Nabucco - Acte IV -

Publié le par Sieglind

Bonjour!

Bon, après...'tendez... trois jours complets pour vous remettre de mon article, si vous êtes encore en pré-digestion, là, j'peux plus rien pour vous, le second service arrive. Donc, sautez sur place pour tasser et faire de la place ou alors vous l'emballez pour le réchauffer plus tard,c'est comme la goulash (ou la daube) ça supporte plusieurs re-cuissons.
Désolée, mais les pastilles Rennie mentales, j'ai pas trouvé. Et là, ça va être du court de chez Pas-Long! Si certains disent... "mouai... on le connait le coup... elle va pas oser nous le resservir?!" Là, vous allez en avoir la preuve (et pour les commentaires, je risque même de faire l'effort de les laisser pour demain et pas dans le même article... c'est y pas bô ça môdam'? (les commentaires post-narratifs évidemment, pas les apartés, ça... j'peux pô, c'est plus fort que moi)

Petit coucou à Cat en cliquant sur la photo, elle m'a inspirée celle-là, Merci ma puce!

NABUCCO - Acte IV -

Le lieu: là, ça va être facile, les mêmes appartements qu'au second acte (si... vous savez... les jardinières, les meubles en bois de la scierie du coin... les emballages de riz au mur...ça y est? Vous y êtes?)
Changement de décors à la scène trois, avec retour là aussi à des accessoires ayant déjà servi: les jardins suspendus! (il jouait dans l'économie Giuseppe sur cet opéra, ça devait être en fin de mois) et là, on met la dose du côté de l'autel du dieu Bel et pas sur la fontaine, c'est jour de sacrifice.

Les personnages:
- Histoire de me contredire, Nabucco arrive en premier (ou alors, je l'ai vexé en disant qu'il jouait les utilités ou les potiches, et c'est rien que pour m'embêter qu'il se pointe au début c'te rancunier!)
- voix à l'extérieur (pas ma faute, c'est vraiment ça, un choeur planqué dans les coulisses, le mouchoir sur la goule, pour faire style "j'suis à l'extérieur de cet immense palais, c'est pour ça que ma voix est étouffée")
- Abdal, le fidèle vieux soldat de Nabu,
- des guerriers,
- Zacharie le prêtre de Jérusalem,
- Phénéna, fistonne de Nabu mais vendue à l'ennemi sur un coup de foudre (là, si c'est pas de l'a-propos ça!! Bin vi, elle est tombée en pamoison devant son p'tit "Ismaël-de-c'qui-l'regarde" et son papa a été mis "au courant" malgré lui de la puissance divine, deux coups de foudre pour le prix d'un, qui fait mieux!)
- Abigaïl comme il se doit, ça serait pas drôle sans l'allumée de service
- Ismaël, juste dans la masse des chanteurs, pas un morceau solo (il pourrait être ailleurs, c'est la même chose)

A l'ouverture du rideau, Nabucco, avachi sur son trône, le diadème de traviole, est en train de coincer la bulle, en ronflant dans sa tessiture évidemment, lyrique oblige.  Dans le sommeil, l'ornement "têtale" a glissé, allez tenter de dormir avec une couronne de miss sur la tronche vous, vous allez voir! Il fait un bond en se réveillant en sursaut:

"P. de rêve à la c. - (d'accord, c'est plus... moins... enfin c'est "Ah! Ce fut un songe, un songe terrible!" mais dans le tiédasse, y a pas mieux je trouve pas vous?) - J'étais en train de courir le cent mètre au fond des bois avec des nuisibles aux miches - (là aussi j'aurai juré, c'est sur!) - et les zozos dehors qui jouent les Chanteclair! Vite, mon cure-dent! C'est le signal pour aller ficher à bas la cité des ennemis, Sion! - (mission... mouarf! trop fort!)
- A mort Phéné! - là, c'est le choeur "encoulissé" -
- Mais c'est fistonne qu'ils sont en train de houspiller!- dit-il en regardant de la terrasse.- C'est sur qu'avec le douze kilos de chaînes qu'ils lui ont fichu aux poignets, comme lest ça doit suffir, elle ne risque pas de s'envoler la babylonienne fière! -  (j'avais bien un truc... mais fallait que ça se passe en Mongolie... pour que ça fonctionne... si vous avez trouvé, vous me le dites hé, hé)"

Le choeur continuant ses appels au meurtre, Nabucco, décide tout de même qu'il serait temps d'aller mettre un peu d'ordre dans tout ce bazar et s'élance sur la poignée... qui lui reste dans la main (les gardiens on enlevé le clou, comme ça, makach pour essayer d'ouvrir!)

"Mais j'suis enfermé! - (qu'est-ce qui lui fait penser ça...) - Eh, l'patron des Hébreux, si tu me sors de cette mouscaille bien grasse, j'te jure, je balance l'autel de Bel (au sens propre et figuré)"

Là, on pourrait avoir un "pliiiing"! avec une loupiote qui vient éclairer sa tronche, symbole visuel de l'illumination divine, ça serait pas mal... (par contre, dans ma version, les accessoiristes se trompent de lampe et fichent une lampe à bronzer, ça serait plus rigolo un Nabucco qui se prend un coup de lune)

Il retourne à sa "bon sang-d'bois" de porte et la secoue, mettant en grand danger l'intégrité d'un chambranle carton-pâteux et de tout le bastringue en placo figurant les murs.
Abdal et ses potes entrent (par où, étant donné que la porte est censée être verrouillée?! En rappel? Du balcon? Comme la scène de l'assaut dans les Blues-Brothers?)

"Eh chef, t'as un bus à prendre?
- Fiche-moi tranquille!
- Tu veux sortir pour qu'on te traite de neuneu foudroyé?! On est là comme garde-malade!
- Neuneu? C'est celui qui dit qui l'est! J'ai récupéré "presque" tous mes neurones! File-moi un opinel!
- Chouette! Un coup d'état contre... le coup d'état! Tiens, fais gaffe, je l'ai fait rémoulé de frais!
- Primo, sauver le valseur de fistonne, deuzio, récupérer mon pliant! Allez au boulot!"

Changement d'un tableau sur des soldats et un Nabu remontés pour fritter de l'autochtone (et pas de l'ennemi pour une fois), en un scène de sacrifice rituel avec grand prêtre, autel expiatoire et deux Charles Hingals comme bourreaux en pendants de cheminée.
Musique pas très jouasse pour annoncer l'arrivée des condamnés et Phénéna entre la première pour s'agenouiller devant Zacharie, son nouveau directeur de pensées.

Petit échange genre: "Courage fillette, c'est qu'un mauvais moment à passer et ton auréole t'attend au vestiaire après!", "Je commence déjà à planer, j'vois une lumière..." - (elle était coupée ou pas sa cam... ça a l'air d'être costaud dis-donc!) -

Propos ô combien édifiants subitement interrompus par des "Ziva, Nabu!" venant des coulisses (décidemment, elles servent beaucoup dans cet opéra je trouve)
Au moment où tous ce petit monde décide de marcher courageusement jusqu'à l'étal, Nabucco entre en trombe, suivi de sa clique:

"Stop! Arrêt sur image! Fichez-moi par terre c'te statue! Boudu-con qu'elle est moche!" (si vous pigez pas que je suis en région toulousaine, pas ma faute là!)"

La "mochetée" est tellement vexée qu'elle tombe d'elle-même en se pétant en plusieurs morceaux (pas de moi, c'est dans le livret ça aussi)

"Allez les mecs! Vous pouvez emballer vos affaires, vous retournez au pays! Pour votre Grand Patron, pas de lézard, il me plait mieux que l'autre gargouille. Et puis dans le même mouvement, faire virer bredin un roi, lui redonner tous ses neurones, et faire couler une bielle à l'usurpatrice qui prend une capsule de cyanure pour un cachou dans la foulée, c'est pas mal je trouve pour un dieu!"

Bin oui, on apprend par lui qu'Abigaïl sentant le vent tourner a préféré "anticiper" la condamnation royale (jamais mieux servi que par soi-même comme on dit)

Les occupants de la scène s'agenouillent (prêtre et officiants de l'autre bord aussi?...) et rendent grâce au très Haut le traitant un peu de Zeus sur les bords (ils doivent se gourrer dans l'émotion, parce que nommer un Jéhova "faiseur d'éclairs"... c'est limite paganisme non? A quand la danse de la pluie?!)

Scène ultime, entrée d'AbigaÏl soutenue par deux guerriers (les boyaux commencent à la rabatter, travailler si vous préférez)

"Pardon pour la bavure! S'cusez tout le monde, je fais que passer (aux deux sens du terme là-aussi). Allez roucoulez en paix sur votre brindille les tourtereaux, j'ai fait une boulette, faut que j'assume. J'espère seulement que l'avocat général de là-haut n'est pas une peau de vache et saura alléger la peine"

Sur ce, elle meurt, et tout le monde se congratule, Zacharie tapant dans le dos de Nabucco en le félicitant d'avoir choisi la bonne équipe.

Fin!

Je vous l'avais dis que ça ne cassait pas trois pattes à un canard question contenu et longueur.
Moralité: l'honneur est sauf, le bon droit triomphe, ils eurent beaucoup d'enfants, enfin toute l'artillerie des bons sentiments quoi! Je regrette Lili, mais ton bain de sang, faudra chercher du côté du prochain opéra, Macbeth, ça de l'hémoglobine, il en dépense sans compter, le bon Giuseppe!

Allez, je file direction... cafetière et brassage de poussière, on se revoit... quand on se reverra, j'peux pas vous dire mieux, je n'ai rien de gravé sur mes tablettes de marbre en ce moment; je musarde quoi.

Bonne journée et à plus

La dragonne


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Publié dans Verdi

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R
Alors, tout d'abord, je le dis haut et fort ! MEME PAS PEUR ! Je peux enfiler la suite dans la foulée (je vais pas me priver) : j'ai tellement la crève que je boulotte du paracétamol depuis hier, de façon régulière, alors pas de risque mdrrrrr.Et pis surtouuuuut !WOUHE ! Macbeth !!!Quelque part, vous vous seriez pas un peu donné le mot avec Alain ?C'est génial, je n'ai jamais eu le temps de lire cette pièce, alors même que j'ai donné son nom à ma chienne ! (oups)Donc je serai attentive, promis !(p.s. : désolée pour le schmilblick sur mon site, quand je remets les articles en ligne à la date de décembre 2005, environ une fois sur 4, la notification part, d'où ta stupeur devant une impression de... déjà lu : en effet !)
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S
Donc, c'est décidé, la prochaine, c'est Macbeth promis! Gros bisous Roanne et soigne-toi bien (gaffe à l'excès de p'tits cachets hein?)
J
C'est moins gai en vrai, mais ça finit tout de même bien....euh! je veux dire, par un mort.... indispensableBises
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S
Incontournable même! hé, hé; Bises Jubelle
M
Salut Ma Dragonne !Et bien je m'y attendais pas... tu vas me demander à quoi je m'attendais, et bien je dirais à une guerre, ou un escarmouche. Elle capitule assez vite l'Abi et en plus elle craint le dieu vengeur, mais je la comprends un peu, elle a quand même eu la couronne grâce à lui dans un certain sens et en même temps elle a vu sa force. Mais je dois te dire, que suis déçue qu'elle laisse tomber si facilement. Enfin, je me demande si Verdi n'est pas un peu macho en la faisant capituler aussi vite. Pensait-il que la femme ne pouvait pas rester longtemps au pouvoir ou bien se révolter ? Remarque que ça ne m'étonnerait pas, dans ce temps là, dans plusieurs romans, les femmes ne faisaient que tomber dans les pommes.Enfin, j'ai bien hâte de commencer à lire Macbeth. Je te souhaite une ecellente journée. À bientôt ! Bises. Maja. PS. Tu n'as absolument rien du dictateur, mais moi j'ai tout du procrastinateur hé hé.
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S
Ah Verdi et le "donne" comme on dit on prononçant "é"!! C'est l'apôtre de l'adage: "Cherchez la femme!". Elle te sème sa zizanie, enflamme le coeur du mauvais ou du bon type, et on a parfois l'impression pour lui  qu'une "bonne" femme (sans jeu de mots.. quoique...) et une femme morte (comme disait un certain officier nord américain au sujet des amérindiens. Mais il n'était pas le seul et les femmes à poigne, perdent les forces facilement..; ou carrément la vie chez ses confrères aussi.J'avais même pensé faire un truc là-dessus: la femme dans l'opéra (mais déjà que j'ai bossé comme un rat de bibliothèque pas mal d'année sur une seule tétralogie, si je me met à ça... ça va m'occuper jusqu'à la retraitre (enfin celle de dragon hé, hé)Et les musaraignes tombaient facilement en pamoison à cause de ce satané corset c'est prouvé (tout ça évidemment pour plaire aux  Messieurs de l'époque)Je vais sortir le livret de Macbeth, t'inquiètes!Gros bisous Maja
L
Un bisou en passant... et même deux, tiens !
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S
Quelle générosité ma muse!!! Du coup j't'en fais quatre hé, hé.
C
Coucou Sieg<br /> Hé oui, un revenant qui n'a rien d'un fantôme. La vie m'a obligé de mettre mon blog entre parenthèse. Je le reprendrai en douce d'autant plus que j'ai beaucoup de peine avec le côté technique.<br /> Ne crois pas que je t'ai oubliée pendant ce temps (c'est impossible- comment oublir un tel bagout). Régulièrement  je me soûlais de tes phrases et de rire je me tordais. <br /> Gros bisous<br />  
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S
Je t'ai marqué tant que ça!!! Bin dis-donc... appelle-moi Zorro! hé, hé. Bises Clicclac et prends ton temps (le côté technique, c'est mon maillon faible aussi, je te rassure)