Open de Toulouse, le retour

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Bonjour



Ouf ! Enfin ça se calme un peu. Pour preuve mon passage chez certains potes hier, ce que je vais devoir réitérer dès que faire se peut (c'est à dire quand j'aurai fini c'te p'tite bafouille explicative)

Merci pour vos encouragements en ce qui concerne ma participation à cette fameuse manifestation taekwondesque de Toulouse en fin de semaine dernière,.. Vous dire que je tremblais dans mon boxer  serait faux parce que bizarrement, j'étais totalement décontractée et ce depuis l'annonce de cet Open International*  toulousain.

Ce que j'avais zappé par contre c'est que c'était la première fois qu'une équipe de démonstration de body-taekwondo était présentée à une compétition labellisée, mais ça, je ne l'ai sû qu'après, et encore heureux parce que j'aurai risqué d'en perdre ma superbe ainsi que mon calme olympien (en gros, ça aurait fini totalement tétanisée façon femme de Loth en bordure de tatami et tout le calcul du prof pour former un harmonieux groupe de vingt participants se serait trouvé ruiné)

On vous fait un p'tit résumé de l'évènement, histoire de meubler l'espace comme il se doit.



Samedi donc, je me pointe à pinces au rendez-vous avec les copines, devant un de nos lieux d'entraînement, étant donné que, primo : je n'ai toujours pas le permis, que de deuzio : certaines avaient une idée plus que vague de la localisation de ce fameux petit palais des sports** et que de troizio : on avait décidé de le jouer citoyen en remplissant les chariottes plutôt que de former un convoi exceptionnel jusqu'à l'arrêt de métro le plus proche***. A savoir que le lendemain avait lieu le marathon de Toulouse (c'est "groupieren" cette année les manifs sportives) et qu'on avait des doutes sur la praticabilité de certains accès, dans le doute autant faire bosser les pattes que d'user les nerfs s'pas ?...

Les copines arrivent, on s'entasse (moui, à trois dans chaque voiture, il y a pire comme entassement sardinien) et c'est parti mon kiki ! A la station de la Vache (vi, c'est le nom de la station, ça vous défrise ?) on récupère un pote du groupe et en avant Tagada vers les brassées de pétales de roses et les pluies de lauriers  ! (j'en fais un peu trop, vous croyez ?).

A l'entrée, petit coup de tampon, façon virée en boîte (ah... ces d'jeun's !) et on vise notre point de rassemblement, le côté non occupé par les spectateurs, selon notre prof. Une attente "floutée" pour savoir au juste si on fait ça en tenue de ville, vu que personne ne se décide à s'enquérir de l'emplacement des vestiaires et enfin, menés par un pote jouant Moïse au partage des eaux, on s'enfonce dans les entrailles de la terre (le sous-sol de la salle, ça fait déjà moins dramatique).

Là, dans les tréfonds du royaume de Niebelungen (désolée, ça a fait chtonk !), un jeune type nous demande notre passeport (sportif), ce qui a l'heur de nous interloquer, vu que le prof ne nous en a point parlé. Résultat de la "fouille", un passeport sur trois, ça va faire juste si on veut tous passer. Le pompon c'est quand il nous demande si on a le certificat médical qui va avec... Là, c'est plus une attente "floutée" qui nous tombe sur le râble, mais l'incompréhension totale (qui se lit très clairement sur nos faces à la mâchoire inférieure verrouillée position basse)... Question paniquée lancée par une copine : "Un certif... pour une démo ?!" 
...Bon, ça devait être le bon mot de passe de cette porte de la Moria parce que le type se tape le front du plat de la main ("maiiiiis bon dieuuuu maiiiis c'est bien suuuuur !") et nous invite à poursuivre notre route sans nous passer au fil de l'épée comme j'imaginais  le faire ce jeune Gimli.
Re-hésitation pour savoir laquelle des portes il va falloir entrebâiller sans déclencher l'alarme hullulante des sportifs et sportives surpris dans le plus simple appareil, mais le tour est vite bouclé, qu'un seul local de disponible (pour les filles, les gars vont devoir la jouer "faute de mieux on fait ça dans un recoin du couloir") et encore, va falloir partager avec les pesées pour la compétition. 
En gros, faut se grouiller et tenter l'enfilage de futiau à l'aveugle puisque notre vision est rudement perturbée par le tee-shirt fébrilement passé (et coincé par l'encolure trop "neuve" évidemment), tout cela en tentant un salto arrière avec retombée dans les pompes déjà lacées et ce en fouettant l'air pour choper dans le bon sens les mitaines obligatoires (j'exagère à peine)



Deux ou trois suées plus tard, ce qui est déjà ça de gagné quant à l'échauffement, on retourne dans les gradins où notre professeur nous donne les dernières consignes au sujet de notre placement dans le groupe... et sur le tatami****, un autre petit échauffement en haut des gradins et tous à nos strapontins pour regarder les deux démonstrations qui précédaient notre prestation.  Démonstrations "surprise" pour nous, cela va sans dire, et cela valait mieux pour notre ego, puisqu'il s'agissait de celles de l'équipe de France de Taekwondo (artistique et technique). 
Au programme, gestuelle, sauts, simulations d'attaques dignes d'un pur film de combat coréen avec accompagnement de percussions ethniques du plus bel effet ( même dans les "pires" moments, mon principal centre d'intérêt persiste à être sollicité vous le constatez) Vous dire qu'on en reste sans voix serait mentir, mais tout ce qu'on arrive à dégoiser tourne autour du fait qu'on se demande si on va effectivement  faire notre démonstration ou si un suicide collectif au yaourt périmé est à envisager , parce que passer "après ça" frise l'inconscience....
Cela se confirme, on est inconscients et on se retrouve sur le tatami sans vraiment s'en rendre compte (enfin, le "on" ne concerne que ma modeste personne évidemment, pour les autres, faudra que je leur demande au cours prochain) et en train de sauter à la corde sur une musique plus que soutenue, notre groupe réparti sur un carré d'à peu près huit mètres de côté (selon les dires de notre professeur), ce qui fait qu'on a un peu de mal à gérer l'amplitude des tours de cordes (des "accrochages" en vol nous font un peu ralentir notre échauffement public,  mais il n'y a pas mort d'homme par strangulation involontaire, c'est déjà ça)



Je ne vais pas vous faire une fiche technique détaillée de l'évolution dans son intégralité, cela serait fastidieux, manquerait de support vidéo (ce que je n'ai point sous la main hélas pour l'instant) et surtout n'a rien à voir avec une chorégraphie impérissable de Marius Petipa ou de Noureiev.  

Ce qui vaut d'être signalé tout simplement, c'est que nonobstant le fait de notre manque de maturité dans cette discipline toute neuve, nous avons fait du mieux qu'il nous était possible de le faire, et surtout que, en ce qui me concerne (et je crois que tous les potes du groupe sont dans le même état d'esprit) je ne suis pas peu fière d'avoir participé à cet évènement.

Nous étions tellement ravies deux de mes copines et bibi  que, faisant fi des différences entre notre niveau et celui du groupe de démonstration officiel, entraînées par l'ambiance euphorique de l'évènement, on est allées solliciter (imposer presque) une photo avec les membres de l'équipe de France (merci d'avoir fait les zouaves devant l'objectif,, j'aimerai bien récupérer les clichés au demeurant...). Ce qui est des plus valorisant, c'est surtout les félicitations des professionnels et des spectateurs anonymes croisés durant notre retour à la "normalité" et du fait qu'ils aient été étonnés du côté très physique de cette nouvelle discipline.(le roi n'est pas mon cousin, comme dirait ma mémé pour la circonstance). Je n'arrête pas de dire que c'est effectivement très physique et que si je voulais me la jouer pépère, j'aurai choisi le macramé comme discipline, enfin j'ai des témoins "officiels" !

On est tous sortis le sourire à la goule et ravis de cette journée et quoi demander de plus ?!...
...P't'êt' de n'avoir pas oublié les deux ou trois serviettes  que j'avais mises à côté du sac pour éponger les débordements sudoripares (et souverainement ignorées au moment du départ, comme il se doit). Reprendre les vêtements "civils" après avoir attendu que ça sèche un peu pour s'engouffrer dans le métro, je ne le conseille à personne, j'avais l'impression d'un périmètre de sécurité plus que raisonnable autour de ma petite personne sentant le paddock après le grand prix de Longchamps, s'il y a une chose qui me ruine l'ambiance c'est bien de sentir le poney dans un lieu public (même si parfois ce n'est simplement que dans mon ciboulot, comme certaines copines me l'affirment)

Pour conclure, le cliché de notre groupe, emprunté au site de notre club... Merci les copains d'avoir vécu ce moment avec moi, ça, c'est un truc qu'on garde précieusement en mémoire !



A bientôt pour d'autres narrations (lyriques cette fois, enfin en principe) et je retourne lire ce que j'ai encore à rattraper chez vous autres. Bonne continuation !

La dragonne

* Bêtassement, j'avais pigé régional à l'annonce de la fiesta, au vu des participants, j'ai pigé qu'il n'y avait pas que des locaux, loin de là !
** J'en faisais partie évidemment, mais n'étant pas "meneuse" le risque était moins grand de paumer tout mon groupe dans les rues toulousaines
*** Solution de dernière minute des plus logique, le temps qu'on trouve une place pour les véhicules, on avait toutes les chances d'arriver pour la remise des merdouilles que pour déhousser les strapontins, d'autant plus logique au demeurant parce que  la station est aux portes presque de la salle omnisports suscitée
**** Ce que je me suis faite un devoir de flopper évidemment en me mettant à l'extrémité opposée du groupe, sous le regard consterné d'une de mes coéquipière, mais ça n'avait point trop d'importance, étant derrière pour commencer la démonstration de corde à sauter, pour la "vraie" démo, son index vengeur m'a bien indiqué l'emplacement, à trois pas d'elle façon "tu t'tiens là, et tu bouges pas sinon ... !.". Vous dire qu'en temps ordinaire, c'est à dire avec la pression de l'angoisse de se produire en public qu'on était censé attendre de nous (de moi surtout quand on me connait) ce début de floppage aurait suffit à me faire tomber dans les cageots de pommes, mais là, miracle ! (ou pas) j'étais aussi à l'aise que s'il s'était agi d'un cours normal, entre copains et pas l'ombre du suée de stress, pas un soupçon d'appréhension, rien ! Je m'interroge encore sur ce blocage bizarre.


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tennis 30/12/2014 11:41

L'important c'est de faire de son mieux et d'y mettre tout son cœur, le reste... ;)

♫ ♥ MOYRA ♥ ♪ 22/12/2009 13:13


Chère copine " rose" (pour Toulouse et non pour fille, lol!)
Je te souhaite de passer de très bonnes fêtes en Exagonie ou non.
Gros bisou à la Dragon's family


27/12/2009 11:25


Rose... faut voir, mais ça n'a jamais été ma couleur préférée... (ça, le bleu obligatoire pour les garçons, les jouets en rapport avec lee sexe quand on était môme,
j'ai toujours eu du mal hé, hé)
Le rose de la brique ou de la glaise, j'accepte... Bises ma copine... J'espère pouvoir faire un compte rendu de mes festivités hors Exagonie, ça devrait valoir son pesant d'arachides...


MiniLila 23/11/2009 20:31


On ne se connait pas, mais j'adore ton blog. Tu écris vraiment bien, parfois je me marre toute seule devant mon PC en te lisant !
Ça a l'air vraiment super ce sport ! Vous n'auriez pas un calendrier de vos futures représentations toulousaines comme celle là ? J'aimerais bien voir à quoi ça ressemble.
Merci d'avance de me communiquer quelques dates si tu en as.
Bonne continuation et bon courage !


25/11/2009 08:20


Merci beaucoup MiniLiLa pour ton commentaire... Ce sport n'a pas que l'air sympa, il en a la chanson complète ! (je sais... vu mes goûts lyriques, le jeu de mot vocal
s'imposait hé, hé)... Pour la prochaine "représentation" (je me la pète vedette, t'as vu ?) il y en a une de prévue le 12 décembre à Castelginest (ma commune de résidence)... à la salle des fêtes
(aux alentours de 20h30 si je me rappelle bien. de toute façon sur le site de Koryo-dojang taekwondo, ça doit figurer (après notre "superbe" photo de groupe...
Pour l'instant, c'est la seule de prévue... à savoir si le prof en fera d'autres...
Merci encore pour les encourgements et bonne continuation également.


Guern de Bé 23/11/2009 12:22


Y'a pas intérêt à prendre du retard chez toi : on se sent vite envahie ! C'est dommage que j'ai pas le temps de tout lire...et d'aller voir tes liens en sus. J'en ai au moins pour quelques plombes
!
Je reviendrais quand même pour écouter ce qu'il y a à écouter...mais là, on m'appelle. C'est dure la vie !!!


25/11/2009 08:24


Prends ton temps... vas-y ou pas sur les liens, tu sais que c'est au choix de chacun ma Guernouille


VIENS 18/11/2009 14:27


Sur la photo de l'article, je t'avais reconnue de suite, mais je parlais du club ...?
Je t'envie de pouvoir profiter de la remise en forme, penses à moi quand tu te fais masser (lol)
Bichou je suis toujours enrubée...


25/11/2009 08:32


Ah... j'avais pô pigé. Le club est nouveau, ça doit être pour ça que tu ne le connais pas...La discipline est toute jeune, à peine trois ans.
Pour les massages, on évite, c'est plutôt des étirements forcenés à la fin des cours, histoire qu'on ne reste pas coincé
Soigne-toi, le "rhube"... c'est la galère parce même pas une grosse infection et ça dure, ça dure.... (dans mon cas, j'ai du bol remarques, ça tient pas sur moi)