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On y parle musique et ce qui tourne autour

Lundi 14 septembre 2009
Bonjour


Deux semaines, ça doit être suffisant pour vous avoir permis de fouiner dans tous les liens que je vous ai filé au dernier article "réponse à vos commentaires", faudrait p't'êt' penser à continuer avant que les commentateurs ne se demandent si c'était vraiment eux qui avaient balancé les mots que j'avais attrapés au rebond.
On va tacher d'avancer, parce que si les..  flâneries persistent, cette série de billets risque de bouffer totalement la vedette à ce qui vous fait venir(*) ici, la narration d'œuvres lyriques que vous ne connaissez ni des dents ni des lèvres (pour paraphraser Michel Coluzzi)

Or donc, place à vous et à vos avis.

Quichottine 
Bon pour ne rien te cacher, ma culture est très maigre et, avant de venir chez toi, je n'avais écouté, la plupart du temps que les ouvertures de certains de Wagner (Il y en avait quatre sur mon 33 tours, dont Tanhauser, que j'adore, sans pour autant jamais m'être demandée de quoi il était question (j'ai honte, mais c'est vrai) et quelques grands airs qu'on entend partout... (la Traviata, dans les films, c'est le top... les héros -surtout les héroïnes- pleurent en l'écoutant)
Te dire que je me suis pourtant régalée avec certains airs écoutés à la télé, au temps où je n'avais pas peur de regarder Mozart (du Barbier de Séville aux noces de Figaro... j'ai bien aimé), je peux. L'air de la calomnie est magnifique.
Ensuite... j'aime davantage certaines tessitures, une basse me fait vibrer, bien plus qu'un ténor... mais c'est une question de goût.
Par contre, j'ai vu "La Flûte enchantée" plusieurs fois, j'adore !
Et là... ma fille vient de m'apporter ses extraits du Tovatore... alors, avant de te dire de qui je veux parler (je pourrais te demander de me dire ce que tu penses de la Reine de la Nuit, mais ce n'est pas une héroïne) donc, je vais prendre le temps de l'écouter...
Tu sais, de tes quatre héroïnes, comme ça, sans réfléchir, j'aurais dit Marguerite... Mais je ne sais pas pourquoi.
Voilà, si tu arrives à me suivre dans mes explications, je te tire mon chapeau !



Tannhaüser... tiens donc, ça me fait penser que je n'ai encore pas maltraité le sujet, ainsi que Parsifal d'ailleurs (ça coulerait pourtant de Rhin, vu que c'est le papa d'un certain chevalier au cygne déjà évoqué ici). Ne pas oublier l'Umlaut teuton ma grande... ma mémé serait pas contente sinon (mais on s'en fiche un peu, paraît qu'on ne risque pas la peine capitale en faisant des modifications aux noms propres)

Il y a d'ailleurs une "méchante" dans celui-ci... même si traiter Vénus  d'ensouffrée n'est pas totalement justifié,  mais voilà, c'est une déesse païenne qui se fait un devoir de  détourner un    chrétien de la "bonne voie"  (et pas bonne voix, quoi que... lorsqu'on connaît le thème  de l'opéra,  le lapsus  est permis).
A noter les accents parsifaliens du final, pour ceux qui connaissent, pour les autres, un petit exemple**. Beau petit filet de voix elle aussi (Grace Bumbry n'est pas vilaine non plus si vous y allez jeter une argouane)

Tu as encore bouffé la commission  Quichottine...  Le Barbier et son air  sur la rumeur de Don Basilio  http:// c'est  "encore"  de Rossini et non de Mozart (post-it sur le frigo, j'vois que ça, j'en use et abuse dans mon cas, mémoire de carassin doré oblige).  Les tessitures "dans les caves" pour  les  chanteurs, j'aime plutôt,  ainsi que les mezzos et  contraltos pour les nanas, mais ça,  tout le monde commence à s'en douter, vu  que j'arrête pas de le rabâcher (ou alors c'est que vous  manquez  d'attention  les cocos)
La  Flûte, on y  revient,  la méchante Reine de la  Nuit évoquée précédemment, avec son  pendant  "positif"... Sarastro  (une basse,  pour te faire plaisir ). Quelque part, je me demande si les méchants ne sont pas le Doppelganger, le double négatif des héros, donc des héros tout de même... (et on en revient à ce que je dis toujours... s'ils n'existaient pas, les héros ne seraient pas non plus)
Marguerite et sa naïveté... si je n'avais envie de la tarter pour lui apprendre la vie, je lui serai tout de même reconnaissante pour son air final (moui... par Gounod interposé, cela va sans dire, la Marguerite commune, celle des villes et des champs, sais pas si elle m'attendrirait autant, ah... magie de la musique !) à noter que la... lévitation finale me rappelle également celle de Isolde... j'ai des connexions mentales et auditives très personnelles je sais .... comme celle de Thaïs sur son lit de souffrance d'ailleurs

Au demeurant, je m'aperçois qu'on parle de Rédemption, de sacrifice.... tout comme celui de Brünnehilde sur son cheval Grane,
De Senta se prenant un bouillon.

Les martyres abondent dans le lyrique;  les sacrifiées, tout comme la pov' Léonora de la Forza del Destino de Verdi,
La copine d'Edgar de Puccini, Fidelia... (un nom dur à porter ça, je flipperai qu'on me confonde avec Lassie),
Une pucelle orléanaise et Tchaïkovskienne;
Une Wally en manque de poudreuse.


Tout comme les sacrifiées volontaires... ce qui me fait passer (en douceur) au commentaire suivant de ce cher Atalmont

Atalmont 
Une héroïne d'opéra qui m'a marqué....
Tout de suite c'est Carmen qui me vient à l'esprit.
D'accord tu vas me dire "c'est classique, c'est trop connu....".
Mais le personnage (crée vers 1875) a quelque chose de fascinant. Ce n'est pas l'héroïne "potiche" qu'on voit partout. Elle a du caractère souviens toi quand elle dit à Don José "chiens et loups ne font pas longtemps bon ménage".
Et puis j'ai un bon souvenir de l'oeuvre que j'ai vu à l'opéra Bastille.
Voilà, voilà....



Si c'est pas une sacrifiée au machisme ça !!! Mais suis-je obligée d'y revenir à cette nana, c'est un symbole universel de plus non ?

Il y en a d'autres du même acabit.... si on regarde du côté de Lulu de Alban Berg, pas d'extrait correct, désolée (le seul final trouvé est tellement "trash" que j'ai scrupule à vous le filer, il risque de vous empêcher de digérer)

Dans Khovantchina de Moussorgski, Marfa   se permet d'inviter des potes à son barbecue si c'est pas de l'altruisme ça ! (Un petit extrait du choeur... j'aime les choeurs slaves, pas ma faute) Dosifey n'est pas mal... (euphémisme, c'est une "gueule" de l'œuvre)

Lucia qui s'autorise un pétage de plomb fatal, un "suicide" bidouillé en quelque sorte, alors que son pote passe à l'acte tout bêtassement (je sais, je radote, mais c'est histoire de donner de nouveaux extraits)

Léonore qui en fait de même.

Les suicides avérés ou programmés, ça foisonne aussi, à vous de tenter de les dégoter.

Si je parle de Blanche... ça aussi, déjà évoqué, mais comment ne pas y songer.... on est pile poil dans le sacrifice (collectif de surcroît), une redite là aussi, mais cette scène je ne m'en lasse pas. A ceux qui ont loupé la narration, vous êtes invités à aller jeter un oeil à mon "résumé" de l'œuvre, ça élucidera le drôle de bruit qui ponctue la scène finale.

Juliette  
Pour moi tu sais il n'y a qu'une héroïne d'Opéra :
Mélisande.
Quelle personnage complexe! Elle s'est entourée définitivement de mystère. D'où vient-elle ? elle ne le dira jamais.
Elle fait la conquête de toute la famille en un clin d'œil, Tous l'adorent. Les femmes la materne, les hommes la désire.
Mais elle ment avec une facilité désarmante et touchante. C'est une rouée mais un être si fragile et si mystérieux que j'en suis fascinée depuis des décennies.
Et je crois qu'elle ne pouvait que mourir jeune et disparaître comme elle était apparue, mystérieusement, peut-être pour reparaître ailleurs, jetant sa couronne et pleurant sur le mal qu'on lui a fait.

Je délire toujours un peu quand je parle d'Elle


                                                                           Mélisande sans ses couettes

J'ai un mal énoooorme avec Debussy, quoi que j'aime bien cette histoire (culture médiévalo-teutone ou non oblige, on voit sa copine Isolde, Sieglind même) mais je me soigne rassure-toi !, son côté "rouée" je ne sais... elle ment comme une gamine prise la main au pot de confiture de fraises, on l'excuse parce qu'elle est jeune et destinée à finir ainsi... les condamnés d'office trouvent plus facilement grâce à nos yeux, s'pas ? Mine de rien, je crois que c'est son monde imaginaire plutôt que ses mensonges qui la tue.....

J'aime ce genre de commentaire Juliette, on sent que tu vis le truc.

Jane  
Mes deux héroïnes préférées dans l'opéra (pour le peu que j'en connaisse , soyons modeste , car tu sais que dans les chorales c'est plutôt le chant sacré qui prévaut !), ces deux héroïnes sont Carmen et Mme Butterfly ! Ce sont deux opéras que je connais , d'abord , et puis ces héroïnes sont tellement à l'opposé l'une de l'autre même si elles sont toutes les deux dévorées par la passion , l'une lutte pour sa liberté et choisit de mourir pour la conserver , l'autre se laisse emporter par la vague du désespoir , l'une est toute violence et force , l'autre toute douceur et tendresse...
D'ailleurs ce serait bien que tu nous racontes Mme Butterfly , mais difficile de faire de l'humour avec cette histoire...Une gageure...Tu as dit que tu les aimais !!



J'ai connu pire comme défi, regardes du côté du Dialogue des Carmélites ou de la Traviata... Pour Carmen, pas de commentaires superfétatoires... on va me dire que je tourne en boucle sinon, mais pour madame Mouche-à-beurre (déjà moins poétique en Exagonien non ?), étant donné que je n'ai pas encore traité cet opéra, ça va paraître tout neuf de filer quelques extraits pour appuyer ton ressenti personnel  fort juste d'ailleurs ma grande.

Douceur tendresse 
"faisage" de compositions florales
rêve
désespoir  ....

Un monde sorti de la tête de Pierre Loti, un petit côté estampe nippone de bon aloi, presque colonialiste si on y songe, la femme n'étant pas spécialement un être "qui en a" dans la culture du Soleil Levant (mais est-ce réservé à la culture nippone ?.... on pourrait en causer....)

Bon, on va dire que j'ai répondu correctement (m'enfin question longueur, question justesse, suis pas musicologue, et encore heureux !) alors tous à l'écoute et à bientôt; Comme il se doit, je vous laisse du temps pour cela, ce qui me permettra moi-même d'aller faire un tour par chez vous... Bon début de semaine.

La dragonne

PS: a signaler pour les "nouveaux" qu'il faut cliquer sur les trucs en gras, je dis ceci pour la personne qui m'a envoyé un message me signalant qu'elle ne trouvait pas d'extraits, elle avait simplement oublié de passer le curseur au bon endroit (désolée de ne pouvoir répondre d'une manière plus personnelle, pas d'adresse pour l'accusé de réception, si j'ose m'exprimer ainsi)



* (je ne cause pas de  mes gaffes, même si j'en connais qui ont une préférence pour cette catégories, les sadiques, à moins que vous classiez ça dans "œuvres mimiques farfelues"

** A noter que ce bon vieux Richie ne déroge pas à sa règle de base, changer l'ordre de la chronologie... Parsifal fut le dernier opéra alors que Lohengrin fut le sixième (septième si on considère le premier : Les Noces, qui resta inachevé)

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Mardi 1 septembre 2009

Cliquez sur la photo et à vos Harrap's !



Bonjour

Pas la peine de vous dire que j'suis un chouillas en retard pour ma... "rentrée" bloguesque, mais vous savez quoi ?... Aucun remord, aucun scrupule n'est venu me tarauder à ce sujet. Il a passé le coin de la rue il y a belle "larirette" le temps où j'avais la mine basse et le clavier tremblotant en implorant la divinité Blogototep de m'accorder son pardon (comme si ça datait de la première dynastie égyptienne le début de mon blog, m'enfin... tout est relatif s'pas ?)
Je n'avais tout simplement pas envie de reprendre  de suite après mon retour de vacances, la balle était dans mon camp, j'l'ai chopée au vol et ai écouté le Molloch horridus qui se tenait sur mon épaule gauche*. http://www.bourlingueurs.com/australie/faune/page_08.htm
Mais là, point trop n'en faut, il y a vraiment urgence à ce que je me tirlipote les neurones, je frise l'état végétatif d'un plat d'endives pré-gratinées et ça me donne des impatiences, c'est signe qu'il est temps de refaire surface avant la mort cérébrale** (le moment ou le cerveau-gruyère devient affectueux et couvre onctueusement les astéracées langoureusement emmaillotées dans leur couette parisiennement porcine)

Alors...on y va et pour démarrer ma saison lyrique personnelle, il est grand temps que je conclue  ma réponse à vos commentaires sur les nanas dans l'opéra - (commençant en concluant... paradoxe des paradoxes ça !) -, ça, je ne l'ai pas oublié, laisser un bout de billet avec des points de suspension, ça va faire désordre dans mes archives, les points de suspension n'étant réservés qu'à ma ponctuation très personnelle lors de mes diverses rédactions... cela va sans dire.

Roanne  
Oh là là, ma culture opératesque est trop nulle pour que je sache quel perso féminin m'a le plus fait vibrer (disons avec prudence qu'il m'en reste encore trop à découvrir).
Cependant, comme je suis dans une période anti-greluchenitude, je suppose que je serai plus sensible au chant des "garces/méchantes" de service car les donzelles qui ne font rien pour s'en sortir, ça m'agace ^^ (pourtant dans la réalité, les garces je ne les supporte pas).
Donc une héroïne qui en veut, qui se bat, qui va jusqu'au bout, ça me plait.
Si tu en as en stock, je prends ! :))  :

J'ai en stock évidemment. Quant à la formulation de tes "blancs" lyriques, je préfère de beaucoup les parenthèses... ça m'a toujours semblé la bonne formule de toute façon. On n'est jamais nul en quoi que ce soit... on n'en connait tout simplement peu ou prou, tout comme je n'arrête pas de dire que le poncif "j'aime pô" remplace souvent inconsciemment "je pige pô"***
On a tous nos périodes anti-greluchenitude récurantes, notre petit côté suffragette ébouriffée certainement, même si on soupire quand on est seule avec une histoire à l'eau-de-rose entre les pognes et la  trogne penchée "à l'intello" pour masquer ça sous les fards d'un  sens critique aiguisé comme le katana d'une héroïne de Tarantino (... bon, j'vais vous faire un aveu... je fonds comme glace sybérienne en équateur en lisant Jane Austen et Elizabeth Gaskell, j'serai damnée pour ça****)

Pourquoi crois-tu qu'on aime les héros de blanc vêtus (au sens figuré évidemment), parce qu'ils ont leur faire-valoir : les méchants de service ! Le yin du yang, la part d'ombre, le Doppelganger obligatoire voir vital pour que le neuneu de service sorte du troupeau bêlant, s'il n'y avait pas de traître de service, de salaud patenté, que serait un héros sinon ?! (je rabâche, je sais)

- Ortrud de Lohengrin, c'est un Iago en panty enrubanné, mais Elsa-la-douce (rien à voir avec Irma du même qualificatif, quoi que...) ne déclencherait pas tout ce boxon si cette majestueuse garce ne mettait son grain de chlorure de sodium dans le bouillon-light qu'est une histoire de justice divine par duel interposé

- Un Macbeth aurait autant de consistance qu'un flan parisien si sa Lady sentant le souffre n'était derrière à le pousser au train. A noter d'ailleurs (enfin c'est ce que j'ai crû noter pour ma part) Ce couple stérile ne peut enfanter que destruction et souffrance, une progéniture arrondirait trop les angles, on leur trouverait toujours l'excuse de vouloir assurer les arrières de leurs gamins en leur constituant un p'tit capital

- La Reine de la nuit de la Flûte enchantée... la maman exclusive et dévastatrice de Pamina, si c'est pas un symbole de l'affrontement clarté-obscurité ça ! La seule  à ne pas avoir de p'tit nom au générique... plus un concept philosophique qu'un être de chair (alors que son ex-copain Zarastro a gardé le sien... bizarre non ?)

- Amnéris-la-jalouse de Aïda, qui a des renvois ( grastriques et autres) quand elle se rend compte qu'elle vient de péter son jouet toute seule


- Abigaille qui veut être calife à la place du calife

- Turandot,    (vous connaissez l'impératrice Tseu Hi... elle me la rappelle bigrement    pattes d'oies non comprises) Quoi que... le coup des trois énigmes qu'elle impose à ses soupirants... sais pas si c'est pur sadisme ou instinct de survie... enfin un beau Sphinx tout de même (à savoir que Puccini s'est arrêté à la mort de l'esclave Liu, "la mort étant plus forte que l'Art" et la fin heureuse est due à quelqu'un d'autre, Alfano)... En me relisant... ce n'est pas une "vraie" méchante, tu peux la classer plutôt dans ta catégorie "héroïne qui en veut", ça sera plus juste pour ce qui la motive vraiment.

Là, ce sont des méchantes agissantes, mais c'est sans compter sur les bonnes à tout faire du lyrique, celles qu'on utilise comme vulgaire chiffon bouffe-poussière, les mollasses qui suivent le dernier courant d'air qui a soufflé dans les parages, du moment qu'elles ont l'impression d'exister. Les "fausses" méchantes... les gourdasses pour certaines au vu des bourdes qu'elles alignent ne pensant pas à mal

Exemples ? :

- Kundry de Parsifal (à narrer celui-ci évidemment)  la minette en espoir de rédemption... normal, c'est l'opéra "chrétien" par excellence ça (pour le plaisir, je vous file aussi un extrait de notre Crespin nationale, une des rares wagnériennes française à avoir pu s'imposer à Bayreuth)

- Eboli qui déballe le pot-aux-roses   et s'en bouffe les dents après (là encore, acte de contrition et pénitence très catho au fond d'un couvent quelconque pour elle)

- Gutrune du Crépuscule... la nana au filtre d'amour qui n'a que ce moyen pour se faire remarquer par Siegfried (et encore faut que Hagen lui souffle l'idée !)

Pas évident de  trier entre  vraie et fausse perfidie lyrique... pas si simple... Pas simple non plus dans le théâtre classique d'ailleurs ... la preuve :   (désolée, j'ai "dérapé" sur ça, pas pu faire autrement de la ficher, même si Phèdre est une victime plus qu'une méchante).

Sans parler des méchantes de circonstances   ... élevées sous la mère pour ficher le souk et se recevoir des bouffes à la fin de l'ouvrage (quand ce n'est pas passer directement à la casserole au sens propre du terme   ).
Ces nuisibles sont légion... trop fatiguant de toutes les chercher pour une reprise, surtout que certaines n'ont d'autre utilité que de faire briller les chromes des héros sans une motivation solide telle que la soif de pouvoir mégalo-galopante ou la haine chronique de l'humanité.

Les frangines de Cendrillon par exemple... allez trouver un air où elles ne jouent pas les siamoises (il en existe, mais pas en extrait, bien évidemment) des méchantes bourgeoises quoi.

Les donzelles de la Piedra del Paragone de Rossini, translucides et prévisibles... pas trouvé d'extraits où elles figurent seules non plus, je vous balance la "pub" pour le DVD que j'ai évidemment, j'aime plutôt bien cette version (et pas que pour son humour ravageur) encore des nuisances bourgeoises

Magdalena frangine du sbire engagé par Rigoletto pour trucider celui qui a osé toucher à sa gamine....  elle a même des états d'âmes en pensant que ça serait gâcher de le ficher à la baille alors qu'il peut encore servir (à noter qu'elle n'a la nécessité d'exister qu'au dernier acte, c'est vous dire la place qu'on lui donne !) plus "utilité" tu me fais signe hein ?!

Etc... tiens, fichez-vous à l'eau et épluchez un peu les extraits et œuvres pour en trouver des vocations de "tapisseries"

Bon, je m'arrête là, si je place encore quelques commentaires, ça va faire péter tout le bastringue étant donné la longueur de mes réponses... Je vous laisse digérer ça tranquillement, et l'écoute n'en sera que plus attentive (du moins je l'espère) si je freine légèrement sur l'ajout d'extraits pour cette journée de reprise bloguesque... A plus, chez vous ou ailleurs, bonne reprise pour ceux qui reprennent le carcan j'suis de tout coeur avec eux (suis crédible alors que je me les tourne béatement chez moi ? ....)

La dragonne



* - ou droite... sais plus la place qu'occupent les bons et mauvais esprits dans les dessins animés... y a t il un ordre d'ailleurs à respecter pour faire apparaitre ces p'tites consciences cornues ou auréolées sur l'extrémité supérieure de nos trapèzes surdéveloppés par la pratique intensive du body-taekwondo (vi, Hulk tremblote dans son calcif en voyant que je brigue son titre, mais j'suis magnanime, je le lui laisse avec grand plaisir, le vert me sied mal au teint), faudrait que j'étudie ça... "La symbolique "toonesque" et ses paraboles sociales" ça s'appellerait (m'est avis que ça a dû être fait ce truc, comme pour Bettelheim et ses contes de fées, une mine d'or pour les psychoneuneus du dimanche.

** Et j'ai du mérite ! Je viens de péter ma paire de lunettes préférée (on s'en fout) et pianote avec un truc qui me fait ressembler à une chouette hulotte passée se refaire un look tendance chez un styliste tropézien soixante huitard... et sous substances hallucinogènes.(on s'en fout d'autant plus... mais c'est histoire d'en rajouter à la longueur du texte, vous commencer à piger comment je tourne...)

*** vraie formulation d'un état de fait dont je n'abuse point moi-même (le coup du cordonnier mal chaussé, en quelque sorte) étant donné une "certaine" (certifiée même) ignorance du fameux domaine informatique qui me fait en rajouter dans la buserie blondesque plutôt que d'avouer ouvertement que j'ai un poil énorme dans la paume qui m'empêche d'y aller jeter un oeil

**** quoi que la majorité de leurs héroïnes sont des belettes qui sont tout sauf subissantes si on y pense bien, j'ai une petite lueur d'espoir quant à mon salut éternel du coup


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Mercredi 15 juillet 2009
Bonjour

Me planquant derrière le fameux adagio (ça change d'Albinoni non ?) "vieux motard que jamais" et faisant preuve d'une légèreté sylphidique  en vous laissant poireauter jusqu'à ma réponse à vos commentaires, je tente tout de même un soupçon de billet pour entamer mon fameux gros-œuvre sur le rôle des zibelines dans l'Opéra (les Œuvres analytiques, les vraies, sont sérieuses à pleurer sa mère, pas mon sachet de tisane ça).
Je me devais d'y répondre cependant, et "en public", si j'ose m'exprimer ainsi, étant donné la pertinence de certaines de vos tirades. Asavoir cependant que la rigueur de la fameuse liste que j'avais prévue va s'en trouver tomber un chouillas en botte, mais un réajustement sera toujours possible dans l'avenir (proche ou lointain)



A noter également que je n'ai encore pu lire la totalité de ce que j'avais prévu de rattraper chez vous, mais pas d'affolo, c'est la saison des vacances, on prend un rythme façon "Rêveries   du baladeur en solo" de ce cher Ji-Ji (Rousseau, pour ceux qui ne l'ont pas eu comme pote de classe, comme bibi *) et de toute façon, il se peut fort bien que certains ou certaines soient déjà en train de faire du pédalo avec un grand blanc au valseur ou de jouer la bucolique famille Hingals dans un p'tit coin de prairie "verdouillante" et "odoriférante" (je vous fais grace de vous étaler comme une déjection bovine  comme la gamine du générique, finir avec une quille plâtrée, déjà qu'aux sports d'hiver, c'est pas le pied... alors avec les suées estivales    ... j'vous dis pas les mycoses...  bon appêtit à ceux qui lisent ça pendant leur pause bouffe !).

Donc, tout viendra à point-de-croix à qui sait atten-dron-de-veau**

Dans l'immédiat, commençons donc par éditer vos commentaires et y répondre, les suivants, je me tâte... je rallonge l'article d'autant ou je fais une suite... on verra selon la longueur que ceux-ci prendront. A noter que je vais inverser les couleurs quant à mes réponse, ici, mes commentateurs seront passés au  bleu de méthylène, façon schtroumpfs c'est plus seyant à la mirette et on s'y paumera un peu moins  (vœu pieux quand on me connait)




Callophrys 
Heu....Tosca,j'admire sa force de caractere.Mimi(Boheme) aussi malgre son apparente faiblesse.Traviata je la bafferais pour laisser ce c.....rd de pere bousiller le peu de vie qui lui reste (mais je pleure à chaque fois...)Musette me fait rire aux eclats par sa liberte de ton (faut pas oublier l'epoque) mais m'emeut par sa gentillesse.Gilda je lui "pardonne" ses betises :tres naive et qui d'entre nous ne l'a pas ete (et à tout age...).J'arrete pour le moment? Ah! Carmen! quelle femme,non??? je m'en vais sinon je te pollue ton blog....

Un petit rajout à son commentaire :
un opera comique hilarant burlesque...Falstaff??? mais je n'aime pas du tout....et toi?

Tosca, la passionnée, l'intègrité faite zibeline. Intègre selon la vraie définition et ses synonymes : honnêteté, impartialité, intégralité, probité, totalité.. D'ailleurs, si on y regarde de plus près, elle est une cantatrice, une bête de scène, une nana qui, quelques décennies plus tôt aurait été excommuniée pour être montée sur scène et se targuer d'avoir une âme. L'image de l'actrice, de la chanteuse, de la danseuse a toujours été apparentée à la sulfureuse Lilith dans l'imagerie de  la bigotterie machiste. Une parfaite poupée vaudoue permettant de se décharger de tous les maux dont souffre l'âme bourgeoise coincée entre ses cols empesés et ses corsets en os de cétacé (une autre forme de ceinture de chasteté, ou d'armure de croisé... l'avantage, c'est que ça rouille moins quand on a ses suées hormonales) On pourrait s'étendre longtemps et trouver plein de ses copines.... Gioconda (surtout elle, elle se bouffe de la mort aux rats pour éviter d'honorer un certain contrat façon "se payer sur la bête", ça ne vous rappelle pas quelqu'un d'autre d'ailleurs ?)  , Violetta   , Giullietta 


  ...
Et c'est cette fameuse "mauvaise femme" qui montre le plus de ferveur religieuse malgré tout ça, son pote peinturlure une fresque, mais l'élévation de son âme est au second plan par rapport à son amour de l'art et de la femme,  Angelotti, le pov' type en cavale,  vient demander l'asile séculaire dont bénéficiaient les lieux de culte, mais par pur réflexe, c'est une tradition, plutôt qu'une conviction, tout comme chez certains les grands actes religieux d'une vie de croyant... baptême, noces en blanc, funérailles encensées... où commence la foi et ou finit la coutume  - et lycée de Versailles ?... (remarques que se planquer dans un puit, c'est pas mieux pour la santé, la preuve par la suite).
Elle n'a qu'un défaut (je sais, il est balèze !) elle est jalouse  comme une tigresse du Bengale. C'est par là d'ailleurs que ce sale faux-derche de Scarpia arrivera à ses fins. Elle ne connait pas la flexibilité du jonc face au chêne celle-là... ça passe ou ça casse... je vis ou je meurs, j'ai tout ou rien... pas de demi-mesure dans ce caractère fort, pas de nuance, elle a été taillée dans un seul bloc, ce qui fait sa force et sa faiblesse paradoxalement... un p'tit pète, là où il faut et le pur cristal vole en éclat, c'est bien connu.



Mimi et Musette de la Bohème... deux créatures aux antipodes... l'une, légèrement gourdasse (paumer ses allumettes et sa clé à quelques minutes d'intervalle, faut le faire !) et totalement phtisique (une copine à Violetta, sans doute).

Encore une qui souffre du syndrome de Blandine (du sacrifice façon martyre romain si vous préférez)  elle sait qu'elle part du caisson, et au lieu de se ménager... préfère filer avec un "cossu" et passer pour la dernière des dernières de ce fait aux yeux de son amoureux,  pour revenir ensuite tête basse et moral en rapport, expirer en demandant pardon (qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre !!! C'est tout de même son copain qui l'engueule comme de la marée pas fraîche plutôt que d'admettre qu'il flippe sa race de la paumer. Et c'est "elle" qui s'excuse ?! Faut m'expliquer là...)
Musette a son p'tit côté Carmen, meneuse de "toutous à sa mémère"    (sa manière de traiter ses conquêtes tient plus du toilettage pour concours canin qu'autre chose quand elle leur parle). En gros, le principe des vases communicants est parfaitement illustré... faiblesse contre force, réelle ou de surface,  avec inversion des données lorsqu'il s'agit de choisir entre l'amour et la vie. Tu l'as bien signalé Callophrys "apparente faiblesse" !
Je tiens d'ailleurs à signaler, que je n'ai pas encore traité cet opéra, j'ai mis du temps à me pencher sur le cas de Giaccomo... j'avais du mal avec cette musique (sans parler des arguments, je sais... suis une buse quand je me bute) mais j'étais trop "teutone" à mes débuts lyrico-gaillards.



La gamine de Rigoletto...  là, j'ai crû voir un copier-coller de Marguerite de Faust... La blondasse, en odeur de sainteté, qu'à jamais vu le loup, l'une avec un paternel-épouvantail à moineaux comme père et l'autre un Rambo partant en guerre quasi sainte en guise de frangin, et toutes deux surveillées - de pas trop près... ou alors sont toutes les deux bigleuses - par des duègnes vénales pire que des mères maquerelles (je sais, un chat et un chat et se faire payer pour fermer les yeux pendant que l'évaporée passe à la casserole... je ne connais pas d'autre qualificatif)

Carmen, "la" Carmencita tout en nerfs, chair et sang... un bel animal pas facilement socialisable,  carrément réfractaire au dressage même ! La "femelle" (pas péjoratif) dans toute sa splendeur... La lionne qui ne se laissera jamais avoir en allant chercher la bouffe pour son cossard de lion dominant (l'a qu'à se retrousser les manches et aller se tailler un gigot dans la gazelle tout seul c'te grosse feignasse, quand on sait que le roi des animaux n'en fiche pas une et se contente de féconder toutes les femelles de son harem - en zigouillant évidemment tous les lionceaux qui ne portent pas ses gènes - et attend en faisant du gras de se faire passer à tabac par un jeune mâle en espoir de réussite sociale, j'ai connu mieux comme représentation royale moi !)



Quelque part, elle rejoint également Tosca dans sa manière d'être "entière"... point religieuse, mais versée dans les arts divinatoires (la scène des cartes, j'adore !   ) pas menteuse pour deux brouzoufs (on sait d'office à quoi s'en tenir et qu'une fois la date du produit consommable dépassée, il passera à la trappe), instinctive et superbement charnelle... une de celle qu'on aimerait traiter d'animal sans âme et filer au bûcher si c'était encore à la mode. Elle rejoint également par certains aspects la mère adoptive du Trouvère, cette chère Azucena.  (l'image de la bohémienne avec son aura de souffre et de flammes sataniques, femme au libre arbitre, femme démoniaque évidemment)



Euh... moi j'aime plutôt bien Falstaff , comme j'aime plutôt bien les Maîtres Chanteurs   de Richie Wagner (le seul opéra marrant de celui-ci également). Le "plutôt bien" est volontairement tiède... tout le monde sait que j'aime tout court ce genre de truc.




Moyra   
Haaa! V'la un gros blème pour mes zigues (oui j'en ai plusieurs)!
Toutes tes nanas sont décrites par...des mecs. Pas de nanas reconnues pour leurs talents musicaux au point de leur permettre de faire connaitre leurs opéras...

Rejointe par Guernouille  pour la tirade mouvement de libération des soustifs

J'avoue que je ne suis allée à l'Opéra que 4 fois dans ma vie...Autrement, je me branche sur Radio classique et j'écoute la musique, sans me poser de question sur le sens des paroles ni sur l'histoire racontée...d'autant plus que même en français, c'est rarement audible...Il a fallu que je tombe sur ton blog pour m'intéresser au scénario...Néanmoins, de ce que j'ai lu, je trouve les héroïnes d'opéra particulièrement nunuches et je leur trouve généralement des têtes à claques...ou alors ce sont de vraies garces. D'ailleurs elles finissent toutes par mourir à la fin et de préférence assassinées ! L'éternel féminin, quoi...
D'ailleurs, les opéras sont tous écrits par des hommes.
Bonne question justement : existe-t-il des opéras écrits et composés par des femmes ?



Dans ma présentation j'avais d'ailleurs parlé de cette incompréhension de notre langue pourtant maternelle quand il s'agit d'opéra... Le phrasé, l'élocution sont un art difficilement maîtrisable, qu'on soit chanteur "autochtone" ou non, enfin en ce qui concerne les opéras français, en allemand et en italien, je n'ai jamais rencontré ce problème*** 
C'est vrai que la majorité des héroïnes sont nunuches à pleurer, mais là encore, c'est subjectif. Si on prend en compte l'époque de conception de l'œuvre, cette blondasserie neuronale (désolée les blondes, figure de style, simplement) cette blondasserie donc était l'archétype de l'idéal féminin pour une certaine société, celle qui prônait la virginité de la jeune épouse le soir des épousailles alors que le joli-papa s'était fait un devoir de conduire son promis aux prostétiputes pour lui apprendre la vie, celle qui faisait s"étouffer avec sa poudre de perlin-pimpin une certaine Emma Bovary, celle même qui faisait s'enfuir une Jane Eyre en état de transe (napolitaine ?) ) au su de l'état de bigamie de son Rochester d'époux.



C'est avec nos bonnes copines les suffragettes que tout a commencé à se gâter quant à l'imagerie féminine, si elles votent c'est qu'elles ont leur libre arbitre et n'ont pas à être une extension biologique de leur époux,  après avoir été celle de leurs géniteurs ; ça a un peu viré à la foire d'empoigne avec le Mouvement de libération des soustifs, comme toute révolution, il y a des débordement (et pas que mammaires) mais on a tout de même gagné le droit d'ouvrir notre clapet (j'm'en prive point, comme il se doit)

Donc, cette incompréhension (de langue ou de mentalité) vient surtout du fait qu'on n'arrive pas à faire abstraction du changement d'époque. Il est plus aisé de le faire en lisant un bouquin "périmé" (traduire classique), du Balzac, du Zola, du Brontë, du Austen même, que de profiter du chant pur parasité par des situations et sensibilités d'un temps révolu. Ce qui m'étonne tout de même un peu... La musique des mots serait elle si différente de la musique tout court... me serais-je trompée en ce qui concerne la poésie alors?.... Quand vous regardez un film, êtes vous tout autant hermétiques au scénario et aux personnages parce qu'ils sont hors de notre époque (ou pas encore, je parle ici pour la SF évidemment)



Le fait de faire périr les nanas, assassinées de préférence, comme tu le signales,  tient toujours de la vengeance divine (ou familiale, l'honneur du nom, ne pas oublier !) et il est vrai que l'auteur joue aussi sur le fait qu'on soit plus attendri au baisser de rideau par le dernier souffle d'une héroïne agonisante que par le râle guttural et vitellin du méchant de service, même si c'est de bon aloi, rapport à la justice des hommes et celle du Grand Patron, mais dans ce cas, on a plus tendance à lancer un "yesss!" avec le poing vengeur inadéquat qu'à sortir le mouchoir de papier.



.Dans vos deux commentaires les copines, vous évoquez les nanas comme auteurs d'opéra, on s'éloigne un peu du sujet, puisque je compte parler des personnages féminins dans les opéras mais cela m'a permise d'aller fouiner (un peu, pas trop...) et de trouver quelques noms de musiciennes (la première reconnue est tout de même Hildegard von Bingen, même si sa spécialité était plutôt l'hymne ou la séquence, sans omettre ses écrits, une tête médiévale bien remplie celle-là !    ). Désolée de reproduire une partie de ma réponse, mais de toute façon, même en changeant les mots, c'est une redite :

Comme signalé sur le commentaire de Moyra, il existe des opéras "féminins" d'écriture... mais passés à la trappe par rapport aux créations masculines évidemment... Preuve (ce ne sont que quelques exemples, faudrait fouiller plus avant, je vais tâcher de le faire du coup) tu remarqueras que la recherche n'est que "francophone", aller voir "ailleurs" va prendre du temps

Elisabeth-Claude Jacquet de la Guerre (1665-1729)
Isabelle de Charrière (1740-1805) 9 opéras
Marie-Emmanuelle Bayon-Louis (1746-1825),
Florine Dezède (1765-1792),
Marie Favart (1727-1772),
Lucile Grétry (1772-1790),
Caroline Wuiet (1766-1835),
Julie Candeille (1767-1834),
Henriette Beaumesnil (1748-1813),
Constance de Salm (1767-1845),
Jeanne-Hippolyte Devismes (1765-1834 ?),
Sophie Bawr (1773-1860)
Sophie Gail (1776-1852)

Pour les héroînes nunuches, ne pas oublier les critères de l'époque où ils ont été écrits ces opéras la plupart du temps...  un maître mot, la femme est le bibelot de l'homme, il se bat pour l'avoir, le met en vitrine, le pète en faisant la poussière.... (avec un petit côté martyre gallo-romain qui sied à ravir au romantisme échevelé de certains)

Une p'tite suite....
De toutes celles que tu cites...je n'en connais aucune ! Pas un nom qui me dise quelque chose. Mais c'est vrai aussi pour la peinture...Y'a qu'en littérature qu'il y a quelques femmes célèbres, avant le 20ème siècle.
L'image de la femme bibelot qu'on pète en faisant la poussière...m'a fait éclater de rire, même si en fait, c'est pas si drôle !

Et pour cause, je n'en connaissais aucun (sauf Hildegard, évidemment, mais dans un autre registre). Tiens, à propos d'avant le vingtième siècle... savais-tu que ce cher Mendelssohn,  créateur du fameux tube pour mariages réussis ( tiré du Songe d'une Nuit d'Eté) avait une soeur, Fanny qui dût souffrir non seulement de la conversion socialement voulue (par le père) de toute la  famille au protestantisme (le fils de Mendel, ça sonne un peu trop juif si on y songe pour l'époque... pour toutes les époques hélas !****) mais aussi de sacrifier sa propre carrière de musicienne à la montée en grade de son frangin (quelques oeuvres , trop peu, ont passé au travers des mailles du filet de l'oubli, et c'est tant mieux) pour preuve... la phrase de son géniteur Abraham Mendelssohn (les bouffes se perdent, j'te jure !) :« La musique sera peut-être pour lui (Felix) une profession mais pour toi elle ne peut et ne doit être qu'un agrément. » 

Quelques petits exemples de ce qu'on a étouffé dans l'oeuf :
Ici

Et encore ici

Une parfaite image pour illustrer mon propos sur la femme-bibelot, s'pas ?

Bon, je m'aperçois  que je n'en suis qu'à la moitié de mes réponses à vos commentaires, à peine... Donc, je préfère tronçonner la chose en plusieurs morceaux, ne serait-ce que pour vous éviter l'implosion cérébrale... On verra la suite plus tard... surtout que j'illustre ce billet par mes habituels extraits musicaux, l'effet rendu par l'ensemble frise l'overdose neuronale.

Bonne lecture... bon début de semaine et à bientôt

La dragonne

PS: un peu de retard peut encore survenir quant à mes visites et ce à partir de demain, on attend les installateurs pour le chauffage et c'est bien le diable et son train s'ils ne m'obligent à couper le compteur général à un moment donné, donc, patience....


* certains lanceraient même, les médisants, que j'étais copine avec Néfertiti, vu mon âge "cahotique", mais j'en ai autant à leur service, j'ai la maturité épanouie et me fais fort d'utiliser mon désordre hormonal comme arme létale contre toute attaque à ce sujet, les menaces de déambulateur dans les gencives, vous connaissez déjà de ma part. Et ceux qui enfoncent le clou en me signalant que j'ai commencé deux articles consécutifs par la formule sur l'adage (même si la seconde est bidouillée) je sais... je gagate pas, j'ai mes formules de prédilection tout bêtassement, les neurones, ça va encore, merci de vous en inquiéter.



** Je sais... j'ai l'air (et la chanson) en forme... de quoi, ça c'est la question. A propose "d'air"... Vous aurez noté la surabondance d'allusions musicales et scéniques ; bon chien chasse de race s'pas ?

*** A savoir qu'une certaine Régine Crespin fut une des rares "étrangères"  conviée au Saint des Saints à avoir été félicitée par Karajan pour sa diction parfaite d'une langue qu'elle ne pratiquait que phonétiquement et ce dans le cadre de sa prestation en Brünnhilde tétralogique et bayreuthienne. quand on sait qu'il avait le compliment aussi facile qu'un oeil qu'on paume... (pour le Ring, normal, Wotan est un exemple de divinité borgne) elle avait de quoi se rengorger la Régine !

**** germaniser son nom ne suffisait pas, il n'a gardé que Félix comme premier prénom... alors que le "vrai" était Jakob


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