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Vendredi 17 juin 2005


Bonjour !

Voilà Atys dans toute sa splendeur et fringant  (peut-être pas pour longtemps) pour la suite de ses aventures.

ACTE V
Le lieu
: le parc municipal
Les personnages : Célénus, Cybèle, Atys, Sangaride, Idas, divinités des bois, des eaux et Corybantes (divinités tutélaires crétoises) et toujours pleins de figurants qui bougent beaucoup pour paraître encore plus nombreux (ils ont dû pousser les murs, c’est pas possible autrement avec tout ce peuple !)

Au lever de rideau, Célénus entre pour demander des explications à Cybèle :
«  Euh, ton altesse, j’peux te poser une question ?
- Vas-y toujours…
- C’est quoi c’t’embrouille ? Je me marie…  je me marie plus…  ma copine se fait la malle encyclonée avec mon meilleur pote… et je me retrouve comme un c…rétin avec tous les invités et les cadeaux sur le dos ! Tu peux me faire un topo, là, parce que pour l’instant… je patauge un peu dans le yaourt.
- Eh ben, mon pauvre gars, tu t’es fait avoir et en beauté par ces deux zozos ! Si ça peut de consoler, je fais partie du club aussi !
- Ce faux frère ! Dire que je voulais qu’il soit mon témoin ! Et cette petite sainte Nitouche, toujours la tête « modestement » baissée ! Tu parles ! C’était pour que je vois pas qu’elle était pétée de rire, c’est clair ! Et j’ai rien vu venir moi ? Qu’est-ce que j’ai dans les yeux du guano ? 
- T’inquiète pas, on se fiche pas impunément de ma trombine et ça, ils auraient du s’en souvenir ! Je leur réserve un chien de ma chienne… que c’est pas demain la veille qu’ils penseront à recommencer !
- C’est quoi l’idée ?
- Calmos ! Attends de voir, ça va être festif comme on dit ! »

A cet instant paraissent Atys et Sangaride :
« Alors on vient en rempant demander pardon à son chef ? – lance Cybèle persuadée qu’ils sont morts de trouille et veulent sauver leur peau.
- Tu peux toujours courir ! On a les foies, c’est sur,  mais on assume ! – répondent d’une même voix  les deux amoureux.
- Si vous le prenez comme ça… on va changer de refrain ! »
Elle claque des doigts et paf ! Atys n’a plus les yeux en face des trous : Cibèle a disparu et c’est Sangaride qu’il voit.
« Ouah, Sanga, comment tu fais ça ? Un coup t’es là, et l’autre coup t’es assise à la place de l’autre grande giguasse ! Tu peux l’refaire s’te plaît ?
- Eh, Atys…- lui fait remarquer « la vraie » Sangaride, en le tirant par son sweet – tu t’adresses à la mauvaise personne, j’ai pas bougé d’un poil »




Atys se retourne vers la voix et pousse un hurlement de castrat (remarquez c’est normal,
c’est sa tessiture ; haute-contre ça s’appelle)
« C’est quoi ce machin ? Mais c’est dégueu ! Est-ce que ça existe une bestiole comme ça ? Où sont les pattes ? C’est normal qu’elle ait six paires de mirettes ? En plus ça dégouline… beurk Vite, faut l’éliminer avant qu’elle ne se reproduise ! Fais gaffe Sanga – dit-il en se tournant vers Cibèle transformée – planque toi dans un coin, ça risque de gicler un peu !
- Attention Sangaride ! - crie Célénus, qui reprend ses esprits – barre toi !  Il te reconnaît pas et il a sorti le canif ! »

Là ça va très vite : Sangaride s’est planquée tant bien que mal derrière une colonne en polystyrène mais Atys la retrouve sans problème (tout compte fait, elle est pas si grande que ça cette scène…) et lui plonge son couteau de sacrifice dans la bidounette . Elle s’écroule avec la colonne (d’abord j’ai envie que la colonne s’écroule avec elle, c’est mon droit non ? En plus ça amorti un peu sa chute).

Atys se retourne triomphant, pensant avoir sauvé d’une mort horrible sa copine, et trouve Cibèle écroulée de rire et Célénus « un peu trop vengé » comme il le dit lui-même.
Petit coup d’œil à l’horrible monstre occis, pour découvrir Sangaride harponnée comme Moby Dick et échouée sur son banc de mousse expansée.
Il sort n’importe comment, se cognant au décors (M… où ils ont fichu cette sacrée sortie ?) pour revenir presque aussitôt avec Idas lui servant de béquille (il s’est gentiment poignardé dans les coulisses pour ne pas heurter les âmes sensibles)

Là Cybèle s’aperçoit qu’elle a fait une sacrée boulette et avant que son prêtre sacrificateur préféré ne rende l’âme, elle  le transforme en… pin (oui, vous avez bien lu ! En arbre ! Franchement où elle est allée pêcher une idée comme ça cette allumée !)


Elle rameute le chœur des pleureuses patentées qui arrosent copieusement de leurs larmes le pied de l’arbre,  pour qu’il prenne bien sans doute….

Et le rideau tombe sur la fin de cet opéra politico-mythologique alors que Loulou, se lève pour aller passer sa tenue kaki, parce que c’est pas tout ça, mais il a une guerre sur le feu, lui !

A bientôt !

par Walsong publié dans : Lully
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Jeudi 16 juin 2005

 

Bonjour à vous !

Est-ce que cela va s’arranger entre Atys et Sangaride ? C’est ce qu’on va voir tout de suite dans la suite d’Atys.



ACTE IV

Le lieu : le palais du Fleuve Sangar
Les personnages : Sangaride, Doris, Idas, Célénus, Atys, dieu du fleuve Sangar, chœur des fleuves, fontaines et ruisseaux.

Le rideau s’ouvre sur Sangaride en train de criser sévère, en prenant à témoin Doris et Idas :

« J’ai raté quelque chose parce que là, j’imprime pas ! Atys me fait un plat comme c’est pas permis, puis, la goule enfarinée, il se met à faire des ronds de jambes à tire larigot à c’te pimbêche de Cybèle pour qu’elle m’embauche comme boniche chez elle ! En plus j’ai pas très bien compris pourquoi à chaque fois que j’ essayais d’en placer une, il m’ouvrait des yeux comme des soucoupes en me coupant la parole ! Lui et la politesse ça fait deux ! On dirait qu’il a complètement zappé ce qu’on s’est dit entre quat’z’yeux ! C’est le fait d’être nommé premier canif de la déesse qui lui monte à la tête, ça l’a rendu amnésique ? »

Doris et Idas sont un peu dépassés par le flot de paroles et n’ont même pas le temps de répondre. Heureusement, Célénus arrive et c’est tant mieux ! Un peu aux autres d’essuyer les plâtres !

« Salut Sanga, ça va ? T’es prête ? On va pas tarder à démarrer alors passe à la vitesse supérieure s’il te plaît ! Tout le monde est dans le hall, y manque plus que toi ! P’tit bisou ?
- Oh toi ça va ! T’approche pas trop parce que je suis électrique ! D’accord tu veux qu’on se marie, on se marie !… mais pour le reste… tu peux toujours de brosser ! J’ai mal à la tête !
- T’as qu’à prendre un cachet ! Dépêche, tes vieux se pointent, j’vais leur ouvrir – et il repart aussi sec pour accueillir belle-maman et beau-papa.

A peine sorti, c’est Atys qui fait son entrée (un vrai moulin ce palais) :
« Je me sens comme une sous-crotte d’entourlouper Célénus – dit il à Sangaride.
- Et alors c’est TON problème ! Moi, j’ai décidé que, tout compte fait, Sangaride Célénus c’est pas si moche que ça sur des cartes de visite. Alors tes petits états d’âme à même pas un demi euro, tu peux te les mettre dans la poche avec ton mouchoir par-dessus mon lapin !
- Une vrai girouette à ce que je vois ! On peut dire que tu change d’idée comme de chemise ! Un coup, je t’aime, un coup, ben non, c’est l’autre.. Fais gaffe si le vent tourne, sur quel pauvre type ça va tomber !
- C’est la poêle qui se moque du chaudron ! Je rêve ! On fait la bouche en cul de poule à Cybèle, et après on vient me faire des remarques ?
- Mais t’as rien compris ma pauvre fille ! Si je faisais pas diversion, t’étais raide morte, parce que la Cybèle, c’est pas le genre de nana à accepter de se faire piquer son mec, et par une mortelle en plus !

Là, Sangaride se radoucit, elle commence à piger. Le ton baisse graduellement pour se retrouver niveau chuchotement intimes et petits mots doux. Une fois qu’ils ont remis les pendules à l’heure, c’est reparti pour un tour gratuit dans le tunnel des amours !
A ce moment, le dieu Sangar annonce au micro le mariage imminent de Célénus et de Sangaride (il a pas écouté un seul mot de ce qui vient de se passer sinon, cette boulette il aurait pu s’en dispenser). On a droit à une autre démonstration des talents chorégraphiques locaux. Atys met les pieds dans le plat en annonçant que Cybèle est contre ce mariage. Célénus a les condyles bloqués position basse, sous le choc. Excuse d’Atys : « ça vient pas de moi, c’est la direction qu’a pris la décision » (ben voyons !)

Les zéphyrs l’emportent ainsi que Sangaride – d’où l’expression, partir en coup de vent certainement !



Fin de l'acte et nous retrouverons tous nos héros, allégories comprises, demain pour la fin de cet opéra (ça passe vite hein?)

A demain donc, et bonne journée.

par Walsong publié dans : Lully
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Mercredi 15 juin 2005

Bonjour !

Alors il y avait foule hier dans le premier acte d’Atys, et bien, je vous rassure…. On prend les mêmes et on recommence ! Voici donc la suite d’Atys de Lully :

ACTE II

Lieu et personnages
: en gros, les même qu'à l'acte précédent.

Pendant que Cybèle s’échauffe, Célénus questionne Atys :
« Tu trouves pas que Sangaride est zarbi en ce moment ?.
- T’inquiète - Lui répond celui-ci – c’est les nerfs, ça va se tasser !
- Va voir si le traiteur a fini par arriver j’te chauffe la place ! (sauf que le coco est persuadé que c’est lui qui va être choisi par Cybèle, et qu’il veut être le premier à l’entendre de la bouche de celle-ci)
Cybèle commence à compter : « pique – nique – douille - c’est – toi - l’an – douille ! » Et devinez sur qui ça tombe ? Sur Atys, évidemment ! (la tronche de l’autre !)
La déesse a truqué le vote parce qu’elle aussi est amoureuse d’Atys (quel méli-mélo !) et elle siffle ses copains le Sommeil et les Songes parce qu’elle a un truc important à leur dire, mais en privé !
Pendant ce temps-là, le peuples et les Zéphyrs, avec tous leurs copains, portent en triomphe Atys, un peu dépassé par ce qui lui arrive.

ACTE III
Le lieu
: petit coin sympa, entouré de pavots ( ?) et de ruisseaux
Les personnages : Atys, Idas, Doris, Morphée et ses deux bras, Phobétor, Phantase, les songes agréables, les songes funestes (sans commentaire ! Faut vous y faire parce que ce genre de zoziaux, vous allez en avoir jusqu’à la fin de l’opéra alors…) Cybèle, Sangaride
- aparté : combien elle fait de surface la scène : parce que là, franchement c’est la file d’attente pour un concert au Zénith qu’ils nous jouent ! Fin de l’aparté. -

Au lever de rideau, Atys est au trente-sixième dessous :
« Qu’est-ce que j’ai fait au bon dieu, pour mériter ça ? Je dérouille comme c’est pas permis ! Ben si c’est ça l’amour… j’préfère presque une rage de dent !
- On se calme, l’écorché – l’interrompent Idas et Doris en entrant sur scène – il y a plus urgent ! Ta copine a décidé de lâcher le morceau à Cybèle et il va y avoir du sport ! Tu devrais dire à Sangaride de se pointer pour trouver une solution et le plus tôt sera le mieux, en plus à deux vous ferez – peut-être – un peu plus le poids contre l’immortelle.
- Bonne idée, de toute façon qu’est-ce qui peut bien nous arriver de pire qu’un remontage de bretelles pour rupture de contrat ? »

De nouveau seul, Atys se sent méchamment las, alors que justement, il a un peu forcé sur la caféine ce soir…. Etrange… Enfin pour lui, parce que nous on sait qu’il y a du Cybèle là-dessous et qu’elle a envoyé ses copains anesthésistes pour procéder à une intervention à crâne et cœur ouvert. Les spots de propagande pro-cibéliens commencent à affluer dans les rêves de notre héros malheureux,  lui promettant monts et merveilles s’il vote « oui » (Aïe pas taper, pas taper ! D’abord ça a rien à voir…) à la candidature de Cybèle en temps que première dame de ses pensées et présidente de son cœur. S’il vote « non »…. Il risque d’y laisser un peu plus que quelques plumes !

     Quatre songes funestes


Cybèle est entrée alors qu’Atys était encore en salle de réveil et c’est elle qui lui confirme qu’il est le grand gagnant de sa loterie personnelle (bizarre, il a gagné, mais c’est lui le cadeau !)
Un peu embêté le gars tout de même. Il la remercie de l’honneur qu’elle lui fait, et l’assure de son profond respect et de sa reconnaissance - Moi, quelqu’un qui me répond comme ça, je commence à me méfier : « Euh… Merci Madame, mais… non merci Madame ! », ça sent un peu le râteau, vous trouvez pas ?

Sangaride entre à son tour et se précipite aux genoux de la déesse pour tout lui déballer ; là, ça sent vraiment le roussi, et Atys fait tout son possible pour lui couper la parole par des : « Hem ! Fais chaud pour la saison, trouvez pas ? », « Oh le zouli noiseau dehors… » « Tiens ! Une péniche ! », « Z’avez vu le match hier ? ».. . Comme ça n’a pas l’air d’être efficace, il demande carrément que Cybèle rende sa liberté à Sangaride  pour lui proposer plutôt un emploi d’intérim dans son temple. La déesse est obligée, par fierté, d’accepter d’intercéder auprès du père de la future ex mariée, mais ça lui coûte parce que ce niais d’Atys ne lui accorde même pas un regard alors qu’avec l’autre, ça y va les œillades et les papillonades ennamourées ! A mon avis, vu son regard noir, ils vont s’en mordre les dents, les amoureux, et dans pas longtemps !


par Walsong publié dans : Lully
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Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

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