coucher de la fille. (on va jouer les voyeurs ou quoi ?). A gauche : la fameuse ruelle qui mène au pont (déjà décrite et vue au premier acte). Le sentier vers les hauteurs a pas bougé de place (à moins qu’ils aient paumé les décors et qu’à la va vite ils mettent une échelle en remplacement ; remarquez, que dans les productions dites d’avant-garde, ils feraient certainement ce genre de truc) C’est la nuit et la loupiote du pont est allumée.
Les personnages : Walter (le barde tyrolien), Wally (la fille qui se laisse pas bécotter, enfin soi-disant), le vieux bidasse (ça doit être le sage du coin), Gellner (l’ex-futur et futur complice de la vengeance d’une Wally outragée), Hagenbach (le chasseur), Afra (… nan j’insiste pas), un chœur.
Alors là, je vous préviens ça va être très court la narration (vu la non-densité de l’intrigue, on va pas y passer
Le rideau s’ouvre sur Walter entrant dans la maison de Wally. Il vient consoler sa copine de la honte qu’elle s’est payée en public. L’autre est en train consciencieusement de se déstructurer la tignasse à
- Là, parenthèse : ça rappelle étrangement le piège dans Rigoletto (pour ceux qui connaissent, sinon, vous inquiétez pas on verra ça un de ces quatre)

Hagenbach se pointe (il y pas écouté un traître mot des mises en garde à mon avis) Il avance sur le pont…. Gellner planqué, se précipite par derrière et le fait basculer par-dessus la rambarde ! Il part toquer à la porte de la fille.
« Mission accomplie ! Cible atteinte ! T’as une p’tite cuiller, parce que ton Habenbach, pour le récupérer, ça va être coton !
- T’as fait du beau tiens ! Viens par là qu’on aille faire un saut à l’élastique sans le caoutchouc pas mal hein comme voyage de noces ? »
Au moment où elle veut faire le plongeon en couple dans le ravin ( j’vous explique pas la pile de suicidés volontaires ou non qu’il va y avoir au fond !), elle entend des « Aïe, Ouille, Oulalala, ça fait bobo ! » qui arrivent d’en bas. Elle lâche Gellner qui se fait la belle sans demander son reste, et file ameuter toute la population, parce que plus on sera nombreux sur le coup, plus vite le coco, sera remonté. Comme on n’est jamais mieux servi que par soi-même, elle commence à descendre pour voire l’étendue des dégâts.

Une fois le type remonté et un peu en vrac, elle chope Afra venue aux nouvelles, et un peu tourneboulée, lui dit qu’elle lui rend son copain et en prime lui file sa baraque avec le terrain en dédommagement. Là ou elle va s’installer (la hauuuuut sur la montageuuuuuu…) c’est pas l’espace qui va lui manquer !
Fin de l’acte et on passe à l’acte IV
Le lieu : le Murzoll (la colline hypertrophiée du début), une cabane style refuge au premier plan et des types dans les cintres secouant des oreillers pour faire croire qu’il neige.
Les personnages : Walter, Wally, Hagenbach (réduit l’effectif ici !)

On apprend par Walter que c’est déjà Noël et que c’est pas tout ça, mais on se les gèle un peu dans sa résidence secondaire. Il essaie de persuader
L’autre est pas très chaude (normal, c’est l’hiver) pour y retourner et préfère lui filer ses étrennes ici, en lui donnant en souvenir le collier qu’elle portait à la fête fatidique. Elle le renvoie avec un poutou sur le front en lui disant que lorsqu’il sera de l’autre côté de la mer de glace, il chante la fameuse chanson de l’Edelweiss (voire à l’acte I) ça lui rappellera de bons souvenirs… d’avant la cata.
Elle commence à vouloir imiter la fille de la chanson (pour aller plus vite pour se cryogéniser elle ôte même sa doudoune) lorsqu’on entend Hagenbach l’appeler de loin. Il arrive sur scène et commence à lui expliquer sa visite des plus impromptue :
« On m’a raconté pour l’accident . Bin dis donc t’es pas rancunière après la crasse que t’avais faite au village ! Le temps que je sorte du coaltar, t’étais déjà à jouer les Heidi depuis pas mal de temps. J’suis un peu en retard, parce que pour trouver le chemin étant donné que c’est pas fléché… pas évident, mais j’suis là et c’est pour te dire que j’suis fin prêt pour qu’on convole tous les deux !
- Et Afra dans l’histoire ?
- Erreur de parcours (sympa non ?) J’savais au fond de moi-même que c’était toi ma promise et la danse à tout mis en place. J’suis allé le soir même te dire la chose mais j’ai glissé sur une peau de banane (la seule de tout le Tyrol certainement) et j’ai fait le saut de l’ange !
- On t’a un peu aidé pour le démarrage ;..
- Pas important tout ça, j’en pince quand même toujours ! »
Autre parenthèse pendant toute la scène suivante on aura droit à des voix imitant le vent (là, en relisant le livret, excusez, mais j’ai craqué ! J’ai eu une image complètement louftingue de types penchés en avant pour produire le son…. J’sais, c’est pas très poétique, mais j’ai pas pu m’en empêcher ! Et franchement, vous imaginez la scène… grandiose non ? hé,hé… bon j’arrête c’est très « pipi-caca » je sais)
Reprenons la narration de cette scène très… venteuse… (j’ai dis que j’arrêtais, j’arrête !) Après donc cette déclaration ils commencent à faire des projets sur la comète…lorsqu’on entend un grondement sourd…. (brrrrrrrrrrr ! ça c’est le grondement) Dans le noir complet, Hagenbach cherche le sentier pour redescendre tous les deux (avec la purée de poix ambiante, la neige et la nuit pour faire bonne mesure, c’est pas gagné !) Il essaie de dire à Wally de commencer à descendre et que….
On saura jamais la suite un grand boum-patatra se fait entendre et le type se fait enneiger de trois bon mètres ! L’avalanche ! Franchement qu’est-ce qu’il avait l’autre à s’égosiller comme ça, en pleine montagne, alors qu’on sait qu’un rien suffit à ce que tout déboule !
La fille pète le dernier fusible qui lui restait et accompli un saut carpé impeccable pour le rejoindre dans la poudreuse.

FIN
Alors heureux ? Hé, hé ! Maintenant je peux vous avouer un truc : Un jour, une copine m’a demandée de quoi causait l’opéra… réponse de la dragonne : « d’avalanche ! » Faut être réaliste, à part ça… c’est menu menu l’argument non ? On y est allées (la fameuse version concert de
Donc vous saurez maintenant que pour une balade en montagne enneigée, il faut éviter les vocalises… ça fait pas que vibrer les verres de cristal, la preuve !
Bonne journée et à plus tard…
La dragonne

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