Le fils des jumeaux

Bonjour à vous !
Le Walsong lyricomane et déjanté revient.
Après ces petits intermèdes pour nous permettre de soufller,, reprenons la narration du cycle de lAnneau. Donc, à la fin de la Walkyrie il ne restait pas beaucoup de monde sur pied : deux mort, une endormie, une bien abîmée et en plus enceinte jusquaux yeux. Voyons ce qui se passe par la suite :
SIEGFRIED
ACTE I
A signaler que dans cet opéra, on va retrouver des personnages de lOr du Rhin : les frères nains, et Fafner, le géant, un petit peu métamorphosé (toujours aussi grand, mais il crache du feu maintenant).
Je vous donne les nouvelles du jour : Sieglind, la jumelle, sortie daffaire grâce au coup de main de lendormie, jai cité Brünnhilde, donne naissance à Siegfried (le bébé freudien par excellence) et où ça madame ? Dans la forêt de Fafner, le géant devenu pyromane. Elle meurt (cest éprouvant de donner naissance à un héros et toujours mortel dans les opéras) et Mime le frère du voleur de lanneau récupère le futur Rambo pour lélever dans le but, lui aussi, de lutiliser pour reprendre lOr. Il a aussi récupéré lépée Nothung, enfin ce quil en reste depuis la grosse colère de Wotan. En parlant de lui justement, il se promène depuis un certain temps dans le coin, pour observer le déroulement des opérations. Cest fou ce quelle est fréquentée cette forêt, gisement épuisé euh pardon : mine de rien.
Donc le résumé de la situation étant faite, lopéra en trois actes peut commencer.
Le lieu : une caverne au milieu de la forêt
Les personnages : Mime, nain et frère dAlbérich (souvenez-vous, le souffre-douleur du Nibbelheim), Siegfried (quon connaît déjà mais in utero dans la Walkyrie), et Wotan (encore déguisé, ça devient une manie chez lui depuis quil a séduit la maman de jumeaux en prenant le pseudo de Wälse (Wälse
Wälsung
Walsung
Walsong et oui ! cest moi !)

Le Prologue (Vorspiel in Deutsch im Text) décrit en musique les manigances de Mime, avec motif de lAnneau pour conclure (cest lui lobjet convoité par excellence)
Mime est en train dessayer de forger une épée tout en radotant:
« Ce gamin, cest pas possible, on lui donne un couteau et il faut quil le casse, il ne fait vraiment pas attention à ses affaires ! Jen ai marre de forger des armes pour lui ! Si au moins, je pouvais reforger Nothung, celle-là, il faudrait quil se lève tôt pour la bousiller et, en plus, ça maiderait bien pour me débarrasser du gros lézard qui empeste les cabinets avec son haleine de poney. Après, je récupère lanneau, tue le gamin (une bouche de moins à nourrir) deviens le maître du monde et dis crotte à mon sadique de frère sil pense que je vais lui en faire cadeau ! »
Siegfried revient et il a encore ramassé nimporte quoi dans la forêt, cette fois-ci cest un ours tenu en laisse avec lequel il samuse à fiche la trouille à son pétochard de tuteur (quand il y a une bêtise à faire, on peut lui faire confiance à celui-là !)
Il regarde lépée toute neuve, la prend et la fracasse sur lenclume, sous prétexte, monsieur, que cest pas le dernier modèle (à ces ado!)
Mime lui rappelle que, tout de même, cest lui qui la recueilli et élevé et quil pourrait, au moins, avoir la reconnaissance du ventre ! En pleine crise de rébellion. Là on entre dans un dialogue que bien des parents doivent connaître
« - je suis ton
tuteur
- Ouaih ! mais les parents tous des vieux c. Ils nous comprennent pas, ils nous laissent pas tranquilles, il faut toujours faire ce quils veulent !
Mime de rien (euh mine de rien), tu reviens toujours à la maison, parce que tu sais quil y a à bouffer et de quoi de pieuter à lil
- Tes pas ma mère, et dabord où elle est ma mère ?
- JE suis ton père et ta mère en même temps
- Faut pas me prendre pour un c. je msuis vu dans la glace et on peut pas dire quy a ressemblance.
- Bon daccord ! Elle est morte à ta naissance après quelques petites mésaventures avec des voisins et ta laissé ça (il montre les tronçons de lépée).
- si je suis une charge pour toi, tas quà la reforger, je la prend, tu me files un peu de blé et salut la compagnie ! Je dégage ! »

Evidemment, en bon adolescent bien révolté, en principe là, il devrait sortir en claquant la porte, manque de bol dans une caverne ça foisonne pas ce genre darticle.
Siegfried parti en fanfare, Mime recommence à melouner (radoter en charentais, si vous ne comprenez pas) lorsque se pointe à lhorizon un Vagabond (Wanderer en allemand, encore un W. comme Wälse, Wotan
cest un peu comme les héros qui gardent linitiale de leur nom, dans leur pseudo de scène si on peut dire). Mime est bien embêté car il narrive pas à recoller lépée (normal à cette époque, la Super-glue, ça courait pas les clairières !) Wotan, (cest pas la peine de te cacher, on ta reconnu) sonne à lentrée et comme y a pas foule au rayon conversation, ils sortent les jeux de société et tombent sur « la vérité ou un gage ». But du jeu : le déguisé parie sa tête quil pourra répondre à trois questions (même vachardes) posées par le nain.
1ère question : Quelle race est née sous la terre ?
Réponse : les Nibelungs
2ème question : Quelle race habite le sommet du globe ?
Réponse : les géants
3ème question : Quelle race habite dans les nuages ?
Réponse : la race des dieux
Il a gagné alors cest à son tour de poser les questions :
1ère question : Quelle est la race que Wotan a maltraité tout en la respectant ?
Réponse : les Wälsungs
2ème question : Avec quoi Siegfried doit-il tuer Fafner ?
Réponse : lépée de Siegmund
3ème question : Qui peut ressouder cette épée ?
. Joker ! sais pas !
Là, Wotan, sla pète un peu et lui annonce que seul celui qui ne connaît pas la peur pourra le faire et que lui, Mime, restera sur le carreau. Sympa la programme ! Il se lève et repart par où il était venu (normal remarquez, ya quune entrée !)
Mime est un soupçon ennuyé de ce que ce type encapuchonné lui a dit surtout pour ce qui est de sa mort - faut dire que cest un peu perturbant dapprendre quon a intérêt à rien décongeler pour le repas du lendemain. Il flippe tellement sa race, quil voit des Fafners partout.
Cest à ce moment que Siegfried remontre son museau pour trouver le nain planqué derrière lenclume (faut dire que, vu sa taille, il peut se cacher nimporte où)
« - Tas une drôle de manière de reforger une lame, Coco !
- Mince, lépée ! Ah oui ! Joubliais de te dire
ta maternelle mourante ma chargé de tapprendre un nouveau jeu. Cest celui qui aura peur le premier ! Quand la nuit tombe, est-ce que tu nas pas peur des bruits et des loupiotes bizarres qui sortent de la forêt ?
- Nan ! Mais je peux apprendre si jen ai besoin pour mon départ. Tas quà me montrer.
- Tu as entendu parler de Fafner, le varan de Komodo hypertrophié quon a pour voisin, celui qui dégaze régulièrement et ronfle comme un sonneur ?
- Et alors ?
- Pas catho le loustic ! Il paraît que vaut mieux pas approcher de sa piaule ! Ya des choses pas nettes à lintérieur, genre bouffe avariée et squelettes en tout genre.
- Je laligne quand je veux ce bestiau ! Ta quà retaper lépée et ça va pas traîner.
- Peux pas !
- Faut tout faire soi-même dans cte baraque ! Files-moi le matos !
Siegfried sescrime (ouaf ! le jeu de mot laid pour gens bêtes !) sur larme au son du motif de Siegfried lIntrépide, de celui de lEpée et dune variante du motif du Traité. En trois coup de cuiller à pot, le canif est reforgé et le jeune exalté (cest le moins quon puisse dire !) la teste tout de suite sur lenclume qui se fend en deux.

Fin du premier acte et de mon laïus par la même occasion. La suite . Au prochain numéro selon la formule consacrée.
A plus tard, pour les nouvelles aventures de « Super-Siegfried et son épée pas laser »