La cuisine au beurre pas mou !
Bonjour !

Petit mot, pour dire que là, pour une fois, mon absence est due à autre chose que ma flemme suraigüe (et légendaire). C'est même tout le contraire, j'ai péché par excès d'activité (sisiiii, quittez moi ce sourire ironico-sceptique de votre trogne ti souite ! Je confirme... "excès d'activité" !)
Un historique des fait s'impose, sinon vous n'allez rien piger (même avec l'historique, j'ai un doute, ayant tendance à noyer le carassin doré même pour donner l'heure alors...) Une mienne* connaissance s'est plongée dans une panade bien collante cette semaine. Elle vient d'ouvrir un p'tit restau sympa et qui commence à avoir ses clients fidélisés et pas que par sa jolie goule (vi, j'ai des copines canons, j'ai droit non ?)
On s'est connues il n'y a pas si longtemps que ça, à l'anniversaire d'un de mes fameux pote squatteur de cafetière et je m'arrête pour blaguasser un peu dès que je passe devant chez elle ( donc régulièrement, vu qu'elle est entre chez bibi et le centre du village, suis pas asociale au point de faire un détour tout de même).
Lundi, point de blaguasserie au programme, je trouve tout le monde en train de jouer les derviches tourneurs aux quatre coins de la cuisine, une copine toujours aussi canon mais légèrement destructurée capilliculturesquement parlant et trottant menu sur ses hauts talons tellement que je pensais qu'elle s'entrainait pour la sévillane ou le flamenco. J'attends que Manitas de Plata arrête ses arpèges (que le rythme se calme un peu, le Manitas était purement virtuel évidemment) et apprends que son chef cuisto a fait une fugue et les laisse en plan, elle et son apprenti avec un menu du jour pour une vingtaine de personnes à prévoir et ce tout les jours, sans compter les trucs à emporter et surtout un repas d'association du coin avec trente joyeux drilles de prévu (hier midi pour être précise)
On va dire que je suis peu occupée professionnellement (pas occupée du tout, si on considère que j'ai le statut privilégié de femme au foyer) donc, je peux me permettre de me retrousser les manches (si tant est que les marcels aient des manches) et de la dépanner en aidant un peu, parce que soyons logiques la bilocation n'est pas encore la norme dans notre société et se retrouver en caisse, à prendre les commandes, touiller le frichti et constater que les convives ont déjà tout sifflé dans la panière en attendant la suite, ça permet de ne pas faire de mousse, mais ça ne ménage ni les quilles ni les nerfs.
J'ai un truc perso, très zarbi pour une hyper-active, mais dès qu'il y a stress, je "zénitudinise" en réaction (je calme le jeu si vous préférez) et il faut être franc, quand on n'est pas impliqué personnellement dans un truc, on voit ce que l'autre a du mal à discerner dans toute cet affolo ambiant...
Du coup, j'ai droit à un regard humide de cocker (ou de biche, ça va mieux avec mon canon de copine la comparaison) et à un "dis... ça te dirait de faire la cuisine ici... j'te paierai bien sur...".
Ma réponse : "?!!!..." (ajouter les billes de lotos et la goule verrouillée position portes-ouvertes)
La panique lui fait dire n'importe quoi la pauvre... Si elle connaissait le bestiau, jamais elle n'aurait lancé une telle proposition... mais dans l'affolement, je lui pardonne, elle est trop "jeune" la gamine pour bien maîtriser tous les aspect de la dragonn'attitude !
Je lui explique que, d'accord, j'ai eu des idées sinon lumineuses, du moins pertinentes quant au fait de concocter un rata de midi pas trop salingue et ce pour la semaine et sans y passer trois plombes, d'accord, je lui ai même fait ma goulash maison** pour qu'elle n'ait qu'à s'occuper du couscous marocain pour son association, d'accord, j'suis la reine du tranchage de baguette pour les corbeilles des tables, et re-d'accord pour anticiper ce dont elle va avoir besoin, mais ça ne peut être que ponctuel, il lui faut un chef cuisto, lui maîtrise son boulot et pour son apprenti, je ne suis peut-être pas le meilleur exemple de professionnalisme et de méticulosité qui soient, peu s'en faut !
Donc, pendant trois jours, j'ai dépanné la copine, joué les marmitons et les serveuses*** pour lui éviter de virer bredine avec les semelles des pompes en train de crâmer, mais n'ayez pas peur... la rubrique des faits divers du patelin restera vierge de tout entrefilet concernant une empoisonneuse de masse sévissant sous des tifs à la couleur indéfinie (j'ai acheté une teinte... "cerise noire" mais ça tient du cocktail de mûre et de framboise écrasées, m'en fiche... on me voit de loin). J'ai même traîné sa frangine à l'ANPE pour qu'elle ouvre un dossier offre d'emploi, sinon elle ne se serait jamais bougé le popotin, ayant toujours un truc-excuse à faire (ça doit la gonfler, je la comprends remarquez)
Donc, cet interlude culinaire va prendre fin, si elle a un manque question renouvèlement de sa carte, je me bornerais à la dépanner pour la mise au point des menus pour la semaine (elle ne fait pas ça, je trouve qu'elle devrait, ça lui éviterait de trouver dans l'urgence et de paniquer si elle est en rade de produits frais ou d'ingrédients chez son fournisseur) Faut pas oublier qu'à la base, vous savez tous que la cuisine et moi, ça fait trois ! Je peux faire, je fais même... quand je reçois, mais si je puis y échapper, c'est toujours tout bon pour moi, alors faire la cuistance pour une troupe et ce cinq jours pas semaine... c'est friser l'hérésie !
Vous comprenez donc, que je n'ai pu faire grand chose, que ça soit lire chez les copains du blog ou rédiger moi-même. Ayant calmé le jeu, la suite et fin de l'opéra de Poulenc verra le jour la semaine prochaine (espérons qu'on ne me demande pas entre temps de monter un mur de parpaing ou d'aider au "bigoudisage" chez un capilliculteur, partie comme je suis, je suis plutôt pluridisciplinaire en ce moment !)
Bonne fin de semaine à tous, demain fête de la musique oblige, on ira écouter la copine qui se produit aussi dans un groupe (pas que moi dans le domaine de la pluridiscipline !), Espérons que le bassiste n'aura pas été traumatisé, c'était lui la victime de mon "baptême"*** lors de mes tentatives infructueuses de service en salle. Espérons aussi qu'elle aura évacué tout le stress de cette semaine plus que festive pour les nerfs ! Je file au kawa, en compagnie de fiston qui émerge, on est deux sur la cafetière en ce moment, elle ne va pas faire l'année à ce train là ! A plus...
La dragonne

-=-=-=-=-
*j'aime bien... ça fait médiévaleux... et rétro en diable l'adjectif possessif avant , vous trouvez pas ?
** en rognant sur le temps que j'y mets vraiment, ça peut cuire près de trois jours ma pitance !
*** j'ai servi deux assiettes... et "baptisé" l'un des convives... heureusement un des proches de ma copine mais ça m'a conforté dans ma résolution de ne pas quitter la cuisine, empoisonner ou rendre minable une tenue proprette il faut choisir...

Petit mot, pour dire que là, pour une fois, mon absence est due à autre chose que ma flemme suraigüe (et légendaire). C'est même tout le contraire, j'ai péché par excès d'activité (sisiiii, quittez moi ce sourire ironico-sceptique de votre trogne ti souite ! Je confirme... "excès d'activité" !)
Un historique des fait s'impose, sinon vous n'allez rien piger (même avec l'historique, j'ai un doute, ayant tendance à noyer le carassin doré même pour donner l'heure alors...) Une mienne* connaissance s'est plongée dans une panade bien collante cette semaine. Elle vient d'ouvrir un p'tit restau sympa et qui commence à avoir ses clients fidélisés et pas que par sa jolie goule (vi, j'ai des copines canons, j'ai droit non ?)
On s'est connues il n'y a pas si longtemps que ça, à l'anniversaire d'un de mes fameux pote squatteur de cafetière et je m'arrête pour blaguasser un peu dès que je passe devant chez elle ( donc régulièrement, vu qu'elle est entre chez bibi et le centre du village, suis pas asociale au point de faire un détour tout de même).
Lundi, point de blaguasserie au programme, je trouve tout le monde en train de jouer les derviches tourneurs aux quatre coins de la cuisine, une copine toujours aussi canon mais légèrement destructurée capilliculturesquement parlant et trottant menu sur ses hauts talons tellement que je pensais qu'elle s'entrainait pour la sévillane ou le flamenco. J'attends que Manitas de Plata arrête ses arpèges (que le rythme se calme un peu, le Manitas était purement virtuel évidemment) et apprends que son chef cuisto a fait une fugue et les laisse en plan, elle et son apprenti avec un menu du jour pour une vingtaine de personnes à prévoir et ce tout les jours, sans compter les trucs à emporter et surtout un repas d'association du coin avec trente joyeux drilles de prévu (hier midi pour être précise)
On va dire que je suis peu occupée professionnellement (pas occupée du tout, si on considère que j'ai le statut privilégié de femme au foyer) donc, je peux me permettre de me retrousser les manches (si tant est que les marcels aient des manches) et de la dépanner en aidant un peu, parce que soyons logiques la bilocation n'est pas encore la norme dans notre société et se retrouver en caisse, à prendre les commandes, touiller le frichti et constater que les convives ont déjà tout sifflé dans la panière en attendant la suite, ça permet de ne pas faire de mousse, mais ça ne ménage ni les quilles ni les nerfs.
J'ai un truc perso, très zarbi pour une hyper-active, mais dès qu'il y a stress, je "zénitudinise" en réaction (je calme le jeu si vous préférez) et il faut être franc, quand on n'est pas impliqué personnellement dans un truc, on voit ce que l'autre a du mal à discerner dans toute cet affolo ambiant...
Du coup, j'ai droit à un regard humide de cocker (ou de biche, ça va mieux avec mon canon de copine la comparaison) et à un "dis... ça te dirait de faire la cuisine ici... j'te paierai bien sur...".
Ma réponse : "?!!!..." (ajouter les billes de lotos et la goule verrouillée position portes-ouvertes)
La panique lui fait dire n'importe quoi la pauvre... Si elle connaissait le bestiau, jamais elle n'aurait lancé une telle proposition... mais dans l'affolement, je lui pardonne, elle est trop "jeune" la gamine pour bien maîtriser tous les aspect de la dragonn'attitude !
Je lui explique que, d'accord, j'ai eu des idées sinon lumineuses, du moins pertinentes quant au fait de concocter un rata de midi pas trop salingue et ce pour la semaine et sans y passer trois plombes, d'accord, je lui ai même fait ma goulash maison** pour qu'elle n'ait qu'à s'occuper du couscous marocain pour son association, d'accord, j'suis la reine du tranchage de baguette pour les corbeilles des tables, et re-d'accord pour anticiper ce dont elle va avoir besoin, mais ça ne peut être que ponctuel, il lui faut un chef cuisto, lui maîtrise son boulot et pour son apprenti, je ne suis peut-être pas le meilleur exemple de professionnalisme et de méticulosité qui soient, peu s'en faut !
Donc, pendant trois jours, j'ai dépanné la copine, joué les marmitons et les serveuses*** pour lui éviter de virer bredine avec les semelles des pompes en train de crâmer, mais n'ayez pas peur... la rubrique des faits divers du patelin restera vierge de tout entrefilet concernant une empoisonneuse de masse sévissant sous des tifs à la couleur indéfinie (j'ai acheté une teinte... "cerise noire" mais ça tient du cocktail de mûre et de framboise écrasées, m'en fiche... on me voit de loin). J'ai même traîné sa frangine à l'ANPE pour qu'elle ouvre un dossier offre d'emploi, sinon elle ne se serait jamais bougé le popotin, ayant toujours un truc-excuse à faire (ça doit la gonfler, je la comprends remarquez)
Donc, cet interlude culinaire va prendre fin, si elle a un manque question renouvèlement de sa carte, je me bornerais à la dépanner pour la mise au point des menus pour la semaine (elle ne fait pas ça, je trouve qu'elle devrait, ça lui éviterait de trouver dans l'urgence et de paniquer si elle est en rade de produits frais ou d'ingrédients chez son fournisseur) Faut pas oublier qu'à la base, vous savez tous que la cuisine et moi, ça fait trois ! Je peux faire, je fais même... quand je reçois, mais si je puis y échapper, c'est toujours tout bon pour moi, alors faire la cuistance pour une troupe et ce cinq jours pas semaine... c'est friser l'hérésie !
Vous comprenez donc, que je n'ai pu faire grand chose, que ça soit lire chez les copains du blog ou rédiger moi-même. Ayant calmé le jeu, la suite et fin de l'opéra de Poulenc verra le jour la semaine prochaine (espérons qu'on ne me demande pas entre temps de monter un mur de parpaing ou d'aider au "bigoudisage" chez un capilliculteur, partie comme je suis, je suis plutôt pluridisciplinaire en ce moment !)
Bonne fin de semaine à tous, demain fête de la musique oblige, on ira écouter la copine qui se produit aussi dans un groupe (pas que moi dans le domaine de la pluridiscipline !), Espérons que le bassiste n'aura pas été traumatisé, c'était lui la victime de mon "baptême"*** lors de mes tentatives infructueuses de service en salle. Espérons aussi qu'elle aura évacué tout le stress de cette semaine plus que festive pour les nerfs ! Je file au kawa, en compagnie de fiston qui émerge, on est deux sur la cafetière en ce moment, elle ne va pas faire l'année à ce train là ! A plus...
La dragonne

-=-=-=-=-
*j'aime bien... ça fait médiévaleux... et rétro en diable l'adjectif possessif avant , vous trouvez pas ?
** en rognant sur le temps que j'y mets vraiment, ça peut cuire près de trois jours ma pitance !
*** j'ai servi deux assiettes... et "baptisé" l'un des convives... heureusement un des proches de ma copine mais ça m'a conforté dans ma résolution de ne pas quitter la cuisine, empoisonner ou rendre minable une tenue proprette il faut choisir...
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