AÏDA
Bonjour à tous !

Alors, vous avez bien lu le titre ? Pas d’panique, j’me suis pas mangé un mur, ou cassé la margoulette dans l’escalier (j’ai pas d’escalier d’abord !)
C’est le titre d’un opéra de Joseph Verts – pardon : Giuseppe Verdi. Ce mec on a déjà vu un truc de lui, si je n’me buse ? C’était quoi au fait ?... Mmmmm ?... Bin oui ! Marguerite Gauthier sauce carbonara – la Traviata quoi !
Alors là, on entame une « commande » du khédive (roi vicieux, euh, vice-roi) d’Egypte pour le théâtre italien du Caire. Pour l’historique détaillé, voir les rubriques et livres diverses consacrés à ce « monument » qu’est Verdi, moi, je n’cause que synopsis comme d’habitude ! (j’ai horreur des dates, même si j’adore l’histoire, encore un de mes paradoxes ça - si j’avais un psy, il se régalerait le coco avec mon « cas » ; avec mon bol, ça risquerait même de faire école !)
En tout cas ce que je peux vous dire, c’est que c’est Mariette l’égyptologue français (il prêchait un peu pour sa paroisse on dirait…) qui en a donné l’idée au khédive. On l’engagea comme « conseillé technique » de l’époque pour redonner une idée de la vie égyptienne au temps des « profileux » (j’vais pas revenir sur le fait, mais c’est rapport aux dessins qu’on a de cet époque). Il reconstruisit l’ancienne Thèbes, Memphis, le temple de Ptah, et s’auto proclama « le Gautier des planches » pour les costards.
Donc, mesdames et messieurs, voici la scène 1 du premier acte de l’opéra du sieur Verdi : AÏDA
Le lieu : une salle du palais royal à Memphis (le premier qui dit Tennessee… pourquoi, j’m’escrime moi ? De toute façon, vous n’en faîtes qu’à votre tête, dans c’te classe !)
Les personnages : Des Egyptiens (normal… vu le bled), des prêtres et des prêtresses, Ramfis, leur chef, Rhadamès un jeune guerrier, Amnéris, princesse de son état (elle a souvent des « absences » celle-là, vu le prénom !), le Roi, son pôpa, Aïda, son esclave, Idéfix son chien – naaaaan ! J’rigole ! D’abord les princesses profileuses, c’est pas des toutous qu’elles trimballent en laisse, c’est des futures sacs à main ou des grands chats tâchetés !
Donc, lever de rideau sur une salle du palais. Ramfis, le prêtre en chef et Rhadamès entrent. Le premier explique au second, qu’il y a malaise :
« On a intérêt à planquer le meubles ! Les éthiopiens se pointent vers ici et c’est pas pour nous faire la bise d’après ce que j’ai entendu dire !
- T’as regardé dans le marc de café, pour savoir qui c’est qu’était choisi comme caporal chef pour nous défendre ?
- On peut dire que ça se décante… faut qu’j’aille voir le roi, pour lui donner le nom de l’heureux élu » - (sur ! se faire trouer la panse pour défendre la ville, tout le monde en rêve !) – il sort.
Rhadamès reste seul et commence à se jouer un film du genre : « je coupe en rondelles les méchants éthiopiens, je reviens comme Superman et je choisis Aïda dans le rôle de Loïs Lane » Survient la fille du roi , Amnéris :
« Bin mon cochon, t’as l’air survolté !
- J’suis vénère, moi ! Ramfis a choisi le chef de l’armée, c’que j’aimerai qu’ça soit bibi !
- C’est tout ? T’as rien d’autres comme souhait que jouer à la gueguerre ? Et les meufs ?
- M…. faut pas qu’elle sache pour Aïda ! J’la connais c’te teigne ! Elle fera tout pour casser le coup ! (pense à voix haute- et forte – Rhadamès)
- Je rêve là, c’est d’ma boniche qu’il s’est entiché – (pense de son côté la princesse, qui a vu le regard qu’il a lancé à Aïda quand elle entre) – faut la jouer fine, celle-là ! – (A voix haute) - « Alors bibiche, qu’est-ce qui t’arrive ? T’as la goutte au nez et les yeux d’un lapin russe… t’as pelé des oignons ou quoi ? T’as l’blues ? Raconte à ta copine ! »
C’est nouveau ! Elle se la joue gentille mais c’est pas clair son truc, surtout qu’il faut pas oublier que l’éplorée, c’est quand même son esclave ! Aïda est pas trop chaude pour déballer, mais sa patronne l’entourlipouille si bien, qu’elle balance qu’elle en pince pour….
A ce moment, le roi entre suivi du Ramfis et de toute une floppée de monde. (sauvée par le gong l’esclave, mine de rien)
« Eh, vous savez la dernière ? - lance le papounet à la ronde – j’ai vu les infos et bin, on a intérêt à se préparer parce que ça va chauffer, les éthiopiens rappliquent avec leur chef Amonasro
M… mon père ! – pense, encore tout haut , Aïda
Là, aparté : évidemment qu’il fallait pour que ça soit plus « prenant » que la vulgaire esclave soit justement autre chose qu’une simple boniche ! (élémentaire, mon cher Watson !)
En plus le roi continu en expliquant qu’après vote du jury, c’est Rhadamès qui a remporté le titre de chef des défenseurs de la ville.
L’intéressé saute sur place de joie en battant des mains, pendant que le peuple et les prêtres l’ovationnent. Amnéris lui tend un fanion (emblème de la ville) et Aïda se tape la tête contre les murs parce que :
1 – Son papa c’est donc le roi d’Éthiopie
2 – Il est pas vraiment copain avec le papa de sa patronne
3 – Le mec pour qui elle en pince c’est évidemment Rhadamès, le mec sur qui sa patronne a des vues.
4 – Rhadamès est maintenant le chef des ennemis de son papa.
Elle est pas dans le cacafougna la donzelle !

Et c’est là-dessus que se finit la scène 1 de l’acte I d’Aïda.
On verra la suite plus tard, mais ça commence fort non ?
Bonne journée et à plus tard
La dragonne