LA FLUTE ENCHANTEE
Bonjour à tous !
Inutile de présenter, je crois celui-ci, le titre - au moins - vous interpelle et un air - au moins - vous trotte en tête (celui qui dit non, Pinocchio à côté, c’est un nez grec qu’il a !)
C’est un opéra du sieur Wolfgang Amadeus Mozart (le petit génie des tableaux, qui joue les yeux bandés, c’est lui). Un beau conte au premier abord mais derrière, pleins de sous-entendus et de préceptes, tirés de son choix philosophique (il était franc-maçon) en plus, être Maçon, c’était très tendance, à l’époque. Je vous laisserai chercher de vous-même ce genre de renseignements, me contentant de tripatouiller, comme d’habitude le synopsis et le livret (c’est déjà amplement suffisant pour vous et surtout pour moi – c’est que je l’entretiens moi, ma flemmingite aigüe !)
Donc, commençons par le commencement :
LA FLÛTE ENCHANTEE
ACTE I
Première partie :
Le lieu : Une clairière (les planches peintes en vert) au milieu d’un paysage sauvage et rocheux (récupération du décors de l’excitée de l’éventail précédente, le décorateur n’étant plus disponible – un coup de cutter mal à propos sans doute)
Les personnages : Tamino un prince quelconque d’un incertain royaume, Papageno un oiseleur qu’à rien trouvé de mieux que se déguiser en serin, pour attirer les piafs, trois Dames (tiens encore trois ! Les Nornes ? Les Filles du Rhin ? les Pieds Nickelés version jupette ?), la patronne des Triplettes : La Reine de la nuit.
Entrée « springtée » de Tamino, qui se fait courser par un lombric assez balaize. Il tombe dans les pommes (fatigue du marathon ou trouille ? Le résultat est le même, il se retrouve en train de renifler les pâquerettes à plat ventre). Trois Nanas, dames d’honneur de la reine de la nuit, se pointent alertées par les stridulations à la Coluche du jeune niaiseux. Elles te plantent le serpent avec leurs épingles à tricoter et commencent à se congratuler sur cet exploit (tuer un ver de terre un peu boosté aux hormones mâles avec du numéro 5 de chez Phildar, y a pas de quoi se pendre au cintres quand même) :
« Z’avez vu les filles comment on l’a décalqué le serpent !
- Ouai, comme qui rigole ! Mais vise un peu par là ! T’as vu le mignon affalé dans la luzerne ?
- J’en f’rais bien mon quatre heure !
- C’est pas tout ça, mais faudrait prévenir la patronne ! T’as qu’à y aller, je reste ici, on sait jamais y a p’tet un nid de grosses bébêtes dans le coin.
- J’dirais plutôt qu’c’est à toi de te bouger, j’suis bien là, et l’autre peut se réveiller.
- Raison de plus les filles pour que ça soit moi qui m’y colle comme garde du « corps » allez-y »
Elles se rebalancent mutuellement le boulot, parce que le Tamino serait peut-être reconnaissant envers celle qu’il trouverait l’arme à la main et le méchant reptile mort à ses pieds….Aucune ne voulant lâcher son bout de gras, si je puis dire, elles y vont à trois pour repasser dans le coin plus tard.
C’est ce moment que Tamino choisit pour ouvrir un œil et pour s’assurer que ses miches ne craignent plus rien. Après un coup de pied dans le futur sac à main étalé à ses pieds, il est en train de se demander où il est tombé quand un bruit se fait entendre dans les coulisses (pardon, sous-bois). Il se planque (on peut pas dire que ça soit un grand courageux le lascar) et on assiste à l’entrée de Papageno, un type plus que zarbi ! Forcé ! Un mec déguisé en piaf, avec des plumes collées n’importe où sur lui et qui souffle dans un kazoo, ça court pas trop les sentiers ! Celui-ci commence à sautiller sur place (ça doit être pour attirer les zoziaux) et se met à goualler :
« J’suis l’attrapeur de piaf, j’ai ma pub dans l’botin, j’suis l’meilleur dans la profession mais… y a un truc qui me manque c’est une meuf !
- Qui t’es toi ? – lui balance Pamino, sorti de derrière son arbre.
- Les oreilles, c’est comme le reste, ça se lave ! J’lai déjà dit ! T’avais qu’à écouter ! Et toi ?
- Bin moi, j’suis un prince.
- C’est ça, c’est ça, et moi j’suis la reine du Bengale ! D’abord t’es tout seul, où c’qu’elle est ta bande ?
- Un peu plus loin, en plus on est vachement nombreux (la question de Papageno a fiché la trouille au Roitelet. Il se renseigne peut-être pour lui faire la peau et lui piquer ses pompes de sports, dernier modèle…avec des types attifés comme des canaris, faut se méfier)
- Cool ! Ca me ferait d’la clientèle supplémentaire pour mes oiseaux ! – ouf ! Ce n’était que ça ! Pamino desserre les fesses.
- Et ici, où qu’on est ? – lance-t-il à l’oiseleur
- Bonne question ! Je vous remercie de me l’avoir posée !... J’en ai aucune idée comme j’ai aucune info sur ma naissance à part que ma maternelle aurait été embauchée comme boniche chez la meuf qu’à une baraque pas trop moche dans le coin. J’ai un deal avec elle, j’lui file des oiseaux et elle me fournit la bouffe et un cruchon. La cheftaine des étoiles on l’appelle.
- La fameuse Reine de la Nuit ? Et tu l’as déjà vue ?
- T’es pas d’ici toi ! Personne n’a vu la nana, enfin personne qu’a pu revenir pour le dire
- T’es vraiment zarbi ! Avec ton duvet sur le poil, tu serais pas un des esprits malins de la dame ?
- T’es c… andide ? C’est pour attirer les bestioles, elles ont moins peur (bien sur un moineau de 1,80 au bas mot, on y croit !) Mais ‘tention ! J’suis pas une gonzesse ! J’suis un costaud, moi !
- C’est toi qu’a estourbi la bestiole alors ?
- Quelle bestiole ? – dit il en scrutant discrètement autour de lui (courageux mais pas téméraire le bougre)
- Le gros serpent, là bas !
- Euh, oui c’est ça ! L’a pas fait un pli ! Estourbi et en plus avec le petit doigt !
A ce moment les trois filles du début refont leur apparition. Elles présentent à Papageno sa paie d’aujourd’hui . Elle sort un peu de l’ordinaire, parce qu’il s’agit d’eau à la place du vin, de cailloux pour les gâteaux et d’un joli cadenas doré pour remplacer les figues du dessert,
« Tiens ! Comme ça tu éviteras à l’avenir d’aller sortir de telles âneries ! »
Papageno se retrouve cadenassé du museau, et pour un bavard comme lui, c’est la pire punition ! (je compatis, je pourrais pas endurer ça longtemps, vous vous en doutez)
« Pour le serpent, c’est à nous trois qu’il faut s’adresser – annoncent les filles au Tamino- en plus, notre patronne nous a demandé de te filer la photo d’identité de sa fille, elle a des tirages en trop ! By, à plus ! »
Sur ce, elles sortent en se fichant pas mal de la tronche que fait Papageno et Tamino se retrouve le regard scotché sur la photo. C’est qu’elle est canon la fifille à sa maman !
Retour des trois nanas qui annoncent que leur patronne a tout entendu et qu’elle le charge, lui, d’aller délivrer la fille du cliché (Pamina qu’elle s’appelle) qu’un démon horrible a « raptorisée » ça fait pas mal de temps.
Sur ces entrefaits, la Reine en question se pointe pour appuyer sa requête comme on dit, par des larmes de crocodiles et des « rendez-moi, ma fille » (non c’est pas Rigoletto) longs comme le bras, des « t’es l’plus fort, tu les auras ! » et surtout un « Si t’y arrive, j’te la donne en mariage ». Pfouit ! Elle disparaît dans une nuage de magnésium !
La c’est la phrase qu’il fallait dire (le reste ça meublait la conversation et surtout les fameux trilles et contre-uts ravageurs du fameux air de la môman)
« Pas d’problème !, j’prend mon paquetage et j’arrive ! Mais j’aurai besoin de renfort
-T’as qu’à emmener Papageno – disent-les trois dame en libérant le gars de son clapet en plus la reine nous a donné un truc pour toi… c’t’une flûte magique pour entourlipouiller les gens. Ils seront tout mignons et doux comme des agneaux si t’en souffle. Pour Papageno, ça s’ra ça ! – elles sortent un truc avec des clochettes au bout (sympa le cadeau, quand on sait même pas ce que c’ est !).
Les deux gars sont prévenus qu’ils auront trois scouts du coin comme guide (si c’est des louveteaux nouvellement engagés, sont pas tirés d’affaire !) et tous le monde sort de scène pour la fin du Quintette de la première partie de l’acte I.

Dense celui-là non ? C’est pour ça, que je coupe au milieu de l’acte, on verra la suite plus tard.
Reposez-vous bien pour la prochaine fois et passez une bonne journée.
Sieglind la dragonne