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Des p'tits bouts de la dragonne

Mardi 27 octobre 2009 2 27 /10 /2009 10:58
Bonjour



Ouf ! Enfin ça se calme un peu. Pour preuve mon passage chez certains potes hier, ce que je vais devoir réitérer dès que faire se peut (c'est à dire quand j'aurai fini c'te p'tite bafouille explicative)

Merci pour vos encouragements en ce qui concerne ma participation à cette fameuse manifestation taekwondesque de Toulouse en fin de semaine dernière,.. Vous dire que je tremblais dans mon boxer  serait faux parce que bizarrement, j'étais totalement décontractée et ce depuis l'annonce de cet Open International*  toulousain.

Ce que j'avais zappé par contre c'est que c'était la première fois qu'une équipe de démonstration de body-taekwondo était présentée à une compétition labellisée, mais ça, je ne l'ai sû qu'après, et encore heureux parce que j'aurai risqué d'en perdre ma superbe ainsi que mon calme olympien (en gros, ça aurait fini totalement tétanisée façon femme de Loth en bordure de tatami et tout le calcul du prof pour former un harmonieux groupe de vingt participants se serait trouvé ruiné)

On vous fait un p'tit résumé de l'évènement, histoire de meubler l'espace comme il se doit.



Samedi donc, je me pointe à pinces au rendez-vous avec les copines, devant un de nos lieux d'entraînement, étant donné que, primo : je n'ai toujours pas le permis, que de deuzio : certaines avaient une idée plus que vague de la localisation de ce fameux petit palais des sports** et que de troizio : on avait décidé de le jouer citoyen en remplissant les chariottes plutôt que de former un convoi exceptionnel jusqu'à l'arrêt de métro le plus proche***. A savoir que le lendemain avait lieu le marathon de Toulouse (c'est "groupieren" cette année les manifs sportives) et qu'on avait des doutes sur la praticabilité de certains accès, dans le doute autant faire bosser les pattes que d'user les nerfs s'pas ?...

Les copines arrivent, on s'entasse (moui, à trois dans chaque voiture, il y a pire comme entassement sardinien) et c'est parti mon kiki ! A la station de la Vache (vi, c'est le nom de la station, ça vous défrise ?) on récupère un pote du groupe et en avant Tagada vers les brassées de pétales de roses et les pluies de lauriers  ! (j'en fais un peu trop, vous croyez ?).

A l'entrée, petit coup de tampon, façon virée en boîte (ah... ces d'jeun's !) et on vise notre point de rassemblement, le côté non occupé par les spectateurs, selon notre prof. Une attente "floutée" pour savoir au juste si on fait ça en tenue de ville, vu que personne ne se décide à s'enquérir de l'emplacement des vestiaires et enfin, menés par un pote jouant Moïse au partage des eaux, on s'enfonce dans les entrailles de la terre (le sous-sol de la salle, ça fait déjà moins dramatique).

Là, dans les tréfonds du royaume de Niebelungen (désolée, ça a fait chtonk !), un jeune type nous demande notre passeport (sportif), ce qui a l'heur de nous interloquer, vu que le prof ne nous en a point parlé. Résultat de la "fouille", un passeport sur trois, ça va faire juste si on veut tous passer. Le pompon c'est quand il nous demande si on a le certificat médical qui va avec... Là, c'est plus une attente "floutée" qui nous tombe sur le râble, mais l'incompréhension totale (qui se lit très clairement sur nos faces à la mâchoire inférieure verrouillée position basse)... Question paniquée lancée par une copine : "Un certif... pour une démo ?!" 
...Bon, ça devait être le bon mot de passe de cette porte de la Moria parce que le type se tape le front du plat de la main ("maiiiiis bon dieuuuu maiiiis c'est bien suuuuur !") et nous invite à poursuivre notre route sans nous passer au fil de l'épée comme j'imaginais  le faire ce jeune Gimli.
Re-hésitation pour savoir laquelle des portes il va falloir entrebâiller sans déclencher l'alarme hullulante des sportifs et sportives surpris dans le plus simple appareil, mais le tour est vite bouclé, qu'un seul local de disponible (pour les filles, les gars vont devoir la jouer "faute de mieux on fait ça dans un recoin du couloir") et encore, va falloir partager avec les pesées pour la compétition. 
En gros, faut se grouiller et tenter l'enfilage de futiau à l'aveugle puisque notre vision est rudement perturbée par le tee-shirt fébrilement passé (et coincé par l'encolure trop "neuve" évidemment), tout cela en tentant un salto arrière avec retombée dans les pompes déjà lacées et ce en fouettant l'air pour choper dans le bon sens les mitaines obligatoires (j'exagère à peine)



Deux ou trois suées plus tard, ce qui est déjà ça de gagné quant à l'échauffement, on retourne dans les gradins où notre professeur nous donne les dernières consignes au sujet de notre placement dans le groupe... et sur le tatami****, un autre petit échauffement en haut des gradins et tous à nos strapontins pour regarder les deux démonstrations qui précédaient notre prestation.  Démonstrations "surprise" pour nous, cela va sans dire, et cela valait mieux pour notre ego, puisqu'il s'agissait de celles de l'équipe de France de Taekwondo (artistique et technique). 
Au programme, gestuelle, sauts, simulations d'attaques dignes d'un pur film de combat coréen avec accompagnement de percussions ethniques du plus bel effet ( même dans les "pires" moments, mon principal centre d'intérêt persiste à être sollicité vous le constatez) Vous dire qu'on en reste sans voix serait mentir, mais tout ce qu'on arrive à dégoiser tourne autour du fait qu'on se demande si on va effectivement  faire notre démonstration ou si un suicide collectif au yaourt périmé est à envisager , parce que passer "après ça" frise l'inconscience....
Cela se confirme, on est inconscients et on se retrouve sur le tatami sans vraiment s'en rendre compte (enfin, le "on" ne concerne que ma modeste personne évidemment, pour les autres, faudra que je leur demande au cours prochain) et en train de sauter à la corde sur une musique plus que soutenue, notre groupe réparti sur un carré d'à peu près huit mètres de côté (selon les dires de notre professeur), ce qui fait qu'on a un peu de mal à gérer l'amplitude des tours de cordes (des "accrochages" en vol nous font un peu ralentir notre échauffement public,  mais il n'y a pas mort d'homme par strangulation involontaire, c'est déjà ça)



Je ne vais pas vous faire une fiche technique détaillée de l'évolution dans son intégralité, cela serait fastidieux, manquerait de support vidéo (ce que je n'ai point sous la main hélas pour l'instant) et surtout n'a rien à voir avec une chorégraphie impérissable de Marius Petipa ou de Noureiev.  

Ce qui vaut d'être signalé tout simplement, c'est que nonobstant le fait de notre manque de maturité dans cette discipline toute neuve, nous avons fait du mieux qu'il nous était possible de le faire, et surtout que, en ce qui me concerne (et je crois que tous les potes du groupe sont dans le même état d'esprit) je ne suis pas peu fière d'avoir participé à cet évènement.

Nous étions tellement ravies deux de mes copines et bibi  que, faisant fi des différences entre notre niveau et celui du groupe de démonstration officiel, entraînées par l'ambiance euphorique de l'évènement, on est allées solliciter (imposer presque) une photo avec les membres de l'équipe de France (merci d'avoir fait les zouaves devant l'objectif,, j'aimerai bien récupérer les clichés au demeurant...). Ce qui est des plus valorisant, c'est surtout les félicitations des professionnels et des spectateurs anonymes croisés durant notre retour à la "normalité" et du fait qu'ils aient été étonnés du côté très physique de cette nouvelle discipline.(le roi n'est pas mon cousin, comme dirait ma mémé pour la circonstance). Je n'arrête pas de dire que c'est effectivement très physique et que si je voulais me la jouer pépère, j'aurai choisi le macramé comme discipline, enfin j'ai des témoins "officiels" !

On est tous sortis le sourire à la goule et ravis de cette journée et quoi demander de plus ?!...
...P't'êt' de n'avoir pas oublié les deux ou trois serviettes  que j'avais mises à côté du sac pour éponger les débordements sudoripares (et souverainement ignorées au moment du départ, comme il se doit). Reprendre les vêtements "civils" après avoir attendu que ça sèche un peu pour s'engouffrer dans le métro, je ne le conseille à personne, j'avais l'impression d'un périmètre de sécurité plus que raisonnable autour de ma petite personne sentant le paddock après le grand prix de Longchamps, s'il y a une chose qui me ruine l'ambiance c'est bien de sentir le poney dans un lieu public (même si parfois ce n'est simplement que dans mon ciboulot, comme certaines copines me l'affirment)

Pour conclure, le cliché de notre groupe, emprunté au site de notre club... Merci les copains d'avoir vécu ce moment avec moi, ça, c'est un truc qu'on garde précieusement en mémoire !



A bientôt pour d'autres narrations (lyriques cette fois, enfin en principe) et je retourne lire ce que j'ai encore à rattraper chez vous autres. Bonne continuation !

La dragonne

* Bêtassement, j'avais pigé régional à l'annonce de la fiesta, au vu des participants, j'ai pigé qu'il n'y avait pas que des locaux, loin de là !
** J'en faisais partie évidemment, mais n'étant pas "meneuse" le risque était moins grand de paumer tout mon groupe dans les rues toulousaines
*** Solution de dernière minute des plus logique, le temps qu'on trouve une place pour les véhicules, on avait toutes les chances d'arriver pour la remise des merdouilles que pour déhousser les strapontins, d'autant plus logique au demeurant parce que  la station est aux portes presque de la salle omnisports suscitée
**** Ce que je me suis faite un devoir de flopper évidemment en me mettant à l'extrémité opposée du groupe, sous le regard consterné d'une de mes coéquipière, mais ça n'avait point trop d'importance, étant derrière pour commencer la démonstration de corde à sauter, pour la "vraie" démo, son index vengeur m'a bien indiqué l'emplacement, à trois pas d'elle façon "tu t'tiens là, et tu bouges pas sinon ... !.". Vous dire qu'en temps ordinaire, c'est à dire avec la pression de l'angoisse de se produire en public qu'on était censé attendre de nous (de moi surtout quand on me connait) ce début de floppage aurait suffit à me faire tomber dans les cageots de pommes, mais là, miracle ! (ou pas) j'étais aussi à l'aise que s'il s'était agi d'un cours normal, entre copains et pas l'ombre du suée de stress, pas un soupçon d'appréhension, rien ! Je m'interroge encore sur ce blocage bizarre.


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Lundi 8 décembre 2008 1 08 /12 /2008 12:30
Bonjour !


Petit retour au titre, ça ne fonctionne que si on s'est fait mal un peu avant, sinon, ça agit autant qu'un cautère sur une jambe de bois. Pas de panique, l'explication va suivre pour ceux près du radiateur qui commencent à ouvrir des yeux de billes de lotos et susurent "la pauuuuuvre !" (m'est avis que tout le monde doit être près du radiateur par contre)


A la demande quasi-générale (c'est c'lààà oui.... dans tes rêves !) et sortant de ma léthargie (pas post-traumatique), je me dois de vous faire un petit topo sur "la" soirée, celle qui a vu mes débuts chorégraphico-musculatoires devant un parterre de... pékins anonymes, les notables  locaux ayant  prévu certainement d'autres festivités plus représentatives quant au potentiel intrinsèque de notre patelin*

Tout d'abord, petit résumé exhaustif et plus...;sobre ici  et grand moment d'émotion pour certains (ceux qui ont de bons yeux !) je suis immortalisée sur le cliché de groupe ! Bon courage pour me reconnaitre et sortez la loupe sherlock-holmésienne, ça peut avoir son utilité ! Le prof nous a signalé qu'il pataugeait dans la blédine (lui aussi) pour savoir comment nous basculer le film de la soirée, c'est pas du beurre mou aux dernières nouvelles, mais j'ai bon espoir.

Cela me fait d'ailleurs penser qu'une "copine d'aventure" s'étant manifestée dans un commentaire, j'ai fouiné, j'ai espionné au cours de mercredi, toujours pas d'indice sur celle qui m'a "reconnue" en tant que dragonne dans la vie bloguienne (désolée ma prune, j'ai du mal, surtout quand "on fait semblant de rien' au cours, histoire de me faire mariner). Du coup, j'ai regardé le cliché (à la loupe, la taille de celui-ci n'aidant pas vraiment à l'identification des trombines copinesques) toujours pas trouvé, si tu ressens un semblant de charité judéo-chrétienne envers une incroyante patentée, évite-lui de se triturer trop longtemps les mirettes et le neurone solitaire, le suce-pince, j'ai du mal quand il n'est pas cinématographique.

Bon, revenons à ce gala mémorable (pour moi, vu que c'était le premier du genre, ça marque non ?).

Déjà, petit vent de panique dans la journée, puisqu'aux dernières nouvelles, la répétition ne devait concerner que les élèves de taekwondo et non notre groupuscule dissident.
Je me pointe tout de même à l'heure prévue pour la répétition, "au cas où", comme on dit vulgus-populairement, pour m'apercevoir qu'une symbiose mentale a touché pas mal des copines du groupe et qu'elles sont là également pour se remettre en tête notre poumsé** (sauf que la symbiose étant un état "durable", là, ça tenait plutôt du ponctuel, du pur hasard même).
On papote, échange des nouvelles sur la météo (nan, j'rigole, mais c'est vrai qu'on se les pelait un peu le joufflu dans la salle) et comme le prof était occupé "sérieusement" avec ses élèves, on décide de répéter de notre côté et de mémoriser la place qui serait la meilleure quant à nos capacités respectives lors de la démonstration.

Après un retour à la bicoque pour attendre et se calmer avant que "l'ora fatale s'apressa"*** retour à la salle pour s'équiper du zouli tee-shirt que le prof nous a fait faire et s'échauffer avant la prestation (vital  l'échauffement, primo rapport à la température de chambre-froide du lieu et surtout pour éviter les accidents musculaires puisqu'on va évidemment tâcher d'en jeter un max aux mirettes des spectateurs) et évidemment, on refait tous un calcul pour visualiser notre place idéale sur le tatami.

... J'en devine certains  se demandant ce qu'une place peut bien faire dans l'histoire mais c'est crucial ! Enfin crucial pour bibi et certaines, qui ont quelques difficultés avec un ou plusieurs  mouvements de l'enchainement..
Pour ma part, j'ai  sué pour mémoriser un de ceux-ci, mais là n'est pas le problème, j'y suis finalement arrivée... la c. nouille dans le potage vient du  fait que j'avais encore mal au cuissot et que le "coup de pied dans ta face avec saut de biche ébouriffée" (Ap chagi, dans le vrai jargon, c'est plus classe remarquez), ça coince un peu****.
Alors imaginez-vous une "chorégraphie" (vu qu'il y a de la musique) ou à chaque nouveau mouvement, on "tourne" et que le premier rang permute avec le dernier, on n'est donc pas planqué dans un coin en attendant que ça se passe, vu qu'à un moment ou à un autre, on va se trouver sur le devant de la scène (au sens propre-sur-lui de l'expression).
Donc, on a compté tous les mouvements différents, pour tenter de se positionner au premier rang sur ceux qu'on maitrisait le mieux et donc inversement pour se retrouver derrière sur ceux qui nous donnaient du fil à tortiller (vous suivez ceux du fond?!). J'suis feignante pour le  calcul mental et spatial, aussi j'ai fait confiance à une collègue et me suis positionnée en dernière ligne dès le début, ce qui me permettait, en principe, d'éviter de me vautrer question amour propre en "mimant" l'avant dernier mouvement du poumsé, le lever de quille après ciseau, puisque la quille gauche faisait sa forte tête et  refusait de coopérer

Petite présentation au public avant le grand moment, ça se bouscule dans les vestiaires des mecs, vu que c'est par là qu'on entre dans la salle (désolée les filles, pas d'éphèbes en p'tite tenue, mais vu le stress, je ne sais même pas si on les aurait remarqués ces athlètes).
On entre au petit pas de course, on salue, on s'assied tous sur le tatami, toutes disciplines, grades  et âges confondus (ça fait du populo, mine de rien, on se tient chaud, mais pas longtemps hélas !)? On retourne tous au paddock ... pour en ressortir quasiment aussitôt, invités expressément à 'aller poser nos miches sur les gradins, histoire de bien faire voir nos beaux tee-shirts et surtout de contempler les prestations des autres groupes (ça m'arrange parce que de là où j'étais, coincée entre un porte-manteau et un type de deux-mètre quarante-douze, j'avais du mal, et n'étant pas équipée de mes lunettes à rayons X, la cloison de séparation me gênait quelque peu).

Il y a des p'tits trognons de chou trop mimis, tellement petits qu'on dirait qu'on les a sorti de leur lit en pyjama pour la circonstance (la tenue y est pour beaucoup, je sais) mais qui y croient et se donnent vraiment, j'en suis toute enguimauvée (attendrie, si vous préférez) Un de ceux-ci n'arrête pas de me regarder avec ses grandes billes bleues et en loupe le final en restant façon "un, deux, trois, soleil !" sur son ultime posture (il faut dire que je fais l'andouille, il a dû me prendre pour le clown de la soirée, les tifs prêtent à confusion. Je lève un pouce appréciateur et lui désigne discrètement qu'il peut perdre sa pause et filer avec ses potes, il va rester seul en scène sinon).
Les plus grands se donnent à fond, plus professionnel, tu passes l'arme à gauche ! J'ai dans l'idée qu'on a du mouron à se faire... à côté on va faire touristes lors d'une soirée Paréo et Vahiné du Club Med.

Petit appel discret et on coure à nouveau vers le vestiaire pour se préparer à l'entrée des gladiateurs (morituri etc... j'ai eu l'image des lions lâchés dans l'arène à un moment, mais on ressemblait plus que vaguement aux premiers chrétiens martyrisés, ne serait-ce que par notre attitude belliqueuse, poings levés et regard de tueur. Les félins n'auraient eu qu'à compter leurs crocs avant l'affrontement, histoire de se souvenir de ce qu'ils avaient été en machouillant leur purée-jambon-mouliné quotidienne après ce choc des titans)

Là, lapin compris ! (référence à l'accent québécois et charentais évidemment) Je m'attendais à suer et à "flipper ma race" comme jamais, vu mon angoisse de me "produire" en public. Rien ressenti, mais absolument peau-de-balle ! On aurait été au cours, juste avec le prof, ça aurait été pareil, j'ai totalement zappé les spectateurs ! Miracle !
Miracle... p't'êt' pas... je focalise tout bêtassement sur ma cuisse gauche douloureuse, tellement omnibusée*****  par celle-ci que j'oublie tout le reste...(
... Tout le reste, y compris le fait que le fameux calcul mental et spatial collectif a totalement capoté et que je me retrouve évidemment devant pour le mouvement que je voulais éviter de faire devant tout le monde. C'est aux coups de poings alternés du final qui suit aussitôt celui-ci que je m'en rends compte, mais comme si je constatais qu'il pleuvait des vaches dehors (ce qu'il fait d'ailleurs, ça s'entend au bruit sur la toiture  on tôles "gondolées") Par contre, j'ai géré tout le reste,, (ou semblé géré, faudra voir sur le film)  ça me console.
Vous connaissez la sensation d'être déconnecté de son corps, j'en suis un parfait exemple à ce moment précis, j'en arrive à tenter de me repasser le film mentalement pour savoir si j'ai "vraiment" fait ce mouvement, mas impossible ! A mon avis, ça doit être ça qu'on appelle une amnésie post-traumatique dans les films. C'est pour ça que je compte énormément sur un support vidéo quelconque pour retrouver la mémoire (et mourir de honte devant mes gesticulations de pantin ayant paumé une ou deux ficelles) - aparté : je n'ai pas sauté au rable de la copine conseillère en espace, ça aurait fait désordre de toute façon.

Mais la soirée de gala n'est pas terminée et on assiste à des combats avec arbitrage pas mal du tout, avec l'équipe de handy-sport et une prestation d'une élève non-voyante excellente. Elle se repère aux bruits que fait son adversaire pour se repositionner et envoyer ses yeop-chagi (coup latéral) sur le plastron de celle-ci. J'en reste comme deux ronds de flan.
La cerise sur le gâteau arrive avec le poumsé de nos six maîtres "locaux".
Autant biffer totalement l'image d'une démonstration avec cassage de briques, planches et goules normalement liée à un art martial dans l'inconscient (ou le conscient) collectif, vous avez tout faux ! (moi aussi d'ailleurs). Cela commence par une série de mouvements très zen, des tournées de poignets, qui évoquent la position des mains de bouddha dans la statuaire asiatique, des jambes semi-ployées et des attitudes "bloquées" très esthétiques et ce avec un synchronisme époustiflant ! On a pas six maîtres devant les yeux, on a six représentations du même mouvement, comme si un seul personnage avait été dupliqué. Et la musique ethnique qui scande tout ça est des plus agréable (paradoxalement, cela sent sa lande irlandaise, mais se marie fort bien à l'ensemble, vive le métissage !)

J'ai la mâchoire inférieure verrouillée position basse et risque un œil du côté des copines assises à côté de moi ;  nous aussi on paraît dupliquées, mais c'est beaucoup moins esthétique je trouve (on n'est pas ceinture noire cinquante-douzième dan, ça nous donne une excuse) Une nana lance même que du coup, se poser la question de savoir qui prendra la meilleure place et ne se vautrera pas durant l'exhibition dans notre petit groupe de débutantes, ça ne s'envisage même plus, c'est à un autre niveau "ça" ! On est au raz des pâquerettes sur le coup !

Quelques petits combats de dernière minute et la soirée s'est conclue aux entournures de vingt et une heure trente, vingt et une heure quarante-cinq... sais plus, j'ai jamais de montre de toute façon (et c'est au cours suivant que j'ai juste repéré l'énoooorme horloge murale dans la salle, vieux motard que jamais)

On a gardé le tee-shirt, normal vu que le prof compte nous mettre à contribution dans l'année, si une démonstration de la nouvelle discipline se présente et on est tous repartis dans nos foyers, enfin ceux de notre groupe, certains autres sont restés pour se remettre de leurs émotions en ingérant quelques friandises et boissons laissées à leur intention, mais dans mon cas, j'étais légèrement (euphémisme) sur les rotules et les copines n'avaient pas l'air très fraîchounettes non plus, on a préféré récupérer (et lécher nos blessures) dans nos antres respectives.

Donc, en résumé, très agréable soirée, qui nous a fait connaitre  un peu mieux la discipline dont est issue notre technique de remise en forme, nous donnant presque l'envie de tâter du plastron et du casque de protection pour de vrai (je dis juste "envie" parce que là, faut pas rêver, je me retrouverai vraiment décalquée façon sticker mural sur les parois de la salle dojo, faut connaitre ses limites, ça évite les traumatismes divers, psychologiques compris).

Bon, je  vous quitte, j'ai du bain sur la branche et un énorme retard dans mon emploi du temps jour-de-lunien (ben vi, lundi, c'est pas ça ?) alors à plus, portez-vous (ou faites-vous porter) bien, embrassez-bien les meubles et tout le toutim....

La dragonne



* les lotos avec demi-nourin bien grassouillet et étalage de foie cirrhosé de palmipèdes, ça les branche certainement plus, surtout s'il y a dégustation, les tablettes n'intéressent les systèmes digestifs à pattes que si elle sont de chocolat et pas en ceinture abdominale, ça s'entretient le "chocolastérole" que voulez-vous !

** équivalent du Kata japonais, je me la pète un peu sur le terme vu que les vrais poumsés de la soirée étaient d'un niveau "un peu" supérieur à notre enchainement de ceinture translucide (avant la ceinture blanche, je ne vois pas d'autre qualificatif, désolée)

*** "l'heure fatale arrive", référence à l'air de Léonore dans le Trouvère verdien, désolée, on  ne se refait pas !

**** poing gauche, poing droit, saut en ciseau et lancé de tatane à une face virtuelle, ça pique du côté gauche encore un peu.

*****j'ai eu du mal  longtemps avec "obnubiler", tour à tour obnibuler omnibuler et omnibuser du coup)


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Samedi 29 novembre 2008 6 29 /11 /2008 09:37

Bonne fin de semaine à tous !






Là, "petit "mot d'explication pour vous conter ce qui me tient hors connexion en ce moment.


D'accord, cela devient du systématique, j'ai pris le mauvais pli de toute bonne feignasse en attendant que ça s'amoncèle avant que je pense à lire et répondre (ça e fait pareil pour le linge pas vous ?)....

D'accord aussi, j'suis toujours plus ou moins accro aux distractions jeuxvidéosiennes (quoi que je me sois calmée.... enfin en principe)

D'accord, je bidouillise mon intérieur dès que l'envie m'en prend (et elle ne se gène pas pour se manifester)...


D'accord sur tous les points énoncés (et d'autres oubliés et ô combien nombreux) mais cette semaine fut très...bouleversifiante quant à mes habitudes flemmingitatoires et mes frapadingueries inhérentes à ma nature quelque peu... "hors contexte"*


Elle a pourtant fort "normalement" commencé cette semaine, par notre séance habituelle de body-taekwondo du lundi soir, séance que je me  suis faite un devoir de suivre de bout en bout, sans lacher le morceau, en faisant tout bien et ce pour une bonne raison, à part le fait que si on ne "souffre" pas, on ne bosse pas les ch'tits mu-muscles,


J'vous l'donne Emile... je me suis vue contrainte, le couteau virtuel tenu sous la gorge par fistonne et une copine, de m'inscrire au groupe de démonstration pour cette "jeune" discipline, notre prof. étant le représentant régional a besoin d'une équipe pour quelques représentations durant les manifestations locales et... une vidéo est envisagée à diffusion sinon nationale du moins dans tous les clubs de bady-taekwondo qui existent ou verront le jour (elle n'a que trois ans par ici, pas bien vieille la discipline, vous en conviendrez). C'était inenvisageable selon moi, vu mon âge canonique par rapport à la moyenne du groupe, mais il paraît que ce n'est pas une excuse dans mon cas (sic les copines et le prof, flatteur certe, mais quelle responsabilité du coup !)


Jusque là, pas de quoi trembler dans son string... sauf que... (il y a souvent un "sauf que.".. vous avez remarqué ?), j'suis une timide chronique quand il s'agit de se montrer en public (j'ai failli mettre "ridiculiser", c'est symptomatique non ?).


Autant dans un groupe je suis à l'aise très vite, autant devant un public, j'ai les os qui se liquéfient, la langue qui colle à la voute palatine (comme les poussins souffrant de la pépie) et devient mono-syllabique quant à mes discours (groumpf: ...gnark... Mmmmm.... Euuuuh... quelques exemples de la pauvreté de mon discours dans ces moments -là) C'est d'ailleurs pour ça que j'ai arrêté le violon gamine, il y avait les audtiions, je me retrouvais tournant le dos au public avec le prof en train de jouer les clé de douze à remettre le boulon que j'étais dans le bon sens et ce tout au long de ma... prestation (pauv' violon !)


Déjà, c'est un gros travail à faire ça, mais je pouvais encore me dire que j'avais quelques mois pour m'entrainer à subir le regard des autochtones réunis en salle polyvalente pour la fête du cou de canard farci ou du pâté de museau de porcinet** mais c'était compter sans une journée nationale dont on entend parler partout, le téléthon !

Résultat : je me "produis" avec fistonne et une dizaine d'autres potes ce soir-même,  ainsi que l'équipe de taekwondo pur, et ce avec deux trois répétitions du bastringue inclues dans les cours depuis que notre prof nous a annoncé la grande nouvelle !


En bref, suis pas sure de maîtriser toute la choré, me plante encore sur une rotation par le dos avec coup de tatane ou je me mélange allègrement les pinceaux  et cerise sur le marteau : j'me suis tortillonné le nerf sciatique durant un étirement pas spécialement ergonomique quant à ma morphologie***.

Je me suis soignée à grand renfort de repos forcé et d'onction au baume chinois (ça chauffe comme c'est pas permis c'te mixture !) ça ne tiraille presque plus et la chorégraphie ne comprend que des mouvements qui vont ménager ma p'tite cuisse c'est déjà ça mais il reste tout de même la flipette de se retrouver devant un public, même local...

Je fais des exercices de respiration depuis ce matin en les imaginant tous aux chiottes, c'était la méthode de mon pépé pour vaincre l'intimidation, ça fonctionne plutôt bien chez  moi... avec un petit "hic" : j'ai souvent des images comiques des cocos sur le trône, il va falloir éviter que je finisse roulée en boule sur le tatami pour cause de fou-rire incontrolâble (et inexplicable pour ménager les susceptibilité)


Donc, je n'étais pas spécialement présente cette semaine, car je devais faire des pauses quant à la station assise prolongée et me dégourdir les muscles du cuissot régulièrement pour éviter de ressembler plus à un verre de lampe qu'à une liane question souplesse et fluidité du geste.


Un peu tard pour faire de la pub pour ceux qui seraient dans le coin, je sais, mais si vous croisez du côté de Castelginest (le Château de Ginette selon ma traduction libre) vers les vingt heures, faites un tour par la salle dojo du collège. C'est de plus un exploit pour moi... participer à une manifestation locale ayant pignon sur rue, ça se marque d'un gravillon blanc ça !****


En tout cas, passez une bonne fin de semaine, (je ne vais pas me gêner pour tenter de le faire en ce qui me concerne) et à plus.


Tiens, petit cadeau pour faire de la pub (encore !) mais à ma gamine... Elle adore la photo et vient de créer un blog à cet effet ici, n'hésitez pas à y aller faire un tour, elle est douée la p'tite chipie !


Je file !


La dragonne




* le therme qu'employait un prof de français pour me décrire, elle avait piqué dans son vocabulaire professionnel, n'arrivant pas à trouver une meilleure définition. Moi-même j'hésite alors....


** je sais, c'est réducteur, mais à part les lotos, les échanges italo-français footbalistiques et la fête à neuneu du mois de juin, pas grand chose ressemblant à un festival de Bayreuth dans le coin. Ah si... le pot du quatorze juillet avec ses tsoin-tsoins, j'y ai jamais mis les ripatons depuis  qu'on est intallés dans le patelin.


*** mercredi, à la séance, j'ai lancé un "Aïe" retentissant en plein envol "coup de pied dans ta face que tu vas pleurer tes dents" et ce n'était pas le cri qui tue, j'ai senti qu'on tentait de m'extrraire le muscle de la cuisse sans anesthésie et sans scalpel, ça a piqué un peu les yeux je vous garantie. J'ai fait une enquête sur l'historique de l'évènement depuis, je ne vois que l'étirement de fin de cours de lundi, le "maître" a tenté sur nous un nouveau type de mouvement qu'il ne réserve qu'au milieu de l'année, nous sentant tous prêts à tenir le choc. Un étirement facial et plus latéral, sauf que je n'ai jamais réussi à faire la roulade avant arrivée écart même gamine... je n'ai pas forcé outre mesure, je me connais, mais ça a suffit à ficher  les miquettes à mon ner'f qui a dû aller se planquer là où il ne figure généralement pas sur une planche anatomique, histoire qu'on l'oublie un peu (ça risque pas pourtant !)


**** Je ne "donne" jamais de fric pour quoi que ce soit... Si je peux, je retourne mes manches et je m'y colle physiquement, trouvant ça plus logique de s'investir personnellement que de filer des brouzoufs pour se sentir mieux et passer à autre chose.

- Publié dans : Des p'tits bouts de la dragonne
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