Esprit est-tu là?

Publié le par Sieglind

Bonjour!

Et bien, festive la journée d'hier encore une fois hein? Ma liste a été cochée mais n'a pas été du beurre mou, je vous garantie! Au fait... pour les persifleurs... quand le chat n'est pas là, les souris glandent peut-être, mais côté menuet et gigue endiablée, vous avez tout faux! Je ne joue les moulins à vent qu' avec lui, quand on sort, sinon c'est pas drôle. Ce que je fais plus volontiers, par contre, c'est jouer le Jim Carey en jupons sur msn (n'est-ce pas les copines hé, hé). En tout cas, mon pauvre dragon s'est retrouvé en gare de Milan avec son collègue, en train d'attendre que le train bondé veuille bien partir pour Nice où là, fallait trouver une correspondance vers Toulouse ! (arrivée à Nice à huit, neuf heures du soir... je vous laisse imaginer la nuit!)

Quoiqu'il en soit, prose promise, dose bue! Vous allez l'avoir votre purge littéraire (souvenez-vous, les images subliminales... les slogans... les « dragées Fuca, dragonne est là! »... ça vous revient?) On avait décidé (enfin, je, mais c'est pareil hein?) que j'allais causer de mes expériences dans le domaine des guéridons tournants et verres glisseurs en tout genre. Je n'en narre qu'une, on verra le reste un de ces quatre d'accord?


D'abord plantons le décors! La maison de ma mère adoptive, une vieille baraque de dix huit cent et des pruneaux, remaniée au fil des générations et ressemblant plus à un patwork de pierrailles et bétons variés qu'à une manoir écossais, plus dans « l'esprit » des manifestations dites surnaturelles. Le seul endroit que j'aimais pas trop c'était la cave, mais surtout parce que ça sentait son salpêtre de cinquante ans d'âge et qu'on s'y pelait les miches, été comme hiver.

On va dire, pour résumer, qu'on était dans cet âge charnière, entre le gamin (ou gamine) à tarter et l'adulte... à tarter aussi remarquez, tellement on avait la réputation de saouler tout le monde par nos con... folles inventions, (c'est mieux, même si c'est l'autre mot évidemment hé, hé) Mon frangin, aujourd'hui disparu, était féru de tout ce qui touche au paranormal (moi, pareil, mais ça ne concernait que mes lectures : Bram Stoker, Lovercraft, Poe, Maupassant, Seignolle, Ray... etc, et King plus tard) il voulait épater les copains de la bande en leur tannant la peau pour les persuader que la barraque était « chargée » côté esprits frappeurs (c'est sur qu'on se tapait pas mal sur la trogne à cette époque avec les frangins, mais côté esprits... valait mieux regarder dans le bar familial, on avait plus de chance d'en trouver)


Un samedi soir, ( c'était toujours un samedi, étant donné que le reste de la semaine on bossait, et que le dimanche on était hors d'état de faire quoique ce soit - déjà à l'époque!) on décide d'imiter Allan Kardec (le pape de cette discipline), frangin, un copain « copinesquement » accompagné (quel boulet celle-là, j'm'en souviens encore!) et bibi.

Ma mère adoptive, étant avec nous à l'apéro remonte (elle logeait au premier) et nous laisse à nos « couillonades », comme elle disait, étant donné que son frichti n'allait pas se faire tout seul. Nous, trois chips, une poignée de trucs tellement salés qu'on cherche toujours ce que c'est comme fruit sec et pas mal de liquide, à haute teneur en alcool, nous suffisait pour tenir la route (à l'époque je buvais autre chose que des jus de fruits).

Frangin « conditionne » le copain en lui disant que c'est une maison à «lourd passé », style morts violentes (de rire ça c'est sur), objets qui bougent tout seuls (le balancier de l'horloge, les images à la télé, le tourne-broche du four, ouahhh! C'est flippant!), portes qui se referment sans aide (là, c'est vrai, mais c'est dû au super architecte qui a fichu tout de traviole à l'origine dans c'te bicoque – un descendant de Numérobis certainement), bruits suspects (venant des chiottes? Pas trop, non!  D'ailleurs? Le bois ça bosse tout de même un tantinet au fil des années!) M'enfin, étant donné que le copain était bien gentil mais n'avait pas inventé l'eau tiède, il gobe tout, les yeux équarquillés et la lipe tremblotante (Eh! On est pas bête, on sait choisir nos « victimes »!)

La mort violente, c'est sa copine qui a dû la lui faire subir, et à répétition, vu le regard kalachnikovien qu'elle lui lançait. Elle, totalement hermétique à notre zoulie histoire; tellement hermétique d'ailleurs qu'au bout du moment , elle nous a laissé à nos délires, signalant à son copain, qu'elle espérait qu'il sache exactement où il allait dormir cette nuit, parce qu'elle risquait fort d'être sourde quand il allait sonner (j'vous l'ai dit une enquiquineuse de première!). Il est tout de même resté, ça c'est à son honneur (et a fini sur le canapé-lit) et a insisté pour qu'on presse le mouvement dans les préparatifs médiumniques.

On pousse la table basse (pas spirituellement tendance) et on fouine pour trouver l'équivalent du guéridon plus conforme à ce genre de séance (on avait pas le trois pieds traditionnel, mais une petite table ronde, style jardin a fort bien fait l'affaire). Vite, des bougies, on met la pièce dans le noir et zyva!

Après avoir fait durer le plaisir... frangin annonce que les esprits ne sont pas encore « chauds » et qu'il vaut mieux faire une pause (vexé d'ailleurs le frérot, qu'il n'y ait même pas eu un petit craquement lugubre). On sort de la pièce, pour aller chercher un truc plus conséquent à se mettre dans la dent creuse et on laisse le copain seul sur le canapé.

Petit ravitaillement, style pillage barbaresque dans le frigo maternel, et on redescend pour trouver le zozo tétanisé et blanc comme un baril d'Omo! On s'informe de la raison de ce changement de teint intempestif et de son imitation plutôt réussie de la statue du Commandeur.


« Alors là, vous allez jamais me croire!
- Déballe, on jugera sur pied!
- Z'étiez à peine sorti que j'ai senti des coups répétés sous le canapé! C'était tellement violent qu'il a même tremblé, j'vous jure! Et ça marmonait des trucs..style incantations ou dans l'genre!»

Au même moment, coup répétés sous le canapé (mais le type exagérait – la trouille – parce que c'était violent mais pas au point de faire décoller le mobilier). Un esprit qui maîtrise le morse, c'est pas courant tout de même! Les « incantations » se font entendre, deviner dirais-je, et là, on se regarde avec frangin, lui, triomphant d'enfin trouver une chose tangible dans le monde de l'intangible, moi un peu baba et surtout drôlement curieuse de savoir comment il s'y était pris, étant donné qu'il était avec moi, à l'étage au-dessus. Il faut vous dire que je suis de la race de Saint Thomas... tant que j'ai pas tâté si c'était du pur coton ou de l'acrylique le drap de lit fantomatique, on peut toujours m'en conter!

Et là, ça a fait "tilt" d'un coup! Frangin déçu comme pas permis et moi pétée de rire. On a pigé en même temps. On descend, entraînant le copain mort de trouille et tenant debout parce que c'était la mode, et ce, jusqu'à la cave qui, par le plus pur des hasard (bin tiens!) se trouvait juste au-dessous de la pièce. Et nous vîmes tous la créature de l'au.... dessus, étant donné que c'était ma mère adoptive, perchée sur une caisse, le balai à la main et en train de taper comme une malade dans le plafond en beuglant des « ah vous voulez des fantômes..; et bin en voilà! Houuuuuuu z'êtes contents, z'en voulez encore? »


La soirée spirite s'est finie en rigolade générale et ma mère adoptive est même restée avec nous à blablater jusqu'à ce que la fatigue se fasse sentir, surtout pour elle (elle n'était plus de la toute première jeunesse, ayant plutôt l'âge d'être notre grand-maman).

Alors pas trop déçus? Vous vous attendiez à des gémissements d'outre-tombe et des bruits de chaînes, bin désolée, j'ai que ça en rayon aujourd'hui! Dommage hein? Mais il y en a eu quelques unes qui étaient plus... déroutantes tout de même (mais pas flippantes pour un brin) on verra ça une autre fois, point trop n'en faut s'pas?

Je vous laisse en vous souhaitant une bonne journée et à plus...

La dragonne


PS: Vue la longueur de l'article, je vous laisse tout le week-end pour le digérer d'accord?

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Publié dans Mes gaffes

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M
Fantastique! j'en pleueueure! Ah ! les trucs qui bougent tout seuls chez toi , je m'en étouffe. hi!hi!hi! J'imagine sans peine...pour avoir vécu avec mon cousin et ma soeur ce genre de délire pour effrayer une bécassine du genre de la meuf de ton copain. Un jour je tenterai la narration peut-être. Qulle maman super devait être ta mère adoptive. On ne devait pas s'ennuyer chez vous. Bisou Copine.
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S
Quand tu veux! ça devrait être chouette vu par toi aussi ça! j'attend. Et on ne s'ennuyait jamais on n'avait pas le temps!Bises moyra et bonne soirée.
Z
Genial comme gag !<br /> Moi je n'ai jamais rencontré un para normal !!
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S
Moi non plus remarques... (faut dire que des engagés volontaires... y a de quoi se méfier non? hé, héBises Zordar.
S
MDR, toujours du punch, la nana !<br /> Bisous  @+ :)))
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S
Et comment! hé, hé!Bises samalouna
S
t'es maligne, tu me tiens en haleine jusqu'au bout, et hop c'est la chute.<br /> j'ai adore tout de meme le coup du balai.<br /> tu as une façon de raconter qui me plait.<br /> bises<br /> bon lundi
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S
Merci et ravie que ça te plaise.Bonne journée Stella
P
Bon .... tu commences à me connaitre, donc pas de bisous ni commentaires se rapportant à l'article (que je n'ai pas lu, d'ou ce qui suit !)<br /> Pourrais tu me faire un micro article de 3 lignes avec une images toute simple que je comprendrais facilement ????? Je t'assure que mes derniers neurones t'en remercieront infiniment !<br /> Mais ca ne t'empeche pas de continuer a faire tes articles pour les autres ....<br /> ;o)<br /> ps : Suis je reellement le seul bloggeur qui passe sur le blog des autres et ose affirmer qu'il ne lit pas l'article sur lequel il laisse sa trace ?
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S
MDR! Si c'est pas de la franchise ça... hé,; hé!Des fois je fais ça... le week-end, mais c'est vrai que cela fait longtemps que je n'ai pas mis ce genre de "non-article" hé, hé! Bises PAK