Macbeth - suite acte I -

Publié le par Sieglind

Bonjour à tous!

Donc hier, on a commencé à causer sataniques et nobles écossais, faudrait tout de même penser à continuer, sinon le fil de l'histoire, on risque sacrément de le paumer et Ariane aura beau demander à Clotho (la moins... moche, soit disant des trois Parques, enfin la moins périmée en tout cas) de lui en prêter un en attendant, vous aurez le temps d'avoir totalement zappé le début, donc on y retourne.

MACBETH - Acte I -

Toujours le même lieu (la lande "râpeuse") et après le salon écossais tendance "musée de Madame Tussaud" et les mêmes personnages...si vous voyez Carmen passer en dansant la seguedille, c'est que vous vous êtes plantés de salle.

La bande du MLF locale ayant ses vapeurs, on l'avait quittée sur son pas de gigue effrené à l'annonce de l'arrivée du nobliau local et de son pote.
Macbeth et Banco entrent donc (ça serait bête qu'on les annonce et que... "et bin nan, on a pas envie na! On s'la pète cabotinage!") tout en se remémorant leur journée de boulot:

"Bin mon colon, tu m'en copieras une journée comme on vient de passer! (oxy-truc prisée par Willie traduction française: triste et favorable, en italien cruelle et belle)
- Mais que du bon pour ta pomme!
- Tiens...j'les avais pas vues ces vieilles carnes! - dit Macbeth en s'apercevant qu'ils n'étaient pas seul (enfin... là, c'est l'ophtalmo que je lui conseille, parce que ne pas voir une bande de sorcières en train de ricaner en faisant des moulinets, faut vraiment marcher vite et en fermant les yeux, ce qui n'est pas le cas sur scène... du moins je l'espère!)
- V'z'êtes qui vous? Avec vos goules à la "Scream" et des barbes de trente ans! (j'vous l'avais dit, c'est des échappées du stand de la foire du Trône) - demande Banco
- Fissa pour la réponse s'iou plaît!"

Les Samantha sur le retour répondent en saluant les deux cocos:
"Salut Macbeth! Mec de Glamis et de Caudore (tu m'étonne qu'avec des noms comme ça, il soit le chef d'un bled paumé!) et accessoirement... Roi d'Ecosse!
- Purée ça fiche les jetons! J'en tremble dans mes molletons!
- Et qu'est-ce que vous voyez pour moi dans votre bol de tapioca? demande Banco qui ne veut pas rester en rade de prédiction - (la boule de cristal ou le tarot, c'est trop commun! Les entrailles de poisson, faut être connaisseur, surtout sous les projecteurs!)



- C'est selon... y a du bon et du moins bon...surtout le tapioca d'ailleurs! ("moins heureux mais plus heureux" encore l'oxy-truc), rêve pas de couronne mais tes fistons en auront une et pas qu'aux prémolaires!
- j'pige pô un truc... j'suis roi, mais c'est tes gamins qu'auront mon diadième....
- zarbi hein?"

Pendant que les deux zozos sont en train de se tirlipoter les boyaux de la tête pour essayer de piger, des messagers (ceux qui viennent à plusieurs pour être sur qu'il n'y en ai pas un qui bouffe la moitié de la commission) rappliquent en criant à Macbeth que le roi vient de le faire chef de Caudore (c'est sur, fallait être plusieurs, trop dur le message!)
"P'tit minute! - coupe celui-ci - j'voudrais pas paraître mêle-sauce ou brasse-beurnée (celui qui se mêle de ce qui ne le regarde pas, si vous voulez) mais un chef de Caudore, y en a déjà un!
- Sauf que ce sournois a joué un tour de cochon au roi et que ça n'a pas traîné il lui a offert des jolis bracelés en acier chromé!"

Ici, passage que j'aime bien... style "on pense tout haut", allez y jeter une oreille, si vous en avez l'occasion. En tout cas ça turbine des neurones parce que Macbeth est en train de se demander s'il n'y a pas une embrouille quelque part et hésite du coup à vouloir accéder au troisième cadeau Bonux: le titre de grand chef.
Et Banco, le matant du coin de
l'oeil, cogite sur ce que ça va pouvoir donner la suite, vu que son pote est du genre à grimper sur la tronche des gens pour arriver plus vite au rayon des soldes aux Galeries Farfouillette.
En accompagnement, les facteurs se demandent ce qui lui prend au type de tirer une tronche longue comme d'ici au lendemain après une nouvelle que plus sympa que ça, tu t'"apnéises" sur le champs!

Enfin tous les types s'en vont, laissant de l'espace pour les chevaucheuses de balais de riz, qui ricanent en se frottant les mimines parce ça risque d'être festif la suite et décident d'aller se planquer le temps qu'on les sonne à nouveau, ça fatigue la pratique assidue de la prédiction intra-tapioca (je sais, j'insiste)!

Changement de tableau, comme cité dans l'article précédent, et on se retrouve dans le salon du pied-à-terre de Macbeth, tapissé avec tous les tartans qu'ils ont pu dégoter (étant donné qu'il y a autant de couleurs que de clans en principe, ça doit piquer les yeux, mais ça évite qu'on s'attarde trop sur les instruments de tortures et massacres disséminés un peu partout)

Lady Macbeth, un fax à la main est en train de lire à haute voix (je sais, c'est une manie, mais sinon, c'est plus de l'opéra, c'est du mime!). D'ailleurs... seule texte "parlé" de l'opéra, ça m'avait frappée gamine (pas trop fort, je "marque" beaucoup) la première fois que je l'ai entendu:

"Ma prune!
Une grande nouvelle! J'ai vu les copines de Madame Soleil et, vu ce qu'elles m'ont annoncé, t'aurais intérêt vite fait bien fait de changer l'en-tête de nos bristols.
Bisous!
Ton nounours (ton Mac, ça pourrait être mal interprété là-aussi!)
PS: a au fait... t'as rien contre les diadèmes?... Mais lotus et mouche bousue hein?"

Après sa lecture, la nana commence à dresser des plans et pas que sur la comète:
"C'est bien joli tout ça... mais j'te connais coco! Faudrait que les frites t'arrivent dans le bec toutes cuites et sans te graisser les pognes en plus! Ah on veut se la péter "royale", et bien va falloir se remonter les manches mon gars, parce que si t'attends que ça te revienne quand Duncan (l'actuel roi) avalera son bulletin de naissance en s'étouffant avec son ratelier, c'est pas demain que je vais porter de la zibeline tachetée moi! T'es pas méchant pour deux ronds c'est ça le problème, et tu flippes de te ficher du raisinet partout... j'vais devoir te secouer un peu sinon je serais la reine mais au rayon charcuterie, département "andouilles et chipolatas"

L'unique serviteur (cité aussi dans le précédent article) entre pour annoncer qu'il faut rajouter des couverts, son mec ramenant des copains à dîner, dont Duncan, et incessemment-sous-peu, vu que toute la bande tourne le coin de la rue.

Elle donne ses instructions: ranger les slips qui traînent, sortir la poubelle, balayer les restes des suppliciés dans la cour (pourquoi pas?), ça attire les bêtes , faire chauffer les soupes instantanées... enfin tout ce qu'une parfaite maîtresse de maison a l'habitude de donner comme ordre (je fais... sauf pour les suppliciés... j'suis pas la p'tite cousine de Vlad Tepesh "draculisé" par Bram Stocker... J'ai essayé... ça attire vraiment les bêtes!)

Et là, elle réalise que c'est trop de la balle! On lui présente le futur mort sur un plateau! Même pas la peine de se
bouger les miches!  Par contre, elle prie les divinités d'en-dessous pour qu'il fasse bien noir cette nuit, ça serait dommage qu'on repère le coutelas juste avant qu'il ne trouve sa... boutonnière! (j'ai failli mettre "couteau économe ne trouve sa patate", mais c'est pas sympa pour Duncan, même si c'est un rôle muet!)

On quitte encore une fois l'acte Un avant l'arrivée de Macbeth et de toute la troupe et on verra plus tard d'accord? Pas envie d'en faire trop non plus... les touches commencent à fumer (le kawa aussi d'ailleurs donc...)

Bonne journée et à plus

La dragonne
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Publié dans Verdi

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V
j'ai celui-ci à lire et les deux suivants. Ta prose se déguste, donc je reviendrai lorsque j'aurai quelqu'instants... je passais juste te dire que le concert de la Fourmiz c'était génial. Ne m'oublie pas je m'appelle "je reviens" ;-) Véro
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S
Prends ton temps ma belle! Quel bol tu as eu! J'adore le chant choral (on s'en serait un peu douté là aussi hé, hé)Bises Véro et à plus; t'inquiètes... je sais
:
je viens d'avalé ton deuxième article Macbeth et ta verve me donne une grande envie d'aller écouter la zique du cher VERDI et la voix de fouine de la lady, Ce soir j'ai fais du tapioca et j'ai pas pu y lire l'avenir  LOL<br />     j'ai hate de voir ta nouvelle tête refaite à neuf (j'ai bien écrit neuf comme neuve et pas neu neu) par un artiste inconnu<br /> bonne fin de journée et bisous du soir
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S
T'inquiètes... ça va viendre hé, hé. Bises Lili et file y jeter un oreille, je l'aime bien celui-là comme je disais précédemment.
M
Salut ma dragonne !Et bien je commence à renifler le gore... je vois déjà la lame du couteau briller dans la nuit, avec la musique style «psychose» lol C'est bon tout ça, je file lire la suite. Et pour répondre à ton com... tu sais même si je sais que tu aimes ce que je fais, j'aime quand tu me le répètes, je suis comme ça, un peu dure d'oreilles ;)Bises.
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S
C't'un peu ça et la musique de Bernard Hermann (que j'ai évidemment hé, hé) ne dépareillerait pas trop!T'es du genre à bien aimer qu'on te répète ce genre de chose hein? Bises ma belle et bonne continuation
M
Coucou Dragonne !! <br /> hé hé il faut me laisser du temps, car ce n’est pas de tout repos que de commenter tes articles, mais je citerai ici l’original justement… qui a déjà eu droit de …cité, je change un mot !! pour ceusses et ceux qui suivent mes délires, ça doit être facile de trouver lequel ….<br /> - Je sais que c’est pourtant pour moi une peine agréable; mais c’en est une pourtant.<br /> - La peine où l’on se plaît est son propre remède.<br /> Macbeth, revenons à notre mull ou mouton de …Kintyre ou …d’Ecosse, est la plus courte des tragédies de Maître (je mets toujours le majuscule !! normal) mais aussi la plus terriblement diabolique. Il (WS) s’est appuyé, comme souvent sur des faits historiques, ici sur les chroniques de Hollinshed, chroniqueur médiéval –coucou Honorius- le Joinville anglais, et a assez fidèlement respecté lesdits (Lady ?) faits. En passant, <br /> la madame Lady<br /> la terrible avait un nom, elle s’appelait Lady Caithness.<br /> Selon le chroniqueur, les premières années du règne du Mac bien que rigoureuses étaient sages, malgré un environnement et des états voisins hostiles. Mais c’est bien connu, le pouvoir rend fou, même de nos jours… heuuuu sans doute à cause du poids de la couronne qui empêche de dormir. Mais selon les commentateurs toujours, notre homme avait une vision, c’est le cas ici sans jeu de mots, il voyait assez loin pour la gestion du royaume, mais il n’a pas su résister aux ambitions de sa Lady. Celle-ci le poussait à agir pour le court terme avec résultat immédiat. Une action après ou poussant l’autre, une sorte de pilotage à vue, sans plan d’ensemble, avec au bout la prise du pouvoir afin de le transmettre à ses descendants….. Et comme c’est une tragédie, on devine comment ça finira … Bon j’arrête, pour la suite ce sera demain, sans doute !!<br /> Bonne soirée .. bien avancée !! Dragonne.   <br />  <br />
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S
Bon historique, ça resitue aussi le "contexte" comme on dit... Tu parles de descendance mais quand on sait que tout comme l'anneau du Ring, l'Or ou le pouvoir rend stérile de coeur et de corps et que Macbeth et sa belette n'ont justement pas cette descendance (dans l'opéra) ... c'était brasser un peu d'air pour rien hé, hé ou pisser dans un Guarnerius !Bises Alain
L
Tiens, au fait, j'avais oublié de préciser : «Brasse-Beurnée», c'était l'un de mes surnoms (donné par Maman, qui mélange gaiement son patois girondin avec le charentais) quand j'étais petiote... et on ne rigole pas, hein !!! Enfin, pas trop !!
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S
Je t'ai répondu chez toi hier, le monde est excessivement petit je trouve hé, hé! Bises Lady Domi