A la postérité!
Coucou!
Je redémarre doucement après la nuit de folie qu'on vient de passer mon Mc et moi à se trémousser comme des malades (mais vraiment des malades, pass'ke les gens qui nous cotoyaient sur la piste et dansaient dans un demi mètre carré, s'écartaient de nous avec une lueur d'inquiétude dans les yeux).
J'vous explique: quand on danse nous deux, on danse vraiment! On fait pas semblant Et vas-y, que j'te mouline des bras (comme éoliennes on donnerait super, n'empêche!). Et vas y que quand c'est "ethnique" (africain, cubain, brésilien, indou, arabisant, tout est bon) on danse comme les autochtones (pour les africains, avec le bassin en avant, et les jambes ployées évidemment!). Y z'auraient passé la danse de la pluie qu'on aurait entamé des "you-you!" apaches sans problème en brandissant nos touilleurs à cocktails comme des tomawaks.
En bref, on s'lache complètement (c'est le but initiale de la danse non, j'me trompe?) Alors évidemment les timides et les tièdes, ils s'écartent: ils ont peur de se prendre un mauvais coup!
En plus quand je vois des nanas qui se dandinent avec un vague geste des membres supérieurs pour donner le change, pass'ke mesdames, faut pas déranger l'ordonnance de leur brushing ou faire des faux plis à leur robe asymétrique (c'que j'aime pas ces affûtiaux! On dirait qu'elles ont eu maille à partir avec le chat du voisin et que le match Minet-Jupette s'est soldé par un K.O magistral du textile, la bête en ayant emporté des bouts comme trophée)... j'ai envie qu'il me pousse des griffes à moi aussi, pour finir le boulot.
Donc, quand on sort en boîte, c'est pour "danser" et pas se visser sur un tabouret ou un pouf quelconque en sirotant son verre avec des grands airs blasés (de ceux que prennent ceux qui font pilier d'établissement et qui s'la pètent:"j'connais l'patron, j'ai mes entrées...") et puis faut dire que si c'est pour tenir "salon" vaut mieux un pub ou un piano-bar pour la causette parce qui si tu t'amuses à vouloir rivaliser avec le volume sonore de la sono dernier cri, t'as intérêt à prendre du sirop et des pastilles avant et surtout après!.
Par contre, faut être réaliste, le retour à la vie « normale » ne s’effectue pas sans certains symptômes révélateurs comme :
- Mal aux arpions. Bin oui, pass’ke dans les boîtes, les charentaises c’est pas autorisé, les strings à pieds (les tongs, si vous préférez), non plus, comme les baskets, et tenter de danser nu pied, ça relève du suicide podologique, j’ai essayé une fois, mais une fois seulement et le 45 fillette écrasant mon 36 ça m’a calmée de ce côté-là !)
- Mal aux bras (même ça, ça travaille chez nous – voir plus haut)
- Mal à la tête (j’bois pas, dans mon cas, mais les décibels font le reste)
- Mal au dos (« cambre-toi beau gosse », quand c’est tribal, à la longue les lombaires grincent un peu)
- Motricité corporelle très, mais alors très réduite ! (genre escargouille comateux)
- Voix chuchotante (plus fort ça nous fait mal et c’est trop fatiguant)
- Oreilles hyper-sensibilisées (pense-pas si fort, j’ai mal à la caboche !)
- Et pour conclure, aspect général d’une serpillière après l’essorage !
On va tenter de « défroisser » tout ça par une petite tête dans la pistoche et ce soir, j’espère que ça ira mieux pour regarder Tamino et Papageno dans les yeux.
J’enfile ma bouée et le gilet adéquates et j’y vais de ce pas.
Bises de la Dragonne et à plus !
PS : Pour patienter (j’suis la reine de l‘ « Interlude » moi) et si vous voulez laisser un message à la postérité, voilà une petite adresse (‘tention dites pas que des cochoncetés, c’est pour rester 50 000 ans au bas mot à l’écran le truc !)