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Vendredi 25 novembre 2005
Bonjour à tous !

Alors pas trop la gueule de bois ? Ah non, c’ est vrai, c’était pas vous (à moins que j’vous aie un peu trop saoulés, encore une fois, avec mon verbiage) Hier départ pas très digne, je trouve du sieur Eisenstein pour la tôle. Aujourd’hui, visite guidée, donc d’une prison viennoise fin de dix-neuvième siècle.

LA CHAUVE SOURIS – ACTE III –

Le lieu : maison Poulaga et fils, hautement recommandée à ceux qui prônent l’ascétisme et adorent faire retraite. Décor d’une sobriété monacale (normal puisqu’on y fait pénitence). Quelques souris mécaniques (avec la grosse clé sur le dos, vous savez) pour créer une atmosphère à la Monte-Cristo, p’tet même un squelette en plastoc d’halloween pour faire plus lugubre pendu à des chaînes au mur.

Les personnages : Frosch, le geôlier (rôle parlé, il va pas se fouler le coco !), Franck son chef, Alfred, le chanteur victime d’une erreur judiciaire (mais c’était pour sauver l’honneur d’une dame), Gabriel von Eisenstein, le « vrai » coupable d’outrage à un représentant de l’ordre (une bouffe dans sa face, il a pas aimé le flic), Adèle, la bonne et sa frangine, Blind, l’avocat bègue, Rosalinde, la légitime de von Eisenstein Falke le copain médecin et les autres invités de la fiesta de la veille (je sais, ça paraît bizarre, mais ça devait être très tendance, là aussi de finir la soirée au poste)

Le rideau se lève après un entracte musical pour permettre de faire la transition entre la salle de guinche et le  gnouf. Le geôlier Frosch est rond comme une queue de pelle (il peut à peine aligner deux mots, alors chanter... on comprend mieux) et délire sévèrement mais pas sereinement parce que l’occupant de la cellule 12 fait un tintouin de tous les diables en chantant et sifflant pour s’occuper. Et oui, Alfred, l’idole des bourgeoises s’embête comme un rat mort (heureusement, il a son lecteur MP3 et c’est d’ailleurs pour ça qu’il goualle, avec les écouteurs, on crie plutôt qu’on chante, vous n’avez pas remarqué ?)




Franck, le gouverneur de la prison, fait son entrée à peine moins beurré que son employé (là aussi le cliché du flic poivrot dans toute sa splendeur !). Sa démarche est un parfait exemple pour les gens qui nient la théorie géométrique comme quoi la ligne droite serait le plus court chemin d’un point à un autre (déjà, vu son état, il faudrait qu’il puisse le voire ce fameux point !) Il meloune (marmonne) deux ou trois mesures des airs entendus pendant la fête avant de sombrer doucement dans  un état semi comateux. Frosch le secoue, parce qu’il est pas loin de s’écrouler lui aussi alors, autant filer son rapport au chef avant de se laisser aller aux rêves éthyliques.
« R.A.S Chef, sauf pour le zozo de la 12 ! Quel empêcheur de s’cuiter en rond celui-là ! Il a bouffé un mange-disque ou quoi ? L’a pas arrêté de toute la nuit, et il réclame pas sa môman, ça j’aurai compris, vu son QI de grande section maternelle, mais son avocat ! D’ailleurs, il devrait pas tarder celui-là ! »

On sonne à l’entrée et Adèle et sa frangine demandent à voire le chevalier Chagrin. J’avais oublié de vous dire, que c’est sous ce déguisement que Franck a passé la soirée, grave lacune ça, autant pour moi ! Surtout que pour la suite, c’est quand même utile. Bin oui, il paraîtrait qu’il s’était targué d’avoir le bras long (simiesque à ce point le primate ?) et des connaissances bien placées dans le milieu artistique.(mais bien sur… c’est tout neuf ça comme bobard !). Adèle veut balancer son tablier  pour endosser la tenue de la Star Ac’.

On sonne encore (décidément, c’est un vrai moulin cette prison !) et Eisenstein fait son entrée, un peu dans le brouillard.
« Tiens, mon copain de beuverie ! Bigrement sympa de ta part de m’avoir raccompagné à la porte de l’ « emparticulé » slave ! J’étais parti pour me retrouver dans le placard à balais, avec toutes ces portes (il n’y en avait qu’une, ah ! mes méfaits de l’alcool sur la netteté visuelle !)Qu’est-ce que tu fiches là le chevalier, on t’a bouclé pour ivresse ?
- J’suis pas chevalier, juste gouverneur de prison
- C’est ça ! Et appelle moi Bond, James Bond, pendant que t'y es !
- C'est pourtant la vérité vraie! Y a tout de même un truc qui m’échappe ! Vous êtes nombreux du côté des Eisenstein ? Parce j’en ai déjà bouclé un, hier soir, pour cinq jours, étant donné l’aller-retour qu’il a fichu au planton du coin de la rue. »

L’interpellé marque un temps d’arrêt (il bug sérieusement oui !). Il chope l’avocat Blind, arrivé entre temps et le soulage, sans ménagement,  de ses binocles, de sa perruque ainsi que de sa serviette (fin de l’effeuillage ! C’est pas un numéro de chippendale ! Quoique ça serait marrant sur scène, je trouve… pas vous ?),. Son plan, c’est de se faire passer pour lui pour savoir qui est exactement le type qu’on a trouvé chez lui, boulottant son miroton et en compagnie de sa meuf.





Rebelote du côté du carillon ! (même plus un moulin : un hall de gare, carrément !). Cette fois c’est Rosalinde, la rombière d’Eisenstein qui se pointe. Elle chope le faux avocat (décidemment tout est faux, là-dedans !) et lui demande comment faire pour qu’Alfred, l’idole des jeunes, sorte de tôle le plus rapidement possible. Le chanteur balance sa version des faits au mari déguisé qui a quand même du mal à garder sa zénitude ! Sa meuf en rajoute même une couche en traitant son mari (lui donc) de faux-derche patenté et roi du canulard conjugal.
Là, c’est le feu de paille qui fait boule de neige ! Pour ce qui est de la  gestion de la pression nerveuse, le joint n’est plus étanche, faut que ça pète ! Il commence à te les incendier grave, inventant même des injures et son pied le démange sacrément d’aller dire bonjour à leurs joufflus respectifs.





Sauvés par le gong (enfin la sonnerie de l’entrée, elle marche encore celle-là ?) Et là, on voit entrer toute l’équipe déjà vue au bal du prince Orlofsky, y compris Falke, le copain médecin de Eisenstein et chauve-souris malgré lui. Il explique à son ami que tout ce qui lui arrive c’est une petite vengeance personnelle, vu ce qu’il a subit lui, déguisé en batman, et qu’il s’en tire pas trop mal, tout compte fait. Rosalinde la Magnétique (bin oui, elle perd pas le Nord celle-là !) saute sur l’occasion pour expliquer que l’invitation à dîner d’Alfred, ça faisait partie du plan. Et l’autre benêt d’Eisenstein qui gobe ça ! Mais, ça l’arrange peut-être aussi, étant donné qu’on aurait peut-être à lui demander également des explications sur sa conduite « légèrement » volage pendant la sauterie, car, il ne faut pas oublier qu’il a dragué sa femme, pensant que justement ce n’était pas elle, mais une comtesse hongroise ! Du genre : « J’suis grand seigneur, j’te pardonne d’avoir pensé à faire c’que je fais habituellement ! »

L’opéra se termine sur un air de louange, non des vertus matrimoniales, ni de la sincérité en amour et en amitié, mais….du vin de champagne (après ça, tous les viennois vont passer pour des pochtrons finis !)





Voilà, je vous lâche jusqu’à la prochaine fois. La fin de semaine arrive, donc repos lyrique à la clé. Bonne journée à tous.

La dragonne
par Sieglind publié dans : Strauss J.
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Jeudi 24 novembre 2005
Bonjour !

Une journée bien frisquette encore aujourd’hui hein ? Mais que ça ne nous empêche pas de continuer notre visite du côté de la capitale de la danse à trois temps. Surtout qu’on est invités à une sauterie où, à mon avis, il n’y a pas que les danseurs qui vont valser, vu l’embrouille du premier acte.

Petite aparté: en fin d'article, j'ai mis un petit jeu de devinette parce qu'une chose m'est revenue en tête... vous verrez.



LA CHAUVE SOURIS – ACTE II –





Le lieu : la résidence du prince Orlofsky, un type qui manque pas de roubles dans sa tirelire, étant donné qu’il organise la fête juste pour pendre la crémaillère (il arrive dans le coin, vaut mieux se faire des copains, c’est évident). Une grande salle de danse avec DJ au fond, boule disco (coucou les Kikojo) des lasers et des spots bien agressifs pour les mirettes pendus aux lustres.

Les personnages : Le prince Orlofsky (un peu normal s’il veut faire sa promo), Gabriel von Eisenstein, le futur engeôlé, Adèle la nièce « inconsolable » et servante à ses heures, Rosalinde, l’épouse un peu ébouriffée du bulbe, Franck, le gouverneur de la prison, Falke, l’ex-chauve-souris rancunière, et pleins de pékins invités pour meubler (une fête sans piques assiettes, c’est pas une fête et, en plus, faut du monde pour assurer le volume de la chorale)

La rideau se lève sur la fiesta qui bat son plein. L’hôte joue les blasé (typique des « De Machin-chose de la Trucmucherie » !). Par contre, côté « tut-tute », il n’est pas le dernier à lever le coude (cliché du slave élevé à la vodka ça) et gaffe à celui qui veut pas trinquer avec lui, il risque de se recevoir une bouteille en pleine tête, histoire de rigoler (drôle d’amusement ces cyrilliques tout de même).





Eisenstein fait son entrée, sous le pseudonyme du Marquis Renard  un masque sur la tronche, pour pas qu’on le repère. Il se baguenaude parmi les invités et s’arrête pile :
« Purée de patafiole ! Faut que j’boive un godet, j’ commence à voire des mirages sahariens ! La nana, là, dans le coin, c’est ma bonne, Adèle !
- Mais, bien sur ! – lui rétorquent le prince et sa cour – et les chiens aboient et la caravane passe pendant que t’y es !
- Alors, le marquis, on a pas les mirettes en face des trous ? – se moque Adèle, planquée derrière son loup également – franchement, j’ai une dégaine de pousse-serpillière ? Y a pas à dire… tu repasseras côté galanterie ! »

Le pire, c’est que le faux marquis a reconnu sa bonne mais que ça fait une bonne douzaine de fois qu’il passe devant sa légitime sans imprimer (connaîtrait-il plus le personnel féminin de maison que sa moitié ? Le doute est permis quand même) D’accord elle porte aussi un masque et se fait passer pour une comtesse hongroise (c’te manie de se la péter « sang-bleu » !) mais tout de même !

Là, où ça devient marrant, c’est qu’Eisenstein commence à la trouver à son goût la rhapsodienne et commence un numéro de drague éhonté (que je ne conseille pas à ces messieurs, s’ils veulent pas se manger une veste) Sa technique lui montrer sa….  montre à carillon (z’avez eu peur hein, avouez !)
D’habitude ça fonctionne assez bien la tactique, mais là, c’est le flop complet. La minette (sa meuf donc) lui arrache la toquante des mains et commence à faire des moulinets avec dans toute la pièce. C’est fragile ces trucs parce que ça déclenche la sonnerie et la fausse comtesse en profite pour jouer les cloches à son tour en vocalisant à qui mieux mieux (faut le faire ! Imaginez vous en train de chanter le dernier tube à la mode en entendant votre portable sonner par exemple, ça risque de jeter un froid, mais pas là, normal dans la haute société sans doute !)
Eisenstein s’avance ainsi que les invités !
« Dis ça te ferait rien d’ôter le truc que t’as sur la goule pour voire à quoi tu ressemble ?
- Compte là-dessus et bois de l’eau ! En plus ça risquerait de me décoiffer !
- Tout ça pour pas qu’on voit qu’t’es aussi fausse comme comtesse hongroise que les raquiches de ma tantine ! – lance Adèle.
- N’importe quoi pestouille ! La preuve ! »

Et elle se lance dans un kasatchok endiablé (bin oui, c’est plus rigolo que la czardas qu’elle miaule quand même !)

Le final de l’acte décrit un toast géant proposé par Orlofsky (attention à la bouteille sur le crâne) tout le monde y va de son lever de coude et Falke qui était là, mais un peu en retrait, en profite pour faire un état des lieux, enfin, disons plutôt qu’il observe les couples qui se sont formés durant la soirée. Il propose une sorte de pacte de fraternité éternelle (facile ça avec des verres dans le nez, on aime tout le monde, ou alors on tabasse tout le monde, ça dépend comment on tient l’alcool) Succède une valse (la célèbre valse de l’ouverture) et la Rosalindskaïa se fait encore draguer par son renard de mari.




Soudain, on entend sonner six heures (le carillon de l’autre enmarquisé porte loin) et c’est le syndrome de Cendrillon qui frappe Von Eisenstein : il se rappelle qu’il a rendez-vous à une certaine maison d’arrêt et profite de l’épaule secourable de Franck le patron de l’établissement. Etant donné qu’il a une vision 3D, mais sans les lunettes rouge et  vert, que les os de ses guibolles ont l’air de s’être fait la malle, que la mer est mauvaise et que si ça continue de tanguer,  il va appeler Raoul (une expression, ça aussi pour décrire le type qui rend tripes et boyaux), il vaut mieux, en effet, un bras secourable, si on veut avoir une sortie relativement digne et… verticale.





Fin de l’acte II ! A mon avis les lendemains qui chantent faux vont pleuvoir sur la tête du pochtron et il risque d’avoir à se réveiller avec une sacrée bouche forestière vous croyez pas ?
On verra ça plus tard parce que là, c’est l’heure (de quoi ? ça dépend de ce que vous avez prévu, c’est pas mon problème, moi, je viens vous faire coucou et je décroche pour la journée). A plus tard et portez-vous bien !

La dragonne


Donc, chose promise, chose dûe! Quel est ce personnage et ce qui m'y a fait penser c'est qu'il figure à la distribution d'une représentation de la Chauve-Souris dans le rôle du prince Orlofsky. Il a joué également dans la Belle Hélène d'Offenbach (c'est le grand à gauche sur la photo)
Son nom de scène est un pseudo et il est originaire d'ex-Allemagne de l'Est.
Bonne recherche! Et vous connaissez tous le personnage ou au moins son nom!

 

par Sieglind publié dans : Strauss J.
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Mercredi 23 novembre 2005

Bonjour à tous !

On va continuer la « chope-souris » ? (ça c’était un de mes mots gamine avec le « chien-Bernard » aussi) . Mine de rien, si j’avais pas la langue si bien pendue, j’aurai pu finir l’acte, mais voilà… vous avez une éternelle bavarde comme narratrice alors, les digressions et apartés de toutes sortes, il faut s’y attendre.

Hier, donc, on avait droit à l’entrée du maître de maison, un peu énervé (c’est le moins qu’on puisse dire) par le fait qu’il doive séjourner cinq jours aux frais de la princesse pour claquage de museau d’un fonctionnaire de police.

LA CHAUVE SOURIS ACTE I (suite)

Le lieu : toujours le salon bourgeois de Eisenstein

Les personnages : les mêmes, ainsi que le docteur Falke, un copain de von Eisenstein, Franck, gouverneur de la prison,

Pendant qu’on envoie Adèle, tout à son rôle de pleureuse de tantine, chercher un repas qui tienne bien au corps de son patron (histoire qu’il perde pas trop sa bonne bedaine viennoise), Rosalinde, sa meuf, part trifouiller dans une vieille malle pour dégoter de vieilles frusques à lui filer parce que chapeau-claque et queue de pie, c’est pas idéal en tôle (à part s’il y a matinée pour les enfants et qu’il y ait un magicien d’invité, évidemment)

Entre le copain de Gabriel Einsenstein, le docteur Falke (un docteur en médecine, cette fois et pas en droit juridique) Vu sa tronche, on sent l’entourlipouille ! Faut dire qu’il a en travers une certaine soirée costumée où son charmant copain s’est bien gardé de le réveiller, alors qu’il cuvait gentiment sa bière-schnaps, saucissonné dans un costard de souris volante (voilà la genèse du titre !). Le pauvre gars, s’est réveillé au matin seulement, la tronche comme un compteur à gaz, les yeux à la lapin russe, l’haleine de poney et surtout le déguisement toujours sur le dos. Pas un taxi dans les parages, le métro… fallait attendre encore un peu qu’il soit inventé, et donc obligé de traverser, en plein jour, toute la ville attifé, comme un Batman d’opérette. Faut dire que ça énerve un peu ce genre de mésaventure.




« Eh Gaby ! Comme t’es pas prêt de refaire la teuf avant la fin de la semaine, ça te dirait une virée chez Orlofsky (le fameux prince russe qui a embauché la frangine d’Adèle). En plus, facile! T’as qu’à garder ton costard « la-pie-qui-chante » et filer directement là-bas, après, tu files en prison et, ni vu, ni connu, ta meuf sera même pas au courant que t’aie fait la fête !
-Pas bête ça, et puis j’ai bien le droit de me changer les idées, parce que pendant cinq jours, j’aurai le temps de compter les mouches au plafond ! »

Alors là, c’est chameau la vengeance ! Le Gaby en question n’est pas au courant que sa rombière va s’y trouver à cette satanée sauterie. M’est avis que le Falke compte assister à une sacrée scène de ménage et en public en plus !

Retour de Rosalinde, avec des vieilles fringues au bras et légèrement intriguée de voire son mec partir en tôle en habit de soirée, mais faut dire qu’elle à son Alfred plein écran en tête, alors il pourrait lui sortir que c’est la nouvelle ligne printemps-été chez les enverrouillés qu’elle goberait l’histoire. Grande dame, elle a même laissé sa soirée à Adèle, revenue avec le plateau repas (bin tiens, ça l’arrange plutôt de pas avoir la soubrette dans les quilles quand elle reçoit son chanteur) et on assiste aux adieux très tragédie grecque (elle en fait des caisses, comme s’il partait pour la Sibérie, le zozio !)



Les autres, Gabriel et Adèle, prennent également des mines de croques-morts, mais ça ne dure pas et ils filent tous les deux avant qu’on remarque trop qu’ils trépignent d’impatience à l’idée de tricoter des pinceaux.

Alfred se pointe, la goule emblédinée et s’installe à table, vu que le fameux souper d’adieu est en train de refroidir. Comme on est quand même à Vienne, on a droit à l’éternelle chanson à boire et Rosalinde ne se fait pas prier pour pousser sa gouallante au refrain (ça tape derrière les oreilles ces p’tits vins blancs viennois, tout de même)


Rosalinde Alfred version Sim's


Arrivée très martiale de Franck, le nouveau gouverneur de la prison, venu prendre livraison du paquet. Il ne connaît pas Einsenstein, vu qu’il est nouveau et commence à sortir les bracelets chromés en zieutant du côté du chanteur.
« Mais ça va pas la tête ? Est-ce que j’ai une tête de bourge embidonné ? N’importe quoi, j’suis un artiste moi, Môssieur !
- Bin dame ! Et moi, j’suis Stéphanie de Monaco !
- Ma parole tu me traites ! – lance avec une mine outragée Rosalinde – J’suis une honnête femme mariée ! Franchement ! Qu’est-ce que tu crois, que j’invite n’importe quel pékin à boulotter à l’œil, dès que mon mec a le dos tourné ? Et pourquoi pas une partie de jambes en l’air pendant que t’y es, pétzouille va ! »

Etant donné qu’on va pas y passer la Noël, et surtout qu’il doit aller lui aussi à la fiesta du comte (le russe a du inviter toute la ville, c’est pas possible !), Franck te chope le ténorisant par la peau des fesses et le fiche dehors, direction la prison, menottes aux poignets.



Rosalinde a eu chaud aux miches question réputation et s’en est pas trop mal tirée.

Et c’est sur ce tableau que le rideau tombe, marquant la fin de l’acte un.

Alors… ça bouge pas mal dans les chaumières autrichiennes hein ? Et j’ai comme dans l’idée que ce n’est pas fini. On verra demain ce que donne une fête organisée par un comte russe pour se faire de la pub.

Je vous quitte et vous souhaite une bonne journée. A plus tard.

La dragonne.
par Sieglind publié dans : Strauss J.
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Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

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