Des mots
Bonjour !
Hier, en fouinant dans certains vieux trucs, je suis tombée sur un petit carnet, celui qui me servait, il y a pas mal de temps (le fameux cri du loup), à noter des délires qui me venaient en tête.
Je l’ouvre et m’apprête à lire ma prose de l’époque, si impérissable que je l’avais complètement oubliée pour vous dire ! Un mélange de nombrilisme juvénile (on dira que ça excuse ces platitudes hein ?), de pseudo littérature fantastique (je devais être dans ma phase : « Poe et moi, même combat ! ») De pensées immortelles telles que pour exemple : « Même la plus magnifique perle, n’est à l’origine pour l’huître qu’une blessure » (grand ça hein ! Pfff ! J’devais être gonflée à l’hélium, pas possible autrement !), pour arriver à des choses un peu moins à se flinguer, des délires sur les expressions ou mots courants (à mon avis, c’est à partir de là – hélas pas de date ! – que j’ai dû décider de lâcher ma sellerie pour ruer dans les brancards !) Je vous en cite quelques unes (enrichies depuis évidemment).
- Un mauvais chanteur est un menteur congénital (même quand il chante ça sonne faux)
- Le comble de celui qui a le mal de mer, c’est quand même d’avoir en plus le vague à l’âme.
- Avoir maille à partir : avoir un bas qui file
- Les personnes anguleuses ne peuvent tourner rond
- Faire un bide : être enceinte
- Le comble pour un génie des contes orientaux : rester en carafe
- Le comble pour un diabétique : être tout sucre tout miel
- Le comble pour un chasseur, c’est quand même d’exhiber ses ramures ailleurs qu’au-dessus de la cheminée.
- Certains ont le rythme dans le sang, mais une très mauvaise circulation.
- Chercher des crosses : demander le chemin du Vatican
- Perdre l’esprit : gênant ça pour un médium
- Cinéphile : qui entretient ses pellicules
- Clebs de plage arrière : quelqu’un qui ne sait que hocher la tête dans une conversation.
- Chef d’escadrille (le reste de la phrase coule d’elle-même rapport à la blague « le jour ou les cons voleront » plus la peine de l’employer n’est-ce pas ?)
- Chaînon manquant : un abruti, doublé qu’un gros naze.
- Hal : alors là, c’est plus difficile : c’est le genre d’individu qui ne sait pas, qui ne prend pas de décision, qui n’est jamais habilité à faire quoi que ce soit. (rapport à l’ordinateur dans « 2001 Odyssée de l’Espace »
- Mes nuances et ma mode :
« bleu-banane », « jaune-framboise », « vert-gerbille » (une gerbille dans la famille c’est quand on restitue son dîner), l’incontournable « vert-chocolat-bleu-pâle » de mon pôpa, « rose-barbie »(là, vous connaissez, et ça fait pas longtemps !), « endive-de-cave » (pâlichon quoi), « bleu-gnon » (là j’explique c’est la teinte indéfinissable du beau cocard), « Anti-collision » couleurs pétard, « peau-d’sardine » (tissu lamé et irisé, façon métal quoi), « champ-labouré » (velours côtelé), « rêve-de-pet » (satin ou soie, cherchez un peu, mais c’est pas dur), « Philgoin » (un pull tricoté, mélange des deux marques les plus connues de laine évidemment), « Barbouze-de-chez-Fior » (un parfum à deux balles qui prend aux naseaux), « bimbeloterie et gadroles (casseroles en Charente)» (les bijoux).
Donc vous voyez, ça ne date pas d’hier mes élucubrations hein ? Faudra que je continue mes descentes spéléologiques dans le stock de choses que j’ai bien pu amasser depuis des plafonniers (des lustres quoi).
Pour l’instant j’vous ai assez fait l’effet du vin doux alors je vous laisse, à plus tard et passez une bonne journée.
La dragonne
PS: Francky tu va pas dire que j'ai pas fait court là hein? hé, hé!
Hier, en fouinant dans certains vieux trucs, je suis tombée sur un petit carnet, celui qui me servait, il y a pas mal de temps (le fameux cri du loup), à noter des délires qui me venaient en tête.
Je l’ouvre et m’apprête à lire ma prose de l’époque, si impérissable que je l’avais complètement oubliée pour vous dire ! Un mélange de nombrilisme juvénile (on dira que ça excuse ces platitudes hein ?), de pseudo littérature fantastique (je devais être dans ma phase : « Poe et moi, même combat ! ») De pensées immortelles telles que pour exemple : « Même la plus magnifique perle, n’est à l’origine pour l’huître qu’une blessure » (grand ça hein ! Pfff ! J’devais être gonflée à l’hélium, pas possible autrement !), pour arriver à des choses un peu moins à se flinguer, des délires sur les expressions ou mots courants (à mon avis, c’est à partir de là – hélas pas de date ! – que j’ai dû décider de lâcher ma sellerie pour ruer dans les brancards !) Je vous en cite quelques unes (enrichies depuis évidemment).
- Un mauvais chanteur est un menteur congénital (même quand il chante ça sonne faux)
- Le comble de celui qui a le mal de mer, c’est quand même d’avoir en plus le vague à l’âme.
- Avoir maille à partir : avoir un bas qui file
- Les personnes anguleuses ne peuvent tourner rond
- Faire un bide : être enceinte
- Le comble pour un génie des contes orientaux : rester en carafe
- Le comble pour un diabétique : être tout sucre tout miel
- Le comble pour un chasseur, c’est quand même d’exhiber ses ramures ailleurs qu’au-dessus de la cheminée.
- Certains ont le rythme dans le sang, mais une très mauvaise circulation.
- Chercher des crosses : demander le chemin du Vatican
- Perdre l’esprit : gênant ça pour un médium
- Cinéphile : qui entretient ses pellicules
- Clebs de plage arrière : quelqu’un qui ne sait que hocher la tête dans une conversation.
- Chef d’escadrille (le reste de la phrase coule d’elle-même rapport à la blague « le jour ou les cons voleront » plus la peine de l’employer n’est-ce pas ?)
- Chaînon manquant : un abruti, doublé qu’un gros naze.
- Hal : alors là, c’est plus difficile : c’est le genre d’individu qui ne sait pas, qui ne prend pas de décision, qui n’est jamais habilité à faire quoi que ce soit. (rapport à l’ordinateur dans « 2001 Odyssée de l’Espace »
- Mes nuances et ma mode :
« bleu-banane », « jaune-framboise », « vert-gerbille » (une gerbille dans la famille c’est quand on restitue son dîner), l’incontournable « vert-chocolat-bleu-pâle » de mon pôpa, « rose-barbie »(là, vous connaissez, et ça fait pas longtemps !), « endive-de-cave » (pâlichon quoi), « bleu-gnon » (là j’explique c’est la teinte indéfinissable du beau cocard), « Anti-collision » couleurs pétard, « peau-d’sardine » (tissu lamé et irisé, façon métal quoi), « champ-labouré » (velours côtelé), « rêve-de-pet » (satin ou soie, cherchez un peu, mais c’est pas dur), « Philgoin » (un pull tricoté, mélange des deux marques les plus connues de laine évidemment), « Barbouze-de-chez-Fior » (un parfum à deux balles qui prend aux naseaux), « bimbeloterie et gadroles (casseroles en Charente)» (les bijoux).
Donc vous voyez, ça ne date pas d’hier mes élucubrations hein ? Faudra que je continue mes descentes spéléologiques dans le stock de choses que j’ai bien pu amasser depuis des plafonniers (des lustres quoi).
Pour l’instant j’vous ai assez fait l’effet du vin doux alors je vous laisse, à plus tard et passez une bonne journée.
La dragonne
PS: Francky tu va pas dire que j'ai pas fait court là hein? hé, hé!
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