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Mercredi 28 septembre 2005

Bonjour !

Alors vous avez digéré l’étouffe-chrétien d’hier ? Je vous en ai mis une sacrée portion hein ? Mais c’est pour rattraper les jours, un peu trop nombreux, la semaine dernière, où je n’ai rien fichu (enfin de… conséquent). Là, je vais éviter les dialogues (sauf aux moments cruciaux) parce que ça se chevauche tellement, que ça va prendre une dimension…muraille-de-Chinesque ! Donc on reprend la narration où on l’avait laissée, c'est-à-dire à la fin de l’acte I sur une bande complètement estomaquée par la myopie foudroyante de la maréchaussée quant au sieur Almaviva, comte de son état. (Ouaaaah, je rime !)

LE BARBIER DE SEVILLE – ACTE II

Le lieu : le salon de musique de Bartolo (enfin, ça m’étonnerai qu’il sache apprécier quoique ce soit à part le bruits des espèces sonnantes et trébuchantes comme on dit !). Un Yamaha dernier cri, fourni avec le type pour pédaler (bin oui, étant donné qu’il va falloir attendre encore quelques temps pour mettre « au courant » tout le monde…), une chaise (je sais bien qu’il y en a un qui jouait du piano debout, mais la pour les petites lombaires… c’est bien mieux, vous croyez pas ?) et plein de bouts de papier remplis de notes de musiques traînant par ci par là.

Les personnages : Bartolo, le pingre, le comte (une nouvelle fois déguisé, mais en prof. de musique), Rosine la coquine, Figaro,le roublard sévillan, Basile (le vrai, mais peu doué maître de musique), Ambrogio et Berta, les deux domestiques (l’endormi et l’enchifrenée par les bons soins de Figaro dans l’acte précédent), un groupe de soldats à la fin.

Bartolo, à la levée du rideau, est en train de se gratter le crâne pour savoir qui peut être le zozo qui a fait tout le tintouin à l’acte précédent, c’est sur, il doit être payé par le comte pour repérer les lieux.
On frappe et… quand on parle du loup…  le zozo en question fait son apparition, attifé en maître de musique (c’est quoi la panoplie ? Un métronome ? Un diapason ? Un rouleau de papier… musique ?)

Et vas-y que je te fais des ronds de jambes, des courbettes, des cirages de pompes, alors que le vieux rat se demande où il a bien pu voire cette trombine. Le « nouvel » arrivant se présente comme Don Alonso, (encore un pseudo) élève de Don Basile. Celui-ci a chopé un méchant virus et doit rester au dodo avec madame bouillotte et monsieur thermomètre pour toute compagnie. En plus (il prend des airs de conspirateur) il était par hasard à l’auberge quand le billet doux de Rosine lui est tombé dans les pattes (comment ça…. il le dit pas) il est à bonne école, côté calomnie, avec Basile et a eu l’idée de faire croire que le billet vient d’une autre copine du compte et que lui se fiche éperdument de sa pupille. (rusé l’animal, bonne tactique, amadouer le tuteur pour approcher la minette).
Le vieux jeton ne se rend même pas compte qu’il se fait rouler dans la farine et remercie le pseudo musicien en l’assurant qu’il va prévenir Rosine tout de suite. Le comte trépigne d’impatience (il ferait bien de se contrôler, ça lui a pas réussi la première fois de s’énerver)

Rosine entre et a un mouvement de surprise qu’elle déguise en « faux » mouvement. La leçon de chant peut commencer et devinez ce qu’il y a au programme ? La fameuse chanson du début de l’opéra : La Précaution Inutile ! Ce qui a le don de saouler un tantinet Bartolo, vu qu’il n’y a que ça qui passe en ce moment à la radio ( y a bien un piano avec pédaleur, pourquoi pas la radio, au point où j’en suis, s’pas ?).On peut dire que ça le gave tellement qu’il en a une digestion difficile et s’endort même au bout trois minutes. Entre les vrais couplets, les deux autres se font des œillades, des serments, des chuchotis. Bartolo se réveille juste à la fin des déclarations enflammées mais discrètes pour dire que de son temps, c’était autre chose la zic !  Et v’la t’y pas qu’il nous pousse la chansonnette antédiluvienne (c’est juste après qu’il a plu).

Heureusement que Figaro entre pour stopper l’animal, sinon, il va sortir tous ses vieux fonds de tiroirs. Il arrive avec le Gillette parce que c’est l’heure du toilettage du bouledogue.
« Pas le temps ! Reviens demain, il f’ra jour !
- Pas possible Doc ! Cahier de rendez-vous plein pour deux jours (le régiment complet à coiffer, rasage des galonnés, la moumoute d’une marquise a teindre en blond et à bigoudiner… et j’en passe et Paul reste !) C’est ça où tu cherches un autre merlan mon vieux !
Tiens voilà les clés va chercher ton matos ! »

Figaro n’attendait que ça, puisque sur le trousseau il y a la clé qui ouvre le balcon (un tour de passe-passe et elle change de proprio). Il sort et on entend peu après une bruit de vaisselle cassée (l’accessoiriste, avec une pile d’assiettes ) Bartolo se dresse d’un bond et va voire l’étendue des dégâts (on peut pas avoir confiance dans le petit personnel, c’t’un monde ça !). Le comte profite du départ du vieux pour demander si la fille veut bien convoler. Elle a juste le temps de répondre un oui empressé (faut dire que la question, elle l’attendait avec une certaine impatience) et Figaro et Bartolo refont leur apparition. Le barbier a laissé tomber dans l’escalier tout le nécessaire à raser de Bartolo et accuse le fait qu’on y voit strictement rien dans cette baraque de pingre. Il a « sauvé » quand même le nécessaire et commence à raser Bartolo lorsque…. l’agonisant, le presque enterré Basile fait son apparition.

« Et m…ercredi ! balancent les complices en marivaudage
- Et bin mon colon ! Pour quelqu’un de malade, t’as du courage de tenir sur tes cannes ! –lance Bartolo – et ton élève ?
- Quoi ? Comment ? Quel vélo bleu ? Des traces de pneus sur me lunettes ? La femme de qui a eu un veau ? Mais de quoi on cause ici ? – questionne éberlué le prof., l’officiel.
- Fichez le  dehors - chuchote le faux élève à Bartolo - il est pas au courant pour la lettre, il va tout ficher en l’air ! – puis plus haut, à Basile – Mon pov’ vieux z’avez une mine de trépassé ! Sortir avec la fièvre de bourrin que vous tenez, ça va pas la tête ! Il lui file des bifetons en faisant mine de lui tâter le pouls.
Les autres en rajoutent des palettes :
« Sale tronche ! On dirait qu’il est prêt de trépasser !
- C’te mine ! Du vrai papier mastiqué !
- S’il faut, c’est la scarlatine !
- Allez zou ! Au pucier !»

L’autre n’insiste pas trop, étant donné qu’on lui demande d’aller se reposer et qu’en plus, on le paie pour ça. Figaro demande à Bartolo si c’est pour aujourd’hui ou la Pâque Russe qu’il veut se faire coupe-chouter (bin oui, le rasoir, c’est pas un coupe-chou, que ça s’appelle ?). Pendant qu’il lui beurdoie bien la goule avec de la mousse (cils et sourcils compris à mon avis le rasage, par ce qu’il lui tartine ça sur toute la tronche, histoire que l’autre ne puisse pas regarder ce que les tourtereaux sont en train de manigancer. Le comte explique à Rosine qu’à minuit pétante, l’heure du crime, ils viendront en commando ninja pour la sortir de ce guêpier.


Bartolo est peut être temporairement aveugle, mais ses facultés auditives sont intactes et il se lève comme un diable :
« Vu ! (enfin façon de parler) Vous croyez apprendre à un vieux ouistiti à faire des grimaces ? Vous allez passer un sale quart d’heure, c’est moi qui vous le dis ! Comptes vos abattis, il risque d’y avoir des manques à l’arrivée ! »

Tous le monde s’éparpille aux quatre coins de la baraque laissant le vieux tout seul. Il appelle ses domestiques et à leur arrivée, charge Ambrogio de courir dare-dare chercher Basile. Il sort en pétard et laisse Berta seule qui soupire parce que si Rosine trouve un galant… elle pourra consoler son tuteur (elle en pince pour le vieux rat, et bin dis-donc !).

On s’arrête ici, parce que le reste va déménager sévèrement ! On a besoin de prendre une bonne goulée d’air avant d’aborder la suite et fin de cet opéra. Je vous laisse donc et vous dis à plus tard. Portez vous tous bien et bonne journée.

La dragonne

par Sieglind publié dans : Rossini
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Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

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