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Mardi 29 mai 2007

Bonjour !


Allez, pour se secouer un peu, on va écrire, parce que sinon, vous n'êtes pas prêts de lire quelle que prose que ce soit de ma part.

La cause ? Un excès de zèle maternelle (enfin, on va appeler ça comme ça hein ?). Fistonne a voulu redonner un coup de jeune à une bibliothèque et la faire passer d'un noir design de bon ton (mais tristounet) à un jaune des plus sympas (mais pas pétard, là, je me faisais porter pâle pour le coup de pogne !)

Donc, ce petit passage esthético-décoratoire par nos mimines ne se fait pas rien qu'en claquant des doigts (ça serait trop beau, et je m'appelle pas Mary Poppins !) et ça fait tout de même trois jours qu'on est sur le coup, un jour par couche à laisser sécher (même passé au papier de verre, couvrir un noir satiné, pour le non-initié, faut tout de même des couches d'apprêt blanc, pour éviter que le jaune ne vire au jaunâsse pas franc du tout qui laisse entrevoir de sombres instincts.)

Quelle aventure ! V'là qu'elle nous cause peinturlure maintenant, si c'est pas misère !

En fait, je soupçonne l'adjonction félonne d'une substance débilitante dans la composition de la peinture, genre herbe qui rigole ou alcool à quarante-douze degrés parce qu'en plus d'un mal de tronche carabiné, à part bouquiner un peu et surtout jouer les Elfes des bois, envie de ne rien faire. On peint à l'intérieur, vu le temps de bouse qu'on se tape, donc l'odeur flotte autour de nous, et pour ouvrir, avec un clebs à l'ouest, gentil mais c... il faut le dire, qui n'a toujours pas pigé depuis que je l'ai récupéré que les besoins c'est à l'extérieur, c'est ça ou finir aphone à force de lui goualler dessus ou être au chômage technique pour balançage forcené et vénère de pot de peinture à l'arrière-train du dit canidé.

Donc, ne vous inquiétez pas, je suis en pleine phase « travail-manueleuse », mais, de toute façon, je crois qu'on va attendre un peu pour la narration d'opéra... parce que je sens venir le coup : je commence un récit de truc lyrique quelconque et je vais vous laisser en plan au beau milieu, pour cause de départ et ce, le dix-sept de ce mois, pour trois semaines. Mais j'en reparlerai plus tard.

A part parler de la fexibilité de queues de vaches, de l'âge du capitaine, de la robe du canasson de Riton IV, ne vous attendez pas à des sommets artistiques (si tant est qu'il y en ai jamais eu ici d'ailleurs). Quelques gaffes certainement, des délires sûrement, enfin des ... « trucs » (j'aime ce mot ça définit tout et n'importe quoi, ça me définit même fort bien je trouve, j'aurai dû choisir « Truc-lind » et pas Sieglind comme pseudo moi !)

Et évidemment, mon passage chez les potes, ça, à moins d'être en rade de clavier, de s'être payé la poutre au milieu du salon et d'avoir explosé ses binocles, ça reste immuable !

Vous marrez pas, j'ai fait ça aussi, le « mangeage » de poutre, mais c'était dans le noir complet et c'est juste l'arcade qui a morflé. J'ai une sale manie, quand Morphée commence à me faire de l'oeil en m'indiquant le pucier, j'éteins tout et j'y vais dans le noir, une habitude de môme que j'ai gardée quand, pour prouver que... « même pas peur du monstre sous les meubles ! »... je pouvais affronter les ténèbres nocturnes sans avoir à changer de culotte après.

Chacun a sa méthode en ce qui concerne ses trouilles, moi, je fonce droit dessus, le menton fièrement levé (mais ayant tout de même mémorisé d'avance la manoeuvre de repli dans le désordre, ça peut mal tourner).

Tiens, d'ailleurs, ça me fait penser à mon expérience avec la gent canine ça ! Je vous narre la chose, ça va vous occuper (et meubler l'article: d'une pierre deux coups !)


Une année, je me suis coltinée un clebs bien moins que frétillant du croupion dans la rue, du genre molosse bavant et grondant (molosse chez moi, vu ma taille, ça commence au coker, désolée !). Le véto chez qui j'avais bossé à une époque m'avait dit de contrôler son adrénaline et les phéromones qui vont avec, les bestiaux le sentent et ça les énerve pire que l'odeur de leur bouffe après un jeûn de trois jours.

Quand au bout de la rue, vous voyez une masse sombre, qui avance, le bide au raz du bitume, façon commando en exercice, les oreilles bien plaquées à son crâne, la queue tellement basse qu'elle vient lui chatouiller la machoire inférieure, c'est qu'il est pas jouasse (content) et que le premier qu'il va croiser va lui servir de défouloir. Comme à cette heure, là, il n'y avait qu'une pauvre pékine - moi - à se trimballer dans les rues pour aller chercher sa miche de pain, histoire d'en être débarassée et de ne plus avoir à ressortir de la journée (je devais avoir soit un jeu, soit une bidouille manuelle à faire encore une fois, ce jour là) son choix a vite été arrêté ! Il allait se taper de la dragonne en amuse-ballot !

Ce mâtin, je l'avais déjà vu aboyer après tout le monde, mais du bon côté de la barrière quand il était dans le jardinet de ses proprios, là, point de muret quelconque pour empêcher ce gueulard de première de joindre le geste belliqueux à la parole agressive ! Et vu son oeil torve (entre temps, on s'était un peu rapproché tous les deux, j'pouvais voir son regard, et ce n'était pas spécialement l'image du bon toutou submergé de reconnaissance et d'amour pour les humains qu'il renvoyait)

Que faire ? Plonger dans un fossé ou bosquet quelconque ? Impossible, pas même un pissenlit à interposer entre le fauve et moi, et un caniveau, comme fossé défensif, il y a mieux, à moins que la bestiasse soit arthritique au dernier degré et ça n'avait pas vraiment l'air de la titiller aux articulations ! Grimper en hauteur, sur un arbre, un poteau ? Désolée de vous le dire, mais n'ayant pas prévu d'attaque immédiate de la gent canine, mes fringues étaient tout sauf idéales pour jouer les Sheena (des tongs et un paréo aux chevilles, il y a mieux tout de même) et les poteaux, à moins d'avoir des crampons de bûcherons, c'est irrémédiablement lisse (et souvent en ferraille ce qui n'arrange pas la sauce). Fuir ? Mais bien sur ! La viande de dragonne est meilleure quand la bête fait de l'exercice et ça l'aurait amusé je parie ce clébard de me courir au valseur, je n'allais pas lui faire ce plaisir, nan mais !

Alors je respire un bon coup (genre exercices de respiration avant une séance de plongée en apnée à la « Grand Bleu ») et je m'arrange pour ne pas varier de manière trop évidente mon allure (se sauver non, mais foncer dessus, faut pas exagérer non plus, manquerait plus que j'ai crié « taïau » tiens !)

La distance entre nous diminue dangereusement et là, le chien se plaque au sol. Ou il va me sauter à la gorge (là encore, pas la peine qu'il prenne son élan, j'ai la « bonne » taille) ou il va sournoisement attendre que je lui passe à côté pour déguster un de mes mollets.

Je ralentis le pas encore plus et guette ses réactions... Il est vraiment franc comme un âne qui recule celui-là, à me regarder en biais, histoire de jauger quel morcif il va bien pouvoir se tailler sur la bestiole.

Et là, ça part au centième de seconde ! Je le vois prendre appui sur ses pattes arrières (ça y est, c'est l'hallali !), je me cale sur mes quilles légèrement écartées et lorsqu'il entame sa manoeuvre  pour me foncer dans le lard, je balance un des mes ripatons avec élan (comme dans les films où les flics défoncent la porte d'un suspect) avec le plus beau cri sauvage que j'ai pu trouver à mon répertoire.lyrique.

Comme quoi, le danger c'est tout de même super quant à la capacité musculaire ! L'adrénaline, dissimulée tant bien que mal, selon les conseils du véto, mais bien présente tout de même, m'a fait lui envoyer un de ces coups de pieds qui l'a fait valser jusqu'au mur de la barraque bordant le trottoir où il s'est écrasé comme une bouse fraiche avec un couinement plus de surprise que de douleur à mon avis. Il en est resté comme deux ronds de flan ! Qu'une « trois-pommes-à-genoux » se rebiffe, il n'avait certainement pas prévu le coup !

Pour ne pas lui laisser le temps de reprendre ses esprits j'ai continué d'avancer vers lui tout en le couvrant de noms de piafs et de la voix la plus autoritaire que j'ai pu trouver dans mon stock neuronale au rayon « alarme et systèmes défensifs anti-clébards teigneux »

Il a rampé, moins que fierot, le long du mur pour s'engouffrer par le portail connement laissé ouvert par ses patrons. Je l'ai suivi (teigneuse moi ? Non, pugnace !) ai refermé le dit portail, et ai sonné rageusement au carillon, jusqu'à ce qu'un assimilé humain daigne montrer son blair de veau.

De génisse plutôt puisque c'était bobonne qui venait s'enquérir du pourquoi-du-comment de tout ce tintamarre à l'heure du « Télé-Achat ».

Alors, là, ce fut le pompon ! Devinez ce qu'elle m'a sorti après mon compte-rendu plus qu'énervé de l'attitude non citoyenne de son clébard ? Que ça l'avait étonnée aussi de ne pas l'entendre aboyer à tout bout de champs comme il en avait l'habitude ! Je lui ai répondu qu'il était tombé sur plus gueularde, dommage pour lui... et pour môdame et son blaireau parce que j'allais avoir envie de pain frais tous les jours et même plusieurs fois par jour, juste pour avoir le plaisir sans borne de lui re-gueuler dessus en passant devant chez eux Elle s'est drapée dans sa dignité (« dignité » c'est l'autre mot pour robe-de-chambre informe en molleton défraîchi) et m'a sorti le couplet comme quoi c'était leur chien et il faisait comme bon lui semble, comme eux.

Sauf que faire ce qu'on veut, quand on reste dans l'enceinte de son chez-soi, pas de problème, mais quand un forcené à quatre pattes se taille la route, histoire de sortir de son quotidien bêtifiant pour aller voir du monde (et même le goûter) là, il y a atteinte à la sécurité du pékin moyen, dont je fais partie. Et si elle ne voulait pas une plainte au derche, elle avait intérêt à mettre la pédale douce à son discours outragé, parce que leur toutou bouffé aux mites n'en était pas à son coup d'essai et que pas mal de mères de famille se plaignaient, sans rien faire évidemment, d'être obligées de changer de trottoir parce que la bête fichait les jetons à leurs rejetons justement ! Là, c'était la cerise sur le rateau ! Le feu de paille qui fait boule de neige ! La goutte d'eau qui met le feu aux poudres ! Je lui ai sorti, avec un calme rien moins que rassurant que c'était dit, elle venait d'être nominée pour l'élection de Miss Emmerdeuse de l'année et que son fan club venait de voir le jour à l'instant même dans ma cervelle survoltée ! J'allais de ce pas ronéotyper de mes blanches mimines les affichettes à faire circuler demandant quelques petites signatures à certains de ses voisins; bien heureux à ce que j'avais cru comprendre, d'avoir enfin un truc officiel à produire contre ses nuisances et celles de son satané machin pelé à quatre pattes.

Là, bizarrement, elle a changé de ton et s'est emberlificotée dans ce que j'ai pris pour des excuses en m'assurant qu'elle allait remédier dès que faire se pouvait à se « léger » problème. (Léger ! Quand on sait qu'un riverain sur deux et un passant occasionnel sur trois ou quatre avait à souffrir de ces nuisances sonores, elle était modeste la grosse ! J'ai appris plus tard, que ces « braves » gens avaient eu « quelques » ennuis de ce type dans leur précédent logement.

En tout cas, elle a tenu parole, et dès que j'avais l'occasion de passer devant chez eux et que le toutou faisait mine de l'ouvrir, un des maîtres sortaient automatiquement pour le faire taire. En espérant qu'ils ne guettaient pas mon passage à longueur de journée , derrière leurs rideaux au crochet avec des biches et des zoziaux – en couleur ! La classe ! -, histoire de me prouver leur bonne foi et que les autres « victimes », ne s'étant pas manifestées verbalement comme bibi, ne soient pas toujours aussi mal loties ! Mais là, je suis médisante, on ne peut pas regarder Télé-Achat et les « Feux de Santa Dallas » et surveiller la rue en même temps.!

Bon, tout ça pour prouver (avec ma sempiternelle longueur) l'affimation du début, comme quoi je fais toujours face à ce qui me fiche les miquettes.

Au fait... vous en avez eu des aventures « animalières » de ce type ? Parce que je sais qu'on a cassé le moule et que je suis unique (vaut mieux !) mais les cheunasses et bestioles agressives de tout poil, ça coure les sentines non ?

Bon, je vous quitte, une fistonnne à réveiller pour qu'elle aille chercher un peu plus de matos pour la bricole et d'autres choses ménagesques à faire et je vous souhaite une bonne journée, loin des clébards névrosés et des bugnes nocturnesques dans les murs. A plus...

La dragonne

par Sieglind publié dans : Mes gaffes
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Vendredi 17 mars 2006
Bonjour!

Et bin dites-donc... je n'aurai jamais pensé qu'avaler des bouts de plastique ça vous mettrait autant en joie! Z'êtes un tantinet sadiques hein? J'aurai pu y rester!!
Imaginez la dragonne raide convulsionnée au fond de sa couette, le cheveu plus qu'en bataille (oui, c'est possible!), l'oeil blanc du merlu court-bouillonné, la conversation réduite à des "keuf! Raaaarg! keuf-keu!" pour tenter de cracher la pastille (là, j'imagine même la bête carrément glissée entre la dite couette et sa housse dans ses mouvements plus que désordonnés pour recracher le morceau)
et dragon essayant comme un forcené de m'appliquer la méthode Heimlich et me pétant joyeusement les côtes par la même occasion (vous connaissez pas le gabarit de dragon, c'est faisable, même dans le but intentionné de me secourir).

Comme je vois, que mon côté gaffeur vous plaît bien, et à propos de côtes cassées, j'en ai une autre (de gaffe, évidemment, pas de découverte scientifique digne de me faire figurer dans les postulants au Prix Nobel de Physique-Chimie). Et pour l'opéra, on verra ça plutôt en début de semaine prochaine d'accord?

Cette mésaventure, pour la situer dans le temps, n'est pas si vieille que ça (moins récente, par contre, que le début de semaine... ça serait trop... beau?... P'tet pas non..) peut être trois ou quatre ans (ce genre de truc, tout de même éviter de reproduire toutes les semaines, à moins d'aimer les puzzles ou de craquer pour son radiologue préféré - le mien, le pauvre est moche comme un pou, c'est pour ça j'évite d'avoir à m'effeuiller devant lui, je sais... c'est ne pas faire preuve de charité chrétienne)

Or donc, une belle journée d'été (juin, juillet, je ne m'en souviens guère), ayant reçu un coup de fil annonçant la venue, le soir et pour plusieurs jours, de la frangine de dragon et de ses deux gamins, je "vague" à mes occupations (du verbe "vaguer"... brasser de l'espace, pour promener la poussière et donner à l'antre une apparence un peu plus.. accueillante, faire des remous pour faire croire que je suis une hyper-active du plumeau, enfin jouer à la maîtresse de maison quoi).


Donc, je bouge dans tous les sens, le balai, le chiffon, le produit vitre dans le holster (appellez moi "Léonne" la nettoyeuse) et décide que, mon sol est peut-être très sympa, mais côté "dormitoire" ça laisse tout de même un peu à désirer, surtout pour des invités! Il faudrait tout de même penser à faire le lit pour la belle-soeur (les gamins, c'est vite fait, chacun dans la chambre de mes dragonnets, les draps à porté de dragonne taille lézard des murailles, en deux temps trois mouvements, on en parle même plus).

C'est là, que les Athéniens s'atteignirent, et que les Satrapes s'attrapèrent ! Les draps du lit au premier... sont judicieusement au même étage (jusque là, rien d'excitant, côté adrénaline) mais dans une armoire assez conséquente (là, ça se précise) et.. tout en haut, et, qui plus est, au fond, derrière tout un bor.. un empilement artistement désordonné de taies, housses et traversins diverses (là, nous Frison-Roche l'Himalaya, côté altitude, rapport à ma taille "trois-pommes-à-genoux" légendaire)
N'écoutant que mon courage (et surtout, pas envie d'attendre que dragon revienne du boulot pour lui demander de me dépanner de ce côté là : "Salut chéri, bien bossé, t'as faim? Bin viens m'aider à sortir des draps ça va te mettre en dents" tout de même moyen, après une journée de boulot dans les mollets, non?) et voulant prouver que la valeur ne se compte pas au nombre de centimètres.... (pas de mauvais esprit, j'y avais pensé aussi, esprits mal placés va!).... je prend la première chaise qui me tombe sous la main c'est à dire... ça!


Admirez le design élégant de l'engin! Le plus pur style...Norvégien en kit ou même "TroisRedoutes" je ne sais plus où on les a trouvées ces chaises, mais surtout... visez... les... enfin, "le" pied! Tout est notion d'élégance et d'équilibre dans les formes hein?

C'est là, justement que le bât blesse : l'équilibre! Pour s'asseoir, aucun problème quand les pieds touchent le sol pour compenser (j'y arrive, avec peine, mais j'y arrive tout de même), mais le dessinateur n'a pas dû prévoir l'usage qu'on en fait souvent, c'est à dire échelle d'appoint. (allez dire à un cheval de bois que vous ne vous servez pas de chaise des fois, par flemme de sortir d'escabeau, c'est sur il vous donne un coup de pied!)

Donc je me hausse sur l'assise et tend la main vers l'objet de mes désirs ansillaires: la paire de drap! Là, je sens du mou dans le cordage, du vent dans les voiles, une tressaillement du sol de 5 sur l'échelle de Zlatoslav Richter, qui en paume ses gammes de trouille. Le sol s'ouvre sous mes petons (je sais... mais j'aime bien en rajouter hé, hé) et par crainte de mal me recevoir (mes cours de réception-roulade sont loin, que voulez vous) je saute du bestiau démoniaque (il est possédé, il n'y a pas d'autre explication).

"Et alors, où qu'il est le lézard? Elle nous fait tout un plat pour ça?!!!" (ça c'est vous, interrompant la lecture passionnante des non-aventures d'une dragonne).

Et bien, ça serait mal connaître ma réputation de maladresse chronique! Parce que la réception, ce n'était pas sur mes petons, mais le thorax sur le dossier de c'te damné siège! J'ai cru entendre un léger "crac!" à cet endroit là, et surtout ça piquait un peu les yeux après côté respiration.

Mais voilà, la dragonne a un sale défaut: elle endure en serrant les dents et en se disant que ça va passer. Et bien, pour une fois, ça ne voulait pas passer et pour quelqu'un qui aime rigoler au moins toutes les cinq minutes, j'étais pas trop festive à ces moments là, impossible de sortir un début d'éclat de rire, sans se tenir les côtes (au sens propre). Et c'est... exactement une demi-semaine après que, sous l'insistance "purgative" de dragon, je suis allée chez le docteur (la belle-frangine était dans les murs et on prévoyait plein de trucs très sportifs à faire, genre parc de loisirs dans les arbres) . La nana (puisque c'était une doctoresse) me tâte.. la cage thoracique et, à sa question sur le fait que ça picote ou ça gratouille, je lui répond en serrant les dents (toujours ne rien montrer, hein?) "un peu!".
Prescription d'une radio pour confirmer son diagnostic de côte félée et rendez-vous pris illico maestoso chez mon radiologue non-favori.

Je passe à la télé, donc, une face très cachée de moi apparaît... et... le type sort en trombe de la cabine, une fois les radios terminées, pour m'engueuler comme du poisson pourri! (d'accord il est pas beau, mais ce n'est pas de ma faute tout de même!)


"Mais ça va pas la p'tite dame (et paf! Encore un qui me l'envoie dans les dents ça tiens!) Quand on a une double fracture des côtes, on essaie de se la péter un peu moins! Et si le bout de nonosse se balladait dans le bestiau hein? Vous seriez contente d'être poignardée dans le dos de l'intérieur?"
Il est furieux! S'il finit son geste et m'en file une, ça va être un massacre! Je me fais disputer comme une gamine et en plus j'ai la fessée?! Il y en a qui ont essayé... et ne s'en sont toujours pas remis... enfin, les survivants, évidemment!

Résultat des courses, comme je dis toujours: des vacances très, très compromises pour faire des exploits dans les arbres et même des ballades un peu sportives (sucrés les châteaux cathares en hauteur, du coup!) et quinze jours à dormir assise, la tête dans les bras posés sur la table de la salle à manger (le seul moyen de ne pas appuyer sur ces satanées côtes) alors que dragon se jouait gentiment les étoiles de mer en s'étalant, style homme de Vitruve, dans tout le plumard!

Re-résultat des courses: dès que je prend une chaise, trois paires d'yeux me passent au rayon de la mort pour voir si je vais oser recommencer ce genre de cascade et ça couine à tout va des "Attention! Fais gaffe! Rappelle-toi..Barbara! Chaud devant!" C'est usant à la fin!

Voilà, vous avez encore eu un exemple de la poisse chronique d'une dragonne...et un conseil, si vous recevez de la famille, déléguez, déléguez un maximum, côté préparatifs d'accueil!

Bonne journée et bon week-end surtout, on se revoit en début de semaine d'accord? (mais je viendrais vous faire coucou, ça c'est dans mes habitudes)
La dragonne
par Sieglind publié dans : Mes gaffes
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Mardi 14 mars 2006
Bonjour!

Alors, on s'est levé avec les p'tits zoziaux? On peut dire que ça redonne du coeur à l'ouvrage un piaf qui s'égosille et le soleil qui va avec hein? En tout cas, ici, c'était le cas ("Pourvou qué sa douré!", comme disait la môman de Napo!) et ce matin ça a l'air de perturer.
En bref, que du bon pour commencer la journée! Et pourtant... ça aurait pu très mal se passer chez la dragonne, d'où cette petite narration (bin oui, j'avais pas vraiment prévu de poster aujourd'hui, mais du coup, avant que ça me sorte de la caboche, autant en faire profiter les autres).

On va parler rêves de gourmande et... commodité du sommeil (Kant et Morpheus, si vous passez dans la zone, hé, hé...)

Or donc, hier soir, après une journée bien remplie, le bidounet aussi, ainsi que la tête avec tout ce que j'avais lu sur les blogs, je décide d'aller faire dormir les yeux, ainsi que dragon d'ailleurs, après avoir fait la guerre une paire d'heures.
Je vous explique, la dragonne ne porte le kaki que parce que ça lui plaît et dragon, bien qu'instructeur de tir à une époque, n'a jamais eu la fibre belliqueuse. "Alors pourquoi qu'elle nous cause de guerre, cette allumée encore?", vous dites-vous, les yeux en billes de loto et la goule béate. Rappellez-vous, on est des accros du jeu vidéo, ça commence à se préciser, Mmmm? Dragon dégommait du bon gros méchant dans Call of Duty et dragonne se tapait du terroriste dans Pandora Tomorrow d'après Tom Clancy tout simplement! (sauver le monde tous les jours, ne serait-ce que deux heures, ça fatigue!)

On se prépare donc pour un petit somme (après deux ou trois pages de "Rahan" pour se changer les idées) et discrètement, je prend dans ma mimine ça:


Non j'suis pas enrhumée, ni grippée et non ça ne s'innocule pas par voie anale (j'attendais les remarques, je préfère anticiper n'est-ce pas!) Petite précision, je dis "discrètement" parce que c'est pour ne pas vexer dragon, très pointilleux sur ses crises de ronflements (et surtout que "je" rêve quand je l'entend, et que c'est "moi" qui ronfle selon l'intéressé, m'enfin... que voulez-vous, je n'ai pas de magnéto sous la main pour lui filer une preuve.. alors... "son" doute est permis n'est-ce pas?)

Donc, je me prépare à me filer "discrètement" des spoutniks mousseux tout neufs (ça a son importance) dans les argouanes, dès que la loupiote sera éteinte, et pour plus de précautions, j'attend un peu, pour être sure que mes mouvements ne vont pas mettre la puce à l'oreille (c'est le cas de le dire, hé, hé!) à mon doux et tendre.

Il ronfle, mais ça doit être une marque de tendresse,  une sorte de ronronnement comme les matous, d'ailleurs, la preuve, dès que je me lève, parce que trop c'est trop et que j'ai été infichue de trouver mes bouboulles sur la table de nuit - les objets voyagent beaucoup chez moi, que voulez-vous - ou que je n'arrive pas à dormir, bêtement, il s'arrête automatiquement de ronfler, pour reprendre de plus belle, à peine réinstallée sous la couette.

Donc, lorsque je sens la respiration de mon doux ami se faire des plus régulières, en principe, je me fourgue illico maestoso les bidules au fond du conduit auditif et c'est parti pour une nuit sans ballade nocturnes et coups discrets dans les côtes (genre je me réveille en sursaut et j'ai eu un faux mouvement, ne pas trop en rajouter dans le volontairement brutasse) ou même parfois un "pfiouit" siffloté (un coup sur quatre ça fonctionne ça, je voudrais faire une réclamation auprès de l'inventeur du sifflement anti-ronflette tiens!)
Jusque là, vous ne voyez pas de problème, moi non plus je n'en voyais pas la queue d'un non plus.. sauf que... tellement ensuquée et moulue de ma journée... je me suis endormie avant de poser les sas anti-nuisances sonore!

Quelque part, je n'en ai pas eu l'utilité cette nuit, étant donné que j'ai fait la nuit complète sans même un battement de paupières, je me souviens de m'être onoriquement balladée en ville, d'être entrée dans un magasin de bonbons, qui n'avait que la façade puisque les présentoirs flottaient au milieu d'une rivière sur un radeau amarré au bord, d'avoir tourné le coin de la rue, pour me retrouver au sommet d'une montagne à boulotter mes petites douceurs en regardant des canards plumés et ficelés voler (ne cherchez pas de logique, c'est un rêve, faut pas l'oublier). En tout cas, c'était sympa et relaxant comme tout ce rêve (sauf que les bonbecs n'avaient pas trop de goûts et surtout étaient durs à mastiquer)



Ce matin, lever habituel : tifs, mirettes et cerveau en vrac et geste automatique pour m'ôter les glandes qui-c'est des oreilles. Pas de spoutnik à l'appel (je me disais aussi, "c'est bizarre, j'entend bien!"), explore le pieu, sous le pieu, à côté du pieu, j'en étais presque à envisager de les retrouver collées à la soupente au-dessus du lit, au point où j'en étais. J'accuse le chat, évidemment il a bon dos, surtout qu'il était déjà dehors à se dégourdir les pattes dans la rosée.  Et là... "tilt" (ou "ch'tonk " ou "paf le chien", comme vous voulez) je me remémore mon rêve!

Vous avez pigé hein? J'avais "vraiment" boulotté de la boule de gomme caoutchouteuse et c'est pour ça qu'elle n'avait pas vraiment de goût, à part celui de plastoc évidemment.
Je guette lors de mes passages aux sanitaires et vous tiens au courant hein?

Moralité: Quand on a un problème avec un compagnon ronfleur, ça peut être chiant à "évacuer" des fois!

Bonne journée à tous
La dragonne
par Sieglind publié dans : Mes gaffes
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Impulsions, coups de coeur et de gueule, idées diverses au fil des notes et journées. Vous trouverez dans ce blog ma vision de l'opéra et de bien d'autres choses. Et aussi ma passion : les dragons.




Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

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