Dodo l'enfant do!

Publié le par Walsong

Bonjour à vous

 

 

Nous voici donc reparti pour le monde enchanté des dieux, nains et dragons pour assister à leur lutte sauvage pour le pouvoir

 

LA WALKYRIE - ACTE III

 

Le lieu : le rocher des Walkyrie (le dernier salon où l’on cause !) Un peu épuré du côté déco. Mais sympa et calme surtout – pour l’instant parce neuf donzelles en virée, ça va faire du bruit !

 

Les personnages : Les 9 Walkyries, dont Brünnhilde, sœurs et guerrières psychopompes. Sieglind et Wotan.

 

Si j’osais… allez tant pis ! je me fais un petit plaisir sadique ! Vous voulez des prénoms tartignoles ? En voilà huit ! (Brünnhilde, c’est fait mais il est pas mal déjà)

Alors je vous présente les frangines « encanassonnées » : Gerhilde, Helmvige, Ortlinde, Waltraute, Rossweisse, Siegrune, Grimgerde, Schwertleite – ouah ! - ça fait du bien comme une bordée d’injures à la capitaine Haddock

 

Donc, Brünnhilde s’étant fait la belle avec Sieglind pour éviter les foudres de son cher paternel - c’est pas bien de désobéir à son papa ! – et celui-ci parti à leur recherche, nous nous retrouvons aux alentours du rocher qui sert de salle de débriefing aux Walkyries. Les filles arrivent sur leurs chevaux pégasés (Pégase ? Vous connaissez, le cheval avec des ailes ? Oui, ça vous revient !) au son de la musique d’ « Apocalypse Now ». (il faudrait recompter combien il y a d’hélicoptères pour savoir si la la comparaison va jusque là).

 

Les soeurettes voient arriver la cheftaine du groupe mais ce n’est pas un guerrier trépassé qu’elle a pris en stop, c’est une nana, un peu chiffonnée et décoiffée (rouler en décapotable, à « tombeau ouvert » - ouaf ! l’allusion ! –  influe un peu sur le look). Brünnhilde raconte dans les grandes lignes ce qui l’emmène ici et conseille à Sieglind d’aller planquer sa couenne en forêt (les arbres ça fait bien écran, quand on fait une reconnaissance aérienne, ce que Wotan va s’empresser de faire, ça je vous en fiche mon billet !).

 

Sieglind en a un peu ras la cafetière, faut dire que pour la pauvre petite, c’était pas le jour ! Elle sort déjà le tube de barbituriques pour rejoindre son jumeau. « Si j’étais toi, je réfléchirai avant de faire ça ! » Lance Brünnhilde en envoyant valser les cachets d’un revers de la main. « C’est pas les somnifères qui nourrissent leur femme ! Et en plus il faut qu’elle mange pour deux maintenant ! » Diplomate la Walkyrie ! Elle lui annonce comme ça, alors qu’elle n’a même pas vu les résultats d’analyse, qu’elle va être mère et d’un héros par-dessus le marché ! En plus, elle doit avoir lu dans le marc de café, car elle sait même son prénom : Siegfried !

Du coup, Sieglind renonce à sa tentative de suicide, remercie et bénit Brünnhilde (j’adore cet air ! qu’on retrouvera d’ailleurs à la fin des dieux, dans le Crépuscule). Elle se sauve en forêt, et devinez quoi… Comme par hasard, c’est la forêt de Fafner, le géant transformé en dragon – Quel zeureux zazard !

 

Une de planquée, l’autre a du mouron à se faire car le père arrive furibard pour disperser la volaille inutile et rester entre quatre yeux (pardon trois, pour être exact !) avec la coupable.

Brünnhilde, qui a fait un an de droit, lui rappelle que c’est tout de même de lui l’idée d’aider Siegmund contre Hunding et que si sa chère et pas du tout tendre Fricka n’avait pas mis son grain de sel, tout ça n’aurait pas eu lieu. Donc homicide involontaire sans préméditation pour elle.

L’avocat général et président – y’a cumul -  c’est pas normal ! – Wotan, donc décide qu’il n’y a pas à tortiller, il faut une peine sévère !  (Sinon il ne sera plus respecté, ça se comprend) Celle-ci tombe :

La Walkyrie est condamnée à dormir (chouette !  C’est sympa comme verdict !) jusqu’à ce qu’un héros puisse la réveiller – cette partie de la sentence, c’est elle qui a réussi à la soutirer à son papa, car vraiment elle ne se voyait pas appartenir au premier venu ! On a quand même un rang à tenir (snob, mine de rien la petite !).  J’entends déjà l’air du bal du ballet de Tchaïkovski, à moins que ça soit les images du dessin de Disney qui s’impriment ! Au choix !

Petit bisou au front après l’histoire quotidienne et dodo ! Wotan, maîtrisant parfaitement la technique de Mesmer, l’utilise sur Brünnhilde. Maintenant il faut trouver l’endroit où coucher la Walkyrie. Il est vite trouvé : le rocher. Mais un rocher c’est accessible à tout un chacun, alors on l’entoure d’un rideau de flammes (là c’est déjà plus dur, si on n’a pas de combinaison ignifugée). Donc, Wotan siffle Loge qui rapplique (pas physiquement mais sous sa forme élémentaire de feu) Celui-ci frotte son briquet à amadou, souffle sur les braises et la petite se retrouve au chaud,  emmitouflée sous son armure et son bouclier (si elle attrape froid, ce ne sera pas de sa faute !).

 

Fin de l’acte et de l’opéra sur image du rocher en flamme et motifs de l’Adieu, du Sommeil, du Feu Magique et de Siegfried, avec en arrière-plan sonore la menace de la malédiction .

 

Une aparté mais je ne peux pas m’en empêcher, cette scène est :ze scène !

La musique est à tomber sur le derrière (si vous le pouvez, écoutez ce final, vous m’en direz des nouvelles !)

 

Cogitez bien sur les fameux rapports, mythe wagnérien et contes et légendes personnels (A part la belle au bois dormant évidemment ! Trop « Elémentaire mon cher Watson ! »)

 

Bonne journée

 

Walsong

 

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Publié dans Wagner

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B
Tu as de supers images pour illustrer le ring .....ah la chevauchée on ne la connait que trop .....et le duo ...les adieux de Wotan ...musique du feu magique ....magnifique
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S
Un truc qui te hérisse négativement ou te donne un sacré coup au plexus positivement, (gamine, j'avais du mal à respirer normalement en écoutant, comme si le son me bloquait la cage thoracique pour te dire, ça ne me le fais qu'ici et pour Mahler)...Bonne soirée.