LE BARBIER DE SEVILLE - Faut loger la troupe!

Publié le par Sieglind

Bonjour !

Alors on a vu les aventures – enfin le début – de notre cher Figaro, barbier et entourlipouilleur à ses heures. On est donc prêts à apprendre la suite et comment son plan, pour faire rentrer le comte dans la place, va bien pouvoir fonctionner…

ACTE I (suite)

Le lieu : un salon dans la maison de Bartolo. Truc bien représentatif du type. Carton pâte, simili peau de bête, rideaux Prisunics… le minimum vital côté meubles, les bougies sous cadenas, au cas où on aurait l’idée de faire un peu plus de lumière que le truc chiche dispensé dans la pièce. Des tableaux en point de croix avec de bonne citations bien édifiantes : « un sous est un sou », « Un tien, vaut mieux que deux tu l’auras », « Time is money ». Un portrait de son idole : Picsou. Des patins pour faire bosser les visiteurs et pas avoir à payer la femme de ménage pour cirer le parquet. Enfin, la maison typique d’un rapiat.

Les personnages : Les mêmes qu’au début sans Fiorello et ses musiciens, mais avec Berta (Marceline dans la version française) et Ambrogio (Ambroise) deux domestiques de Bartolo.

Rosine est en train de rêver sur un poulet (pas le gallinacé ! Le mot doux) qu’elle compte faire passer à son amoureux, le comte, et se demande comment elle va pouvoir y arriver avec son cerbère de tuteur autoproclamé fiancé. Figaro entre dans la pièce :
« Et comment va la p’tite dame ? Oh, on a une toute ch’tite mine !
- Je m’em…nuie à cent sous de l’heure !
- Une fillette pleine de ressource comme vous ?
- A quoi ça sert calfeutrée dans ce trou à rat ?
- Ma pov’ p’tite cocotte va ! Mais j’en quand même des infos pour vous…
- Pas maintenant j’entend Bartolo qui repointe son vilain pif !
- Je m’cache dans un coin, mais c’est que partie remise."


Bartolo entre en râlant après Figaro qu’a soi disant estropié la moitié de son personnel de maison avec ses remèdes de bonne femme. Il demande à Rosine si elle n’aurait pas vu le zoziau par ici. Elle répond, pour le faire bisquer qu’il était là, y a pas longtemps et qu’elle l’a trouvé fort « aimable » (et toc, dans le râtelier) et fière de sa tirade rejoint sa chambrette. Le vieux reste à melouner sur la froideur de sa future et demande à ses domestiques Berta et Ambrogio s’ils n’ont pas vu le coupeur de tifs. Les autres lui répondent qui en éternuant, qui en baillant (les fameuses prescriptions de Figaro) Comme il a pas le décodeur, il préfère les renvoyer à leur boulot.

Don Basilio (le prof de musique à la botte du tuteur) entre :
« Eh chef sérénissime, lumière de l’Occident, phare du monde nouveau… (c’est un obséquieux le type, un lèche caoutchoucs de première !) j’viens vous prévenir d’un os pour votre projet matrimonial : le comte Almaviva est dans le secteur et vu qu’il est accro à la Rosine… faudrait peut-être trouvé un plan pour lui ficher sa réputation en l’air. (là, le fameux air de La Calomnie)
- Et ça consiste… ?
- A balancer un truc bien crade sur, j’sais pas moi, ses mœurs, qu’il doit du fric à tout le monde, que c’est un serial killer. Vous savez comment ça marche : vous dites qu’il s’est coupé en se faisant une tartine, et au bout d’un moment l’info vous revient comme quoi il est amputé des quatre membres. Faut laisser le téléphone arabe jouer… au bout du compte c’est les autres qui font le travail de démolition pour nous.
- Pas mauvaise l’idée, mais en attendant on file dans mes apparts pour peaufiner le contrat de mariage. Et une fois mariés, vous inquiétez pas… les prétendants feront un grand détour pour passer devant chez nous ! »

Ils sortent tous les deux et Rosine et Figaro reviennent dans la pièce. Ce dernier qu’a tout entendu, marmonne que ça va pas se passer aussi facilement que ça leur plan à deux balles et s’avance pour informer la fille des dernières nouvelles :
« Eh ! Machine ! J’te préviens mais demain t’es invitée à une fête !
- Première nouvelle !
- Pourtant c’est toi le plat de résistance, si j’ose m’exprimer ainsi, vu que c’est de ton mariage avec Bartolo dont je parle.
- Même pas vrai !
- Des preuves ? Colles ton œil à la chambre du tuteur, tu verras bien que c’est pas des mots croisés qu’ils rédigent lui et Basilio.
- Alors là, s’il croit que je vais me laisser faire… il connaît pas encore sa pupille ! Au fait… pour changer de sujet, c’ui là me gonfle un peu, qui c’est le type qui s’égosillait sous mes fenêtres ?
- Un cousin, Lindor, qui finit ses études ici. C’est sur, c’t’un brave gars mais il n’a qu’un défaut, c’est qu’il en pince pour une super nana attends que j’me souvienne il m’a même écrit son nom parce que j’arrivais pas à l’imprimer, même écrit j’ai du mal d’ailleurs (il épelle) R.O.S.I.N.E. ça te dis quelque chose ?
- Mais c’est de bibi alors qu’il est amoureux ? On peut dire que c’est fait comme les chiens pour mordre le monde étant donné que je louche aussi vers ce type ! »
- Ce qui serait bien … c’est s’il avait un petit billet tendre de ta part, ça l’aiderait à venir plus vite. »

L’autre lui file le billet en se faisant un peu prier (coquine va ! Elle avait déjà prévu le coup !) Figaro l’empoche et sa carapate pour jouer les vaguemestres.
Rosine reste seule mais pas longtemps, le tuteur refait son apparition :
« De quoi vous causiez avec le merlan ?
- De tout de rien, de la flexibilité des queues de vaches, de l’âge du capitaine… de pleins de trucs, de pas grand-chose en fait.
C’est ça ! Prends-moi pour une buse ! C’était pas de la lettre qui t’a filé entre les doigts par le fenêtre par hasard ? Et ça, sur ton didine, c’est pas une trace d’encre ? (Il a lu tout Conan Doyle)
Bin j’me suis cramée le doigt alors je l’ai trempé dans l’encre
Tu t’fiche de ma tronche ? Ce matin, y avait six feuilles de papier correspondance, il n’en reste que cinq !
J’en ai fait un emballage pour les carambars que j’ai filé à la copine de Figaro
Et la plume ? Hein pourquoi elle est mouillée ?
J’ai fais du coloriage !
Bien sur ! Tu dis ça à un cheval de bois, il te donne un coup de pied ! Tu sais ce qui attend les Pinocchiotes ? Un bon verrous à leur piaule ! Tu mets le nez dehors et ça chauffe pour ton matricule ! Capisci ?
Il sort en claquant la porte.(pas trop fort, le carton pâte, c’est pas du chêne massif !) et la fille rétorque que de toute façon enfermer une nana, c’est lui donner l’occasion de faire travailler ses neurones pour s’en sortir et elle s’éclipse par l’autre porte.

Berta se précipite à la porte d’entrée que quelqu’un est en train de dégonder à force de taper dessus. Le comte fait son apparition, déguisé en soldat et beurré comme un p’tit Lu (enfin, c’est pour de faux, comme on sait) :
« Salut les aminches ! Fait soif ici !
- Qu’est ce que c’est encore que ce zozo ? – s’inquiète Bartolo en refaisant son entrée.
- Z’êtes bien Balordo ? Bertoldo ? Machin-chose quoi !
- Bartolo bougre de bourricot !
- Une bise à Zapi, collègue ! Je guérie aussi des vieilles mules !
- Tu me lâches dis ? Et d’abord c’est quoi ce Barnum ?
- J’dois loger chez toi ! J’ai un billet pour de mon régiment ! »

Rosine entre et s’approche doucement : un soldat bien murgé chez son tuteur, ça a de quoi intriguer tout de même. Le comte se fait reconnaître discrètement par la belle  A voix haute, il demande le chemin de sa piaule parce que là, il a – soi disant – du mal à mettre un pied devant l’autre. Bartolo lui signale qu’il est exempt d’hébergement et file vers son bureau pour trouver le papier officiel et le lui montrer à cet ivrogne galonné. Le bidasse, alias Lindor, alias le comte file une pichenette au parchemin qui s’envole en lui signalant qu’il en a rien à battre, parce que la kasbah lui plaît et qu’il a décidé d’y retirer ses bottes et sur le champ. L’autre prend un bâton pour le ficher dehors. Le comte joue les matamores en gesticulant le plus possible pour attirer l’attention du vieux pendant qu’il laisse tomber une lettre devant Rosine (ça y va la correspondance dans cet acte ! Pire que msn !) Ruse suprême, il pose un mouchoir dessus et rend le tout à la gamine comme si de surprise, elle en avait laissé tomber le sien ! Un bref échange de papier et le tuteur pensant tomber sur un truc du genre « Ma chérie…. » se retrouve en train de lire : « slips kangourous, chemises de nuit, gant de toilette…la liste du linge à laver. Le comte prend la mouche, parce que Rosine craque et que Bartolo la serre d’un peu près. Il tire l’épée et veut embrocher le vieux bardon.
Figaro entre au milieu de cette foire d’empoigne :
« On se calme ! On respire un grand coup !
C’est lui qu’a commencé !
Nan ! C’est l’autre
Tu la veut celle-là
Essaie qu’on rigole, on va jouer aux osselets après !
Mais c’est pas bientôt fini ! J’vais en prendre un pour taper sur l’autre ça va pas traîner ! »

Arrêt sur image parce qu’on frappe énergiquement à la porte : c’est les flics (les voisins, alertés par les cris,  ont dû faire le 17). La maison poulaga (assez nombreuse pour former un chœur) s’informe de l’objet du litige. Chacun parle en même temps pour expliquer son cas. Les flics cherchent pas longtemps et veulent embarquer le comte qui glisse sa carte d’identité au chef. Celui-ci change d’attitude et fait signe à sa troupe de reprendre la direction du poste. Les autres sont changés en statues de sel et Bartolo veut l’ouvrir mais un zitto (silence !) lancé d’une manière menaçante par les keufs suffit à lui clouer le bec.

L’acte se finit sur toute cette troupe complètement déboussolée qui ne sait plus quoi penser de ce qui vient d’arriver (nous on se doute que vu le pédigré présenté au chef, ça calme d’office l’envie de faire une bavure)

On verra donc la suite la prochaine fois, mais je crois que pour le plan « bidasse cuit » c’est râpé (faut dire qu’il est sanguin le comte !).

Bonne continuation et à plus tard donc.
La dragonne

Publié dans Rossini

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lali 28/09/2005 07:05

Un petit bonjour en passant, j'ai peu de temps en ce moment, mais ça devrait s'arranger d'ici peu.
Passe une bonne journée!

Mais prends- le ce temps, on coure déjà trop je trouve alors zen ma fille lol
Bises Lali

Francky 28/09/2005 05:21

Hello Dragonnilla !
Chacun son tour, c'est moi qui la joue cool en ce moment, c'est trop la galère sur OB... Enfin presque puisqu'hier soir j'ai bataillé toute la soirée avec mon scanner qui ne trouvait plus les pilotes... grrrr !
Je l'ai eu l'animal, non mais !
Il y a parfois de quoi piquer des crises de nerfs avec l'informatique !
Heureusement qu'il y a les opéras de Dragonnilla pour nous détendre ;o)))))
Gros bisous et bonne journée !

Comme on dit: il faut savoir s'arrêter plutôt que s'énerver! lol Quand ça fonctionne pas... on voit ça plus tard (si on commence à se miner, même pour un truc qu'on fait à la base pour son plaisir... où va-t-on?
Bises les garçons

@lain 27/09/2005 20:49

Figaro aux mains d'argents, elle est bonne celle là ... Les zamours multiples et l'arrivée des flics par troupeaux tu dois plus savoir où donner de la tête quand la fête bat son plein !!
Bises Dragonne
@lain

Quand c'est parti pour bouillonner, ça bouillonne je t'assure lol
Bises @lain

cleomede 27/09/2005 19:15

Bon bin le truc de l'encre magique marche, tant mieux parce que j'avais encore un puzzle là
Bon j'attends de savoir comment ça va se passer tout ça
Bin Titi est un ptit rat de l'opéra, non mais dis donc, tu en douterais? lol
Gros bisous ma dragone gadget

En tout cas, il maîtrise "l'entre-chat"! lol
Bises Cleomede

Mr Smile 27/09/2005 18:47

OUARF, deux d'un coup c balèze ^_^

Mais c bon ^_^

J'suissssssssss nazzzeeeuuuuuu lol

T'es pour plus c'est gros, plus c'est bon toi? lol Bises Mr Smile