LA FLUTE ENCHANTEE - Colin-maillard et t'es pas cap!
Bonjour à tous !
Enfin j’ai réussi, malgré une flemingite aiguë à reprendre la direction de mon cher PC pour finir de vous conter cet opéra féerique et moralisateur qu’est la Flûte Enchantée de Mozart.
La dernière fois, on avait laissé Tamino et Papageno dans le noir presque complet avec des zozos pas très portés sur la rigolade à mon goût et qui les ont laissé tomber comme des vieilles chaussettes, sans lampe de poche et avec consigne de pas piper mot jusqu’à ce qu’ils entendent le top final.
Entrée des trois Dames de compagnie de la Nocturnesque Majesté :
« Vous z’ici, on vous croyait z’au zoo ! Mais ça va pas la tête de vous balader dans un endroit pareil ? On espère pour vous que vous avez une sacré assurance vie, parce que là… vous valez pas un dirham les gars !
- Ben j’voudrais bien voir ça ! – lance Papageno, il a la mémoire des bestiaux qu’il encage celui-là.
- Tu vas pas la boucler ! Lui chuchote Tamino
- Attend là, j’ai bien entendu les rombières nous balancer qu’on était presque mort ?
- Ta g…oule, Pagué !
- On vient seulement vous prévenir que la chef a réussi à passer la sécurité. Elle planque dans le temple en ce moment ! Fais gaffe Tamino ! Les mecs à qui t’a causé sont fichés chez nous ! Ils ont un pedigree à faire pâlir d’envie Jack l’Eventreur !
- La-la-lère ! » - chantonne t il pour ne pas les écouter.
Par contre du côté de Papageno, les filles ont trouvé bon public ! Et Tamino est obligé de le bâillonner avec son bandana tellement ça le démange à l’autre d’ouvrir son clapet. Soudain la sirène retentit : les triplettes ont été repérées et c’est le branle bas de combat au milieu des entogés. Elles filent se mettre à l’abri quand l’Orateur et les prêtres refont leur apparition la kalachnikov en bandouillère (bin oui ! Vu comme ça, on dirait bien une base militaire non ?) :
« Bravo mec ! T’as réussi à pas répliquer à ces rombières ! On peut donc continuer notre petit jeu ! »
Et là, il bande les yeux de Papageno (ils vont jouer à colin-maillard ou quoi ?)

La scène change et on se retrouve dans un jardin style belle au bois dormant (surtout que Pamina, la future de Tamino est mollassement étalée sur un baldaquin de roses (bin oui ! C’est joli et ça sent bon alors… seulement paraîtrait que les fleurs odorantes faut pas les mettre dans les chambres à coucher alors, carton rouge au décorateur – ou alors c’est une basse vengeance envers la diva ? Sait-on jamais…)
Monostatos est là en train de lui prendre le pouls à défaut du reste (consigne patronale à respecter impérativement si on veut garder la peau de son popotin intacte). Mais ça le travaille sérieux on dirait parce qu’il veut pousser un peu plus loin son auscultation. La génitrice lunatique se pointe comme une furie :
« N’y pense même pas ! – lance-t-elle au milieu des éclairs et du tonnerre ( quand on joue du magnésium, ça c’est du gâteau !)
- Môman ! – s’écrie Tamina réveillée en sursaut.
- M… la fée Carabosse ! – Tremble Monostatos. Mais ça peut-être intéressant alors, ouvrons bien nos esgourdes !
- J’t’ai envoyé un gars pour te délivrer ouss’k’il est passé encore celui-là ? Questionne la mère.
- Il est parti se faire initier par les copains de Sarastro.
- On est pas dans le caca ! T’es fichue ma p’tite ! Ton paternel avant de passer l’arme à gauche m’a dit que la joaillerie qu’il portait au cou, fallait pas que j’y compte à l’ouverture du testament parce que c’était réservé à ces mecs là, et qu’il faudrait que je me la ferme gentiment et toi aussi par la même occasion, pour rentrer dans leur école de maintien spécial « femmes potiches ». Tu peux pas te mettre à la colle avec une nouvelle recrue de zozos que, plus myso et macho qu’eux tu meure !
- Alors j’peux faire une croix sur mon copain, si j’ai bien compris
- Y a bien un moyen… tu le fais sortir par les souterrains. J’ai apporté un truc pour toi, ton opinel et t’inquiète ! Je l’ai bien aiguisé parce que Sarastro a le cuir dur
- Quoi ! Qu’acoustique’je ? Je dois lui filer un coup de surin ?
- Bin dame ! Si tu veux récupérer la bimbeloterie de son cou, y a pas d’autres solution !
Là, Pamina n’étant pas vraiment « chaude » pour le boulot, la mère pique une de ces quinte à faire trembler les cintres (d’ailleurs ils tremblent sous les contre-ut à répétion de la diva énervée) et la menace de l’oublier à son tour côté testament quand ça viendra. Elle repart suivant son habitude, c'est-à-dire : Pouf ! Magnésium et Monostatos s’approche pour lui ôter le cure-dent des mains et lui proposer un marché :
« T’es morte et ta maternelle aussi si t’es pas un peu plus « gentille » avec moi !
- Plutôt crever !
Raciste ! C’est parce que je suis un peu plus bronzé que toi ? Bin alors j’vais te couper le sifflet définitivement !
Sarastro entre, pour une fois fort à propos, et Monostatos trouve une excuse :
« Patron ! Heureusement que j’ai d’bons réflexes ! Elle voulait vous flinguer votre nouveau costard !
- Faut pas me la faire ! - Tonne Sarastro – j’sais bien que c’est sa frapadingue de mère qui lui a filé le surin alors tu la mets en sourdine et tu te fais oublier !
Monostatos, sort en marmonnant dans sa barbe qu’il va changer de camp.
« Pitié pour ma môman ! – supplie Tamina
- Etant donné que tout ce qui l’intéresse c’est de ficher son bazar partout, le seul moyen c’est que vous vous mettiez à la colle tous les deux avec Tamino, quand il aura réussi son test; ça lui clouera le bec et elle ira bouder chez elle pour nous faire des vacances ! »
Il finit son discours en parlant de salles sacrées où la colère fait pas recette, de l’Amour ramenant dans le droit chemin (le leur évidement) l’homme égaré (elles doivent être drôlement grandes ces piaules, pour qu’on s’y paume quand même !), et de vengeance inconnue au bataillon chez eux.
Ils sortent tous les deux et le décor change une nouvelle fois (mince, j’vous explique pas le hangar de stockage qu’ils doivent avoir au théâtre !)
J’en profite pour m’éclipser et faire une pause avant d’aborder la suite demain.
Alors est-ce que Tamino et Papageno vont réussir leur test ? A votre avis….

Tamina et sa Reine de la Nuit de mère
Bonne journée à tous et sachez être patients !
La Dragonne