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Mercredi 19 mars 2008
Bonjour !

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Où plutôt bonsoir, enfin pour ceux qui auront le courage de veiller jusqu'à la parution de ma prose. Loin de moi l'idée de vous priver d'un sommeil réparateur, je ne conseille la lecture "nocturnesque" de cette blagasserie qu'aux personnes souffrant de problèmes d'endormissement, :  ça changera des comptages ovins et berceuses qu'on a l'habitude d'incanter pour  invoquer Sandman, Morphée  (Hypnos devrais-je plutôt dire, son papounet), Shiva, Nidra, Neït et toute leur clique. Vu la somme des cocos censés veiller sur notre repos, rien que la liste de leur pseudo devrait réussir à nous plonger dans un état comateux remarquez.(essayez tout de suite, si ça se trouve, vous allez échapper à la lecture intégrale de mon pavé)

Comme promis dans mon petit billet de ce matin, un "petit" truc pour vous faire patienter en attendant mon retour, en fin de semaine prochaine. Qu'au moins je justifie la place que j'occupe ici, ça sent un peu la friche le terrain  en ce moment, faudrait pas que ça attire les bestioles (si vous voyez des toiles d'araignées et des machins qui grouillent, je ne peux rien pour vous, arrêtez de lire le quinze ans d'âge à la main, on a parlé de tomber de sommeil, pas dans le comas éthylo-pochetronique !)

Donc, suivant ce que j'écrivais, j'ai eu l'idée de parler des démarchages téléphoniques. Vous vous imaginez bien que ce n'est pas sans raison... d'accord, ça meuble bien l'espace, mais il fallait que j'en ai été encore une fois victime, une fois de trop sans doute... avant que l'idée d'un article sur ce sujet  ne m'effleure.
Là, c'est le feu de paille qui a fait boule de neige, l'étincelle qui  a fait déborder l'eau du bain, la goutte d'eau qui a mis le feu aux poutres... enfin le "pchiiiiit" de la soupape cocote-minutière avant qu'elle n'entame son premier tour orbitale de notre planète par la fenêtre de la cuisine.

En principe, j'ai  droit à pas mal de choses, comme vous d'ailleurs. De la proposition de devis gracieux pour transformer votre terrasse de un mètre carré  en véranda versaillaise, à l'acquisition d'une alarme digne d'Alcatraz au plus fort de son activité carcérale, en passant par une étude de l'état de votre charpente ("boiseuse" et non osseuse) ou d'une manière infaillible de récupérer des calories tout en allégeant sa feuille d'impôts (paradoxale comme régime)... sans oublier l'éternel salon tout cuir de vachette landaise garnie de plumes d'oie "capitolienne" (manque plus que les haricots en clou tapissier pour faire couleur locale).
D'habitude, j'attends patiemment le premier blanc que je vais pouvoir bien trouver dans le discours de mon correspondant, pour pouvoir lui signaler que... "merci, mais non merci et embrassez bien les meubles pour moi", tout en me marrant en imaginant sa trogne au sourire plus que forcé (fixé au ruban adhésif ultra-fort) car, rien qu'à la voix, on se rend compte que tous ces malheureux sont en mode "hugolien" (l'Homme qui Rit) technique de torture extrême-orientale prônée par une direction adepte du "on vous roule dans la blédine, mais avec le sourire et on est super polis !"

Ce qui me fait aussi marrer, sans y voir aucunement une xénophobie quelconque, c'est l'accent très prononcé de Marie-Gudule Tronchdeflan ou Jean-Bulbe Prèsdubéret. Ils se présentent sous des noms fleurant bon le clacos exagonien (le fromage) alors que  montent plutôt des parfums d'Orient ou de plus loin même à l'écoute de leur discours. Chercherait-on à titiller la fibre franchouillarde par ce biais ? En tout cas, dans mon cas, c'est plutôt râté, je ne suis pas très cocardière et si je suis intéressée par un truc, je me fiche pas mal qu'il me soit proposé par un chef inuit se faisant de l'argent de poche en attendant la reprise de la saison de bobsleigh, un bushman dissident depuis qu'il a paumé sa bouteille de boisson noirâtre et gazeuse ou un masaï entre deux surveillances de troupeaux.. - Je rigole, mais ça me fiche un peu les jetons... on  est en train d'entretenir une forme de xénophobie. Pour vendre à des français, il faut se présenter comme tel et je suppose que dans  les autres pays, ça doit être également le cas, pas bon, pas bon du tout. -
Le pire c'est que la veille, j'ai eu deux Marie-Céline Chmoldu en l'espace de trois minutes (aux heures des repas, vous avez remarqué aussi), leur fichier n'avait pas été mis à jour, il y a eu doublon... Faute !

Quant aux cadeaux mirobolants qu'on nous propose pour venir gratuitement et "sans engagement de notre part" visiter un paradis du meuble ou de l'électro-ménager ("en couple, madame réussira peut-être à fléchir monsieur, ou lycée de Versailles"), qu'est-ce que je peux  posséder "virtuellement" comme batteries complètes de gadrolles (casseroles) d'écrins complets de couteaux de cuisine (appelez-moi Serial Mother), de service à jus de fruit en cristal de bohémiens à faire pâlir d'envie un ouvrier de chez Baccarat, de tout ce qui met un sourire comblé aux lèvres de toute ménagère accomplie ! De même pour dragon, royalement doté d'une boîte de clés de douze ou d'un assortiment de tournevis aussi multiples que fragiles (d'où leur "multiplicité")
Sauf que connaissant la bête, le coin "ménagère" de mon cerveau n'a jamais vraiment servi, je fais sinon de bric et de broc, du moins avec ce que j'ai sous la main, j'ai mes ustensiles "fétiches", cabossés, émaillés par endroit mais j'y tiens, c'est amplement suffisant pour quelqu'un qui n'aime pas trop cuisiner non ? (et paf ! Un autre aveu, la dragonne est minable une casserole à la pogne, si vous voulez manger, prévoyez avant, sinon apportez votre gamelle... ou le pansement gastrique). Et là encore, même constat chez dragon, le bricolage et lui ça fait trois et demi, alors lui proposer de jouer l'incruste dans le garage pour bidouiller quelques menus travaux manuels à seule fin de prouver qu'il n'a pas deux mains gauches quant à l'entretien de la bicoque, faut être sadique et il vous le fera payer très, très cher si vous vous y risquez..(il le fait remarquez, mais quand il n'y a plus d'autre choix mais ça ronfle souvent durant cet exercice)

Ce matin, aux horreurs (vu mon lever habituel en fanfare, le mot n'est point trop faible, je vous le garantie), je tentais de lire quelques trucs chez vous,, un verre non de quinze ans d'âge (y en a plus !) mais de kawa à la mimine, l'oeil  aussi expressif qu'un charolais primé du concours agricole (le crin tout aussi soyeux et hirsute), la pause noble du "ponceur de rondin" artistement suggérée (totalement avachie sur mon clavier oui !) enfin, une matinée fidèle à toutes celles d'une dragonne mono-neuronalement équipée au saut du lit. Jusque là, je gérais totalement cette non-situation lorsque Copellia s'est mise à me couiner dans les argouanes*

Revenons à l'appel qui a tout déclenché, celui qui m'a fait éclater de rire, ainsi que les gamins quand je leur ai narré la chose. Il faut d'abord vous dire que les rares qui connaissent ma "vraie" voix savent qu'elle peut déstabiliser quant à mon âge réel.(ma fille arrive à avoir une "tessiture" plus mature parfois, pour vous dire)
Je tends la pogne en tâchant de ne rien renverser sur mon bureau-décharge (pas évident, parce que, naturellement, le bastringue est contre le mur et toute la place devant occupée par des choses qui en principe devraient se trouver "ailleurs" **.
Un "allo" un peu moins jovial qu'en cours de journée (normal, au saut du lit, même les cordes vocales sont "chiffonnées"), un "pling" caractéristique d'un raccordement à une société de télémarketing (vous n'avez jamais remarqué, on décroche, et il y a un petit bruit avant que l'opérateur s'assure que c'est bien vous et qu'il peut vous proposer l'affaire du siècle, que dis-je du millénaire !) et me v'là encore alpaguée par un Dupif ou Dugenou tout gazouillant et qui demande à parler à... ma maman.
Là, je commence à retrouver le sourire et lui annonce très sérieusement que n'ayant aucun guéridon sous la main, ça va être dur d'invoquer les esprits, surtout que ce n'est pas le créneau horaire (enfin dans les films ça se passe à la lueur d'une bougie tremblotante et par une nuit sans lune, de préférence avec un magnifique orage). Déjà, j'ai du mettre la barre un peu haut quant à la perception de mon genre d'humour, la nana a la voix qui flageole un peu... ne sachant si c'est du lard ou du cochon. Allons, soyons pas vache, on lui dit carrément qu'elle est tombée sur Môdame la dragonne et pas sur sa fistonne, ça va lui éviter d'éclater en sanglots à l'autre bout du fil.
Soulagée, elle embraye la première et démarre au quart de tour son petit laïus (habilement maîtrisé, ponctuation et tout et tout... mais un peu mécanique, à travailler...) en m'annonçant que je fais partie des élus bénéficiant  d'une invitation exceptionnelle à je ne sais plus quel  truc. Tout ce que je me rappelle c'est que ça avait traît au confort des personnes  dans la tranche d'âge des seniors (thalasso, pélerinage à Lourdes, matelas pour dormir même quand l'autre fait du trampolino sur son côté, notre poids en serviettes pour incontinence... j'ai zappé, le début de cette présentation a un chouillas oblitéré le reste du discours).
Je lui signale entre deux éclats de rire qu'il y a gourance et qu'on n'est ni l'un ni l'autre des retraités , elle doit en avaler son micro parce qu'il y a un blanc (ou elle consulte le fichier pour constater que ses données sur l'âge correspondent... ou pas) et elle conclût précipitamment avec quelques mots d'excuse et de souhait pour une excellente journée, pour interrompre définitivement la conversation  et tomber à cadran raccourci sur la prochaine victime en train de savourer son tapioca

Vi, on avait été sélectionnés comme "couples de retraités" (j'en connais un, si je lui dit ça, il se tire une balle !).Là, ça fiche un pète ! Encore heureux que j'ai de l'humour et ne regarde pas trop souvent du côté de mes pattes d'oies (d'autruche certains matins, mais ça va avec les tifs façon "volée dans les plumes"). Vous imaginez la nana, à l'écoute des dernières innovations quant aux liftings et  techniques pour paraître être la fille de sa fille  et se faisant traiter de mémé ?! Elle raccroche et se fiche la tête dans le four ! (ou se suicide au yaourt périmé, mais c'est plus lent).

Là, c'était un comble ! Non seulement on venait me saouler alors que je ne demandais rien à personne (sauf de me laisser le temps d'émerger) mais en plus, on ne vérifiait même pas les données de ses fiches ! J'ai pris ça bien, mais certaines personnes sont plus sensibles à ce sujet et là, ils leur fichent le moral dans les protèges-bas pour la journée, voir la semaine. Comme une copine,  divorcée depuis deux ans, pas au top de sa forme et qu'on saoulait régulièrement par des "pourrais-je parler à Monsieur"... classe !

A mon  avis, vu la somme de témoignages que j'ai pu trouver sur le net en  tapant "téléphonie", je suis loin d'être la plus touchée  (et la plus sensible surtout) certains arrivent à parler de harcèlement téléphonique. C'est qu'en plus, ces chameaux, ils choisissent le créneau où ça fait le plus mal, pause bouffe, visionnage du film  "digestif", voir même pause sanitaire ou prise de bain  relaxant (ça m'arrive souvent, je dois les attirer) Si vous avez d'autres exemples... ne vous gênez pas, ça apportera de l'eau à mon moulin à vent.

Bon, je crois que j'ai bien bossé, il se fait tard (ça se confirme, ce seront les couches-tard qui liront ça immédiatement) bonne nuit et à plus chez vous, je continue à lire jusqu'à vendredi, pas d'inquiétude. Bonjour à ceux qui attendront demain, je file.

La dragonne

PS: Juste pour vous prévenir que je retarde d'une rame de métro quand au petit nom du bigophone* évoqué plus haut (ou plus bas, vu que le * suit  de très près ce petit post-it) Ce n'est plus Copellia qui me susure la chanson d'Olympia (ben vi, c'est deux poupées mécaniques non ?) mais une laronne de pie qui jacasse puisque c'est un p'tit bout de l'ouverture de ce cher Giocchino Rossini.
Quand je vous dis que j'ai les neurones en berne moi... pfff ! M'enfin, ne connaissant pas ma sonnerie téléphonique, ça ne va pas faire retomber votre indéfrisable, mais moi, ça me perturbe de me planter (horreur de ça même, j'en aurai pas dormi c'te nuit si je n'avais pas rectifié la chose) Mais je vous rassure, on "chorégraphie" aussi sur la p'tite zizique.



* On a sélectionné la sonnerie de Delibes dans les choix proposés du téléphone fixe, ce qui fait bien rire les potes squatteurs de cafetière, parce que dès qu'elle retentit, on file répondre en "jetés battus" ou "sauts de biches" suivant le tonus musculaire du moment, faut être connaisseur... ou prévenu, ça secoue la première fois qu'on voit ça. Donc, j'ai donné un nom au bigophone et c'est Copellia, logique tout de même non ?

** Exemple ?
- Un CD enregistrable fichu, mais que j'ai artistement brûlé  à la bougie pour le faire gondoler (miracle, la chaleur le fait aussi changer de couleur, il est rose fushia !) et que je n'ai pas jeté parce que je trouve ça rigolo.
- Une chaussure que je suis en train de recoller (les deux, c'était trop logique) après un essai foiré pour la transformer en mule (rappelez-moi de laisser ça au cordonnier la prochaine fois)
- Une pince à épiler... les étiquettes de fringues. Je ne supporte pas les étiquettes, j'ai horreur de les couper et de sentir le "moignon" qui me gratouille toujours, alors j'épile un à un les fils pour les ôter (ça fait espion en plus, dans les romans, tous les espions suppriment tout ce qui pourrait faire remonter les investigateurs jusqu'à eux, même les étiquettes des frusques)
- Un mug vide... (un verre de kawa à la dextre confirme qu'elle n'est pas au courant de ce que fait la sénestre)
- Un flacon de moêlle (concentré  végétal) dont on m'a conseillé de me beurdoirer régulièrement le chef pour être sure de ne pas ressembler à une botte de paille prête à être engrangée (j'ai le tif sec et dru, évitez d'allumer vos clopes trop près de moi, il y a risque). Je fais.... mais quand j'y pense... tous les trente-six du mois.
- Un pot de gomme à mâcher (neuf, j'ai horreur des chewing-gums, ce sont ceux de dragon, qu'il va bien falloir que je pose sur son bureau s'il veut en voir la couleur un jour)
- Un rubicube... enfin, ça, ça peut figurer sur un bureau, en déco ou presse livre, sauf qu'il bouge tout le temps de place, je m'en sers régulièrement, histoire de ne pas oublier la technique en trois phases pour le réussir (costaude la dernière phase d'ailleurs !) et j'oublie tout aussi régulièrement où je l'ai posé.
- Une altère (version fillette anorexique, un kilo, la deuxième, sais plus où je l'ai fourguée... je cherche...)
- Une bombe pour flytoxer le premier truc volant qui vient m'user les nerfs dans mon espace privé (elle est là depuis l'été dernier, attendant patiemment le retour des beaux jours la brave petite)
Et d'autres trucs moins pittoresques puisque censés trouver vraiment leur place sur un bureau (mais en piles, d'où les risques d'écroulement)
publié dans : Je blablatte sur tout et n'importe quoi
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Mercredi 5 décembre 2007
Bonjour !

Alors, pas trop péché depuis mon dernier article ? De toute façon je n'ai ni le costard, ni les compétences professionnelles pour vous absoudre, (à part vous envoyer acheter trois patères et deux éviers, c'est tout ce que je peux faire) alors c'est tant pis pour vous, faut voir avec votre directeur paroissial de conscience et surtout votre confession religieuse préférée (Bouddah, Allah, J.C, même combat quand on est un "vrai" croyant, ce que je ne suis plus, encore une bonne excuse pour ne pas avoir à juger les autres  remarquez hé, hé)

Bon, comme promis et pour équilibrer le ping de son pong, parlons donc des vertus, enfin pour être plus précis des qualités en balance pour chaque péché (et non des vertus  théologalescardinales  ou philosophiques *)  ni celles réconfortantes du chocolat (s'pas les copines ?) amincissantes du thé vert (hein mes ch'tites poignées d'amour ?) ou pétaradantes du moteur à quarante-douze soupapes de la dernière "Merceferraroyce" (pensons aux copains mécanos tout de même !).

A remarquer qu'ici point de démon attribué (euh, ça paraît normal remarquez, vu que ce sont des "qualités" au féminin**)  ni même de petit angelot dodu, les allégories sculpturo-picturales (surtout au Moyen-Age et à la Renaissance) ne concernent  que les vertus théologales et une cardinale*** et les représentent sous les traits de nanas dotées d'attributs accessoiresques symbolisant la vertu représentée (un 90 B, ne gâche rien comme attributs non plus, mais est moins parlant à l'âme immortelle... si vous voyez ce que je veux dire...)

Donc, biffant à peu près deux heures de boulot (je sais... j'suis maso !) je préfère aller directement au coeur du sujet et parler de :

L'ardeur : en balance avec la paresse.  Ma divinité personnelle, vu que je peux en créer une n'en ayant pas trouvé trace : la déesse Zipo (la copine à Loki ce boute-feu teuton). J'avais pensé à Fée-du-logis, vu qu'elle en abat de l'ouvrage pour tenir notre maison scintillante de mille feux (elle est bien la seule chez bibi, j'ai d'ailleurs paumé la bombe... c'est vous dire !). Le problème du mot "ardeur", c'est qu'on lui fiche automatiquement au train une connotation érotico-gaillarde (... normal la localisation bas-du-dosiènne du coup....) j'entends plus souvent causer ardeurs "culbutescatoires" qu'ancillaires****, pas vous ? Mais on lorgne alors du côté du quatrième péché : la luxure.
L'ardeur au travail, ça sent même son boulot au fond de la mine (avec le canasson qui galope, ça c'est mon Zola qui ressort), ou le galérien en train de ramer à en attaquer la falaise (allez entonnons les bateliers de la  Volga, tous en choeur !), déjà l'expression tiédit les miennes d'ardeurs, je préfère celles qu'on endure en faisant de la bronzette l'été (soyez pas hypocrites, si vous avez le choix hein....)

L'humilité : face à l'orgueil. Divinité  perso :j'hésite entre Micheline qui garde le sac de Ginette en train de se la péter chorégraphiquement parlant sur la piste ou Cosette et son seau...(j'avais bien Cendrillon, mais le parasitage à la Disney me gonfle un peu en ce moment, je bloque) je prend Cosette, mais version Gotlieb si vous connaissez la Rubrique-à-brac...c'est quelque chose ! Enfin, en bref, la nana qui fait tapisserie dans tous les contes, celle que le Prince remarque on se demande vraiment pourquoi (parce que c'était écrit Du-genou, tiens ! Pfff ! J'en pose des questions moi !)
Adjectif en rapport:: humble. Désolée encore une fois, le premier synonyme qui me vient ce n'est pas modeste, mais pauvre ou pas noble (au sens particule, rien à voir avec la  noblesse d'âme !) On entre dans le cadre "social" et non "sentimental". Pour moi humilité rime plutôt avec "servir de carpette" qu'avec "éviter de se la péter", j'peux pas m'en empêcher. Quand on lit humble demeure, on visualise plutôt la chaumière de Mère Barberin que le Neuschwanstein, la cabane du cerf plutôt que les créneaux du noble castel seigneurial. C'est toujours humble servante ou serviteur, jamais humble rupin ou emparticulé, ça "jure" dans la gravure façon Riches Heures du duc de Berry !
Etre "humble",  au vrai sens du terme, d'accord... ne pas la ramener quand on a pas les épaules pour, soit... mais là-aussi, je sens la touche "je me la ferme pour ne pas faire de vagues" qui me saoule un peu. Autant je sais faire quand je n'ai pas le bagage pour, autant quand je maîtrise mon sujet, sans virer dans l'orgueil, j'aime bien en parler (mais pour faire partager aux potes ce que je sais, tout est dans la nuance voyez vous). Sinon, il faut être logique, ce n'est certainement pas mon arbre généalogique (ou le 90B pré-cité... que je n'ai pas d'ailleurs) qui va faire grossir la foule des admirateurs en quête d'élévation spirituelle ou sociale !

La modération, la tempérance : Face à la gourmandise.Pour être sur d'être compris ils ont mis deux mots (pas dit que ça ait fonctionné pour moi d'ailleurs), mais vous n'aurez qu'une de mes divinités : le dieu Thermostat . Ben vi, tempérance, température... ça le fait non ?... Ah bon... Ben une autre alors... Teraillon ça vous parle mieux ? Si il y a un truc qui nous freine du côté gourmandise, si c'est pas ça !!! Modération, s'applique plutôt de nos jours à des idées politico-engagées ou à des réactions émotionnelles un peu trop vives (hurlements hystériques à l'arrivée sur scène de l'idole des foules du moment, crises hormonale "rire-pleurnichage" pas contrôlée, pied un peu lourd sur la pédale d'accélération etc...le domaine est vaste !) je mets de côté pour ma part. Tempérance... trop flou... ça ne me parle pas vraiment  (et vous ?). Je prône plutôt pour l'idée de ne pas avoir les mirettes plus grosses que le bide... connaître ses limites physiques et physiologiques me paraît une bonne approche. Et se retrouver explosée dans tous les coins comme la grenouille face à son boeuf, ça fait désordre !. (mais là, me direz-vous en bons observateurs, ça fait plusieurs mots, vu que c'est une phrase... peux pas mieux, désolée !)
Là, micro-coup-de-gueule : Qu'on arrête de nous prendre pour des buses ! Pas de grandeur d'âme quelconque dans cette lutte contre le malin. La gourmandise ne peut être canalisée et tempérée chez nous que par le résultat esthético-déprimatoire qu'il entraîne. Quand vous n'entrez plus dans la jupe en pure peau de sky-lycratisé "ras-du-moteur", quand les lacets de votre top "bustier-dos-nu" vous font ressembler à un rôti de veau lardé, quand vos quilles moulées dans des collants sixties ressemblent plus à deux Mortaux dans leur crépine qu'à des jambes de ballerines du BolchoÏ (je continue où ça suffit, Mmmm? ) c'est à ce moment  là que la..."Grâce" vous touche et qu'on fait pénitence ! (pour ma part, c'est quand je vire au joli vert fluo et que j'appelle Raoul pendant trois jours aux cabinets que je prends conscience que j'aurai pas dû, c'est le foie qui trinque, pas ma garde-robe, c'est de famille). Donc qu'on arrête de nous brandir le martinet à trente-douze brins au dessus de la tête pour la Semaine Sainte ! Tant qu'on a pas morflé, ou hépatico-gastriquement ou esthétiquement parlant, on ne se bougera pas la plus petite lunule de l'ongle du doigt de pied ! Les théories sur le bien-être spirituel de se freiner devant un opéra (le gâteau, confondez pas) ou une bonne coupe de glace noyée sous la chantilly ne tiennent pas la route (à part celui qu'on ressent de ne pas avoir craqué comme les autres, et ça, ça frise l'orgueil non ?) Pour élever son âme, pas besoin d'alléger son poids, aucun rapport (ou on m'aurait menti ?) qu'on se sente mieux dans sa couenne après avoir résisté vaillamment aux regards langoureux du p'tit gâteau en pleine belly-dance, c'est une  toute autre chose !
Bon, à mon avis, vous avez pigé que cette "vertu" n'est pas trop mon fort non plus hein ?

La chasteté : face à la luxure. Divinité personnelle Marguerite de Faust (Gounod), parce qu'il faut tout de même pas mal de scènes pour qu'elle voit le loup la gamine ! Et encore, elle trouve le moyen de se racheter une virginité en entrant en lévitation à la fin... comme une certaine Senta d'ailleurs dans le Vaisseau Fantôme... rédemption, lévitation, "chastetisation"... même topo, on joue sur les mots et les images.un esprit "pur" dans un corps "virginal" et lycée de Versailles... envoyez les paillettes et les lys blancs, ça fera bonne mesure) Tiens...mieux : Norma ! Elle la chante même sa chaste divinité
Désolée, plus rien n'est "vraiment" vierge, pas même la forêt du même nom (c'est rien de le dire !) Etre chaste, chez certains et certaines découle d'un état bêtement et tristement physique, quelques uns s'en servent comme escabeau pour s'élever au rang du choeur virginal pur et dur. Les fameuses "demoiselles" et fières de l'être, les mysogines tartuffiens qui, faute de pouvoir crâmer (ou culbuter) en place publique nos copines, crachent à goule baveuse à souhait sur elles et leurs accointances avec le côté obscure de la force. Et si on parlait des tartuffes au fait... masculins ou féminins, ceux qui  pensent à ça, comme tout humain parfaitement constitué, mais qui par trouille du "qu'en dira Tonton" et pression sociale ou familiale (ils ont signé, fallait lire les petits lignes, trop tard !) se drapent dans une fidélité quasi virginale tel Lohengrin avant qu'il ne reparte en cygne chez son pôpa Parcifal, (vous vous souvenez d'ailleurs que sa copine Elsa a fait capoté la nuit de noces lui coupant tous ses "élans"). Bon, évidemment, il fallait que je digresse vers l'opéra, c'était couru d'avance ! On reprend les rails et on se calme la diva !
Pour moi la "vraie" virginité est de coeur (d'esprit aussi) le corps est ce qu'il est, on peut être "intact" physiquement mais mentalement déniaisé depuis des lampadaires, où qu'elle est la pureté native alors ? Partie avec l'eau du bain et le bébé des fois...Je classe d'ailleurs la pudeur sur le même plan, on peut être pudique de corps et totalement "exhibe"  quand à ce qu'on déballe de son "moi" intime aux gens (ça, ça me choque encore plus qu'un popotin à l'air)

La générosité : face à l'avarice. Divinité personnelle (celui qui dit un 90B se prend un pain sans élan !) Micheline encore, qui non contente de tenir le sac de Ginette, paie les pots de ses cavaliers, vu que celle-ci a "oublié" son chéquier. Je sais de quoi je parle, j'ai été témoin de la chose, et j'ai foncé dans le tas, pas pu m'en empêcher, les "pommes" je ne supporte pas, surtout quand ce sont des copains ou copines "sacrés" pour moi, qu'on considère comme tels ! Sinon... et c'est d'actualité, le Père Noël (allez on y re-croit, étant donné que des représentations de générosité pure j'en ai pas vraiment à l'esprit en cette époque zarbie qu'on vit)     (quelque part, vous verrez, mon choix d'extrait n'est pas fortuit... si vous cherchez bien, on y retrouve pas mal de nos vertus)
Tout est ramené au fric, mais la générosité, la vraie, n'est pas celle qui nous fait faire notre BA en filant un chèque au Téléthon ou à la quète paroissiale, ça tout le monde peut le faire et je ne vois pas ce que ça a d'exceptionnel (on s'achète une bonne conduite, une indulgence, une place au paradis, comme au bon vieux temps de la messe en latin). C'est celle qu'on fait en se retroussant les manches et en donnant un coup de main à ceux qui en ont besoin, c'est donner... un peu de temps... un chouillas de joie... un soupçon d'intérêt à notre voisin (pas celui à Perpet-les-Quenouilles, celui qu'on croise tous les jours la tête basse et la guibole traînante, lourd de tout le poids de son revenu minimum et de sa grosse fatigue morale) Est-ce que ça bouffe de l'avoine de s'arrêter, de dire bonjour, de parler de tout et de rien, de le... "voir" enfin ? Je crois que vous me pigez hein ? Dans un monde avaricieux, autant au moral que question biffetons, je crois que cette générosité là, c'est plus qu'une vertu, c'est une question de survie de la dignité humaine et pour les deux individus concernés, le "donnant" et le "recevant", au bout d'un moment, je crois même que ça s'inverse, bêtassement. La générosité n'a jamais été une question d'oseille... ça vient de plus profond et même le don d'un bonbec à un p'tit môme pas bien propre sur lui, ça a quelque chose de grand je trouve...Ah... bien sur, ça ne se "remarque" pas assez, du fric, visuellement parlant, ça en jette ! (on peut même faire une photocopie pour preuve, alors qu'un caramel mou ou un gelly, ça disparaît très vite... à voir si vous voulez accrocher aux murs le diplôme tamponné de votre générosité "sociale" ou vous rappeler le sourire du môme..; c'est à vous de voir...)
Bon... je sens que je vire dans la larmichette, on se secoue une nouvelle fois, c'est pas mon style (et j'ai pas le papier peint qui va avec, sans papier peint adéquat, ça fait désordre.)

La joie : face à la colère. Ouf, j'ai une excuse pour arrêter les kleenex ! Divinité personnelle : Dupont (nan, encore un dérapage cinématographique, pardon Boisset)  J'ai trouvé... l'âne de Shreck ! S'il ne dégage pas la joie et la spontanéité en plus; j'aime les personnages jouant les "carburants" comme ça (un p'tit coup de starter et ils font démarrer n'importe quel engin poussif)
. C'est générateur de mouvement, ou dans sa tête où dans ses ripatons, ça secoue l'immobilisme "nombriilique" (comme colique) d'un blues à la Werther, ça froisse à jeter au panier, sans passer par la case "bac de récup",  le joli costume noir qu'on s'est bidouillé de nos blanches mimines, ça met un désordre monstrueux dans l'agencement rigoureux et morbide d'une face de Carême, ça décoiffe en gros (bien ça, ça dédouane par la même occasion ma tignasse artistement destructurée "lady Barbagnasse" comme disait ma mémé)
S'il y a bien une vertu que je revendique (la seule peut-être) c'est bien celle-là ! Je la défends bec et ongles contre toute atteinte venant de qui que ce soit, même d'une Madame Fatalité, d'un monsieur Coup-Dur, des jumelles Aleas de la Vie (des emparticulées du seizième) ou de tonton Pas-d'bol..Plus positif, je ne connais pas ! (sinon, j'suis preneuse évidemment, jamais rassasiée quand il s'agit de m'oxygéner le mental)
La joie, faut que ça donne envie de participer, d'avancer et de chanter même (il y a du monde à l'orchestre, on entendra pas les canards dans la masse, lâchez-vous ! Appréciez l'intro aux violoncelles et contrebasses j'adore ces instruments. Coup dur, c'est trop long et vous n'aurez pas l'intégralité, mais j'espère que ça vous donnera le goût de tout écouter)

La charité : face à l'envie. Divjnité personnelle : le ou la petite interne qui s'en va, faisant fi d'un cabinet dans les beaux quartiers, au fin fond du trou du cul du monde pour changer les pansements d'un lépreux (ça existe encore cette horreur !) ou tâcher de bidouiller un repas avec trois grains de riz piqués au chargement détourné par l'Etat et qui moisit doucement dans les hangars. Mon frangin disparu, donnant de son temps pourtant précieux,  pour servir de parrain à  une séropositive en désintox*****.  Rien trouvé pour illustrer, on jouera sur le mot charité... sur Loire 
La charité à un goût bien amer aussi côté prononciation... J'y sens toujours le relent de "charité chrétienne" inculquée par les pingouines... Acte "purement chrétien" envers les miséreux, les nécessiteux, les "humbles" quoi (tiens, on a fait une boucle !). La charité n'est pas qu'une question d'appartenance ou non au bon rang social, c'est une  question de "partage". Je n'aime pas ce mot de toute façon. C'est filer sans geste théâtrale (au cas où un paparazzi trainasserait dans le coin) que ça soit du fric, des fringues, du temps, de la bouffe, et ça, en ayant suffisamment de réflexes pour anticiper l'appel au secours avant que l'intéressé se retrouve acculé à quémander (l'horreur du regard fuyant à ce moment, j'exécre !) et cette mendicité ne tient pas, loin de là dans le fait qu'on manque de picaillons ou non, mais qu'on soit en manque de quelque chose qui peut tout aussi bien être une présence ou une bonne partie de rigolade. Tiens, du coup, charité et générosité, ça pourrait être synonyme chez moi... j'aurai dû faire un lot tiens..; trop tard !
Etre "charitable" (beurk, désolée), c'est rajouter un couvert de plus (à la bonne franquette, autour d'une boîte de raviolis) sans poser de questions où remettre à plus tard parce que l'argenterie et les cristaux ne sont pas nettoyés (et surtout absents). C'est tout ce que certains appellent des p'tites conneries mais qui font qu'on "partage" quelque chose, que ça soit une mise en commun de toute la monnaie qu'on a au fond des poches pour se taper une pizza  et éviter ainsi au pote un peu "raide" d'évoquer une absence d'appétit subite.
Vous voulez mon seul acte de charité dans le cadre d'une éducation pingouinesque ? On va dire que ça date un peu (juste un peu, mais j'ai pas trouvé mieux) Mon acte de charité personnelle c'est d'avoir évité de me carrer le reste du casse-dale hypertrophié que môman avait préparé (au cas où fi-fille aurait à tenir lors du siège de l'établissement par les infidèles... on sait jamais...) parce que ça aurait été péché d'en laisser ; on a les dents du fond qui baignent, et la p'tite copine à côté qui salive nous donne une idée lumineuse :.couper le truc en deux (je ne suis pas charitable tout compte fait mais lucide, à deux on pouvait y arriver avant que l'étude ne sonne, toute seule, je faisais péter ma sous-ventrière et la mère sup. aurait dû appeler (le pape certainement, ma mère adoptive plus surement) pour rapatriement sanitaire d'urgence. Du coup, j'ai depuis assimilé charité à partage, je ne peux pas faire autrement (et les mirettes de la copines, ça vaut tous les diplômes au mur !)

Bon, vous dire que je n'ai pas planché sur celui-ci, ça serait mentir (voir les deux heures supprimées déjà) mais je ne regrette pas. Rien de transcendant, rien d'impérissable, mais je me suis bien défoulée dessus, je conseille cet exercice à ceux que ça intéresse, on fait un petit Voyage Fantastique plus profond qu'on ne pense.. toujours positif, même si ça secoue des fois.
Allez, je vous lâche, vous aurez de quoi partager peut-être... à vous les studios ! Bonne fin de journée et à plus (mine de rien cette petite bagatelle m'a bien tenue les pognes et la tête aujourd'hui, il faut dire qu'il y a eu des interruptions filiales et autres.. j'ai paumé le fil de ma concentration, cela explique l'édition tardive aujourd'hui, rarissime chez bibi !)

La dragonne

* J'ai commencé à vouloir écrire sur le sujet mais j'ai tout sucré, quand j'ai constaté la longueur de mon..."aparté";  mais vous avez "matière" ici et encore ici, intéressant en plus, mais on frisait la sublimation gazeuse des neurones si je me lançais dans le topo, j'ai préféré éviter et ne parler que des qualités "équilibratoires" de nos péchés capitaux.

**- et non pas féminines, on va dire que je fais  ma "brûleuse de sous-tifs" échevelée et hormonalement perturbée sinon.

***  les trois vertus théologales :
Foi : un bouquin ou un ostensoire, sac à main pour l'hostie consacrée si vous préférez; parfois un pigeon à pédigré, en gros une colombe ou une croix tréflée;
Espérance : une ancre ou barcasse : pour faire face au "gros temps" de la vie certainement.
Charité : Belette les bras ouverts ou nourrissant des lardons, coeur enflammé (vous connaissez l'adage : "pieds froids, coeur chaud", ça m'étonnerait que ça désigne la même chose... ),
Et une cardinale (la justice) si vous connaissez des allégories représentant les manquantes, faites-moi signe... je ne connais que la nana jouant à colin-maillard et son pèse-personne à la pogne quant aux vertus cardinales...  mais j'ai des blancs... et pas mal, question religion, ça se comprend avec ma fidesite pré-citée !

**** de ancilla : servante en Julescésarien, définition sublimée par Audiard dans un de ses dialogues superbes : " bourdes ancillaires.. conneries de ta boniche si tu préfères !..."

***** Je ne me livre quasiment jamais, mais là, l'hommage à mon frangin mort de cette saloperie du sida s'imposait.. S'il y a quelqu'un que j'admire pour ça, c'est bien lui ! On parle d'autre chose maintenant, ça me regarde n'est-ce pas (et je risque de tomber dans "l'exhibe" morale, pas de ça fillette !)





 

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Jeudi 29 novembre 2007
Bonjour !

Aujourd'hui, pas envie de parler de grand chose de conséquent, mais je me souviens d'avoir fait un jour un devoir sur les péchés capitaux et moi... (vous devez avoir tâté du truc aussi non?)

Du coup, je suis partie en vadrouille "toilesque" pour retrouver ces fichus sept péchés et leurs vertus "équilibratoires", toujours infichue de connaître leur ordre... Une réponse à ma mesure s'est imposée : Les Castor Junior !...
... Là, j'en vois s'affaisser devant l'écran, se tenant la caboche entre les pognes en soupirant :  "ça y est, elle a coulé une bièle ! C'était couru d'avance à la longue...". Mais je ne rigole pas, c'est même Wikipédia qui le signale ! Ils en parlent dans le manuel en disant que la manière de s'en souvenir c'est de prendre la première lettre de chaque péché, ça donne "Pô glacé"...(plus court que mon "Cerbère gémit en enfer" lors des mon étude de la langue teutonique). Pour les vertus en balance, "ahmcgjc" ça a moins de gueule... et la langue me paraît disparue depuis belle larirette, du moins j'ai du mal à trouver une racine latino-anglo-saxo-nippo-slavo-inouitovitchienne logique, j'suis preneuse si vous trouvez un truc mnémo-machin-bidule-chose pour s'en souvenir)...

Donc, lors de mes recherches (pas trop poussées, pas envie d'y passer trois piges comme pour la Tétra de Richie, la tribu risque encore de me regarder d'un air bizarre sinon) j'ai trouvé tout de même plein de choses et ma constatation est : " ben mon colon comme disait un coincé du troufignon, on en paume des trucs depuis nos leçons de catéchisme !" . Preuve par le texte ('tention, préparez le truc qui pique dans le verre d'eau mais qui fait du bien aux boyaux de la tête, on ne sait jamais...)

La paresse : refus d'accomplir des tâches nécessaires, démon "familier" : Belphégor. C'est vrai que la nana, Juliette Greco, (pas Sophie Marceau... quoi que...) qui se retrouve sous son traîne-sauce et son masque à la Dark Vador a plutôt l'air endormi qu'hyper-actif.
C'est pô que j'veux pas... mais j'ai du mal... beaucoup de mal pour certaines "tâches" plus que rebelles même avec le nouvel Omo et surtout quand l'énoncé de ce que je dois faire commence par "c'est logique", "c'est normal", "en principe, quand on est une femme responsable et une mère de famille...", et surtout la vedette toute catégories confondues le "Il faut".
Arrgh ! Chez moi ce "il faut" correspond à la goutte de jus de citron ou le coup d'opinel dans l'huitre pour la réveiller, je me rétracte au fond de ma coquille, un réflexe. Pour contre-balancer, si on peut dire, je suis toujours partante pour faire des trucs plus qu'improbables pour infirmer mon appartenance à la famille des enserpillièrées (sous-ordre des Femmes-au-foyer-sifères" à tête de plumeau), et édifiants surtout  quant à mon caractère très "spécial", comme disent certains voisins bien intentionnés (que j'invite civilement à aller s'exhiber chez les hellènes, ça les déridera)

L'orgueil : attribution à ses propres mérites de qualités vues comme des dons de Dieu (intelligence, etc...), démon familier : Lucifer ("oh, génial Lucifer".... citation qui m'est restée de ma vision toute môme de la Beauté du Diable avec M. Simon et G. Philippe, ce qui m'avait frappée c'est l'inversion des rôles dans cette histoire faustienne : Méphisto devient Faust et lycée de Versailles, j'sais pas pourquoi, mais ça m'avait frappée à l'époque..)

Euh... si le grand barbu est bavard comme une pie, je ne dis pas non... S'il adore fouiner et apprendre plein de trucs tous aussi inutiles pour briller en société que la flexibilité des queues de ruminants ou le nombre de bougies sur le vacherin du capitaine de corvette... d'accord aussi... Mais étant donné que j'ai fait une fidesite aïgue il y a pas mal de temps (ben vi, hépatite : crise de foie, fidesite : crise de foi, pas confondre !) je me vois mal me targuer de qualités que les "vrais" croyants sont en droit de revendiquer hein ?

La gourmandise : pas spécialement la gourmandise comme on l'entend, genre "je passe en pleurant de frustration et en bavant comme un Sarah Bernhardt devant un p'tit mille-feuilles qui me fait de l'oeil" plutôt le genre "je bouffe, je bouffe, pour voir à quel moment je vais faire péter la sous-ventrière" (si vous avez vu le Sens de la Vie des Monty Python, vous savez de quelle scène je parle) D'ailleurs, wikipédia signale qu'il n'y a qu'en français que ce défaut s'appelle gourmandise, les autres langues sont plus près de la vrai définition (comme le gluttony anglo-klaxon) son démon Belzébuth

Bon, les rares qui me connaissent en "vrai" (s'pas la fourmi) savent que j'ai tout sauf l'air d'une nana qui se lève le matin pour se ruer à l'aveugle sur la porte du "frigigo" (mot de ma mémé allemande, elle avait aussi un problème avec le français, mais ses origines l'excusent un peu) en hurlant comme une damnée parce qu'on lui a piqué sa crème dessert favorite (la barquette "familiale" cela s'entend) Donc, si on suit la vraie définition, la gloutonnerie, je passe ! (j'en connais qui du coup poussent un "ouf" de soulagement, craquer devant une devanture de pâtisserie, c'est permis, si on reste correct et ne s'étale pas de tout son long en vitrine pour dévorer les p'tites douceurs à même le présentoir, évidemment, là, c'est faute !)

La luxure : plaisir sexuel recherché pour soi-même de façon immédiate, son démon : Asmodée...

Euh, faire dans le "là, tout de suite ! Entre la deuch et la clio, avant que ça ne passe au vert !", désolée de vous décevoir, j'ai besoin d'un minimum de préparation psychologique, romantique et physique... Par contre, désolée de dire aux "croyants altruistes" côté galipettes, on a tous et toutes tendance à faire ça pour soi-même aussi et plus seulement pour la satisfaction de l'accomplissement du devoir dit conjugal (qu'on élargit à "concubinal" vu que la notion de couple a tout de même "un peu" évolué). Et oui ! Messieurs les éminents sexologues, fallait pas nous faire remarquer un p'tit "point" de détail (le fameux G), pour rentrer sereinement dans nos boxes de "reproductrices primées" ça va plus être du beurre mou comme avant, ne venez pas chouiner, l'info est bien passée, assimilée et appliquée... trop tard !

L'avarice : Désir de posséder ou conserver plus de richesses que nécessaire, son démon est Mammon.

On a bien un p'tit bas de laine, mais c'est surtout pour qu'on ne soit pas trop serrés quand on a envie de se faire plaisir (voyages hors Exagonie, sorties moulin-à-ventesques et chorégraphiques, petites toiles, concerts... je crois qu'on a tous la même boutique de lingerie comme fournisseur non ?) Et comme se faire momifier avec gens de maison (je sais, gens de maison, ça fait plutôt Sardanapale là, les égyptiens restaient tout de même sobres), animaux familiers, bouffe et trésor toutankhamontesque est passé de mode, je me vois mal remplir mon matelas de liquide, à part si c'est un matelas d'eau (j'ai jamais essayé d'ailleurs, je crains le mal de mer, déjà qu'un matelas pneumatique sous gonflé me fiche un peu la gerbe, je crains le pire)  

La colère : définition des Anciens : courte folie qui entrâine parfois des actes regrettables, démon : Satan

Ne pas confondre les colériques chroniques, les soupes-au-lait patentés qui suivant qu'ils sont levés du bon ripaton vont démarrer ou pas au quart de tour à notre simple "bonjour" ("ouai, c'est ça ouaiiii... insiste ! Mais c'est qu'il répond l'effronté !"), là désolée pour eux, c'est fichu, qu'ils ne s'étonnent pas de se retrouver seuls à un moment où à un autre , ça lasse et ça casse parfois les "forts caractères" (mot pudique pour "progéniture de cochon croisé avec un  boule-dogue") 
Il y a la colère soupape de cocotte minute, ça, c'est quand il y a trop plein de vapeurs (au sens propre et figuré chez les belettes, messieurs) Mais même si c'est fugace, juste un truc à la pet retenu qu'on lâche pour éviter d'être ballonné toute la journée ("pet retenu fait un abcès au trou du cul", comme dirait dragon) même si c'est fugace donc, il faut assumer et ne pas causer perte neuronale, facile de s'acheter des "indulgences" de nos jours encore ! Ah c'est aisé d'excuser des actes dit "regrettables" par un pétage de plomb passager !!  J'ai vraiment du mal à avaler l'appât et la canne (moulinet compris), et ça équivaut à un acquittement pour déficience mentale passagère en pénal non ?... "désolé, j'étais pas moi-même quand j'ai dévissé la caboche de mon môme", "oups, autant pour moi, mon poing  (américain) est parti trop vite quand il m'a "traité" !", "je sais... c'est un lapsus malheureux de traiter ta chère mère de prostétipute, mais, c'est le p'tit bonhomme dans ma tête qui m'a soufflé la réplique..." Trouvez autre chose, et surtout assumez vos nerfs mes cocos !
Si je coup-de-gueulise, je ne fais pas autre chose et j'assume... Dire que j'étais pas moi-même, déjà on y croit moyen (connaissant le bestiau) et ça serait pure hypocrisie de se servir d'une telle excuse. La colère ça arrive, comme de s'esbaudire en soupirant devant une petite fleurette, comme de verser sa larmichouille quand  Dumbo se retrouve en tôle (je sais... le premier qui rigole... s'en prend une !) et même si c'est négatif, ça fait partie des réactions "homo-erectusiennes". Et si elle est maitrisée, canalisée, je ne connais pas de meilleur carburant (par les temps qui courent, c'est  de l'or en bâton ça !)
Je vous rassure, vous pouvez me dire bonjour, Hulk ne va pas se réveiller (le  vert me sied d'accord, mais avec écailles !), faut surtout éviter de me prendre longtemps pour une oxygénée, tout  c..bêtement.et je ne dois pas être la seule non ?

L'envie : Refus de se réjouir du bonheur d'autrui, ou satisfaction de son malheur, jalousie, son démon : Léviathan (Levitan, on y croyait moins, même s'ils ont des salons "à se damner" des fois hé, hé)

Pas dans ma panoplie non plus. Quoi que... je vais être franche, si on m'a suffisamment saoulée pour me faire manifester le sentiment du dessus, j'ai le regret de dire  que le "saoulopathe" qui s'étale de tout son long (au sens propre et figuré aussi), je suis loin de lui tendre la mimine pour qu'il se remette sur ses guiboles (même pas à évoquer un tour de rein pour expliquer mon immobilisme, ma trogne parle d'elle-même) par contre, pas de commentaires de ma part, juste un "ouf" intérieur de soulagement sur le fait qu'il y a tout de même une justice quelque part (divine ou autre, à cerner par contre...avant je zieutais du côté des gremlins, ces créatures évoquées par les premiers GI lors de leur déculottée au Vietnam, des p'tits gnomes qui s'ingéniaient à guetter le moindre truc pour que le coucou se plante au milieu des lignes ennemies ou l'enraillage de régolvingue au mauvais moment, d'après les propos de certains)

Bon, je crois que question défauts, on a fait le point (même si c'est succinct) et on verra la prochaine fois les vertus qui y font pendant : l'ardeur, l'humilité, la modération ou tempérance, la chasteté, la générosité, la joie, la charité...chaque yin à son yang, comme dit Jacky Chan ! Je vous laisse, ça va faire un bon morceau à vous mettre sous la dent, et on verra plus tard... Bonne journée et à plus

La  dragonne.
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Comme ma trombine évolue au fil de ce "rondudju" de temps, une petite mise à jour du portrait du bestiau, j'ai encore changé de "look" comme on dit... et le cliché du trombinoscope n'est plus vraiment d'actualité (avis, première et dernière fois que vous avez droit à ma goule, moi et les photos, ça fait quarante-douze)

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