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Mardi 31 juillet 2007
Bonjour !

Bon, même si le rythme de croisière des blogs ressemble plutôt à du cabotage par marée basse en ramant dans la vasouille qu'à une virée en hors-bord se la pétant poisson volant tellement la vitesse le  fait décoller de la surface, quand faut y aller...

Donnons un peu de nos nouvelles. Ou plutôt de celles de cette chère Ecosse, en finissant la visite du château d'Edinburgh, par un lieu très prisé dans les bouquins et les films et ce, du célébrissime Monte Cristo au Pirate des Caraïbes : les geôles.

Ben vi ! Qui n'a pas eu droit à son frisson romantique en voyant le pauvre Dantès se dépatouiller avec son sac à patate lorsque ses aimables gardes-chiourme l'ont fait passer cul par dessus tête via le tout à l'égout pour lui rendre les derniers hommages * ? Et ce brave Legolas... pardon Orlando Bloom (je le préfère dans "La Chute du faucon Noir" désolée de vous ruiner l'ambiance les nanas) qui se voit pourrir la vie par un anglais (encore !) tatillon et surtout arriviste et opportuniste au point de rayer le pont du trois-mâts avec ses raquiches.

Donc, nous nous devions de faire un tour par ces lieux pimpants et cosy que sont les cul de basse-fosse, lieux hauts en couleurs (du noir et du verdâtre, une touche de gris, je veux les coordonnées du décorateur d'intérieur de l'époque, il a ça dans le sang... mais une mauvaise circulation), lieux que tout bon castel ou forteresse qui se respecte se doit d'avoir pour être "tendance".

Etant donné la taille du pied-à-terre, je tiens à signaler que l'adjonction de certaines pancartes à des endroits stratégique n'a pas été du luxe pour une dragonne qui se paumerait dans un couloir ! Si ça se trouve, sans celles-ci, je serais encore en train de chercher... une vache n'y trouverait pas son veau dans c'te barraque ! Pour vous dresser la taille du bestiau, imaginez un ancien plateau volcanique... entièrement cerné par des murailles et une mini-ville au mitan, ils pouvaient vivre en autarcie les cocos, et tenir un siège, leur activité favorite d'ailleurs à l'époque de sa construction.

Avec du recul, (pas trop, il y a le bord des fortifications, et une sacrée "marche") on aurait pu y arriver au bruit. Et oui ! Ces braves anglo-claxons (désolée autre mot bidouillé) ont l'art de la mise en scène et ont sonorisé ce lieu de manière à mieux "cerner" l'ambiance de l'époque certainement. On a donc droit à des lamentations, des engueulades, des remarques sur la bouffe, sur la faune et la flore nuisible qui empiète sur son carré de paillasse, enfin si vous avez fait la colo, vous connaissez.

Mais tout d'un coup, j'ai cru être frappée au front du didi de la déesse poly-mégaglotique de la basse Egypte "Has-Sy-Mil **... je pigeais ce qu'ils disaient ! Pour cause, dragon me signalant au même moment que "ça" causait franssouze la B.O d'ambiance.
On a eu l'explication peu après, quand on a réussi à choper une petite brochure explicative en français (en fin de visite presque, vachement utile ! Mais c'est pas de leur faute, on a tout simplement fait la visite à rebours, on ne peut pas suivre le troupeau, comme d'habitude) alors que jusqu'à présent on était obligés soit de tendre l'oreille et les neurones (surtout dragon, rapport à la traduction simultanée) soit de s'user les mirettes à lire les panneaux instructifs mais pas très bien éclairés pour des dragons pas si nyctalopes que ça.

Il s'avère que la prison était surpeuplée dans les années 1780 et des pruneaux, une certaine guerre de Sécession tenait le devant de la scène politique anglaise et de se trouver avec trois patelins en même temps en guerre***,  ça amenait des touristes dans les environs, la plupart chopés lors de batailles navales... ce qui explique là aussi le passe-temps favori de  certains détenus; les maquettes de bâtiments et l'ambiance sonore façon La Croisière s'amuse (Love... na-,na-na-na-naaaaaaaa...)

En vrac, on a eu droit
- A la visite des chambrées, coquettes, à la  lumière tamisée (un soupirail pour toute ouverture et en sous-sol, ça aide), aux couches idéales pour la raideur du matelas (paillasses sur planches plus rigide, vous me dites) souverain pour les problèmes dorsaux de matelas trop mous, et de plus logeable jusqu'au plafond richement décoré de... salpètre, en cas de coup de feu saisonnier, avec une attention particulière pour la majorité des taulards touristes, des mimis petits hamacs pour leur rappeler leur bâtiment naval préféré (logiquement en train de servir de casier à homard géant après un coup de boulet britannique).

- A quelques témoignages de la vie carcérale en ce temps-là  - attention toute particulière à des restes de portes de prison vermoulues, conservées sous cloche bicouze les inscriptions et graffitis divers du "M.. à celui qui le  lira" à "Dis à Zézette qu'elle me rapporte les clés du semi"  (étant donné que c'est illisible, comme les hiéroglyphes, je regrette, ça pourrait être n'importe naouak !) en passant par "Lord Nord à la potence" (plus réaliste ça, allusion à Lord North, Premier Ministre britannique à l'origine du déclenchement de toute cette chienlit****, la Guerre de Sécession qui a cessé c'est sur) 

- Au menu reconstitué (je vous conseille d'éviter de goûter leur pain et la bidoche dans les plats exposés, la cire et la résine, ça colle aux dents !) et là, on s'aperçoit que, mine de rien, les petits "bouffeurs de grenouilles" n'étaient pas si mal logés que ça.. Preuve par le menu, c'est le cas de le dire, et ce, pour une ration journalière et par détenu :

- 2 pintes de bière (110cl)
- 1 livre 1/2 de pain (680g)
- 3/4 de livre de boeuf (340g)
- 1/2 pinte de purée de pois une fois tous les deux jours (28cl c'est vous dire qu'elle était un peu "clairette" la purée pour être mesurée au centilitre !)
- 1/4 de livre de beurre (110g)
- 6 onces de fromage à la place du boeuf le samedi (170g)

Par contre, ces rations étaient calculées pour tout prisonnier "normal" aux yeux des anglais, si je puis dire ; pour les Américains, c'était une autre paire de branches ! Ils n'avaient droit qu'à une livre de pain par jour et à de la flotte (s'ils étaient assoiffés, ils n'avaient qu'à lécher les murs, ça suinte encore un peu mais ils ont  fait des efforts pour les besoins de la conservation du site, alors imaginez le tableau à l'époque !). Quand on est classé "rebelles, faut en subir les contre-coups !
De plus, chaque prisonnier recevait des fringues et six pences par jour, mais là encore, les français recevaient plus de la part de notre gouvernement (entre nous, ils devaient tout de même se faire regarder de traviole par les autres, nos compatriotes incarcérés) Un médecin était chargé de s'occuper régulièrement de l'état de santé de ceux-ci (la santé "physique" pour la mentale, Sigismund n'était pas encore ne serait-ce qu'une lueur de concupiscence dans l'oeil de ses aïeuls) et il y avait même un;;; "hôpital" pour les malades... que demandait le peuple ?! (Euh, les clés de la tôle peut-être, histoire de se dégourdir les ripatons sur le sol natal, enfin je dis-ça... mais si ça se trouve, z'étaient très bien avec leurs potes de chambrée, les voyages ça forme la jeunesse)

- Et le pompon de la visite, (enfin par panneaux interposés, certaines "vraies" réalisations on les a vues bien après, au musée des transports de Glasgow), ce fut le détail des créations artisanales des taulards pour meubler leurs loisirs (et ils devaient avoir du temps, je confirme, ce n'est pas les balades de quelques minutes à  l'air libre qui devaient meubler leur "morne-plainitude" carcérale). Et comme tout bon taulard qui se respecte, on peut compter sur son imagination quant aux matériaux de base !
Le premier, j'vous l'donne Emile... c'est l'os de leur pièce de boeuf quotidienne, la foultitude de choses taillées dedans est "époustiflante" ! Des miniatures navales, comme ci-dessous (toujours musée de Glasgow)... des boîtes à bijoux, façon marquèterie en nonosse de charolais... (ou de boeuf highlandais, pas vérifié le tampon)...  jeux de solitaire ou échiquiers miniatures enfin, il faut avouer qu'ils avaient la création facile avec cette matière première, elle leur  a bien causé question inspiration !


(Pour info, certaines de ces petites maquettes n'excèdent pas les cinq centimètres de long, chapeau le travail d'orfèvre !)

Ils piquaient aussi de la paille de leur matelas, pour faire des bibis sympas contre le soleil harassant des brûmes écossaises certainement. Savoir que je porte sur la tête un truc qui a cotoyé  le cul. d'un autre, prisonnier de surcroît, je l'aurai eu moyenne... mais à mon avis, soit c'était très mode de s'offrir un truc provenant des geôles Edinburghoises soit, le marchand évitait de révéler ses sources d'approvisionnement, (des clandestins en quelque sorte, sans la machine à coudre et les yeux en amande qui vont avec, triste époque qu'on vit encore de ce côté-là !)

Le comble, ils faisaient de la contre-façon, pire... de la falsification, façon faux-monnayeurs dans les polars ! Toujours à l'aide de leurs nonosses, ils façonnaient des estampes pour une épreuve assez rudimentaire qu'ils peaufinaient à la mimine à l'encre et à la plume, pour obtenir des billets de banques. Une sorte de petit revenu supplémentaire qu'ils se faisaient en échangeant ça avec les gardiens pour avoir double ration de purée de pois sans doute.
Evidemment, quand on dit billet, on pense automatiquement à nos trucs avec goules de types connus, couleurs psychédéliques et numéros de série, mais rien à voir, imaginez plutôt une sorte de billet à ordre avec des tampons "officiels" en en-tête et le texte rédigé ainsi que la somme en cursif, façon ancêtre du chèque. Un peu plus facile à falsifier que nos trucs sur papelard spécial, qui clignote et hulule au détecteur lumière infra-ultra-intra-violette quand il est aussi faux qu'un sourire sur la  goule d'un hypocondriaque. Et ils ont été plus que productifs sur ce coup-là, obligeant même les banques à faire de l'huile et à se creuser le ciboulot pour trouver des moyens un peu plus surs de rendre les contre-façons plus difficiles à réaliser.

Dernier couplet, un petit topo sur l'indépendance américaine et sur certains de ses héros...John Paul Jones par exemple (capitaine d'origine... écossaise, "père" de la marine américaine selon certains) mais là... c'était moins parlant (sauf à bibi, mais j'ai fouiné après pour moi-même, soyez en surs !) aussi, je m'arrête là, pour le cours d'amphi sur le sujet, faudra attendre, ou fouiner encore sur le net ou dans les bouquins, ça ne manque pas sur le sujet, rassurez-vous ! Nous faisons dans le light et le touristique, n'oubliez pas !

Enfin, une visite de geôle quasiment essentiellement réservée à son apogée aux marins faits prisonniers lors de bastons navales  et où  tout fleurait bon sinon la bouteille de rhum (et Ohhhh...!) et les dreadlocks gominées de Johnny Deep, du moins une certaine odeur de souvenirs iodés (p't'êt' bien le moisi, tout compte fait) et de marins au port d'attache (pour les attaches, faut leur faire confiance là-aussi, façon menottes rivetées pour décourager le crochetage en trois secondes par le Oudini local et lourde qui pèse son âne mort pour éviter qu'on se fasse la belle, plus attaché à un lieu, ça risque d'être dur de trouver !)

La prochaine fois, rassurez-vous, on va causer de quelques petits fantômes locaux... ça va changer de parler fantastique un peu non ? Parce qu'un château écossais, de toute façon, sans ses fantômes, ça n'a plus aucun sens... et là, les châteaux hantés, il y en a plus que de cocos incrustés au grillage du super-marché du coin, avant l'ouverture des soldes (j'imagine toujours les gens avec la marque du grillage sur la goule pour la journée tellement ils sont agglutinés à celle-ci, de peur de ne pas être le preum's à mettre la main sur l'affaire du siècle, on dirait presque des canassons dans leur box avant le départ de la course, ne manque que le coup de flingue du type et les hennissements... quoi que...)

Par contre, n'oubliez pas... je reçois une certaine... fourmi pour une semaine... il faudra être patients... je me dois de bien jouer les hôtesses (et puis il faut au moins trois jours pour la rassurer sur ma santé mentale et le fait que je ne suis pas dangereuse non ? Une rencontre façon Jean de la Fontaine, si ça en inspire hé, hé...)

Sur ce, direction cafetière barre à tribord toute (j'aurai été malheureuse à l'époque, pas de kawa sniff !) et bon vent moussaillons !

La dragonne


* Monte Cristo, pour ceux qui auraient un blanc, de Dumas, Alexandre,  fils de Thomas Alexandre (déjà ça de gagné pour changer le chiffre du linge brodé, savaient faire des économies de bout de fil à canevas à cette époque) Davy de La Pailleterie dit "le général Dumas", la révolution française en a vu foisonner une charretée de gradés à cette époque, métis de l'île Haïtie par sa mémé. Evidemment, il faut connaître le contexte... ce type n'a rien trouvé de mieux comme idée lumineuse pour se faire la belle à la Papillon que de piquer le sac-suaire - (tiens, ça ressemble à sanc-tuaire du coup... rien à voir, mais je vous tiens au courant de mes connexions mentales capillotractées, j'ai droit non ?) - sac-suaire donc de son co-détenu en fin de remontée mécanique (celle des jouets à clés, pas celle des pieds spatulés, ne pas confondre, même si c'est la fin de la piste là aussi). Comme ça se passe dans une forteresse prison, sur une île taillée dans la pierre du même métal, allez trouver une pelle en carbonate de tungstène ou une bèche en diamant pour creuser les fosses mortuaires vous ! Autant "dégazer" dans la flotte, ça fera des heureux (dure mais réaliste !)

** Méthode d'apprentissage des langues ayant eu son heure de gloire à un moment.

*** Espagne, France, Hollande, la bannière étoilée était en projet, mais on ne parlait pas encore de pays, mais de colonie anglaise hyper-développée pour être exacte et les nations partisanes de cette indépendance n'étaient pas particulièrement dans les p'tits papiers du gouvernement britisch !)

**** Rien à voir encore une fois, mais vous savez que ça, la Chienlit, c'est le nom d'un opéra de Moussorgski. Si je dis "la Khovantchina", c'est sur, ça fait plus classe, vu qu'on ne pige pas ce que ça veut dire et que même au début, j'ai cru que c'était une  nana style la Norma ou la Traviata, mais juste au début, je vous rassure, parce que ça sent vraiment son pogrom et sa lutte pour savoir si on va faire le signe de croix à deux ou trois doigts en bon orthodoxe, par contre, j'adore évidemment. (je vous avais prévenus, rien à voir avec la semoule !)
par Sieglind publié dans : Dragons et créatures
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Vendredi 15 juin 2007
Bonjour à tous !



Bon, je me devais tout de même de vous faire un p'tit coucou virtuel avant de mettre les voiles ('tention, je n'ai jamais dit que j'entrais dans les ordres ni que je postulais à un rôle dans Aladin, vous leurrez pas !)

Bon, évidemment, rien de conséquent de prêt, on va attendre encore le dernier jour (plus qu'un donc... vous voyez ce qui nous attend !) Mais je garde espoir, de toute façon ce n'est pas une virée style explorateur du dix-neuvième siècle dans un pays cannibale avec remise de bimbeloterie et colifichets aux chefs de tribu obligatoire, ce ne sont que des gens comme nous - kilt non compris - alors ça devrait bien se passer (de toute façon, quand on se ballade dans les Chiapas en tenue de guerilléro, treillis kaki compris, on peut tout faire hein ?)

Donc, je file, ayant, comme prévenu biffé mon inscription chez les potes, pour éviter l'explosion de Bourriquet II, mais ne vous inquiétez pas, je me réabonne dès que je suis de retour... Enfin, si vous ne voyez rien venir, comme soeur Anne, autant me biper, je me connais, j'ai déjà eu quelques petites absences de ce côté là l'année dernière à la même époque.

Allez, portez vous bien les cocos et surtout soyez sages  hein ? A plus, avec quelques petits comptes-rendus de mes virées écossaises, promis (Milady, ça serait bien le diable si je n'étais pas encore victime de quelques gaffes !) J'ai lu de plus quelques trucs qui seront à faire dès mon retour, ça m'a inspirée chez les potes... on verra, demain sera un autre jour, comme on dit.

A bientôt et bonne fin de semaine à tous

La dragonne
par Sieglind publié dans : Dragons et créatures
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Jeudi 16 novembre 2006
Bonjour!

Bon, c'est le tournant du virage en ce qui concerne la construction de l'Ur-Welt, je rassure ceux qui demandent ces aventures antico-teutones, j'en reparlerai, promis! (et d'ailleurs plutôt que vers la Teutonie sub-tropicale, il faut regarder  du côté des blonds qui ont la sale manie de se ficher dans une cocotte minute pour se rouler trois secondes après dans la poudreuse, et tout ça nus comme des vers - si ça se trouve se sont de grands.. nains à l'origine)

Allez on y retourne et j'hésite après... vous me direz, la semaine est bien entamée, est-ce que ça vaut la peine de parler lyrique?
Quand vous voyez le nombre d'articles consacrés à un opéra... commencer en fin de semaine, avec un week-end de deux jours pour en rajouter une couche, vous avez le temps d'oublier si c'était Otello monté sur un cygne qui allait poignarder Carmen au pied d'un pin Atys ou Macbeth (tiens, celui-là, il faudra que je le fasse, j'aime bien) draguant Tamina pendant que Siegfried partait chercher des perles à Ceylan. 
Peut-être une petite (tout est relatif chez moi, songez-y) gaffe vénitienne... j'en causais dernièrement avec quelqu'un qui aime bien se "gondoler".

C'est pas tout ça, une quinzaine de lignes déjà et pour ne rien dire sur mon Ur-Welt, fort ça hein? Donc on y retourne en images à ce monde norrois.


Donc, les gamins de Bor, ayant un peu grandi et faisant une crise d'adolescence plus que festive décident que les tontons c'est tous des c..., puisque de la famille, et jouent leurs rebelles. Bon d'accord, sur le cliché, on a plutôt l'impression de voir des cinquantenaires partant manifester pour leur pré-retraite que des acnéiques tellement "fleuris" qu'ils ont l'air d'avoir regardé le soleil à travers une passoire, mais c'est le geste qui compte, leur geste évidemment. Plutôt les "Neveux flingueurs" que le contraire et les accessoires pognesquement tenus on ne risque pas de les confondre avec une manette de console quelconque. Rappellez-vous ils traitaient Ymir et sa race (les géants) de péquenots mal dégauchis et pas sortables, d'incultes, de limités neuronalement parlant, de vieux croutons périmés quoi ; si c'est pas un langage d'ado ça!


Résultat de la rébellion des neveux, un Ymir... dépiauté et désossé comme un bon charolais. Les divers morceaux, ont été recyclés, naturellement, mais pas en tant qu'étrons ou engrais de parterre (c'd'un vulgaire pfiouuuu!), de plus, ils n'avaient pas lu "Comment j'ai mangé mon père" et donc n'avaient pas viré cannibales... enfin officiellement... et les hyènes et charognards divers, dans le coin, je ne crois pas qu'il y en ai eu des tombereaux.
Sa mort servit à des fins beaucoup plus nobles et utiles: la construction du monde! Je ne sais pas si ça l'a réconforté Ymir de savoir qu'il servait une noble cause, à mon avis, ça devait lui faire une belle jambe tout dispersé qu'il était aux quatre coin de la région et il s'en battait l'iris à un point conceptuellement abyssale!
Tiens tâchez de retrouver quel morceau a servi à quelle création terrestre, ça va vous servir de révision (on a droit de revenir aux cours précédents, j'suis pas teigne à ce point là pour vous faire subir le supplice de l'interro surprise, j'avais déjà horreur de ça gamine, c'est pas pour me venger bassement sur les autres!)



Et là, nous avons le fameux pont arc-en-ciel Bifrost. Le cri d'alarme est compréhensible si vous vous rappellez, il était formé à entendre l'herbe pousser... qui vous dit qu'il était bon pour alerter en cas d'attaque géantesque? Rien ne le prouve! Et pour le cor roncevaldien, la représentation originale (ou originelle) le montre tout nu (rhoooololooo), tout musclé de partout (shippendale?) simplement vêtu d'un casque et muni d'un cor (je le vois moins avec un sifflet de flic, remarquez).
La décence et le bon goût caractérisant mon blog (celui qui s'esclaffe est prié de la boucler s'il ne veut pas subir mes foudres verbales et fleuries, nan maiiiis!) je me devais de rester pudique quant à la représentation de l'anatomie du bellâtre, vous le comprendrez sans problème... et puis surtout, j'ai pas trouvé de types tout nus rigolos hé, hé.

Bon les "mondes" sont en place et le grand spectacle divin peut commencer, mais un peu plus tard.

Donc, cogitez bien, donnez moi votre avis sur ma question du début quant au sujet du prochain article (je sens d'office vers quoi votre choix va s'orienter... je ne sais pas pourquoi... une intuition) et vous souhaite à tous une bonne journée.

A toute

La dragonne
par Sieglind publié dans : Dragons et créatures
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Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

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