Vendredi 16 mai 2008
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09:27
Bonjour à tous !
On ne peut pas dire que ça ait été du beurre ramolli cette semaine-ci ! J'hésite à ajouter "encore une fois" ou "pour changer" étant donné ma propension à attirer les problèmes informatiques comme
le miel les abeilles*, cela s'imposait pourtant, mais ça fait un peu trop Calimero (ou Madame
Malchance) pour mon goût.
Profitons d'une accalmie internétienne pour continuer la narration de notre opéra carmélitien, que vous ayez tout de même quelque chose à vous mettre sous les mirettes, la morneplainitude
bloguesque, ça va un temps, mais j'ai l'Azerty qui me démange.. Je suis en train de cogiter ça pour le début de la semaine prochaine donc, et figurez-vous, que je commence à drôlement l'aimer
cet opéra (enfin, pas tout, soyons lucide, mais il y a des superbes moments, merci BMC !). Mais il faut patienter un peu, la lecture de mon retard chez vous s'impose, vous le savez depuis le
temps.
Pour l'instant, je préfère vous tenir au courant de mes progrès musculaires, sinon Jane va se mettre en apnée
D'accord... je reviens un peu sur mes dires quant à mon souhait de prendre du champ avec le blog, mais j'ai une excuse (ouf !), je n'ai pas encore trouvé la salle idéale pour recevoir une dragonne
de mon "envergure" (z'ont osé me refuser en éveil psycho-moteur et à l'atelier d'expression corporelle de la grande section maternelle, un comble !) J'en ai même une seconde. J'avais commencé cet
billet avec l'idée de continuer le récit de l'opéra, mais quand j'ai vu la somme des apartés ou des "*" en fin d'article, et leur longueur, autant en faire un bidule à part que de vous saouler à
tenter de reprendre le fil d'un discours plutôt heurté (je suis lucide, les digressions, ça fait tout de même "un tantinet" perdre le fil du récit, déjà bien emberlificoté chez moi sans ça)
J'suis en forme (de quoi, c'est une autre histoire...) pour rivaliser avec ce brave Schwarzi, dans sa période "Conard le barbant" (il sortait juste de ses compétitions de "j'ai un triceps plus gros
que mon ciboulot", il a "dégonflé" un peu depuis, musculairement parlant évidemment, pour le reste... joker !).
Les seules salles de remise en forme de retenues dans les environs (si je me crève déjà pour y aller, où est l'intérêt de péter du feu après ?) ont tout pour me... déplaire. Le coût d'un oeil
directeur par exemple quand on demande les tarifs d'inscription (là, tous les muscles se crispent remarquez), exemple : dans une salle on me répond un "702 brouzoufs pour l'année, payables en
trois fois, mais c'est moins intéressant, à cause des frais de schmiltruc".
D'accord, ils ont agrandi les locaux, changé les appareils (on fait du rameur ou du vélo éliptique avec écran de téloche intégré), refait la salle de hammam et le coin piscine, mais qu'est-ce que
j'en ai à battre de payer pour l'ambiance, qu'il n'y a pas d'ailleurs, cette succursale de chaîne de remise en forme étant le rendez-vous des bimbos trentenaires (grand maximum, ou alors
liftées à s'en faire sauter les ongles des orteils si elles sourient) qui font trois tractions... de paupières pour se regarder aussitôt dans le miroir gigantesque afin de constater s'il y a
déjà un résultat sur leur culotte équine et leur peau d'agrume acide.
Et ça sent sa foire aux bestiaux (ou aux maris, comme dans nos bonnes vieilles cambrousses d'antan), les charolaises cotoyant les percherons dans des frottes-couennes provocateurs (y a des
hôtels pour ça non de d'là !) à grand renfort d'excuses verbales du genre "tu me tiens le bassin pour que je fasse le bon mouvement, une luxation de l'ongle, je tiens à éviter" ou "j'arrive
pas à y accéder, tu peux m'éponger le bas de l'échine, mon top risque de dégorger sur mon cycliste rose-disco sinon" quand ce n'est pas "à ton avis... de profil, ça le fait... ou pas ? C'est assez
tonique au toucher ?..."
Je m'en tamponne allègrement le coquillard du cadre et du "people", je veux juste me muscler, ce que j'ai précisé à la grande gigasse qui m'a reçue et les défilés de body "coupe-étron"** et
tenues en lycra kevlarisé testé par la NASA, très peu mon style quand on sait que je choisis du "vieux, qui ne craint rien, et me laisse de l'aisance" (en gros, au moins trois tailles de plus est
l'aisance idéale pour bien gesticuler, du moins selon mes critères personnels)... Je ne sais pas... mais elle s'est un peu raidie quand je lui ai dit ça... j'aurai-t-y fait une
boulette ? M'en tamponne aussi ! J'ai mis du soleil dans la tête d'un type, vu qu'il était presque roulé en boule par-terre en train de pleurer sa mère de rire n'ayant rien raté de mes
tirades.
Résultat des recherches... pas grand chose mais je persiste, je la trouverai cette salle de "vraie" musculation, quitte à m'engager chez les cocoyes pour ça (commandos de l'air dans le
jargon paternel), ça risque même de mettre un peu de piment dans leur vie réglée au papier millimétré non ?
Par contre, je tiens tout de même à signaler que je prends le sirop de la rue régulièrement, en majorité avec ma gamine, histoire de ne pas passer pour la bredine du bled avec mes enjambées
d'arpenteur (ou de biffin*** en exercice, gabarit non compris, cela s'entend) Pour exemple, notre virée d'avant-hier, une heure et demi de marche rapide de notre patelin à celui perché sur la
colline d'à côté (à vol d'oiseau le "à côté", à pattes, un peu plus loin on confirme toutes les deux, étant revenues au coucher du soleil). Le populo perd la notion de la marche oxygénatoire, ça se
sent, étant donné qu'on a su que le conjoint d'une connaissance de la gamine nous avait croisées et qu'il en était resté comme deux ronds de flan, pensant même qu'on avait des problèmes de
charrette**** et qu'on revenait pedibus jambus; (c'est que ça fait une trotte tout de même ! J'avais les semelles qui en fumaient presque)
Pour compléter, quelques petites séances d'assouplissement et d'altères (un kilo, rigolez pas, vous ne connaissez pas mes bras d'abord !) en attendant le "gros-oeuvre" en salle et histoire de ne
pas commencer en me faisant remarquer comme la dernière fois que je me suis inscrite à un club de sport, c'est à dire en faisant tous les appareils "à vide" sans le lest prévu, même le minimum
syndical de rigueur ; le moniteur n'en revenait pas et les larmes (de rire) perlaient presque au coin de ses mirette, mais ça, je crois bien l'avoir évoqué ici, mais où et quand... autant chercher
un brin de paille dans une pelote d'épingles !
Bon, un petit résumé de ma situation "physique" s'imposait, nous verrons le côté neuronale la semaine prochaine, d'ici là, portez vous (ou faites vous porter) bien et bonne fin de semaine. Je file
vous lire !
La dragonne
*J'aurai pu prendre comme comparaison le résultat d'une transformation alimentaire également et qui commence par la même consonne, mais la mouche du même nom est bien moins photo-hygiénique
que sa copine butinante et je soigne mon esthétisme "exemplatoire" en ce moment.
**
Formule très peu tendance et familiale pour désigner les strings (ça vient du gamin, pour une fois, si vous avez des réclamations outrées, c'est à lui qu'il faut
s'adresser)
*** soldat de l'infanterie dans l'armée de terre, j'ai des "remontées" militaires paternelles en ce moment, je viens de
tomber sur son album en Indochine (et pas le CD du groupe issu du new wave) ça doit jouer.
**** Et si cela avait été le cas ? Il s'est bien gardé de ralentir et de se manifester le coco... il nous aurait laissé dans la m....ouscaille, trop pressé de
retrouver ses charentaises et son canapé avachi certainement. Tout ce que sa nana a trouvé à dire à fistonne quand elle l'a informée de ça le lendemain, c'est qu'on aurait dû bifurquer un peu
avant cette voie bien fréquentée, la route étant dangereuse pour les "ripatonants" (piétons)... Trop bien les conseils de ceux qui se sont fait greffer leur siège auto au valseur, on sent le
"non-vécu" pas à dire !
Mercredi 19 mars 2008
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00:10
Bonjour !
Où plutôt bonsoir, enfin pour ceux qui auront le courage de veiller jusqu'à la parution de ma prose. Loin de moi l'idée de vous priver d'un sommeil réparateur, je ne
conseille la lecture "nocturnesque" de cette blagasserie qu'aux personnes souffrant de problèmes d'endormissement, : ça changera des comptages ovins et berceuses qu'on a l'habitude
d'incanter pour invoquer Sandman, Morphée (Hypnos devrais-je plutôt dire, son papounet), Shiva, Nidra, Neït et toute leur clique. Vu la somme des cocos censés veiller sur notre repos,
rien que la liste de leur pseudo devrait réussir à nous plonger dans un état comateux remarquez.(essayez tout de suite, si ça se trouve, vous allez échapper à la lecture intégrale de mon
pavé)
Comme promis dans mon petit billet de ce matin, un "petit" truc pour vous faire patienter en attendant mon retour, en fin de semaine prochaine. Qu'au moins je justifie
la place que j'occupe ici, ça sent un peu la friche le terrain en ce moment, faudrait pas que ça attire les bestioles (si vous voyez des toiles d'araignées et des machins qui grouillent, je
ne peux rien pour vous, arrêtez de lire le quinze ans d'âge à la main, on a parlé de tomber de sommeil, pas dans le comas éthylo-pochetronique !)
Donc, suivant ce que j'écrivais, j'ai eu l'idée de parler des démarchages téléphoniques. Vous vous imaginez bien que ce n'est pas sans raison... d'accord, ça meuble
bien l'espace, mais il fallait que j'en ai été encore une fois victime, une fois de trop sans doute... avant que l'idée d'un article sur ce sujet ne m'effleure.
Là, c'est le feu de paille qui a fait boule de neige, l'étincelle qui a fait déborder l'eau du bain, la goutte d'eau qui a mis le feu aux poutres... enfin le
"pchiiiiit" de la soupape cocote-minutière avant qu'elle n'entame son premier tour orbitale de notre planète par la fenêtre de la cuisine.
En principe, j'ai droit à pas mal de choses, comme vous d'ailleurs. De la proposition de devis gracieux pour transformer votre terrasse de un mètre carré
en véranda versaillaise, à l'acquisition d'une alarme digne d'Alcatraz au plus fort de son activité carcérale, en passant par une étude de l'état de votre charpente ("boiseuse" et non osseuse) ou
d'une manière infaillible de récupérer des calories tout en allégeant sa feuille d'impôts (paradoxale comme régime)... sans oublier l'éternel salon tout cuir de vachette landaise garnie de plumes
d'oie "capitolienne" (manque plus que les haricots en clou tapissier pour faire couleur locale).
D'habitude, j'attends patiemment le premier blanc que je vais pouvoir bien trouver dans le discours de mon correspondant, pour pouvoir lui signaler que... "merci, mais
non merci et embrassez bien les meubles pour moi", tout en me marrant en imaginant sa trogne au sourire plus que forcé (fixé au ruban adhésif ultra-fort) car, rien qu'à la voix, on se rend compte
que tous ces malheureux sont en mode "hugolien" (l'Homme qui Rit) technique de torture extrême-orientale prônée par une direction adepte du "on vous roule dans la blédine, mais avec le sourire et
on est super polis !"
Ce qui me fait aussi marrer, sans y voir aucunement une xénophobie quelconque, c'est l'accent très prononcé de Marie-Gudule Tronchdeflan ou Jean-Bulbe Prèsdubéret. Ils
se présentent sous des noms fleurant bon le clacos exagonien (le fromage) alors que montent plutôt des parfums d'Orient ou de plus loin même à l'écoute de leur discours. Chercherait-on à
titiller la fibre franchouillarde par ce biais ? En tout cas, dans mon cas, c'est plutôt râté, je ne suis pas très cocardière et si je suis intéressée par un truc, je me fiche pas mal qu'il me
soit proposé par un chef inuit se faisant de l'argent de poche en attendant la reprise de la saison de bobsleigh, un bushman dissident depuis qu'il a paumé sa bouteille de boisson noirâtre et
gazeuse ou un masaï entre deux surveillances de troupeaux.. - Je rigole, mais ça me fiche un peu les jetons... on est en train d'entretenir une forme de xénophobie. Pour vendre à des
français, il faut se présenter comme tel et je suppose que dans les autres pays, ça doit être également le cas, pas bon, pas bon du tout. -
Le pire c'est que la veille, j'ai eu deux Marie-Céline Chmoldu en l'espace de trois minutes (aux heures des repas, vous avez remarqué aussi), leur fichier n'avait pas
été mis à jour, il y a eu doublon... Faute !
Quant aux cadeaux mirobolants qu'on nous propose pour venir gratuitement et "sans engagement de notre part" visiter un paradis du meuble ou de l'électro-ménager ("en
couple, madame réussira peut-être à fléchir monsieur, ou lycée de Versailles"), qu'est-ce que je peux posséder "virtuellement" comme batteries complètes de gadrolles (casseroles) d'écrins
complets de couteaux de cuisine (appelez-moi Serial Mother), de service à jus de fruit en cristal de bohémiens à faire pâlir d'envie un ouvrier de chez Baccarat, de tout ce qui met un sourire
comblé aux lèvres de toute ménagère accomplie ! De même pour dragon, royalement doté d'une boîte de clés de douze ou d'un assortiment de tournevis aussi multiples que fragiles (d'où leur
"multiplicité")
Sauf que connaissant la bête, le coin "ménagère" de mon cerveau n'a jamais vraiment servi, je fais sinon de bric et de broc, du moins avec ce que j'ai sous la main,
j'ai mes ustensiles "fétiches", cabossés, émaillés par endroit mais j'y tiens, c'est amplement suffisant pour quelqu'un qui n'aime pas trop cuisiner non ? (et paf ! Un autre aveu, la dragonne est
minable une casserole à la pogne, si vous voulez manger, prévoyez avant, sinon apportez votre gamelle... ou le pansement gastrique). Et là encore, même constat chez dragon, le bricolage et lui ça
fait trois et demi, alors lui proposer de jouer l'incruste dans le garage pour bidouiller quelques menus travaux manuels à seule fin de prouver qu'il n'a pas deux mains gauches quant à
l'entretien de la bicoque, faut être sadique et il vous le fera payer très, très cher si vous vous y risquez..(il le fait remarquez, mais quand il n'y a plus d'autre choix mais ça ronfle souvent
durant cet exercice)
Ce matin, aux horreurs (vu mon lever habituel en fanfare, le mot n'est point trop faible, je vous le garantie), je tentais de lire quelques trucs chez vous,, un verre
non de quinze ans d'âge (y en a plus !) mais de kawa à la mimine, l'oeil aussi expressif qu'un charolais primé du concours agricole (le crin tout aussi soyeux et hirsute), la pause noble du
"ponceur de rondin" artistement suggérée (totalement avachie sur mon clavier oui !) enfin, une matinée fidèle à toutes celles d'une dragonne mono-neuronalement équipée au saut du lit. Jusque là,
je gérais totalement cette non-situation lorsque Copellia s'est mise à me couiner dans les argouanes*
Revenons à l'appel qui a tout déclenché, celui qui m'a fait éclater de rire, ainsi que les gamins quand je leur ai narré la chose. Il faut d'abord vous dire que les
rares qui connaissent ma "vraie" voix savent qu'elle peut déstabiliser quant à mon âge réel.(ma fille arrive à avoir une "tessiture" plus mature parfois, pour vous dire)
Je tends la pogne en tâchant de ne rien renverser sur mon bureau-décharge (pas évident, parce que, naturellement, le bastringue est contre le mur et toute la place
devant occupée par des choses qui en principe devraient se trouver "ailleurs" **.
Un "allo" un peu moins jovial qu'en cours de journée (normal, au saut du lit, même les cordes vocales sont "chiffonnées"), un "pling" caractéristique d'un raccordement
à une société de télémarketing (vous n'avez jamais remarqué, on décroche, et il y a un petit bruit avant que l'opérateur s'assure que c'est bien vous et qu'il peut vous proposer l'affaire du
siècle, que dis-je du millénaire !) et me v'là encore alpaguée par un Dupif ou Dugenou tout gazouillant et qui demande à parler à... ma maman.
Là, je commence à retrouver le sourire et lui annonce très sérieusement que n'ayant aucun guéridon sous la main, ça va être dur d'invoquer les esprits, surtout que ce
n'est pas le créneau horaire (enfin dans les films ça se passe à la lueur d'une bougie tremblotante et par une nuit sans lune, de préférence avec un magnifique orage). Déjà, j'ai du mettre la
barre un peu haut quant à la perception de mon genre d'humour, la nana a la voix qui flageole un peu... ne sachant si c'est du lard ou du cochon. Allons, soyons pas vache, on lui dit carrément
qu'elle est tombée sur Môdame la dragonne et pas sur sa fistonne, ça va lui éviter d'éclater en sanglots à l'autre bout du fil.
Soulagée, elle embraye la première et démarre au quart de tour son petit laïus (habilement maîtrisé, ponctuation et tout et tout... mais un peu mécanique, à
travailler...) en m'annonçant que je fais partie des élus bénéficiant d'une invitation exceptionnelle à je ne sais plus quel truc. Tout ce que je me rappelle c'est que ça avait traît
au confort des personnes dans la tranche d'âge des seniors (thalasso, pélerinage à Lourdes, matelas pour dormir même quand l'autre fait du trampolino sur son côté, notre poids en serviettes
pour incontinence... j'ai zappé, le début de cette présentation a un chouillas oblitéré le reste du discours).
Je lui signale entre deux éclats de rire qu'il y a gourance et qu'on n'est ni l'un ni l'autre des retraités , elle doit en avaler son micro parce qu'il y a un blanc
(ou elle consulte le fichier pour constater que ses données sur l'âge correspondent... ou pas) et elle conclût précipitamment avec quelques mots d'excuse et de souhait pour une excellente
journée, pour interrompre définitivement la conversation et tomber à cadran raccourci sur la prochaine victime en train de savourer son tapioca
Vi, on avait été sélectionnés comme "couples de retraités" (j'en connais un, si je lui dit ça, il se tire une balle !).Là, ça fiche un pète ! Encore heureux que j'ai
de l'humour et ne regarde pas trop souvent du côté de mes pattes d'oies (d'autruche certains matins, mais ça va avec les tifs façon "volée dans les plumes"). Vous imaginez la nana, à l'écoute des
dernières innovations quant aux liftings et techniques pour paraître être la fille de sa fille et se faisant traiter de mémé ?! Elle raccroche et se fiche la tête dans le four ! (ou
se suicide au yaourt périmé, mais c'est plus lent).
Là, c'était un comble ! Non seulement on venait me saouler alors que je ne demandais rien à personne (sauf de me laisser le temps d'émerger) mais en plus, on ne
vérifiait même pas les données de ses fiches ! J'ai pris ça bien, mais certaines personnes sont plus sensibles à ce sujet et là, ils leur fichent le moral dans les protèges-bas pour la journée,
voir la semaine. Comme une copine, divorcée depuis deux ans, pas au top de sa forme et qu'on saoulait régulièrement par des "pourrais-je parler à Monsieur"... classe !
A mon avis, vu la somme de témoignages que j'ai pu trouver sur le net en tapant "téléphonie", je suis loin d'être la plus touchée (et la plus
sensible surtout) certains arrivent à parler de harcèlement téléphonique. C'est qu'en plus, ces chameaux, ils choisissent le créneau où ça fait le plus mal, pause bouffe, visionnage du film
"digestif", voir même pause sanitaire ou prise de bain relaxant (ça m'arrive souvent, je dois les attirer) Si vous avez d'autres exemples... ne vous gênez pas, ça apportera de l'eau à mon
moulin à vent.
Bon, je crois que j'ai bien bossé, il se fait tard (ça se confirme, ce seront les couches-tard qui liront ça immédiatement) bonne nuit et à plus chez vous, je continue
à lire jusqu'à vendredi, pas d'inquiétude. Bonjour à ceux qui attendront demain, je file.
La dragonne
PS: Juste pour vous prévenir que je retarde d'une rame de métro quand au petit nom du bigophone* évoqué plus haut (ou plus bas, vu que le * suit de très près ce petit post-it) Ce n'est plus
Copellia qui me susure la chanson d'Olympia (ben vi, c'est deux poupées mécaniques non ?) mais une laronne de pie qui jacasse puisque c'est un p'tit bout de l'ouverture de ce cher Giocchino
Rossini.
Quand je vous dis que j'ai les neurones en berne moi... pfff ! M'enfin, ne connaissant pas ma sonnerie téléphonique, ça ne va pas faire retomber votre indéfrisable, mais moi, ça me perturbe de me
planter (horreur de ça même, j'en aurai pas dormi c'te nuit si je n'avais pas rectifié la chose) Mais je vous rassure, on "chorégraphie" aussi sur la p'tite zizique.
* On a sélectionné la sonnerie de Delibes dans les choix proposés du téléphone fixe, ce qui fait bien rire les potes squatteurs de cafetière, parce que dès qu'elle
retentit, on file répondre en "jetés battus" ou "sauts de biches" suivant le tonus musculaire du moment, faut être connaisseur... ou prévenu, ça secoue la première fois qu'on voit ça. Donc, j'ai
donné un nom au bigophone et c'est Copellia, logique tout de même non ?
** Exemple ?
- Un CD enregistrable fichu, mais que j'ai artistement brûlé à la bougie pour le faire gondoler (miracle, la chaleur le fait aussi changer de couleur, il est
rose fushia !) et que je n'ai pas jeté parce que je trouve ça rigolo.
- Une chaussure que je suis en train de recoller (les deux, c'était trop logique) après un essai foiré pour la transformer en mule (rappelez-moi de laisser ça au
cordonnier la prochaine fois)
- Une pince à épiler... les étiquettes de fringues. Je ne supporte pas les étiquettes, j'ai horreur de les couper et de sentir le "moignon" qui me gratouille toujours,
alors j'épile un à un les fils pour les ôter (ça fait espion en plus, dans les romans, tous les espions suppriment tout ce qui pourrait faire remonter les investigateurs jusqu'à eux, même les
étiquettes des frusques)
- Un mug vide... (un verre de kawa à la dextre confirme qu'elle n'est pas au courant de ce que fait la sénestre)
- Un flacon de moêlle (concentré végétal) dont on m'a conseillé de me beurdoirer régulièrement le chef pour être sure de ne pas ressembler à une botte de paille
prête à être engrangée (j'ai le tif sec et dru, évitez d'allumer vos clopes trop près de moi, il y a risque). Je fais.... mais quand j'y pense... tous les trente-six du mois.
- Un pot de gomme à mâcher (neuf, j'ai horreur des chewing-gums, ce sont ceux de dragon, qu'il va bien falloir que je pose sur son bureau s'il veut en voir la couleur
un jour)
- Un rubicube... enfin, ça, ça peut figurer sur un bureau, en déco ou presse livre, sauf qu'il bouge tout le temps de place, je m'en sers régulièrement, histoire de ne
pas oublier la technique en trois phases pour le réussir (costaude la dernière phase d'ailleurs !) et j'oublie tout aussi régulièrement où je l'ai posé.
- Une altère (version fillette anorexique, un kilo, la deuxième, sais plus où je l'ai fourguée... je cherche...)
- Une bombe pour flytoxer le premier truc volant qui vient m'user les nerfs dans mon espace privé (elle est là depuis l'été dernier, attendant patiemment le retour des
beaux jours la brave petite)
Et d'autres trucs moins pittoresques puisque censés trouver vraiment leur place sur un bureau (mais en piles, d'où les risques d'écroulement)
Mercredi 5 décembre 2007
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17:43
Bonjour !
Alors, pas trop péché depuis mon dernier article ? De toute façon je n'ai ni le costard, ni les compétences professionnelles pour vous absoudre, (à part vous envoyer acheter trois patères et deux
éviers, c'est tout ce que je peux faire) alors c'est tant pis pour vous, faut voir avec votre directeur paroissial de conscience et surtout votre confession religieuse préférée (Bouddah, Allah,
J.C, même combat quand on est un "vrai" croyant, ce que je ne suis plus, encore une bonne excuse pour ne pas avoir à juger les autres remarquez hé, hé)
Bon, comme promis et pour équilibrer le ping de son pong, parlons donc des vertus, enfin pour être plus précis des qualités en balance pour chaque péché (et non des vertus
théologales, cardinales ou philosophiques *) ni celles réconfortantes du chocolat (s'pas les copines ?) amincissantes du thé vert (hein mes ch'tites poignées
d'amour ?) ou pétaradantes du moteur à quarante-douze soupapes de la dernière "Merceferraroyce" (pensons aux copains mécanos tout de même !).
A remarquer qu'ici point de démon attribué (euh, ça paraît normal remarquez, vu que ce sont des "qualités" au féminin**) ni même de petit angelot dodu, les allégories sculpturo-picturales
(surtout au Moyen-Age et à la Renaissance) ne concernent que les vertus théologales et une cardinale*** et les représentent sous les traits de nanas dotées d'attributs accessoiresques
symbolisant la vertu représentée (un 90 B, ne gâche rien comme attributs non plus, mais est moins parlant à l'âme immortelle... si vous voyez ce que je veux dire...)
Donc, biffant à peu près deux heures de boulot (je sais... j'suis maso !) je préfère aller directement au coeur du sujet et parler de :
L'ardeur : en balance avec la paresse. Ma divinité personnelle, vu que je peux en créer une n'en ayant pas trouvé trace : la déesse Zipo (la copine à Loki ce boute-feu
teuton). J'avais pensé à Fée-du-logis, vu qu'elle en abat de l'ouvrage pour tenir notre maison scintillante de mille feux (elle est bien la seule chez bibi, j'ai d'ailleurs paumé la bombe...
c'est vous dire !). Le problème du mot "ardeur", c'est qu'on lui fiche automatiquement au train une connotation érotico-gaillarde (... normal la localisation bas-du-dosiènne du coup....)
j'entends plus souvent causer ardeurs "culbutescatoires" qu'ancillaires****, pas vous ? Mais on lorgne alors du côté du quatrième péché : la luxure.
L'ardeur au travail, ça sent même son boulot au fond de la mine (avec le canasson qui galope, ça c'est mon Zola qui ressort), ou le galérien en train de ramer à en attaquer la falaise (allez
entonnons les bateliers de la Volga, tous en choeur !), déjà l'expression tiédit les miennes d'ardeurs,
je préfère celles qu'on endure en faisant de la bronzette l'été (soyez pas hypocrites, si vous avez le choix hein....)
L'humilité : face à l'orgueil. Divinité perso :j'hésite entre Micheline qui garde le sac de Ginette en train de se la péter chorégraphiquement parlant sur la piste ou
Cosette et son seau...(j'avais bien Cendrillon, mais le parasitage à la Disney me gonfle un peu en ce moment, je bloque) je prend Cosette, mais version Gotlieb si vous connaissez la
Rubrique-à-brac...c'est quelque chose ! Enfin, en bref, la nana qui fait tapisserie dans tous les contes, celle que le
Prince remarque on se demande vraiment pourquoi (parce que c'était écrit Du-genou, tiens ! Pfff ! J'en pose des questions moi !)
Adjectif en rapport:: humble. Désolée encore une fois, le premier synonyme qui me vient ce n'est pas modeste, mais pauvre ou pas noble (au sens particule, rien à voir avec la noblesse d'âme
!) On entre dans le cadre "social" et non "sentimental". Pour moi humilité rime plutôt avec "servir de carpette" qu'avec "éviter de se la péter", j'peux pas m'en empêcher. Quand on lit humble
demeure, on visualise plutôt la chaumière de Mère Barberin que le Neuschwanstein, la cabane du cerf plutôt que les créneaux du noble castel seigneurial. C'est toujours humble servante ou
serviteur, jamais humble rupin ou emparticulé, ça "jure" dans la gravure façon Riches Heures du duc de Berry !
Etre "humble", au vrai sens du terme, d'accord... ne pas la ramener quand on a pas les épaules pour, soit... mais là-aussi, je sens la touche "je me la ferme pour ne pas faire de vagues"
qui me saoule un peu. Autant je sais faire quand je n'ai pas le bagage pour, autant quand je maîtrise mon sujet, sans virer dans l'orgueil, j'aime bien en parler (mais pour faire partager aux
potes ce que je sais, tout est dans la nuance voyez vous). Sinon, il faut être logique, ce n'est certainement pas mon arbre généalogique (ou le 90B pré-cité... que je n'ai pas d'ailleurs) qui va
faire grossir la foule des admirateurs en quête d'élévation spirituelle ou sociale !
La modération, la tempérance : Face à la gourmandise.Pour être sur d'être compris ils ont mis deux mots (pas dit que ça ait fonctionné pour moi d'ailleurs), mais vous n'aurez
qu'une de mes divinités : le dieu Thermostat . Ben vi, tempérance, température... ça le fait non ?... Ah bon... Ben une autre alors... Teraillon ça vous parle mieux ? Si il y a un truc qui nous
freine du côté gourmandise, si c'est pas ça !!! Modération, s'applique plutôt de nos jours à des idées politico-engagées ou à des réactions émotionnelles un peu trop vives (hurlements hystériques
à l'arrivée sur scène de l'idole des foules du moment, crises hormonale "rire-pleurnichage" pas contrôlée, pied un peu lourd sur la pédale d'accélération etc...le domaine est vaste !) je mets de
côté pour ma part. Tempérance... trop flou... ça ne me parle pas vraiment (et vous ?). Je prône plutôt pour l'idée de ne pas avoir les mirettes plus grosses que le bide... connaître ses
limites physiques et physiologiques me paraît une bonne approche. Et se retrouver explosée dans tous les coins comme la grenouille face à son boeuf, ça fait désordre !. (mais là, me direz-vous en
bons observateurs, ça fait plusieurs mots, vu que c'est une phrase... peux pas mieux, désolée !)
Là, micro-coup-de-gueule : Qu'on arrête de nous prendre pour des buses ! Pas de grandeur d'âme quelconque dans cette lutte contre le malin. La gourmandise ne peut être canalisée et tempérée chez
nous que par le résultat esthético-déprimatoire qu'il entraîne. Quand vous n'entrez plus dans la jupe en pure peau de sky-lycratisé "ras-du-moteur", quand les lacets de votre top "bustier-dos-nu"
vous font ressembler à un rôti de veau lardé, quand vos quilles moulées dans des collants sixties ressemblent plus à deux Mortaux dans leur crépine qu'à des jambes de ballerines du BolchoÏ (je
continue où ça suffit, Mmmm? ) c'est à ce moment là que la..."Grâce" vous touche et qu'on fait pénitence
! (pour ma part, c'est quand je vire au joli vert fluo et que j'appelle Raoul pendant trois jours aux cabinets que je prends conscience que j'aurai pas dû, c'est le foie qui trinque, pas ma
garde-robe, c'est de famille). Donc qu'on arrête de nous brandir le martinet à trente-douze brins au dessus de la tête pour la Semaine Sainte ! Tant qu'on a pas morflé, ou hépatico-gastriquement
ou esthétiquement parlant, on ne se bougera pas la plus petite lunule de l'ongle du doigt de pied ! Les théories sur le bien-être spirituel de se freiner devant un opéra (le gâteau, confondez
pas) ou une bonne coupe de glace noyée sous la chantilly ne tiennent pas la route (à part celui qu'on ressent de ne pas avoir craqué comme les autres, et ça, ça frise l'orgueil non ?) Pour élever
son âme, pas besoin d'alléger son poids, aucun rapport (ou on m'aurait menti ?) qu'on se sente mieux dans sa couenne après avoir résisté vaillamment aux regards langoureux du p'tit gâteau en
pleine belly-dance, c'est une toute autre chose !
Bon, à mon avis, vous avez pigé que cette "vertu" n'est pas trop mon fort non plus hein ?
La chasteté : face à la luxure. Divinité personnelle Marguerite de Faust (Gounod), parce qu'il faut tout de même pas mal de scènes pour qu'elle voit le loup la gamine ! Et
encore, elle trouve le moyen de se racheter une virginité en entrant en lévitation à la fin... comme une certaine Senta d'ailleurs dans le Vaisseau Fantôme... rédemption, lévitation,
"chastetisation"... même topo, on joue sur les mots et les images.un esprit "pur" dans un corps "virginal" et lycée de Versailles... envoyez les paillettes et les lys blancs, ça fera bonne
mesure) Tiens...mieux : Norma ! Elle la chante même sa chaste divinité
Désolée, plus rien n'est "vraiment" vierge, pas même la forêt du même nom (c'est rien de le dire !) Etre chaste, chez certains et certaines découle d'un état bêtement et tristement physique,
quelques uns s'en servent comme escabeau pour s'élever au rang du choeur virginal pur et dur. Les fameuses "demoiselles" et fières de l'être, les mysogines tartuffiens qui, faute de pouvoir
crâmer (ou culbuter) en place publique nos copines, crachent à goule baveuse à souhait sur elles et leurs accointances avec le côté obscure de la force. Et si on parlait des tartuffes au fait...
masculins ou féminins, ceux qui pensent à ça, comme tout humain parfaitement constitué, mais qui par trouille du "qu'en dira Tonton" et pression sociale ou familiale (ils ont signé, fallait
lire les petits lignes, trop tard !) se drapent dans une fidélité quasi virginale tel Lohengrin avant qu'il ne reparte en cygne chez son pôpa Parcifal, (vous vous souvenez d'ailleurs que sa
copine Elsa a fait capoté la nuit de noces lui coupant tous ses "élans"). Bon, évidemment, il fallait que je digresse vers l'opéra, c'était couru d'avance ! On reprend les rails et on se calme la
diva !
Pour moi la "vraie" virginité est de coeur (d'esprit aussi) le corps est ce qu'il est, on peut être "intact" physiquement mais mentalement déniaisé depuis des lampadaires, où qu'elle est la
pureté native alors ? Partie avec l'eau du bain et le bébé des fois...Je classe d'ailleurs la pudeur sur le même plan, on peut être pudique de corps et totalement "exhibe" quand à ce qu'on
déballe de son "moi" intime aux gens (ça, ça me choque encore plus qu'un popotin à l'air)
La générosité : face à l'avarice. Divinité personnelle (celui qui dit un 90B se prend un pain sans élan !) Micheline encore, qui non contente de tenir le sac de Ginette, paie les
pots de ses cavaliers, vu que celle-ci a "oublié" son chéquier. Je sais de quoi je parle, j'ai été témoin de la chose, et j'ai foncé dans le tas, pas pu m'en empêcher, les "pommes" je ne supporte
pas, surtout quand ce sont des copains ou copines "sacrés" pour moi, qu'on considère comme tels ! Sinon... et c'est d'actualité, le Père Noël (allez on y re-croit, étant donné que des représentations de générosité pure j'en ai pas vraiment à l'esprit
en cette époque zarbie qu'on vit) (quelque part, vous verrez, mon choix d'extrait n'est pas fortuit... si vous cherchez bien, on y retrouve pas mal de nos vertus)
Tout est ramené au fric, mais la générosité, la vraie, n'est pas celle qui nous fait faire notre BA en filant un chèque au Téléthon ou à la quète paroissiale, ça tout le monde peut le faire et je
ne vois pas ce que ça a d'exceptionnel (on s'achète une bonne conduite, une indulgence, une place au paradis, comme au bon vieux temps de la messe en latin). C'est celle qu'on fait en se
retroussant les manches et en donnant un coup de main à ceux qui en ont besoin, c'est donner... un peu de temps... un chouillas de joie... un soupçon d'intérêt à notre voisin (pas celui à
Perpet-les-Quenouilles, celui qu'on croise tous les jours la tête basse et la guibole traînante, lourd de tout le poids de son revenu minimum et de sa grosse fatigue morale) Est-ce que ça bouffe
de l'avoine de s'arrêter, de dire bonjour, de parler de tout et de rien, de le... "voir" enfin ? Je crois que vous me pigez hein ? Dans un monde avaricieux, autant au moral que question
biffetons, je crois que cette générosité là, c'est plus qu'une vertu, c'est une question de survie de la dignité humaine et pour les deux individus concernés, le "donnant" et le "recevant", au
bout d'un moment, je crois même que ça s'inverse, bêtassement. La générosité n'a jamais été une question d'oseille... ça vient de plus profond et même le don d'un bonbec à un p'tit môme pas bien
propre sur lui, ça a quelque chose de grand je trouve...Ah... bien sur, ça ne se "remarque" pas assez, du fric, visuellement parlant, ça en jette ! (on peut même faire une photocopie pour preuve,
alors qu'un caramel mou ou un gelly, ça disparaît très vite... à voir si vous voulez accrocher aux murs le diplôme tamponné de votre générosité "sociale" ou vous rappeler le sourire du môme..;
c'est à vous de voir...)
Bon... je sens que je vire dans la larmichette, on se secoue une nouvelle fois, c'est pas mon style (et j'ai pas le papier peint qui va avec, sans papier peint adéquat, ça fait désordre.)
La joie : face à la colère. Ouf, j'ai une excuse pour arrêter les kleenex ! Divinité personnelle : Dupont (nan, encore un dérapage cinématographique, pardon Boisset) J'ai
trouvé... l'âne de Shreck ! S'il ne dégage pas la joie et la spontanéité en plus; j'aime les personnages jouant les "carburants" comme ça (un p'tit coup de starter et ils font démarrer n'importe
quel engin poussif)
. C'est générateur de mouvement, ou dans sa tête où dans ses ripatons, ça secoue l'immobilisme "nombriilique" (comme colique) d'un blues à la Werther, ça froisse à jeter au panier, sans passer
par la case "bac de récup", le joli costume noir qu'on s'est bidouillé de nos blanches mimines, ça met un désordre monstrueux dans l'agencement rigoureux et morbide d'une face de Carême, ça
décoiffe en gros (bien ça, ça dédouane par la même occasion ma tignasse artistement destructurée "lady Barbagnasse" comme disait ma mémé)
S'il y a bien une vertu que je revendique (la seule peut-être) c'est bien celle-là ! Je la défends bec et ongles contre toute atteinte venant de qui que ce soit, même d'une Madame Fatalité, d'un
monsieur Coup-Dur, des jumelles Aleas de la Vie (des emparticulées du seizième) ou de tonton Pas-d'bol..Plus positif, je ne connais pas ! (sinon, j'suis preneuse évidemment, jamais rassasiée
quand il s'agit de m'oxygéner le mental)
La joie, faut que ça donne envie de participer, d'avancer et de chanter même (il y a du
monde à l'orchestre, on entendra pas les canards dans la masse, lâchez-vous ! Appréciez l'intro aux violoncelles et contrebasses j'adore ces instruments. Coup dur, c'est trop long et vous n'aurez
pas l'intégralité, mais j'espère que ça vous donnera le goût de tout écouter)
La charité : face à l'envie. Divjnité personnelle : le ou la petite interne qui s'en va, faisant fi d'un cabinet dans les beaux quartiers, au fin fond du trou du cul du monde
pour changer les pansements d'un lépreux (ça existe encore cette horreur !) ou tâcher de bidouiller un repas avec trois grains de riz piqués au chargement détourné par l'Etat et qui moisit
doucement dans les hangars. Mon frangin disparu, donnant de son temps pourtant précieux, pour servir de parrain à une séropositive en désintox*****. Rien trouvé pour illustrer,
on jouera sur le mot charité... sur Loire
La charité à un goût bien amer aussi côté prononciation... J'y sens toujours le relent de "charité chrétienne" inculquée par les pingouines... Acte "purement chrétien" envers les
miséreux, les nécessiteux, les "humbles" quoi (tiens, on a fait une boucle !). La charité n'est pas qu'une question d'appartenance ou non au bon rang social, c'est une question de
"partage". Je n'aime pas ce mot de toute façon. C'est filer sans geste théâtrale (au cas où un paparazzi trainasserait dans le coin) que ça soit du fric, des fringues, du temps, de la bouffe, et
ça, en ayant suffisamment de réflexes pour anticiper l'appel au secours avant que l'intéressé se retrouve acculé à quémander (l'horreur du regard fuyant à ce moment, j'exécre !) et cette
mendicité ne tient pas, loin de là dans le fait qu'on manque de picaillons ou non, mais qu'on soit en manque de quelque chose qui peut tout aussi bien être une présence ou une bonne partie de
rigolade. Tiens, du coup, charité et générosité, ça pourrait être synonyme chez moi... j'aurai dû faire un lot tiens..; trop tard !
Etre "charitable" (beurk, désolée), c'est rajouter un couvert de plus (à la bonne franquette, autour d'une boîte de raviolis) sans poser de questions où remettre à plus tard parce que
l'argenterie et les cristaux ne sont pas nettoyés (et surtout absents). C'est tout ce que certains appellent des p'tites conneries mais qui font qu'on "partage" quelque chose, que ça soit une
mise en commun de toute la monnaie qu'on a au fond des poches pour se taper une pizza et éviter ainsi au pote un peu "raide" d'évoquer une absence d'appétit subite.
Vous voulez mon seul acte de charité dans le cadre d'une éducation pingouinesque ? On va dire que ça date un peu (juste un peu, mais j'ai pas trouvé mieux) Mon acte de charité personnelle c'est
d'avoir évité de me carrer le reste du casse-dale hypertrophié que môman avait préparé (au cas où fi-fille aurait à tenir lors du siège de l'établissement par les infidèles... on sait jamais...)
parce que ça aurait été péché d'en laisser ; on a les dents du fond qui baignent, et la p'tite copine à côté qui salive nous donne une idée lumineuse :.couper le truc en deux (je ne suis pas
charitable tout compte fait mais lucide, à deux on pouvait y arriver avant que l'étude ne sonne, toute seule, je faisais péter ma sous-ventrière et la mère sup. aurait dû appeler (le pape
certainement, ma mère adoptive plus surement) pour rapatriement sanitaire d'urgence. Du coup, j'ai depuis assimilé charité à partage, je ne peux pas faire autrement (et les mirettes de la
copines, ça vaut tous les diplômes au mur !)
Bon, vous dire que je n'ai pas planché sur celui-ci, ça serait mentir (voir les deux heures supprimées déjà) mais je ne regrette pas. Rien de transcendant, rien d'impérissable, mais je me suis
bien défoulée dessus, je conseille cet exercice à ceux que ça intéresse, on fait un petit Voyage Fantastique
plus profond qu'on ne pense.. toujours positif, même si ça secoue des fois.
Allez, je vous lâche, vous aurez de quoi partager peut-être... à vous les studios ! Bonne fin de journée et à plus (mine de rien cette petite bagatelle m'a bien tenue les pognes et la tête
aujourd'hui, il faut dire qu'il y a eu des interruptions filiales et autres.. j'ai paumé le fil de ma concentration, cela explique l'édition tardive aujourd'hui, rarissime chez bibi !)
La dragonne
* J'ai commencé à vouloir écrire sur le sujet mais j'ai tout sucré, quand j'ai constaté la longueur de mon..."aparté"; mais vous avez "matière" ici et encore ici,
intéressant en plus, mais on frisait la sublimation gazeuse des neurones si je me lançais dans le topo, j'ai préféré éviter et ne parler que des qualités "équilibratoires" de nos péchés
capitaux.
**- et non pas féminines, on va dire que je fais ma "brûleuse de sous-tifs" échevelée et hormonalement perturbée sinon.
*** les trois vertus théologales :
Foi : un bouquin ou un ostensoire, sac à main pour l'hostie consacrée si vous préférez; parfois un pigeon à pédigré, en gros une colombe ou une croix tréflée;
Espérance : une ancre ou barcasse : pour faire face au "gros temps" de la vie certainement.
Charité : Belette les bras ouverts ou nourrissant des lardons, coeur enflammé (vous connaissez l'adage : "pieds froids, coeur chaud", ça m'étonnerait que ça désigne la même chose... ),
Et une cardinale (la justice) si vous connaissez des allégories représentant les manquantes, faites-moi signe... je ne connais que la nana jouant à colin-maillard et
son pèse-personne à la pogne quant aux vertus cardinales... mais j'ai des blancs... et pas mal, question religion, ça se comprend avec ma fidesite pré-citée !
**** de ancilla : servante en Julescésarien, définition sublimée par Audiard dans un de ses dialogues superbes : " bourdes ancillaires.. conneries de ta boniche si tu préfères !..."
***** Je ne me livre quasiment jamais, mais là, l'hommage à mon frangin mort de cette saloperie du sida s'imposait.. S'il y a quelqu'un que j'admire pour ça, c'est bien lui ! On parle d'autre
chose maintenant, ça me regarde n'est-ce pas (et je risque de tomber dans "l'exhibe" morale, pas de ça fillette !)
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