COSI FAN TUTTE - Mobilisation pas générale!
Bonjour à tous !
Donc, hier, vous avez vu, j’ai fait l’effort de faire plus court (la mini-jupe du synopsis quoi !) mais c’est vrai, que la veille, je m’étais faite emporter par la redécouverte enfiévrée de l’alphabet. (le pire, c’est que, quoi qu’on en pense, j’ai pas mis tant de temps que ça pour le « pondre » celui-là - une heure et demi grand maximum – j’avais tous les mots imprimés déjà dans la tête, il fallait juste les faire sortir de là, alors que pour un truc pour court, des fois je mets trois fois plus de temps ! Allez comprendre… on va dire que j’étais inspirée hein, ça fera bien)
Donc on a quitté trois gaillards à la terrasse d’un troquet, qui venaient de parier sur la « constance » des copines de deux d’entre eux. La scène change.
ACTE I - Scène 2
Le lieu : un jardin en bordure de mer (on est à Naples, faut pas oublier, et jusqu’à preuve du contraire, où que les plaques telluriques fassent la grève du zèle, c’est quand même un port le bled !)
Les personnages : Fiordiligi, Dorabella, les copines des deux dadais, Don Alfonso, Fernando, Guglielmo, un soldat (anonyme mais pas inconnu)
Au début du tableau, les deux filles sont en train d’admirer des polaroids de leur micheton respectif !
« Et que mon mien à moi il a l’air fier, et qu’il est trognon !
- T’as vu sa bouche ? Et son regard ! Mon mien c’est le plus beau !
- Ouaaaah, je m’sens toute bizarre, j’ai comme des envies… matrimoniales…
- Moi, pareil… ça sent la noce à plein nez
- Sur ! J’te parie tout ce que tu veux que ça se goupille aujourd’hui ! Va falloir éplucher sérieux le catalogue Pronuptia !

- Faut y réfléchir sérieux parce qu’on va te plier l’affaire en deux temps, trois mouvements et qu’on peut déjà remplir le bon de commande !D’ailleurs j’crois qu’ils arrivent … bin non ! C’est leur pote Alfonso !
L’intéressé s’avance un kleenex plaqué sous son nez et les yeux frottés à l’oignon nouveau !
« Ah ! Mes pov’ gamines ! Si vous saviez !... sniff ! mouche-mouche re-sniff ! »
Et là, alors que les filles le saoulent de : « Quoi ? Comment ? Kek’c’est ? Déballe ! Accouche ! Tu vas la cracher ta pastille ? », Don Alfonso leur sort l’histoire :
Mes pov’ chitites ! Vos copains doivent partir à la guerre ! Et c’est un truc vachement important parce que ça c’est décidé ce matin. D’ailleurs quand on parle du loup….
Les deux zoziaux se pointent, habillés comme les soldats de bois, le fusil traînant par terre et la tête assez basse pour toucher les genoux ! Ils font assez la farce pour que les copines se laissent avoir et leur jouent la grande scène du désespoir à l’antique :
"Allez-y, piss’ke vous êtes équipés, flinguez-nous tout de suite ! On va crever de désespoir de toute façon, alors un peu plus tôt…
- Euh… on a des chances de revenir vivants alors… c’est un peu « extrême » non le coup de tromblon dans la poire…
- Z’êtes sourds ? On vous dit que passé l’coin de la rue, on se met en apnée et le mec du Grand Bleu, par rapport à c’qu’on va tenir… ça s’ra un amateur ! En r’venant, vous trouverez deux Stroumpfettes déjà raides !
- Vous l’faites exprès ! On y va déjà à reculons, alors si c’est pour avoir la mort de nos copines sur la conscience… c’est vraiment pas sympa de votre part ! »
On entend un roulement de tambour et c’est le signal pour le (faux) départ à la guerre (contre qui, ça on le dit pas entre parenthèses et les filles n’ont pas l’air si curieuses que ça de savoir qui va trouer le bide des namoureux)
« C’est pas que j’trouve pas la scène touchante les enamourés, mais faudrait penser à y aller – annonce Don Alfonso. Le porte-avion a déjà pris le large et le zodiac étant crevé, va falloir que vous le rejoignez en barcasse ça va prendre un peu plus de temps, vu votre musculature »
Les filles font promettre à leur « respectif » de leur envoyer des texto (au moins toutes le heures) et après des au-revoir à rallonges où chacun se jure de pas oublier l’autre, les deux garçons montent dans la coque de noix et s’éloignent (un peu en vrac, parce que l’aviron c’est pas vraiment leur distraction favorite (ça serait plutôt lever le coude, si on en juge par la première scène)

Un soldat (certainement un mec engagé par les compères, lance une tirade sur les « Joies de l’Escadron ».
Les filles se retrouvent seules avec Don Alfonso qu’a un mal fou à pas éclater de rire (il a la main collée sur la bouche et vire gentiment au plus beau pourpre pendant que l’air coincé commence à presque siffler par les oreilles sous la pression !
Les filles agitent leur jupons (bin oui le kleenex de loin, les copains vont pas pouvoir le repérer) et après avoir souhaiter les revoir en un seul morceau, elles sortent à leur tour pour laisser seul Don Alfonso.
Enfin seul, il peut se lacher :
« Ouf ! J’ai cru que j’y arriverais jamais ! Faut dire que les deux autres en ont rajouté des caisses ! C’était pire que les adieux de Charlot à l’écran ! Mais les nanas, j’les connais… ça sera d’autant plus facile de les faire girouetter dans le sens qu’on veut ! - (la donna e mobile… c’est pas dans le même opéra, mais il pourrait la pousser celle-là) – c’est pas tout ça, mais faut que j’aille les retrouver à l’endroit qu’on s’est fixé, pour le changement de « costume » !
Il sort et on a droit à un changement de tableau ! J’en profite comme d’habitude, pour vous laisser vaquer ( j’cause bien quand je veux hein ?) à vos « nobles » occupations.
La prochaine fois, on verra, comment les barbies vont encaisser le coup une fois dans leur studio et surtout on aura droit à l’arrivée d’un nouveau personnage assez utile pour le déroulement du fameux plan des trois Pied Nickelés.
Bonne journée et portez vous bien, comme on dit.
La dragonne