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Mercredi 21 septembre 2005

Bonjour !

 

Encore une fois, je joue les touristes ! Je me baguenaude à droite et à gauche (style P’tite sœur de Laura Hingalls dans sa prairie, avant le cassage de goule dans la luzerne évidemment avec en accompagnement sonore « la mélodie du bonheur » - et oui, si on fait dans le kitch autant le faire jusqu’au bout non ?)

 

Allez ! On s’y recolle mais on commence à voire le bout de la route… vous inquiétez pas !

   

Voici donc la suite de La Wally et… la fin !

- Quoi ? C’est quoi ce « Ouf ! » que j’ai entendu ? Dites que je vous scie ! Bin vous m’y reprendrez moi à faire du pédagogique ! Pffff ! J’suis gâtée avec la classe qu’ils m’ont refilée cette année tiens ! Faites pas trop les marioles… les interro. surprises c’est pas fait pour les toutous !  Nan méééééé des fois !

 

Allez zou ! les cahiers et j’veux entendre une mouche p… voler !

 

LA WALLY – ACTE III –

 

Le lieu : Hochstoff (à vos souhaits, bin dis donc ça c’est pas arrangé depuis avant-hier ce rhume !) A droite : la bicoque de Wally (héritage du papounet) avec vue sur la chambre à coucher de la fille. (on va jouer les voyeurs ou quoi ?). A gauche : la fameuse ruelle qui mène au pont (déjà décrite et vue au premier acte). Le sentier vers les hauteurs a pas bougé de place (à moins qu’ils aient paumé les décors et qu’à la va vite ils mettent une échelle en remplacement ; remarquez, que dans les productions dites d’avant-garde, ils feraient certainement ce genre de truc) C’est la nuit et la loupiote du pont est allumée.

 

Les personnages : Walter (le barde tyrolien), Wally (la fille qui se laisse pas bécotter, enfin soi-disant), le vieux bidasse (ça doit être le sage du coin), Gellner (l’ex-futur et futur complice de la vengeance d’une Wally outragée), Hagenbach (le chasseur), Afra (… nan j’insiste pas), un chœur.

 

Alors là, je vous préviens ça va être très court la narration (vu la non-densité de l’intrigue, on va pas y passer la Noël )

 

Le rideau s’ouvre sur Walter entrant dans la maison de Wally. Il vient consoler sa copine de la honte qu’elle s’est payée en public. L’autre est en train consciencieusement de se déstructurer la tignasse à la Dessange. Elle attend, mais quand même un peu péteuse, le déroulement final de sa vengeance (bin, oui, parce qu’elle en pince quand même pour le mec qu’elle va envoyer ad patres). Le soldat complètement cuit est en train de s’égosiller à l’extérieur, un coup à réveiller tout le quartier. Pendant que Walter se carapate, congédié par Wally qu’a besoin de faire le point, seule. Gellner fait son apparition sur la scène et demande au pochetron s’il sait si Hagenbach est dans le secteur… vu qu’ « on » lui a fixé un rendez-vous nocturne ici. Il est sacrément courageux le chasseur d’ours, parce qu’il vient alors que tout le monde sent que ça rognote (sent mauvais, si vous préférez)  le piège  à plein nez.. Gellner renvoie le vieux avec un peu de fric cuver sa bière un peu plus loin.

 

- Là, parenthèse : ça rappelle étrangement le piège dans Rigoletto (pour ceux qui connaissent, sinon, vous inquiétez pas on verra ça un de ces quatre)

 

La Wally a réfléchi (en plus elle a plus une seule mèche intacte pour la création capiliculturesque), elle ouvre la fenêtre pour prévenir Gellner qu’on arrête tout, mais la loupiote du pont vient de s’éteindre (le vent ? J’crois pas moi) et elle referme en se disant que son amoureux sera resté sagement chez lui par une nuit pareille.


 

 

 

 

 

Hagenbach se pointe (il y pas écouté un traître mot des mises en garde à mon avis) Il avance sur le pont…. Gellner planqué, se précipite par derrière et le fait basculer par-dessus la rambarde ! Il part toquer à la porte de la fille.

 

« Mission accomplie ! Cible atteinte ! T’as une p’tite cuiller, parce que ton Habenbach, pour le récupérer, ça va être coton !

- T’as fait du beau tiens ! Viens par là qu’on aille faire un saut à l’élastique sans le caoutchouc pas mal hein comme voyage de noces ? »

 

Au moment où elle veut faire le plongeon en couple dans le ravin ( j’vous explique pas la pile de suicidés volontaires ou non qu’il va y avoir au fond !), elle entend des « Aïe, Ouille, Oulalala, ça fait bobo ! » qui arrivent d’en bas. Elle lâche Gellner qui se fait la belle sans demander son reste, et file ameuter toute la population, parce que plus on sera nombreux sur le coup, plus vite le coco, sera remonté. Comme on n’est jamais mieux servi que par soi-même, elle commence à descendre pour voire l’étendue des dégâts.



 

Une fois le type remonté et un peu en vrac, elle chope Afra venue aux nouvelles, et un peu tourneboulée, lui dit qu’elle lui rend son copain et en prime lui file sa baraque avec le terrain en dédommagement. Là ou elle va s’installer (la hauuuuut sur la montageuuuuuu…) c’est pas l’espace qui va lui manquer !

 

Fin de l’acte et on passe à l’acte IV

 

Le lieu : le Murzoll (la colline hypertrophiée du début), une cabane style refuge au premier plan et des types dans les cintres secouant des oreillers pour faire croire qu’il neige.

 

Les personnages : Walter, Wally, Hagenbach (réduit l’effectif ici !)



 

 

 

 

 

On apprend par Walter que c’est déjà Noël et que c’est pas tout ça, mais on se les gèle un peu dans sa résidence secondaire. Il essaie de persuader La Wally de redescendre dans un endroit plus animé, côté conversations et ambiance, parce que les chamois, les marmottes (avec leur papier d’alu) et les nounours venus demander du feu… ça va cinq minutes !

 

L’autre est pas très chaude (normal, c’est l’hiver) pour y retourner et préfère lui filer ses étrennes ici, en lui donnant en souvenir le collier qu’elle portait à la fête fatidique. Elle le renvoie avec un poutou sur le front en lui disant que lorsqu’il sera de l’autre côté de la mer de glace, il chante la fameuse chanson de l’Edelweiss (voire à l’acte I) ça lui rappellera de bons souvenirs… d’avant la cata.

   

Elle commence à vouloir imiter la fille de la chanson (pour aller plus vite pour se cryogéniser elle ôte même sa doudoune) lorsqu’on entend Hagenbach l’appeler de loin. Il arrive sur scène et commence à lui expliquer sa visite des plus impromptue :

 

« On m’a raconté pour l’accident . Bin dis donc t’es pas rancunière après la crasse que t’avais faite au village ! Le temps que je sorte du coaltar, t’étais déjà à jouer les Heidi depuis pas mal de temps. J’suis un peu en retard, parce que pour trouver le chemin étant donné que c’est pas fléché… pas évident, mais j’suis là et c’est pour te dire que j’suis fin prêt pour qu’on convole tous les deux !

- Et Afra dans l’histoire ?

- Erreur de parcours (sympa non ?) J’savais au fond de moi-même que c’était toi ma promise et la danse à tout mis en place. J’suis allé le soir même te dire la chose mais j’ai glissé sur une peau de banane (la seule de tout le Tyrol certainement) et j’ai fait le saut de l’ange !

- On t’a un peu aidé pour le démarrage ;..

- Pas important tout ça, j’en pince quand même toujours ! »

 

Autre parenthèse pendant toute la scène suivante on aura droit à des voix imitant le vent (là, en relisant le livret, excusez, mais j’ai craqué ! J’ai eu une image complètement louftingue de types penchés en avant pour produire le son…. J’sais, c’est pas très poétique, mais j’ai pas pu m’en empêcher ! Et franchement, vous imaginez la scène… grandiose non ? hé,hé… bon j’arrête c’est très « pipi-caca » je sais)

 

Reprenons la narration de cette scène très… venteuse… (j’ai dis que j’arrêtais, j’arrête !) Après donc cette déclaration ils commencent à faire des projets sur la comète…lorsqu’on entend un grondement sourd…. (brrrrrrrrrrr ! ça c’est le grondement) Dans le noir complet, Hagenbach cherche le sentier pour redescendre tous les deux (avec la purée de poix ambiante, la neige et la nuit pour faire bonne mesure, c’est pas gagné !) Il essaie de dire à Wally de commencer à descendre et que….


 

 

 

 

 

 

 

 

On saura jamais la suite un grand boum-patatra se fait entendre et le type se fait enneiger de trois bon mètres ! L’avalanche ! Franchement qu’est-ce qu’il avait l’autre à s’égosiller comme ça, en pleine montagne, alors qu’on sait qu’un rien suffit à ce que tout déboule !

 

La fille pète le dernier fusible qui lui restait et accompli un saut carpé impeccable pour le rejoindre dans la poudreuse.

 

FIN

 

Alors heureux ? Hé, hé !  Maintenant je peux vous avouer un truc : Un jour, une copine m’a demandée de quoi causait l’opéra… réponse de la dragonne : « d’avalanche ! » Faut être réaliste, à part ça… c’est menu menu l’argument non ? On y est allées (la fameuse version concert de la Halle aux Grains) et elle a dû se rendre à mes arguments ! (elle s’est légèrement barbée, étant donné que c’était une version sans mise en scène donc encore plus statique, si ça peut exister ! En plus, à part l’air de « Diva » on ne peut pas dire qu’il y ait énormément d’airs impérissables (enfin à mon avis, mais c’est purement subjectif, c’est à vous de juger à l’écoute !)

 

Donc vous saurez maintenant que pour une balade en montagne enneigée, il faut éviter les vocalises… ça fait pas que vibrer les verres de cristal, la preuve !

 

Bonne journée et à plus tard…

 

La dragonne

par Sieglind publié dans : Catalani
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Mardi 20 septembre 2005

Bonjour à tous

Alors remis de la plâtrée que je vous vous êtes ingurgités hier ? Pas sympa de ma part de vous surcharger pondéralement (même si c’est que des paroles, on parle bien du « poids des mots et du choc des photos non ?) Aujourd’hui, on reprend donc à la fin de l’acte I quand la fille décide de faire un fugue en ré mineur (la tonalité est plus dramatique)

 

LA WALLY – ACTE II  Un an après l’escapade de la fille.

Le lieu : la place de l’autre village Sölden (celui ou habite le fameux chasseur d’ours Hagenbach,  Le bled est décoré pour la fiesta : lampions, guirlandes, fleurettes… (fête du Corpus Christi – corps du Christ pour les non latinistes) Pour la circonstance, les autochtones ont sortis les tenues tribales (la culotte de peau, le capeo, les chaussettes enfin tout le toutim) et entament dans tous les coins des danses de la pluie en poussant leur cri de guerre connu (yodlédileï, yodlédiyoooo). En fond, configuration normale d’une place de village : une église, un troquet, on peut même faire bonne mesure en rajoutant la boulangerie… (pas prévu, mais, d’en rajouter pour le plaisir, ça mange pas de pain ! Gnark !). C’est une fête typique du style « Foire au mariage » alors chaque fille ou mec encore célibataire se pavane en faisant la roue, pire qu’un concours agricole du plus beau charolais.

Les personnages : chœur mixte : villageoises, villageois, de toutes tailles et de tous âges, un vieux soldat (ils ont dû l’oublier là, à la dernière bagarre et ça fait trente ans, qu’il attend qu’on lui dise que la guerre est finie), Walter, le barde copain de La Wally , Gellner le promis (par le père) de celle-ci,  Hagenbach, chasseur de winnies et secrètement aimé de l’héroïne, Afra (avec c’qu’elle pourra !) la patronne de l’auberge, et enfin La Wally-la Voilà  !

Lever de rideau de l’acte sur la foule des Söldenois-nais-neux-niais (toujours un problème moi avec le nom des habitants d’une ville) en train de se la jouer danse tribale et cris d’apaches.





 

Le vieux bidasse se fiche un peu de la trombine de Walter qui roule des mécaniques devant  les filles en lui faisant remarquer que c’est pas sympa pour la copine qui lui a offert son beau costume du dimanche. Il lui rétorque que, d’abord c’est pas un micheton, et que La Wally , c’est sa meilleure copine d’enfance alors, s’il veut pas avoir à bouffer son attirail et son uniforme, galons compris, il a intérêt à la mettre en sourdine.

Gellner (l’ex-futur époux de la Wally ) mate du côté de son rival Hagenbach en marmonnant que c’est bien la peine que celle-ci se décarcasse à venir à toutes les sauteries étant donné que « l’autre » batifole à droite et à gauche et qu’Afra (avec…etc.) retient – un peu – son attention en ce moment.

Le chasseur d’ours fait le pari de danser avec la Wally rien que parce qu’on vient de lui dire que le dernier qu’à essayé de lui faire un béco est parti sur un brancard et qu’il n’y a personne pour l’amadouer la misandre. Afra, lui conseille de pas trop tirer sur la corde parce que ça se fait pas de jouer avec les sentiments ! (pas tort la meuf !)





La Wally se pointe et balance :

« Avis à la population ! J’aime pas me faire lécher la pomme ! Celui qui pourra, ça sera juste mon légitime, le mec que j’aurai choisi, moi ! » - (du caractère hein ?  Un peu à la Carmen d’ailleurs non ?)

Les mecs commencent à melouner à part, parce que depuis le décès du papa (ah oui, j’l’avais pas dis, enfin eux, non plus remarquez, et bin il a cassé sa pipe – le remord sans doute) la fistonne héritière a pas mal d’attraits et pas que physiques ! Elle s’installe à la terrasse du café. Gellner la rejoint et se fait envoyer salement sur les roses par la fille !

« Toi, j’t’ai dans le collimateur ! C’est ta faute si je me suis faite ficher à la porte ! Mais j’suis pas ingrate, j’te file du blé, tu te seras pas déplacé pour rien ! – (dur !) – et pis comme disait ma mémé : « Quand on t’offre un truc, t’es sur d’être déçue et de détester ça ! Ainsi tourne la boule bleue : l’amour c’est rigolade et pleurnicherie mélangées !

- Tu fais ton intéressante, mais tu te la pète un peu trop, ça me paraît bizarre, moi, que toi qui fuyais les sauteries comme Belzébuth, tu sois de toutes les guinches maintenant !

- Même pô vrai !

- Eh Pinnochiote j’te rappelle que ton paternel t’avait promise à moi parce qu’il savait pour l’Hagenbach ! Et que si tu pensais raccrocher le brochet, c’est loupé, vu que ses noces sont prévues pour dans pas longtemps !

- Maintenant que tu le dis… z ‘étaient un peu trop proches pour se causer, à moins qu’ils aient virés sourdingues tous les deux !

- Comme Mémé disait : ainsi tourne la …

- Tu vas la boucler ou je t’aide ? Mais ça va pas se passer comme ça !"

Afra, la goule enfarinée,  se pointe pour prendre la commande et La Wally en profite pour lui balancer que son eau de vaisselle elle peut se la garder. Et comme la minette a la lippe qui tremble (sensible pour une serveuse) elle lui balance du fric, en lui disant que ça doit suffire pour lui rendre le sourire.

Hagenbach, très calme, (trop à mon avis) récupère l’oseille et le balance à son tour aux musiciens en disant que c’est la patronne qui régale. Il en profite pour glisser à Afra, qu’elle s’inquiète pas… il va la venger. Sur ce, il demande à ses copains combien ils sont prêts à miser sur le baiser qu’il va piquer à la mégère. Les paris engagés, il ôte la plume de son chapeau et la fiche à l’envers (paraîtrait que c’est une coutume du coin, signalant qu’une promesse ou un vœu va se réaliser – c’est des tyroliens… faut pas chercher…)

Gellner qui a vu son manège essaie de prévenir La Wally , mais le parieur s’avance et invite la fille à tricoter des petons sur la piste de danse. Elle, flattée (quelle nunuche aussi, plus miro tu me diras où t’as vu ça !) Accepte mais remarque quand même son drôle de regard. La danse c’est simple : c’est qui arrivera à piquer un béco à sa copine, si c’est gagné, le couple arrête de danser (simple non ?).Le couple est en pleine discussion (et la musique ils en font quoi ? On s’assoit pour causer ! Pfff ! N’importe quoi !). Elle est en train de tout lui déballer et l’autre, tombe des nues, parce qu’il a toujours cru qu’elle le détestait comme son paternel.






Vous vous doutez que, du coup, le pari… n’a plus de raison d’être (ou alors ça serait de bon cœur qu’il lui ferait la bise, mais sans la capacité persuasive du pognon). Il se sent un peu péteux comme on dit. Et c’est elle qui le provoque. Il craque, enfin les deux craquent et c’est un bisou des plus enflammé qu’ils échangent.

Les autres applaudissent : le pari est gagné et Afra est vengée !

"Mais de quoi vous causez ? – lance La Wally redescendue de son cumulus.

- Vise ton « amoureux » qui se murge gentiment à la terrasse de ta rivale. Là, tu vois, il encaisse ses gains ! - Lui répond la foule sadiquement

- Gellner ! Rapplique ici et fissa ! Tu veux toujours que j’t’épouse ? Et bin faut qu’il crève avant !"

La fête se finit et tout le monde rentre chez soi alors que le rideau tombe sur la fin du deuxième acte de La Wally

 

 

 

 

 

 





 

 

Chaude ambiance encore n’est-ce pas ? La suite ne présage rien de bon… enfin à part pour ceux qui adorent les choses bien dramatiques (hé, hé).

On verra ça demain … parce que là, il faut quand même faire une pause non ?

 

Bonne soirée (vous avez vu la nuance ?  D’habitude, c’est bonne journée !) et ne veillez pas trop tard !

La dragonne

par Sieglind publié dans : Catalani
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Lundi 19 septembre 2005

Bonjour à tous !


Alors vous avez compris qu’aujourd’hui, on partait à la montagne j’espère ! Les chaussures de marche et les bâtons et piolets sont à prévoir ainsi qu’une ou deux cordes de rappel et surtout : un bonne doudoune et une couverte de survie (un GPS, ça serait pas superflu, vu ce qui s’y passe dans ce charmant coin)… mais je ne vous en dis pas plus sinon… c’est pas la peine de vous raconter l’histoire, si c’est pour casser le suspens !

Donc on va parler d’un opéra d’un musicien pas très connu, Alfredo Catalani (1854-1893, là, je met les dates, parce que pour les plus connus, avec un dico, on peut toujours s’en sortir…)

En plus cet opéra, je l’ai… entendu ; oui entendu, parce que c’était une version concert à la Halle aux Grains de Toulouse et, une fois qu’on a détaillé, les solistes et le chœur, on a tout loisir pour l’écoute et le livret (étant donné, que côté gestuelle, ils font plutôt dans le « sobre », remarquez, je les vois mal jouer les moulins à vent et mimer les scènes sur le petit podium où ils se perchent - petit, tout est relatif, mais c’est un truc quand même partagé, par un orchestre, son cher et les solistes – en plus d’un chœur, qui suivant sa conséquence, va se percher sur le balcon derrière.

Donc voici, très chers, l’histoire de LA WALLY d’Alfredo Catalani

ACTE I

Le lieu : le Tyrol (oui, je sais c’est italien, mais ça se passe au Tyrol,  Carmen c’est bien français et ça se déroule en Hispanie alors…), la grande place du village de Hochstoff (à tes souhaits !) Une ruelle (du genre « tu tends les bras, tu touches les murs de chaque côté ») monte (ou descend, ça dépend du sens qu’on prend pour l’emprunter… j’sais, je chipote, j’arrête)… monte, donc, vers un pont traversant le cours d’eau du coin (l’Ache) qui coule au fond d’un sacré ravin (tu loupes la marche… si t’as pas l’élastique approprié, tu t’écrases au fond comme une vieille bouse). On distingue un sentier de biques qui mène vers les sommets des montagnes locales là-aussi (le Murzoll et le Similaun). Au bout du pont : une lanterne avec une statue de Jean-Claude pardon Jésus Christ (j’sais, j’irai brûler en enfer…)

 

Les personnages : Plein de monde étant donné qu’on fête les soixante-dix balais d’un certain Stromminger (ça doit être l’aïeul du village, pas bien grosse la durée de vie en montagne à l’époque !) Donc, un chœur mixte (comme les vestiaires de Coluche), l’ancêtre  Stromminger, sa fille, La Wally, Gellner un type qui a remporté le concours de tir organisé pour l’occasion et, accessoirement, amoureux de la Wally, Walter : le chanteur local, Hogenbach (re- à tes souhaits !) un type d’un village voisin, fils de l’ennemi juré du vieux Stromminger, et évidemment amoureux secret de La Wally (toujours pareil ! Un amoureux officiel et un officieux… on voit déjà la suite, non ?)


Au lever du rideau, tout le village est en train d’admirer les participants au concours, Gellner vise et paf, met dans le mile du premier coup (heureux au jeu….) Stromminger félicite le gagnant :
« Dans l’mile Mimile ! Et ce frimeur de Hagenbach peut aller se rhabiller ! » – il voit se pointer le chanteur Walter –  « t’as perdu quek’chose ? »
- Voui, ta fistonne ! On a prévu un p’tit truc en duo pour fêter ça ! J’sais que t’aime pas trop la zicmu, mais ça, ça peut de plaire ! Surtout que c’est ta Wally qui l’a écrite alors…
- Déballe qu’on juge… »


Il s’exécute en chantant un truc sur l’Edelweiss (coucou Pascalou !) l’histoire d’une randonneuse (coucou  Alain !) qui s’étant décidée à se poser cinq minutes pour souffler, aurait fait le vœu de rester belle comme la neige du sommet . Aussitôt dit, aussitôt fait : l’avalanche l’a ensevelie sous pas mal de pelletées de poudreuse et elle vit maintenant sous la forme de la ch’tite fleur blanche qu’on connaît. (zouli hein ?) Le paternel, apprécie la ritournelle, quoiqu’un peu étonné que sa fifille ait sorti un truc si tristounet, c’est pas trop son style d’habitude.


On annonce l’arrivée des chasseurs. Tout ce petit monde se précipite pour leur offrir un godet et savoir ce qu’ils ont pris. Un mec est en tête du peloton …Hagenbach (évidemment, le jeune premier allait pas être à la traîne, ça se fait pas !) Il se coltine une peau de winnie encore fraîche (beurk, heureusement qu’au théâtre, c’est une toison en pure acrylique élevé sous la mère et colorée à l’encre rouge, sinon vous imaginez les relents, sur le plateau avec les projo en pleine poire… bon appêtiiiiiiit !).

Il raconte comment il a réussi à dépiauter la bête (après l’avoir tuée suivant l’adage évidemment, on est pas des sauvages !) :
« J’avançais, tranquillou sur le chemin (un litron à la main, ça freine le chasseur, c’est reconnu) quand j’ai entendu un grognement et qui v’nait pas de mes boyaux, j’vous jure ! Soudain un ours balèze me barre la route, et à mon avis, c’était pas pour me demander du feu ! Là : p’tit problème, après évaluation rapide de la situation, c’était chaud de chez brûlant : à droite le torrent, à gauche, une « grosse » marche, style précipice ! Y avait plus qu’une solution…

- deux, en fait, mais pour se carapater, il faut les chaussures adéquates (comme Sheila , qu’à des coattes – couettes - aussi, bof, je sais, moyen s’pas, comme synonyme y avait bien « idoines » mais, là pas de jeu de mot… alors… faute de grive…)

 


(En plus, mauvaise excuse parce qu'à moins d'être équipé de ça, on peut toujours courir - quitte à se déchausser d'ailleurs - le pire c'est que c'est pas des barres, mais les pompes, elles s'appellent "ravin" j'ai trouvé ça sur le net! Fort non?)

– donc, reprenons son récit, il explique qu'il doit se battre :  

... « Paren, aputen y fuego (l’équivalent hispanique du « a vos marques, prêts, tirez » des pelotons d’exécution) Là, autre gros problème : j’avais oublié les cartouches - (malin ça !) - c’qui fait que j’ai du le finir au canif ! - (mais oui, on te croit ! Pourquoi pas avec les dents pendant qu’tu y es…)"


Là évidemment, Stromminger peut pas s’empêcher d’être désagréable (vieux teigneux va !) :
« C’est connu y a qu’un Hagenbach pour chasse le plantigrade ! Pourtant j’en connais et qu’on pas besoin de se la péter avec des histoires d’arracheur de dent ! Si ton paternel était encore là, il t’en montrerait la preuve, rapport aux traces que j’lui ai laissé sur la couenne après une bagarre ! »


Là, c’est le truc qu’il fallait pas dire ! Le fiston outragé, oubliant qu’il a affaire à un vieux chnoque,  lui fiche sa tannée et l’envoie valser cul par-dessus tête. (Lyssy, ça pourrait presque être pour toi, si t’avais perdu ton calme, par contre Manue…. No comment s’pas ?)
La scène commence à ressembler à la panique de la foule dans le « Cuirassé Potemkine » et ça devient du grand n’importe quoi !


Quand soudain, une drôle de fille fait son entrée bizarrement fringuée et des edelweiss plein la tignasse. Elle goualle qu’elle aimerait bien connaître le téméraire qu’a osé toucher à son papounet…qu’il passe tout de suite par le photomaton parce qu’après il pourra plus se reconnaître.
Hagenbach se dénonce et…. Bin rien côté représailles : la fille reste scotchée avec un air de merlan frit et la lippe pendouillante (elle en pince, c’est évident ! C’est comme le nez au milieu de la figure – s’pas les Kikojos ?)


Elle change d’optique et essaie de calmer son monde, mais ça n’a pas l’air de fonctionner et tout le monde reste sur ses positions tout en repartant chacun par où il est venu (j’sais c’est paradoxale mais faut voir « positions d’idées » s’pas et pas géographie)
Gellner, en profite pour glisser à Stromminger que sa fille est de parti pris dans l’histoire et qu’étant donné qu’elle est tombée en amour (bises la Juv) et en plus avec le fils de son ex pire ennemi… (Roméo, où es-tu mon Roméo… c’est pas la bonne pièce, mais y a de ça non ?) Quel faux derche c’ui-là ! Il casse le mec, pour avoir plus de chance avec la gamine !


Le vieux vachard peut pas accepter ça et il hurle à Wally sous ses fenêtres, que c’est décidé, qu’elle sera mariée à la fin du mois avec Gellner (celui-ci à un geste style vainqueur de combat de boxe accompagné d’un « Yesssss ! » retentissant, enfin, dans ma version) et, sans attendre la réaction de la fistonne,  sort côté jardin .

Restée seule avec son futur conditionnel, impératif, puisque imposé, participant au présent mais très certainement imparfait… (ça c’est de la grammaire dragonnienne pure et dure), elle lui demande de l’oublier. (sic) L’autre s’accroche, c’est qu’il va pas lâcher le beau morceau si vite.


Le paternel revient, persuadé de trouver l’affaire conclue, pour tomber sur une Wally qui lui déballe tout de go, qu’elle préfère crever que d’épouser un type qu’elle aime pas. Il lui rétorque qu’elle a intérêt à changer d’idée, parce que sinon, il la  fiche dehors ! Elle a  jusqu’au tintement de la cloche de l’église pour prendre ta décision !


Elle la prend plus que rapidement cette décision (c’est là l’air dans Diva) et décide de se faire la belle et, comme c’est pas tout mais il se fait tard, elle prend illico presto le chemin vers la montagne accompagnée de Walter, le chanteur, qui ne veut pas qu’elle fasse la route de nuit (surtout en montagne, faut être réaliste)

 

Fin de l’acte ! Encore un truc classique n’est-ce pas ? Les amours contrariés de deux tourtereaux membres de familles rivales (ça fait toujours recette !)

On verra le reste plus tard hein ? Parce que j’ai fait fort là ! Plutôt costaud le pavé non ?

Bonne journée et portez vous bien

La dragonne

 

 

 

par Sieglind publié dans : Catalani
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Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

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