Boccanegra, un choix cornelien

Publié le par Sieglind

Bonjour !

On avait laissé une salle de Conseil à Gênes un peu chamboulée par des luttes intestines et surtout un doge pas très jouasse qu’on ait osé levé la main sur sa fistonne. A mon avis, la situation a de quoi être explosive : d’un côté une vengeance appuyée d’une malédiction sur le coupable, de l’autre la bagarre presque générale pour récupérer l’incident à des fins politiques. On aborde la suite donc :

SIMON BOCCANEGRA - ACTE II

Le lieu : Toujours le palais du doge (à mon avis, vaut mieux pas trop sortir, étant donné l’ambiance électrique à l’extérieur)

Les personnages : Paolo (l’auto-malédictionné, ravisseur manqué d’Amelia), , Fiesco, le grand-père de la gamine, (tuteur de celle-ci sous le nom d’Andrea), Gabriel (d’Adorno, donc) le petit copain de la fille, la minette elle-même, et Simon Boccanegra (le doge d’origine plébéienne)

Au lever de rideau, on tombe sur Paolo, complètement liquéfié de trouille par les conséquences de ses actes (faut dire qu’enlever la fille du doge, même quand on rate, et qu’après on soit obligé de se lancer à soi-même une malédiction… ça gâche un peu la journée) il décide, plutôt que d’avoir à prévoir des couches d’incontinence toutes les deux heures, jusqu’à la fin de sa vie (qu’il présume très, mais alors très courte), d’éliminer le « Problème » (pseudonyme de Boccanegra). On est à la grande époque des bouillons de onze heures, alors le choix du remède est vite trouvé : un petit coup d’arsenic de vingt ans d’âge, ça vous met tout de suite un coup derrière les oreilles !




Il a toujours une petite bagouse spéciale sur lui (prévoyant le mec !) et en verse le contenu dans une carafe posée sur un guéridon (c’t’idiot ne vérifie même pas, ça pourrait être un vase attendant ses pâquerettes, et d’ailleurs, comment être sur que le doge boive la mixture ?... question de logique dont les librettistes ne se sont pas trop encombrés, mais ça me tarabuste quand même ce genre de détail)

Fiesco et Gabriel entrent, parce qu’il a, lui aussi, une proposition à leur faire. Comme Fiesco est dans la mouise jusqu’au cou, il lui offre de le dépanner (la liberté alors qu’on a une condamnation à perpet qui vous pend au nez, ça peut intéresser) mais… (il y a toujours un « mais ») il y a un « petit » service à rendre entre contrepartie : tuer Boccanegra. De toute façon, il lui agite négligemment sous le nez le dossier le concernant avec noms, adresses, lieux de rendez-vous et plan pour ficher par terre le doge en poste. Il se pourrait qu’il « l’oublie » (Oups, quelle tête de linotte !) sur le bureau de l’intéressé…

Fiesco a sa fierté, il veut un changement, mais pas se salir les mains comme un foie jaune. Il va pour sortir avec Gabriel, quand Paolo balance l’argument massue !
« Et le bellâtre ! Tu savais que ta copine vient d’emménager chez Boccanegra? Bizarre cette générosité pour une jeunesse pas trop mal roulée, tu trouves pas ?»
Cet abruti de Gabriel gobe tout (et pourtant le leurre est balaise !) Déjà, ce vieux beau lui avait trucidé son paternel, mais en plus, il faut qu’il lui pique sa gonzesse !

Au même moment, Amelia fait son entrée et s’entend traiter de noms de poissons salés, de gallinacé, d’échassier, de prostétipute quoi ! Elle nie farouchement (elle n’est pas loin de convoquer le gynéco du coin, pour lui prouver qu’elle est encore fille !) et lui demande de filer vite fait avant que le doge ne le découvre.





Il se planque derrière un pilier (autant qu’il soit d’une taille conséquente, parce que la bedaine de certains ténors dépasse des fois, même quand ils se mettent en apnée) alors que Boccanegra entre.
Il regarde sa fistonne le kleenex à la main :
« Et bin gamine, t’as le blues ? T’en pince pour quelqu’un, ça saute aux mirettes !
- Voui, mais ça va pas te plaire…
- Dis toujours, ça soulage !
- J’suis raide dingue de Gabriel d’Agorno
- Quoi ! Ce fiéleux, ce traître, qui conspire contre l’Etat ! -  (et l’état c’est lui !)
- Sois pas rat ! De toute façon, j’te préviens… s’il clamse, j’avale des cachets !
- Arrête tes c…hinoiseries ! Va plutôt prendre l’air, j’ai à réfléchir ! »

La gamine sort en se mouchant façon « trompettes de Jéricho » et Boccanegra reste seul, en se demandant ce qu’il doit faire : pardonner soit pour prouver sa force de caractère ou pour révéler sa faiblesse ? (pile ou face ? Blanc ou noir ? Yin ou Yang ? Fromage ou dessert ?). Comme de réfléchir ça a l’air de lui donner soif (voilà le coup du vase, pardon de l’aiguière !) il se verse un petit godet, histoire de se rafraîchir les idées et le gosier. Il ne doit pas être trop habitué aux longues réflexions, parce que ça l’a épuisé et il s’endort assez vite, en vrac sur son trône (et c’est pas l’effet du poison).





Gabriel en profite pour s’extirper de sa cachette (l’espace entre le mur et le pilier, ne devait pas être suffisant, pour sa silhouette épanouie) et il s’approche, l’opinel à la main, quand Amelia refait son entrée (elle a dû oublier le paquet de kleenex dans un coin) Son cri d’hystérique réveille le doge qui se trouve nez à nez avec un type ébouriffé et les yeux lui sortant de la tête. Vu ce qu’il a dans la pogne, c’est pas des mamours qu’il veut lui faire. Il ne se démonte pas et lui balance :
« Vas-y ! Essaie pour voire ! Quel mec ! Trucidouiller un type sans défense, ça c’est de l’héroïsme !
- C’est un prêté pour un vomi ! T’avais qu’à pas tuer mon papounet !
- Franchement tu t’en tire pas si mal, parce que tu va me piquer ma fifille, alors que je viens juste de la retrouver, comme vengeance c’est déjà bien ! »

L’autre en reste comme deux ronds de flanc ! Machine arrière toute ! Il se précipite aux pattes de sa dulcinée pour lui demander d’oublier ses accusations (on efface tout, pouf, pouf, et on recommence !) et demande à  Boccanegra de lui pardonner.
L’interpellé accepte ( trio superbe à ce moment) noblement.

Tout pourrait aller le mieux du monde si, de la rue, on n’entendait encore des bruits de populace en colère. La rébellion vient de démarrer ! Gabriel jure à Boccanegra de le suivre comme un bon toutou bien fidèle et affectueux




mais qu’il faudra d’abord s’occuper de faire cesser ce bazar, et le plus tôt sera le mieux !

Fin de l’acte deux et fin de mon article ! Le pire c’est que l’acte trois est des plus réduits, par rapport à ce qu’on a vu précédemment, mais on attendra quand même demain (dites vous que ça vous fera une lecture light après l’étouffe chrétien habituel !)

Bonne journée et à demain (même si on est samedi, je vais pas attendre la semaine prochaine pour conclure)

La dragonne
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Publié dans Verdi

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I
l'horreur !! hier, consulte de 9h à 17h sans même une p'tite pause pour déjeuner ...même pas pu me connecter ... pff ... la vie est trop dure !!<br /> Tiens... Calimero!!! MDR Et tu te plains, d'autres soupirent parce qu'ils ne savent pas comment occuper leur temps... le monde est vraiment mal fichu hein? lol<br /> Bises isis
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C
Tu parles d'un chantage toi! Je suis mdr en imaginant le pilier. <br /> Purée le bazar n'est encore pas fini? Y font quoi les keufs?<br /> Tu sais que je te zadore toi?<br /> Gros bisous du soir ma dragonne gadget<br /> Mais je te zadore itou ma belle! Bisous ma cleomede
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S
<br /> <br /> bon we<br /> <br /> Du auc:! Merci et bises Simone
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S
com du soir avant de passer dans le plumard(très poêtique tous ça lol) J'ai pris de super photos aujourd'hui! j'ai de quoi faire des montages!!!^^<br /> <br /> bizzzz ma dragone<br /> <br /> sugi la fourmi!^^<br /> <br /> A bientôt dans l'album alors. Bises ma sugi fourmi
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M
Un petit bonsoir du Schtroumpf jaune dit "Yellow vador"! Je te signerai un autographe à l'occasion. Bisou Dragonne!<br /> Chiche! Attends, je vais te le dire chez toi!<br /> bises Moyra
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