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Mardi 15 avril 2008
Bonjour !

Allez, n'allez pas croire que je flemmarde plus que d'habitude. Est-ce d'ailleurs faisable humainement parlant ? Le seul état apparenté à ma zénitude psychomotrice étant celui de l'endive pré-gratinée, je crains qu'on ne m'appelle désormais, la légumineuse dragonne et pas "lumineuse", lisez correctement ! Oh combien douloureuse est une toute petite modification dans l'orthographe d'un mot ou comment passer du statut d'idole (et non statue d'idole... quoi que là aussi...) à celui de mollusque mono-neuronalement équipé (l'éternelle image du lombric champêtre se prenant pour un boa constrictor  amazonien, pathétique !)

La cause de tout ce méli-mélo retardataire en est une rébellion, que dis-je une mutinerie, de tout mon environnement "ménagesque". Je suis encore victime de la fameuse loi des vases communicants. Ce que je range d'un côté, réapparait miraculeusement (ou démoniaquement) à un autre endroit de mon antre. J'envisage de faire un exemple en entassant les rebelles et en y fichant le feu, mais ne sais si les membres de ma tribu apprécieront à leur juste valeur mon jugement à la  Amaury (allez cramer du linge mouillé et des assiettes, ça doit être sportif !)

Comme promis, une autre lichette de notre balade parisienne, avant d'entamer la narration de notre prochain opéra (je sais, les Carmélites pianotent impatiemment sur l'accoudoir de leur prie-dieu mais un peu plus ou un peu moins...) et ce sera "relativement" court, pas en faire un tombereau, même si je suis capable d'écrire trois pages pour dire "bonjour, temps de bouse, vivement le soleil !" (Théophile Gautier et sa Momie n'ont qu'à bien se tenir quant aux longueurs de mes descriptions)

Donc, une fois terminée la visite au Musée d'Orsay, il fallait combler le reste de ce weekend pascal au mieux, étant donné que, même si j'étais en touriste pour une semaine chez le frangin, mon dragon lui, se devait à ses obligations professionnelles dès le mardi, plus dur pour faire du "culturel" ou du "kilométrique" parisien vous l'admettrez.

Le matin, "aux horreurs"*, on se réveille tous pour mettre au point l'emploi du temps de la journée. Décision vite prise : on va marcher ! On se pèle, les monuments sont fermés en ce lundi de Pâques, surtout ne pas paumer des calories, ça serait ballot ! Direction les Buttes Chaumont et le Père Lachaise , si on a du temps (on l'a eu, même à pinces, vous dire qu'on a bien tricoté des ripatons)



Pour les Buttes, c'était sinon un retour aux sources (n'étant pas du patelin, ça serait illogique, à moins d'envisager la métempsychose) du moins un désir de ma part de revoir un truc visité avec les marmots, quand ils en étaient encore, vous dire que ça date là aussi :!
Petit espace de verdure ménagé au creux de la cité - pas le seul, encore heureux ! - et prisé par les promeneurs, sportifs pédestres et chiens-chiens "mémérisés" de tous poils (surtout en ce qui concerne ces derniers).
Balade tonique au demeurant, vu la température, le coude-au-corps était presque envisageable, même si la tenue laissait à désirer quant à l'allure sportive de bon aloi (dragon a même bigrement regretté de ne pas avoir emporté sa tenue de "combat", on avait prévu léger côté bagages, plus facile pour l'avion).

Un endroit au charme étonnant, quand on sait que rien n'est "naturel" dans ce "parc urbain", que ça soit la grotte "encascadée", le petit temple apollinien, surplombant l'étang "spéculaire", tout est pour de faux et conçu pour les bourgeois de la belle époque, celle du Baron Haussman (même si à l'origine, c'était le rendez-vous des coupes-jarrets et trousse-goussets du secteur, ne pas oublier que ce sont d'anciennes carrières de gypse, donc pleines de coins et recoins où se planquer en attendant le pigeon.)
On y a même croisé un dieu Pan pas piqué des hannetons (de loin, j'ai cru reconnaître des pieds de bouc, il a fallut s'approcher pour confirmer qu'on n'avait pas tout oublié de notre mythologie "gréco-romanesque"**. Une promenade sympa, entre deux averses (temps de bouse, mais c'était général en Exagonie, on allait pas la ramener avec ça cent sept piges !). Un petit bol d'oxygène après être restés calfeutrés entre les murs historiques du Louvre, ça fait du bien aussi, il ne faut pas bouder son plaisir.

On repart, le temps, pour une fois marchait au ralenti et je me voyais mal retourner à l'appartement du frangin pour finir ventousée devant la PS2 ou en train de maltraiter frénétiquement sa zapette en quête d'images qui bougent pour meubler jusqu'au coucher ! Direction donc le Père Lachaise !       
Là, mais l'ambiance du  lieu doit s'y prêter, aucun problème pour se repérer, les souvenirs étaient intacts (pas comme les bras des personnages du monument aux morts à l'entrée, le syndrome de la Vénus de Milo a encore frappé ?)



On déambule sans but, la meilleure manière de tomber sur ce qu'on tente vainement de trouver sur le plan, et tout est motif à conjectures et suppositions, en ce qui concerne les "locataires" (mégalomaniaques pour certains, au jugé des proportions inhumaines de leur dernière demeure). Et les noms !!! Ah les noms de famille !!! Rien ne vaut l'image dans ce cas.




Vous dire que cette visite s'est faite dans le recueillement et la mesure...  on a tenté de rester "sobres" mais comment voulez-vous afficher un calme marmoréen (le lieu s'y prête pourtant) lorsqu'on tombe (le lieu s'y prête aussi) sur de tels noms apposés au fronton des chapelles et sur les stèles environnantes ?!
De plus, étant déjà "ad patres", le ridicule ne risque plus de les tuer ces braves gens. Et si même le sourire est au programme, nous n'en restons pas moins respectueux du lieu, on ne "bourle" que les pseudonymes, pas leurs propriétaires et gardons tout de même nos commentaires pour notre cercle familial.

Au détour d'une allée, frangin me signale la tombe du l'inventeur du téléphone.... moui.. j'ai souvenir d'un certains G. Bells -  m'étonnerait fort qu'il se trouve ici - je bifurque vers le lieu désigné, pour lire... Famille Allo (!!!). A un moment donné, je me paume dans la contemplation d'un monument quelque peut "zarbi" pour entendre "glousser" doucement à deux encablures de moi. Dragon vient de citer un nom composé (totalement inventé par lui, évidemment), les environs foisonnent de familles "reconstituées" de ce type (la plus célèbre en littérature : les Rougon-Macquart pour vous donner un exemple "livresque") :
Famille Cali et Fourchon
.... Comme dit plus haut, comment voulez-vous rester calme ?! On n'est point de nature à fournir matière première à la statuaire que diantre !

Petite déception cependant, je n'ai pas pu aborder la fameuse tombe d'Eloïse et d'Abelard, toute bâchée de plastoc "ravalement-de-façadesque" comme elle était  


Point n'est besoin de s'étendre sur cette balade, les images et les adresses sauront vous combler si vous êtes en manque de détails architecturaux, historiques ou purement "paysagesques", mais tout comme la fois précédente, le charme du lieu a encore agi. On se balade dans une cité, au milieu d'une autre, l'une réservée aux disparus, l'autre aux vivants, c'est tout. Rien ressenti de morbide ou de funèbre, peut-être parce que par instant, la  nature reprend vraiment ses droits face à la main du marbrier, un arbre gigantesque émergeant d'une tombe, quel meilleur symbole de.. "vie" ?

Et pour conclure, il est évident que je suis "tombée" (désolée, le terme était fort à propos pour un tel lieu) sur des noms qui m'ont bien parlé (pour ne pas dire fredonné) ! la  preuve encore une fois !



Allez, je vous quitte, vous avez des images, des cours d'histoire et plein de trucs instructifs à lire dans mes liens, vous ne direz pas que je vous laisse le bec dans l'eau ?! Bonne journée à tous et portez-vous bien, je file dresser le bûcher pour le sacrifice aux dieux lares (attachés à la maison, à la famille), mais je vais peut-être faire ça "dehors", le noir de fumée ça part mal sur des murs blancs.

La dragonne

PS: j'ai créé un album, il suffira de cliquer sur celui-ci à droite, sous mes albums opéras et dessins, cela vous permettra de voir d'autres clichés de ces visites, je ne veux pas trop encombrer le billet, vous vous en doutez (à remplir d'ailleurs au fur et à mesure de mon tri de photos)

* obligés, il faut laisser du temps aux connexions neuronales de retrouver le chemin du ciboulot après une nuit plus que courte pour certains (j'avais oublié mes "glandes qui-c'est", j'ai eu du mal à céder aux avances morphéiennes, tellement je suis habituée à couper le son en même temps que l'image)

**désolée, point de cliché personnel valable, j'ai dû piquer celui de fredpanassac, son adresse ne tenait pas, vu la longueur, en lien direct)
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Mercredi 2 avril 2008
Bonjour à tous !



On va dire qu'on en voit le bout de ce satané retard chez vous,  pour ce qui en est du reste, le rangement de la tanière, on dirait Chio l'ïle des vins de Totor H*, mais je n'arrive pas à trouver par où commencer, vu que ce cher installateur de placards m'a fichue en plan la semaine dernière en me signalant qu'ils s'étaient viandés dans les mesures des tiroirs pour le petit linge, ce qui fait que j'ai des caches-miches, de soutiens-ploplos et plein de frivolités sous-vestimentaires des deux sexes à fourguer dans des boîtes en attendant qu'il veuille bien croiser à nouveau à proximité de nos rivages, sans compter un nettoyage printanier (des plus rares, faut être connaisseur !) celui de fiston vidant sa chambre (l'équivalent de trois ordi en pièces détachées, écrans compris, près de dix ans de revues informatiques et du linge "oublié" sous son pieu et qui est retourné à l'état sauvage, odeur comprise, je vous laisse imaginer l'ambiance festive de l'antre ! Il y a de quoi... regarder ailleurs, avec l'espoir que ça disparaisse tout seul ce mirage cauchemardouillesque.

Pour me changer les idées, peut-être à vous aussi, si vous êtes dans le même cas (ce dont je doute fort, arriver à mon niveau de bor...bazardisme, c'est quasi inhumain !) causons un peu visite parisienne avant que ça ne me sorte du ciboulot (les lutins ont dû pousser trop fort, il y a des fissures)

On ne va pas évoquer le côté touristique classique, ça, tout le monde connaît, que ça soit à Paris comme à Perpèt-lès-Quenouilles, mais les trucs qui nous sont passés par la tête avec frangin et dragon quand on effectuait certaines visites dites "classiques". De plus, photo de groupe à l'appui, les potes ont déjà fait le boulot en ce qui concerne la visite "louvresque" (merci pour ma feignasserie légendaire !)



Première visite, après le Louvre, Orsay, seule balade "artistisante" de la journée.

Le site du Musée vous renseignera sur la raison du temps mis à découvrir tout ce qu'il renfermait (et encore, j'crois qu'on en a oublié, tellement les yeux nous sortaient de la tête, sans parler des rigoles de bave s'écoulant à nos pieds devant certaines œuvres). Pour décrire ce qui m'arrivait, je ne vois que la phrase balancée aux garçons et redite par la suite à l'Orangerie (à l'intérieur de deux  salles ovales emplies de nénuphares) : "vous me laissez-là, vous repasserez à la fermeture !". Ils n'ont jamais voulu me laisser, trop la honte que je fasse encore des miennes, surtout que je tape toujours la  conversation avec les gardiens au bout d'un moment, histoire de rappeler à certains autres visiteurs, que ce ne sont pas des trucs animatronics mais des bonshommes (ou des bonnes femmes) en bidoche et en nonosses. Pourquoi justement ne pas profiter de leur vision du lieu et de ceux qui le fréquentent, ça me plaît bien moi et qu'est-ce que ça coûte de discuter, quand il n'y a pas trop d'affluence, à moins de se la péter "maître du monde et cuiller d'argent dans le bec". J'ai même parlé... Opéra avec le type qui canalisait le flot des touristes dans la file d'attente à l'entrée de  l'Orangerie ** (on s'est tous fixé rendez-vous à Bayreuth pour la saison prochaine... mais faut pas rêver, les rencards file-d'attentesques, c'est jamais du sérieux, pfff !)

Evidemment, vous dire que la visite s'est faite dans un silence monacal et sans fous-rires serait mentir comme un arracheur de chicots ! Devant un Platon enseignant à ses disciples (désolée, bouffé le nom de l'artiste), frangin a même lancé qu'il trouvait les apôtres un peu trop désinvoltes dans leur tenue vestimentaire (certains carrément à poil avec un bout de torchon devant "la chose") avant de s'apercevoir que comme Cène, il y avait mieux., mais ça pouvait prêter à confusion, le "prêcheur"  étant barbu aussi sur la toile.De plus, il faut reconnaître que la pause alanguie et quasi féminine des cocos était acceptable pour  une représentation gréco-romano-bourgeoise de l'époque, mais un affront mortel et passible d'excommunication en ce qui concerne les copains de JC.

Dans une autre salle, deux portraits "en pied" relativement bourgeois, une nana au teint "hépatico-déficient"  du Petit Gris extra-terrestre et un type rouge à en imploser façon "Sens de la Vie" de Monty Python (l'a dû finir gouteux jusqu'au trognon le Rougon-Macquart***).
Là, très (enfin presque) sérieusement, frangin fait remarquer que le teint plus que maladif de la nana vient peut-être du fait que le type à côté d'elle, devait avoir des problèmes de rétentions gazeuses, d'où sa trogne "framboise-écrasée", et que là, il avait dû lâcher une ou deux perlouzes conséquemment chargées olfactivement parlant (d'où la mine nauséeuse de la belette !) Les personnes dans la petite salle nous ont regardés bizarrement, parce que des cocos écroulés de rire devant un art très convenu et assez terne (enfin à mon avis), ça ne doit pas être de mise dans un tel lieu. A leur décharge, ils n'étaient pas à portée de mégaphone du frérot, ils n'ont donc pas pu piger de quoi il retournait.

J'ai évidemment pris en photo une coupe de l'opéra exposée en fond de hall d'entrée, ainsi que certaines maquettes de décors pour des représentations lyriques des plus connues (pas la peine de les chercher sur le blog, c'était à titre purement documentaire pour bibi, pas de quoi grimper aux rideaux devant ma maestria photographique sur le sujet traité)



Une découverte, une de plus, et pour frangin aussi (ça me rassure, il y a des peintres  qu'il ne connait encore pas) Sorolla. Un seul d'accroché, le Retour de la pêche, mais ça se comprend quand on voit la taille du bastringue, identique à celle du fameux Caïn de F. Cormon (je vous rassure, je ne suis pas devenue un puit de science picturale dans la nuit, j'ai juste tapé le titre du tableau pour en connaître l'auteur, et oui... les miracles c'est pas pour ma pomme !). J'ai reçu un flan magistral dans la tronche en voyant la lumière de ce truc. (Frangin a le catalogue de l'expo Sargent et Sorolla, il faut que je m'arrange pour le trouver). C'est le  seul mot qui me vienne à l'esprit: : lumière...  Je me suis tapée un coup de soleil virtuel en le découvrant (même si ce n'était que des reproduction papier quand j'ai voulu en connaître plus, sacré coup de bambou !)

Le lendemain,  nous sommes allés au Père Lachaise et encore un grand moment de loufoquerie, à narrer plus tard, j'ai décidé de faire court (s'pas Si l'Art Etait Conté ? hé, hé), il faut dire qu'avec le clan dragon, les foldingueries foisonnant, on risquerait d'y être encore aux Pâques prochaines si je persistais. Je vous laisse fouiner dans tout le site du musée d'Orsay, il y a de quoi s'occuper (alors vous pigez que physiquement j'étais à deux doigts d'apporter mon duvet et mon réchaud à gaz, ;  la guitare, on évite parce que ça va de paire avec le feu de camp, et pour les oeuvres, le noir de fumée n'est pas recommandé, déjà que le gaz carbonique c'est pas glop...).

Bonne lecture, bonne journée et à plus la troupe !

La dragonne qui vient d'avoir le malheur de voir du coin de l'oeil le "mirage cauchemardouillesque" toujours pas disparu, pfff !

                                                                                        -=-=-=-=-

* L'enfant, de Hugo, un truc appris en primaire dont je me rappelle certains passages : "les Turcs ont passé là, tout est ruine est deuil, Chio l'ïle des vins n'est plus qu'un sombre écueuil...", c'était de plus la phrase "poésifiée" qu'employait ma mémé pour définir l'état dévasté de ma piaule (un peu plus "classe" que "c'est le bor.... ici!" non ?). Tout comme le fameux "l'oeil était dans la tombe et regardait Caïn" déclamé le regard en coulisse quand on avait (encore !) fait une bêtise quelconque et qu'on pensait échapper aux représailles. Ma mémé faisait partie du fan club du tourneur de guéridon célèbre, allant même jusqu'à avoir la seconde édition imprimée "originale" de ses oeuvres complètes (dont j'ai évidemment hérité, histoire de faire péter une étagère supplémentaire, étant donné la flopitude de bouquins qu'on a engrangé entre nos quatre  murs)

** Le type derrière nous m'a même glissé (ironie jalouse ?) qu'on allait continuer à discuter sans ficher un doigt de ripaton dans les lieux si ça perdurait. On s'en tamponnait le coquillard, vu qu'on avait la journée devant nous, contrairement au flot de touristes qui avaient un emploi du temps culturel des plus chargé ("Paris, sa vie, son oeuvre..."  en un weekend pascal, ça en fait des p'tits bouts de pleins de choses mais pas approfondies pour deux roubles, désolée, je préfère en faire moins mais d'une manière un peu plus conséquente)

*** Pas du tout le titre du tableau, mais l'époque m'y a fait penser, et ce cher Emile s'est rappelé à mon bon souvenir
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Mardi 13 mars 2007
Bonjour !



Bon, après cet intermède informatique, me revoilou ! C'est préférable de classer ça comme intermède que comme cata, vu qu'à part mon absence sur mon blog personnel, j'ai tout de même fait coucou de la main de temps en temps chez les potes, pas de quoi donc, parler de catastrophe à l'échelle planétaire non ?

Donc,vive Bourriquet  II, en chiffres romains, ça fait plus... lignée royale, façon Bourbon ou Habsbourg, histoire de se la péter ronds de jambes et crinolines, j'suis dans ma période Sissi, sortez vos culottes de peaux et les croquenots tyroliens on va yodler dans les alpages !.

Pas aujourd'hui que je vais entamer la narration d'un nouvel opéra, faut que je me remette en tête l'histoire, en plus gros qu'un résumé de deux phrases, ça risque de faire léger, même si certains (s'pas PAK) y trouveraient leur compte.

Juste des infos sur ma nouvelle bécane, pour prévenir que je risque de m'inscrire au lancer de clavier pour les prochains JO de Trifouillis les Bouses. Il fallait évidemment, pour perpétuer la légende sur mon incommensurable buserie informatique que j'hérite d'un pc rutilant certes, (même s'il n'est pas rouge, voir l'étymologie du mot si vous vous demandez le rapport avec la choucroute)  tout bien arrangé dedans (enfin pour l'instant, faites moi confiance, ça risque de changer !), avec des loupiotes façon disco pour prévenir qu'il est allumé (au cas où le bruit de la colonne et l'écran avec des images, ça ne suffirait pas, sait on jamais...) mais un bourrin caractériel encore une fois et un clavier pour lilliputien hypo trophié.

Caractériel ? J'explique  :
Fiston, tout armé qu'il l'était de bonne volonté et sa formule magique aux balots (lèvres) "je l'aurai, un jour, je l'aurai !", fiston donc,  s'est retrouvé avec un coco qui lui étalait fièrement cinq partitions alors qu'il n'en avait demandé qu'une et qui refusait de couiner le moindre son, au test des jeux vidéos, à part si on supprimait les drivers correspondants (plus esprit de contradiction, vous me prévenez hein ?)

A force de l'agonir d'injures, Bourriquet II a fini par rentrer dans le rang et de ne plus jouer les fortes têtes . En passant,  j'ai dû demander l'origine de certaines... "incantations" au gamin, il a une certaine tendance (héritage maternel ?) à mitonner des formules cabalistiques avec des mots pas spécialement dans le bon ordre, à moins qu'on soit fana de séries telles que South Park ou Kaamelott (il a du bol; je maîtrise les deux !) ou de mangas avec onomatopées purement nippones et expressions faciales idoines (là, j'ai du retard, mais je m'entraîne !).
M'enfin, c''est du tout bon quant à l'ordi en lui même et à ses fonctions de bases, lecture, vidéos, son, tout est dans le bon ordre et j'ai même les connexions réseau que j'avais paumé hier, quand BII a décidé de faire du boudin (vous pigez mieux le choix du pseudo du bastringue, aussi caractériel qu'un équidé de l'ordre des ongulés dans toute sa splendeur !).

Là où ça coince, c'est le clavier "hight tech" que dragon m'a royalement donné ! Il était fourni avec l'ordi de base commandé, ainsi que le kit son disco en diable avec des p'tits néons bleu électrique (normal) à la base que lorsqu'on tape dans le noir (pour ceux qui seraient assez... à l'ouest pour vouloir se ruiner les mirettes, évidemment !) on se croirait dans l'Entreprise avec Kirk aux commandes et Spok en train d'endormir tout le monde avec sa fameuse prise au kiki.  Le kit son, je lui ai (aimablement) conseillé de se le ficher... au fond d'un placard, ça pourra servir plus tard, vu que pour un son nickel, j'ai la chaîne Hi-Fi pour ça,  et pour bourriner ou zigouiller du méchant, la quadriphonie ne s'impose pas (écouter les gargouillis du type en train de passer l'arme à gauche pendant que je l'épingle comme bombyx du mûrier avec mon épée d'ébonite, il y a mieux comme sérénade !).

Par contre, le clavier reste un accessoire relativement utile sur un ordinateur, vu qu'on n'en est pas encore à la connexion  mentale directe avec l'unité centrale ou à une reconnaissance vocale hautement performante (surtout que, vu mon vocabulaire, la pauvre reconnaissance vocale risquerait la surchauffe, si vous voyez ce que je veux dire !) Donc, j'hérite d'un clavier neuf, avec toutes les lettres encore imprimées sur ses petites touches, ce que l'autre clavier n'avait plus ou presque (heureusement que j'ai appris avec la méthode "clavier masqué par un capot" chez Pigier !) mais c'est un clavier "high tech" ou "design en diable" si vous préférez, dans les tons argent dépoli du plus bel effet, avec, lui aussi, une petite loupiote bleue pour vous indiquer si vous tapez "à blanc" ou non (là aussi, je me vois mal taper quoi que ce soit dessus ordinateur éteint, m'enfin, ça fait joli...)
Sauf que, passé son look d'enfer, le petit coco fait dans le "compact" pour gagner de la place. Compact veut dire "toutes les touches collées-serrées comme à  une heure  de pointe dans le métro de Tokyo", aussi serrées et collées que les deux miches d'un type traversant en sifflotant la marche funèbre de Frédéric C . une teuf de lions en fin de jeûn mystique.. Ce qui fait que, pour la première fois de ma vie, j'ai l'impression d'avoir des pognes de lutteurs de foire moi ! "Je" devient "hjer" etc... le but du jeu étant de sucrer une lettre sur deux pour décrypter le message. Pour une adepte des énigmes et jeux d'aventure, ça peut encore aller, mais filer un article ou dire bonjour aux potes devient un travail de précision pour quelqu'un qui avait mémorisé son précédent clavier (mémoire purement tactile, jouant sur les espaces, les écartements entre les didines et "la force de frappe" sur les ch'tites touches) et qui se retrouve avec un parfait inconnu qui se la pète "j'peux passer entre le mur et le papier peint sans les décoller l'un de l'autre".

Même les claviers sont esclaves de la mode allégée et veulent rentrer dans leur 32 fillette maintenant ! J'vous jure ! Un peu plus et ils nous fournissaient un clavier tellement rikiki qu'ils nous filaient gracieusement la loupe et le stylet pour tapoter dessus. Problème, je fais des pointes de vitesse question frappe (faut que mes stages de perfectionnement aient tout de même servi à quelque chose non ?), en principe, je tape à la même vitesse qu'on me  dicte ou que je pense (euh... pas tout le temps, surtout le week-end, les pensées fulgurantes 'tention !) alors imaginez le ralentissement, quand je suis obligée de "viser" la bonne lettre ou le bon symbole !
Donc, je tente de m'y habituer, et voilà pourquoi je vous narrais mes espoirs de figurer en bonne place au lancer de clavier au début : pas dit que j' arrive à m'y faire sans quelques bons noms d'oiseaux et formules plus que fleuries... ça va ronfler dans la tanière ! Si ça perdure, je reprends l'ancien clavier, même tout moche et vieux, lui au moins, il me comprend ! (le nouveau clavier "disco" ira rejoindre le kit son au fond de son placard, on en trouvera toujours l'utilité, pas d'inquiétude à se faire)

Là, j'imagine vos mines atterrées en constatant que vous êtes en train de lire un truc aussi affligeant qu'une histoire de clavier pas en  main,  mais faut vous y habituer, je parle vraiment de tout et de rien, vous étiez prévenus non ?
De toute façon, on dira que c'est un article "de transition" pour attendre de parler lyrique... et histoire de donner un peu de mes nouvelles. La prochaine fois donc, on blablate opéra et si certains sont capables de trouver de quoi je vais dégoiser....à vos neurones !
Il sera question de la disparition d'un mousse sur un rafiot et tout ce qui en découle (normale, quand on parle de flotte !)


Donc, je m'entraîne comme Rubinstein à ses gammes à vous pianoter des bafouilles un peu plus "fluides" et sans correction à tous les mots et à plus... Bonne journée.

La dragonne
par Sieglind publié dans : Des p'tits bouts de la dragonne
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Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

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