Bonjour à tous!
Hier, j'ai joué les feignasses (une fois de plus) mais ça vous a permis de souffler un peu non?
Aujourd'hui, on reprend l'histoire de notre pauvre Tosca où nous l'avions laissée la derniere fois (c'est à dire dans la m... ouscaille complète!) L'acte deux fini... faut aborder, très logiquement (ça, j'arrive encore à le faire) par le troisième (dans l'autre sens, ça ferait vraiment désordre! Vous imaginez le type piqué par son cure-dent remonter sur ses pinceaux et nous refaire la scène à l'envers? Un peu perturbant, surtout si la bande son suit le même chemin et nous fait le coup de ces pseudo messages sataniques et subliminaux dans les chansonnettes de certains groupes de musique sauvageonne! Hé, hé!)

LA TOSCA – Acte III -
Le lieu: la terrasse du château de Saint-Ange, coquettement aménagée par les résidents : jardinières de crocus, pelargoniums et fushias diverses (c'est zouli tout ça!) une balancelle très kitch avec des pompons partout, un dauphin en béton pré-moulé à la louche du plus bel effet, une lampe anti-moustiques... et ... un poteau d'exécution (dans cette image s'est glissée une erreur). Je vous rassure tout de suite tout est une erreur, sauf le poteau! Mais une casemate avec une table, une lampe, un livre, style livre de comptes, un crucifix... c'est pas très joyeux-joyeux je trouve!)
Les personnages: un berger (cherchez pas les moutons, c'est une voix-off), un geôlier (normal pour une prison, Cavaradossi (le tagueur condamné), Tosca (la diva trucidouilleuse de grand chef des poulets), les deux bras droits de Scarpia, le trucidouillé (je sais, il était très mal foutu, ce type même physiquement!), une autre voix-off, style « Alarme d'incendie » vers la fin.
Le rideau se lève sur ce charmant tableau au son des clochettes des pré-gigots (moutons quoi! Pfff! Faut tout vous dire!) et de la ritournelle du berger (il doit essayer de leur chanter une berceuse... z'ont essayé de se compter, ça marche pas!)
Le geôlier, traînant la charentaise, se dirige vers son bureau et attend, (une livraison colissimo de fusillable), des types arrivent conduisant « à l'insu de son plein gré » un Cava pas tip-top côté forme physique. Une p'tite signature en accusé de réception et le prisonnier se retrouve seul avec le type:
« Nom, prénom, âge, qualité, taille, poids, habitudes sexuelles... (nan, là je m'égare...). T'as une dernière volonté?
- Si je dis me faire la belle, pendant que vous regardez ailleurs, ça compte? J'plaisante! Nan, à part envoyer une bafouille à ma meuf, pour lui dire que j'aurai un peu de retard pour le p'tit déj...
- Tiens un post-it et mon bic »
Radin pour faire dans le poulet multi-page! (billet doux, au cas où vous auriez oublié) Cava s'applique en tirant la langue de coin comme un bon écolier mais, de penser à sa minette, ça le mine tellement qu'il pleure comme un veau (difficile pour voir ce qu'on écrit, ça!)
C'est à ce moment que la donzelle fait son entrée (bonjour l'image du mâle indéboulonnable!) et lui fiche sous le nez le sauf-conduit qu'elle a réussi à piquer à Scarpia pendant qu'il passait l'arme à gauche:
« Fais tes valoches on se tire!
- Strange non? Il a jamais gracié quelqu'un!
- On va dire que ça été son dernier geste pour se faire pardonner...Mmmm?
- Qu'entend-je, qu'ouie-je, qu'accoustiquai-je? »
La minette lui raconte ses exploits de sérial killeuse. L'autre lui signale qu'il lui doit une fière bougie, mais Floria lui balance que, pour les remerciements... on verra peut-être plus tard, là, faut faire fissa! Le 4/4 les attend en bas, direction le port, une barcasse à prendre en flottaison (vous avez déjà vu une barque marcher vous? Alors prendre l'esquif en marche, ça fonctionne pas la phrase!) et « vogue la galère » vers les îles Caïman! Avant, faut jouer les mimes Marceau et faire semblant de tomber sous les pruneaux du peloton d'exécution (c'est de l'esbrouffe, les balles sont bourrées de farine) On prend le pouls... on constate le décès, on se retire (le « on » c'est les flics évidemment!) et on (là, c'est les namoureux) se barre vite fait bien fait. Cava a tout compris (veinard!) et se voit déjà en grand shakespearien.
Le geôlier signale que c'est pas tout ça mais il faudrait peut-être penser à ce qui l'amène. Cava, brave (il peut se la péter oui, maintenant qu'il sait que c'est pour de faux!), se dirige d'un pas mesuré vers le poteau indicateur avec une grosse croix dessus (pour bien viser). Tosca, lui fait signe, que le sourire, c'est peut-être inutile hein, parce que ça le fait pas trop, et le voilà qui attend le coup de feu du peloton qui vient de se mettre en place:

« Paren, apunten, fuego! » euh non ça c'est en espingouin (faites la traduction vous-même hein?)
Le peinturlureux tombe en battant des ailes. Un des sbires de Scarpia arrête le chef du peloton qui voulait fignoler le boulot au « coup de grâce » et tout le monde reprend le chemin des escaliers de la tour. La diva reste seule et, une fois sure que tout ce beau monde soit parti, elle galope, en tenant son traîne-sauce (robe longue) au dessus des genoux (on voit les baskets dessous hé, hé) pour aller plus vite, et secoue le copain toujours position « gisant moyen-âgeux »:
« La vache! Il est doué mon Mario! Il vient de tomber comme un pro dans un western (le roulé-boulé en moins). Bon, c'est pas tout ça, mais faudrait se relever maintenant, le dernier coup de serpillière ici, ça doit dater de la construction du Colisée, alors bonjour le jean! Allez, fait pas ta bête! »
Pas de réponde! On dirait que ça a l'air de lui plaire au Mario de jouer les décédés! Soudain on entend une voix (la fameuse « alarme d'incendie » pré-citée):
« Alarme! Alarme! Pimpooooompiiiiiin! On vient de planter le chef de la police! » (ils ont mis du temps pour trouver le type tout de même!)
"Maintenant, arrête de jouer les divas! (c'est le monde à l'envers) et bouges tes fesses! Y a un blem.... dis... c'est normal si tu respires plus?.... T'es tout flasque coco, faut te ressaisir!... Allez zou! Tout l'monde debout! »
Rien n'y fait, et le mort reste... mort! Ils se sont fait avoir comme des bleus! Scarpia n'a jamais eu l'intention de le laisser en vie. La fausse-vraie exécution est en fait une vraie-fausse-vraie mise à mort! (vous m'suivez?) les balles c'était des vrais prunilles et le raisiné, c'est pas de l'encre de feutre! (tu m'étonnes qu'il jouait bien la comédie le Mario!).
Elle fait un peu arrêt sur image, là, Tosca (bin oui, ça fait quand même un choc, vous n'allez pas dire le contraire tout de même!) et c'est à ce moment que Sciarrone un des sbires (j'adore ce mot, vous avez remarqué) suivi de Spoletta, entre et veut arrêter la coupable. Elle file un coup de genou bien placé (ouille, c'est où la Chapelle Sixtine?) au type et monte sur le parapet de la terrasse. Elle groupe bien les pieds, prend la position du fameux saut de l'ange déjà évoqué (je ne sais plus quand, mais c'est sur!) et poussant des guiboles, entame son vol plané vers le bas de la tour. (d'ailleurs, à ce propos, le fameux saut-de-l'ange, ça vient peut-être de là, non? Bin oui, c'est un plongeon et du Château Saint-Ange... si c'est pas le l'a-propos ça!)

Fin de l'opéra!
Alors là, petit précision: ça ne vous rappelle rien?... Une fameuse gaffe... lyrique de surcroît... où votre servante s'est encore faite remarquer? Mmmm? Allez un petit effort... hé, hé.
Bonne journée et remettez-vous... ça peut même être une histoire à « rebondissement » Mouarf!
La dragonne
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