LA FLUTE ENCHANTEE - Fin des épreuves

Les 3 dames vues par Zoélie (merci copine!)
Bonjour à tous !
Alors c’est la dernière ligne droite à ce qu’on dirait ? Vous allez pouvoir arrêter de vous ronger les ongles et de piétiner sur place (en plus c’t’agaçant ce bruit, vous pouvez pas savoir !)
Donc dans le dernier article, on en était resté au moment ou Pamina était sauvée in extremis de sa tentative suicidaire par les trois louveteaux bien connus depuis le début de l’œuvre.
Changement de tableau (commentaires déjà faits, donc je m’abstiens !) On se trouve donc devant deux grottes au lever du soleil, dans l’une un feu, dans l’autre une cascade (ouaaah trop fort le symbole !) Et devant chacune un planton, le PM en bandoulière.
Tamino entre et les deux gardes le préviennent que là, ça devient chaud-brûlant (et pas à cause du feu de camp) :
« V’la ton baptême du feu, si tu t’jette à l’eau, faut pas manquer d’air sinon c’est six pieds sous terre » (en bref : il va être purifié par l’épreuve des quatre éléments – jeu : les retrouver dans la phrase précédente).
- Bon bin c’est pas que j’m’ennuie mais faut y aller – lance Tamino en faisant un pas en avant
- Temps mort ! – lui crie Pamina de loin
- Tiens j’entend des voix… ça peut pas être ma copine ?
- Si c’est elle (d’où ils savent ça, eux, s’ils ont pas bougé de l’entrée de leurs trous ?)
- Chouette, j’peux l’emmener et lui causer d’abord ? s’iou plaît ! Allez soyez pas vaches !
- Bon d’accord ! Mais restez pas cent sept ans !
- Ouah ! Trop bon ! Viens là toi ! T’es prête pour le grand huit ?
- Où tu vas j’ te colle ! (sauf si t’es barbouillé). Par contre… ça a pas l’air folichon – folichon l’endroit alors joue nous y un truc pour nous remonter le moral »

Pendant que Tamino joue El condor Pasa en entrant dans la grotte en feu, Pamina s’accroche à son blouson pour pas le paumer encore une fois. Ils traversent et de l’autre côté s’épongent un peu, se bisouillent et entrent dans la grotte à la cascade pour ressortir... à l’entrée du temple tout projos allumés (c’est pire que le palais des glaces leur machin !). Ils sont accueillis par les banderoles, les cotillons et Sarastro et ses grandes pompes.
Changement (respirons, soyons zen !) C’est un jardin cette fois.
Papageno fait son entrée avec une bonne longueur de chanvre autour de la taille (il doit perdre son calebar) :
« J’ai beau siffler, goualler à m’en faire péter les cordes vocales, la p’tite emplumée, s’est fait la malle ! Bon bin piske c’est ça, reste plus qu’à jouer les battants de cloche ! Eh ! S’il y a quelqu’un, j’vous préviens j’v’ais me pendouiller ! – pas de réponse – Euh j’vous aurais prévenus, j’vais l’faire ! – toujours pas de réponse – A la une, à la deux, à la deux et un cinquième… - muettitude environnante - Bon et bin faut y aller ! Ciao la compagnie ! – il va pour se pendre.
- Stop ! – interviennent les trois scouts - T’es bouché toi ou tu le fais exprès, tes clochettes c’est pour faire joli ? T’as qu’à t’en servir, ça va l’attirer la tourterelle !
- Quel co…. incidence ! J’étais juste en train d’y penser – (c’est ça, à d’autres !) – Eho, Machine ! C’est l’heure ! Petit-petit-petit, viens voir le gentil monsieur !

Sur le conseil des trois mômes, il se retourne et tombe nez-à-nez avec Papagena. Et ça se saute au cou et ça se fait déjà des projets mariage, gamins et gamines (deux de chaque pour commencer) et ça commence à parler maison, jardin, chien, chat, poissons rouges tout en sortant de scène.
Avant-dernier (ouf !) changement de tableau pour nous retrouver au milieu d’un paysage polystyrèneux (l’excité du cutter : le retour !). C’est la nuit.
Monostatos le traître, entre suivi de la Nuitesque génitrice de Pamina et de ses trois Dames de compagnie :
« Alors c’est sur ? Si j’vous dépanne vous me donnez votre fifille comme cadeau ?
- J’ai qu’une parole ! Non mais pour qui tu m’prends !
- Gaffe ! Z’avez pas entendu comme un bruit de tonnerre ? Et qu’est-ce qu’il doit tomber, vu le bruit de flotte qui va avec ! Mais on est bientôt arrivés ! C’est la salle où le grand chef doit se trouver.
Ils font tous un pas en avant, et se viandent lamentablement dans la fosse qui s’ouvre sous leurs pieds (facile le coup du « boum-j’-t’attrape »)

La lumière revient et on est dans le temple pour la scène finale ou tous le monde s’est habillé sur son trente et un pour accueillir les nouveaux membres du club avec des colliers de fleur de tiaré et des « Halooooohaaa ! Haloooohaaaa » au son de la guitare hawaïenne.
Papageno et Papagena ne sont pas de la sauterie, mais ça doit pas leur manquer, occupés qu’ils sont à fonder famille !
Voici donc la fin du second et dernier acte de la Flûte Enchantée de Mozart et entre parenthèse, je défie quiconque de dire que c’est pas ressemblant ! Evidemment c’est peut-être « un peu » moins drôle, mais l’esprit y est, j’vous le garantie !
Sur ce, je vous laisse pour souffler un petit peu (et surtout cogiter déjà pour la suite de mes délires lyriques) en vous souhaitant une très bonne journée.

La Dragonne.