Sainte Marthe et la Tarasque
Bonjour !
Chose promise,.etcetéri, etcetera ! Vous avez voulu des dragons, et bin, vous aurez des écailleux !
On va quand même commencer par des histoires sinon vérifiées, du moins connues (mes délires personnels, on attendra un peu hein ?)
Pour ne pas faire comme tout le monde, je laisse pour plus tard, l’histoire du type qui a servi de modèle aux galettes bretonnes, c’ui-là, et son copain Georges, ils se la pètent un peu trop je trouve ! On les fera passer après les autres, ça leur apprendra, non mais !
On va donc parler de Sainte Marthe et de la Tarasque.

Autour de l'an 48 après Jean-Claude, Marthe, sa sœur Marie Madeleine (la fameuse de « Da Vinci Code » – là, c’est pas de ma faute, si on en revient encore à celle-là) et son frangin, le résurrectionné Lazare, décident d’aller se changer les idées, en se payant un petit séjour en Provence, parce que, franchement, y en a ras le bol de la caillasse de la Palestine !
Elle s’installe d’abord en Avignon, mais, vu le prix des locations, les économies risquent de pas faire long feu, alors elle prend ses cliques et ses claques et traîne ses coturnes jusqu’à Tarascon (en plus, elle vient de voire « le Pont de la Rivière Kway » et elle « phobise » sérieusement depuis). Le bled lui plaît bien, sauf qu’il y a un petit détail qui coince dans le paysage (une dizaine de mètres d’écailleux et turbo à la nitro tournant non stop, un « léger » détail, en effet !) Paraîtrait que la bestiasse se nomme « Tarasque » (Boulba de son nom de famille).

Un type au nom à coucher dehors avec un billet de logement, Jacques de Voragine, l’a soit-disant décrite dans « La légende dorée » : "Il y avait à cette époque [...] un dragon moitié animal-moitié poisson, plus épais qu'un boeuf, plus long qu'un cheval avec des dents semblables à des épées et grosses comme des cornes, qui était armé de chaque côté de deux boucliers."
(Bonjour la dégaine !)
D’abord qu’on m’explique : comment une bestiole tenant du merlu (et pas du squale), du bœuf et du cheval (terribles ça comme fauves) et armée de blindage (donc pour se protéger et pas attaquer) serait une menace pour quiconque ? D’accord y a les dents comme des cornes (si ça se trouve il la regardait dans le mauvais sens la Tarasque) mais c’est pas une raison ! Faut pas oublier qu’on est quand même dans le sud (j’voudrais pas dire, mais les gars du coin sont bien réputés pour enjoliver les choses, voire Tartarin !). Ce serait le fruit des amours du Léviathan (bien connu pour ses meubles) et d’une certaine mademoiselle Onachum, (à tes souhaits), native de la Galatie (pays du centre de l’Asie Mineure)

Dans l’imagerie « jean-claudienne » (judéo-chrétienne, si vous préférez), la Tarasque est plutôt représentée comme un truc à tête de lion, au dos couvert d'épines possédant six pattes avec des griffes et une queue de serpent. (ça me rappelle ces jeux où on assemble des bouts de bestioles diverses pour former un truc complètement délirant, des heures carrées, que j’ai passé à ça, tiens !)
Alors, soi-disant, la Tarasque sévissait autour de Tarascon. Barbotant dans le Rhône, elle gênait les marins en les éclaboussant et en s’amusant à voire si les bateaux pouvaient naviguer la coque en l’air. Parfois, il faut bien se nourrir, elle sortait de la flotte pour aller faire un méchoui avec quelques moutons… bon d’accord il y avait bien quelques mômes et des bergers, mais qu’est-ce qu’ils allaient ficher au milieu de son garde-manger aussi !

Les tarasconais… neux… nois…niens… enfin les villageois, chargèrent Marthe de faire le ménage (on envoie une étrangère deux solutions : elle y reste et ça fait une étrangère de moins, elle gagne et c’est là que les ennuis commencent, parce qu’elle va certainement demander une prime de risque en plus du prix de la course)
Alors là, c’est grand ! La sainte arrive devant le bestiau, en train de se dorer la pilule au soleil, après son repas, elle se plante sous son nez et fait un signe de croix, la bête est tellement baba de voire cette foldingue gesticuler devant elle, qu’elle se transforme en toutou à sa mémère sur le champs (au cas où l’autre allumée serait dangereuse, vaut mieux filer doux !) Vous comprenez mieux pourquoi ça marche dans les films de vampires ?
Une autre version de la légende est que c'est en l'aspergeant d'eau bénite qu'elle le maîtrisa (là aussi, ça marche contre les vampires).

Par contre la suite c’est quand même pas mal non plus ! Une fois la bête domptée, elle l’attache avec sa ceinture (déjà, ou elle était obèse, ou la taille du « dragon » était très, très exagérée) et la conduit comme si de rien n’était devant les villageois qui s’empressent de la bourrer de coups et de lui lancer des pavés jusqu’à ce qu’elle ressemble à une descente de lit..
Quel courage hein ? Un brave dragon, qui, en plus venait de s’acheter une conduite se fait trucider par une bande de mecs vachement héroïques, qui ont quand même attendu qu’une simple meuf leur pré mâche le boulot.

Tout ce que j’ai récupéré de la cousine lapidée, c’est un bout de cuir ! J’y fourgue mes piécettes quand je vais chercher le pain, pour vous dire qu’ils se sont acharnés !
Voilà la triste aventure de cousine Tarasque, c’est pas parce qu’on s’écrivait tous les trente six du mois que ça fait pas quelque chose de voire un membre de sa famille disparaître aussi bêtement !
Bonne journée et à bientôt
La dragonne
Chose promise,.etcetéri, etcetera ! Vous avez voulu des dragons, et bin, vous aurez des écailleux !
On va quand même commencer par des histoires sinon vérifiées, du moins connues (mes délires personnels, on attendra un peu hein ?)
Pour ne pas faire comme tout le monde, je laisse pour plus tard, l’histoire du type qui a servi de modèle aux galettes bretonnes, c’ui-là, et son copain Georges, ils se la pètent un peu trop je trouve ! On les fera passer après les autres, ça leur apprendra, non mais !
On va donc parler de Sainte Marthe et de la Tarasque.

Autour de l'an 48 après Jean-Claude, Marthe, sa sœur Marie Madeleine (la fameuse de « Da Vinci Code » – là, c’est pas de ma faute, si on en revient encore à celle-là) et son frangin, le résurrectionné Lazare, décident d’aller se changer les idées, en se payant un petit séjour en Provence, parce que, franchement, y en a ras le bol de la caillasse de la Palestine !
Elle s’installe d’abord en Avignon, mais, vu le prix des locations, les économies risquent de pas faire long feu, alors elle prend ses cliques et ses claques et traîne ses coturnes jusqu’à Tarascon (en plus, elle vient de voire « le Pont de la Rivière Kway » et elle « phobise » sérieusement depuis). Le bled lui plaît bien, sauf qu’il y a un petit détail qui coince dans le paysage (une dizaine de mètres d’écailleux et turbo à la nitro tournant non stop, un « léger » détail, en effet !) Paraîtrait que la bestiasse se nomme « Tarasque » (Boulba de son nom de famille).

Un type au nom à coucher dehors avec un billet de logement, Jacques de Voragine, l’a soit-disant décrite dans « La légende dorée » : "Il y avait à cette époque [...] un dragon moitié animal-moitié poisson, plus épais qu'un boeuf, plus long qu'un cheval avec des dents semblables à des épées et grosses comme des cornes, qui était armé de chaque côté de deux boucliers."
(Bonjour la dégaine !)
D’abord qu’on m’explique : comment une bestiole tenant du merlu (et pas du squale), du bœuf et du cheval (terribles ça comme fauves) et armée de blindage (donc pour se protéger et pas attaquer) serait une menace pour quiconque ? D’accord y a les dents comme des cornes (si ça se trouve il la regardait dans le mauvais sens la Tarasque) mais c’est pas une raison ! Faut pas oublier qu’on est quand même dans le sud (j’voudrais pas dire, mais les gars du coin sont bien réputés pour enjoliver les choses, voire Tartarin !). Ce serait le fruit des amours du Léviathan (bien connu pour ses meubles) et d’une certaine mademoiselle Onachum, (à tes souhaits), native de la Galatie (pays du centre de l’Asie Mineure)

Dans l’imagerie « jean-claudienne » (judéo-chrétienne, si vous préférez), la Tarasque est plutôt représentée comme un truc à tête de lion, au dos couvert d'épines possédant six pattes avec des griffes et une queue de serpent. (ça me rappelle ces jeux où on assemble des bouts de bestioles diverses pour former un truc complètement délirant, des heures carrées, que j’ai passé à ça, tiens !)
Alors, soi-disant, la Tarasque sévissait autour de Tarascon. Barbotant dans le Rhône, elle gênait les marins en les éclaboussant et en s’amusant à voire si les bateaux pouvaient naviguer la coque en l’air. Parfois, il faut bien se nourrir, elle sortait de la flotte pour aller faire un méchoui avec quelques moutons… bon d’accord il y avait bien quelques mômes et des bergers, mais qu’est-ce qu’ils allaient ficher au milieu de son garde-manger aussi !

Les tarasconais… neux… nois…niens… enfin les villageois, chargèrent Marthe de faire le ménage (on envoie une étrangère deux solutions : elle y reste et ça fait une étrangère de moins, elle gagne et c’est là que les ennuis commencent, parce qu’elle va certainement demander une prime de risque en plus du prix de la course)
Alors là, c’est grand ! La sainte arrive devant le bestiau, en train de se dorer la pilule au soleil, après son repas, elle se plante sous son nez et fait un signe de croix, la bête est tellement baba de voire cette foldingue gesticuler devant elle, qu’elle se transforme en toutou à sa mémère sur le champs (au cas où l’autre allumée serait dangereuse, vaut mieux filer doux !) Vous comprenez mieux pourquoi ça marche dans les films de vampires ?
Une autre version de la légende est que c'est en l'aspergeant d'eau bénite qu'elle le maîtrisa (là aussi, ça marche contre les vampires).

Par contre la suite c’est quand même pas mal non plus ! Une fois la bête domptée, elle l’attache avec sa ceinture (déjà, ou elle était obèse, ou la taille du « dragon » était très, très exagérée) et la conduit comme si de rien n’était devant les villageois qui s’empressent de la bourrer de coups et de lui lancer des pavés jusqu’à ce qu’elle ressemble à une descente de lit..
Quel courage hein ? Un brave dragon, qui, en plus venait de s’acheter une conduite se fait trucider par une bande de mecs vachement héroïques, qui ont quand même attendu qu’une simple meuf leur pré mâche le boulot.

Tout ce que j’ai récupéré de la cousine lapidée, c’est un bout de cuir ! J’y fourgue mes piécettes quand je vais chercher le pain, pour vous dire qu’ils se sont acharnés !
Voilà la triste aventure de cousine Tarasque, c’est pas parce qu’on s’écrivait tous les trente six du mois que ça fait pas quelque chose de voire un membre de sa famille disparaître aussi bêtement !
Bonne journée et à bientôt
La dragonne
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