COSI FAN TUTTE - Deux "nouveaux" venus!

Publié le par Sieglind

Bonjour à tous !

Alors, haletants, les yeux fixes, la sueur au front ? (bin quoi ? J’peux bien rêver que mon « talent » vous aie littéralement tenus en apnée depuis hier ! – soupirs – j’vous fais un syndrome à la Sagan moi ou une Yourcenardite aigüe ! Vous croyez que ça m’irait bien le costard à la Napoléon avec des feuilles vertes ?). Aaaaargh ! C’est le délir ! Vite le parachute sinon je vais me viander d’une telle hauteur que c’est à la pince à épiler qu’on va devoir me récupérer !
Bon, trêve de plaisanterie, passons à la rigolade !

On avait laissé le boudoir des deux nanas de Fernando et Guglielmo où Despina venait de piquer sa goillante par rapport à la blonderie chronique des filles ! (et dites pas que je fais de l’humour basique, parce que je suis pas spécialement brune au cas où vous le sauriez pas) Les nanas s’étaient esquivées pour ruminer le truc.

C’est le moment que choisit Don Alfonso pour se pointer un peu méfiant à l’égard de Despina parce qu’il connaît la bête et qu’elle, elle risque pas de se faire entourlipouiller comme ses maîtresses (son job d’appoint c’est quand même trombinoscop-girl à l’entrée des boîtes, et les copains, même déguisés, elle risque de les repérer !) :
« Eh Despina, j’ai un truc à te demander
- Faut voir… qu’est-ce que j’y gagne à part à être connue ?
- Si t’as pas peur que le doré t’aille mal au teint, quelques petites copines de celle-là  - dit-il en lui montrant une jolie piécette d’or. Mais pour ça, faudrait que tu glisse un ou deux mots à tes maîtresses au sujet de deux mecs que je connais et qu’aimeraient bien leur conter un peu fleurette… et plus si affinité… si tu vois c’que je veux dire…
- J’suis pas contre mais avec ces greluches… Mais faut qu’je juge les bêtes sur pied moi avant de voir si c’est jouable…
- Pas de problème ! Ils vont le pied de grue (c’est le cas de le dire) derrière la porte j’les fais entrer. »

Entrent Fernando et Guglielmo frusqué en génies des lampions avec le drap de lit autour du ciboulot et les pantoufles qu’on dirait des patins du traîneau du Père Noël (bin oui, vous trouvez pas vous que les babouche ça ressemble à ça ?) Ils se sont découpés dans la moumoute capillaire du papi des moustaches en guidon de vélo à faire pâlir Janie Longo. Ils te font des salamalecs en veux-tu, en voilà, des courbettes à s’embrasser les rotules, des mains sur le cœur et tout et tout, pour faire plus « nobles mamamouchis », et embobinent la petite bonne qui ne voit vraiment pas ce que ses deux maîtresses ont à craindre de ces « deux remèdes contre l’amour » (texto, là aussi).


Justement les deux évaporées entrent en trombe alors que Don Alfonso se planque dans un coin. Elles sont un tantinet énervées les dindes :
« Eh ! Despi ! ça fait trois plombes qu’on t’appelle t’es sourdingue ?... Et pis d’abord c’est qui les deux marchands de tapis là ? T’as intérêt à les virer vite fait ma fille sinon… »
Les zouaves tombent à leurs genoux avec les yeux blancs du merlu poché à point :
« Ah ! Pince-moi ! J’y crois pas ! J’te kiffe trop, j’suis fait comme un rat ! Le rondouillard emplumé m’a épinglé le palpitant d’un seul coup ! »

Là, explication : Fernando va draguer la copine de Guglielmo et lycée de Versailles euh vice et versa – pardon ! (c’est plus marrant ! et comme ça y a plus de chance qu’ils n’essaient pas de tricher pour gagner et faisant des appels du pied à leur copine respective)

« Mais ça va pas ?! On est maquées au cas où vous le sauriez pas !
- Mais qu’est-ce que c’est que ce barouf ? – lance Don Alfonso en faisant semblant d’arriver - vous voulez réveiller le quartier ?
- Mais y a ces deux pingouins qui jouent l’incruste !
- Et alors ?... Mais c’est Truc et Machin-Chose ! Qu’est-ce que vous fichez là ? Eh bin si j’m’attendais, ça fait une paille !
- Euh, c’est des connaissances à vous les Ali Baba ?
- Pire ! Mes meilleurs potes !
- Bin peut-être, mais on pige pas pourquoi ils se pointent chez nous !
- Mais c’est qu’on est fou-dingues de vous les filles – répondent les faux turcs – on vous a vues vous balader en chaloupant dans le quartier et depuis, on dort plus, on mange plus, on respire plus … on pense qu’à vous et pire… on regarde même plus les autres juponnées pour vous dire !"

Les autres jouent les altesses outragées et font mine de tourner les talons (faut pas être dupe, ça les gratouille, là où ça chatouille, mais faut sauver les apparence) Don Alfonso les arrête (il n’a pas grand effort à fournir de ce côté-là) en leur signalant quand même que c’est ses copains et que là, il est un peu mal, parce qu’ils sont susceptibles les zozos et que ça mange pas d’avoine d’écouter leur blablaterie puisque c’est pas en privé.
Les  deux mardi-grasés se la pètent en prenant des poses de colosses de foire et de culturistes en finale pour le prix du plus beau charolais, font des sourires émail-diamantés accompagnés de papillonades tellement poussées qu’on croirait qu’ils font du morse occulaire ! Mais les filles restent de marbre (pour la galerie évidement) et sortent le pif tellement dédaigneusement levé, que je m’demande comment elles ratent pas la porte.

Les deux amoureux sont ravis et ont du mal à ne pas se tordre par terre de rire : bin oui, pour eux c’est signe que le pari, il est presque gagné, le reste ce n’est qu’une formalité !
Don Alfonso leur signale quand même que la partie n’est pas finie et que pour l’instant ils sortent voir dans la rue s’il y est, il doit fignoler les derniers détails avec la petite bonne.
Celle-ci lui dit qu’elle a une super idée et que d’ici demain, ses copains seront casés moyennant… quelques copines supplémentaires aux piécettes dorées.

Elle sort côté cour et nous nous retrouvons côté jardin (au sens propre du terme) pour le quatrième tableau.

Les filles y sont déjà en train d’user à tour de rôle du paquet de kleenex et tout à leur lamentations de Pénélopes attendant le retour d’Ulysse.

             

On entend les faux turcs se lamenter auprès de Don Alfonso, tout en entrant :
« Adieu monde cruel !
- Faites pas les c…, vous avez encore une chance.
- Fiche-nous tranquille, et rend-nous nos canifs ! On n’a plus de raison de vivre ! Les filles nous snobent !
- Non, j’les garde, vous pourriez vous tuer et le regretter ensuite !
- Tant pis, on a d’la mort au rat ! C’est pas bon pour nos aigreurs, mais c’est qu’un mauvais moment à passer ! Santé !"
Ils se sifflent les flacons. Les filles se précipitent parce que quand même, y a deux mecs qui sont en train de clamser pour elles :
« C’pas vrai ! Sont givrés, c’est quand même pas du poison le truc qu’ils ont avalé ?
- Bien sur que si, potiches ! Et là, chrono en main, j’leur donne par longtemps à gambader sous le soleil !
- Z’êtes contentes hein les filles ? – agonisent les mecs – on va crever la goule ouverte ! Qui a éteint la lumière ? Je vois plus rien déjà… j’ai du mal à causer… j’sens plus mes jambes…"

Despina arrive appelée au secours par les deux filles :
« c’est y pas malheureux de laisser deux mecs agoniser comme ça ! Les filles soutenez-les un peu, pendant qu’on part chercher de l’aide avec Don Alfonso
- On est dans d’beaux draps tiens ! C’ui là est froid comme du surgelé et l’autre j’arrive pas à trouver son pouls, d’ailleurs de goule, il est pas mal… les pauvres ça fait quand même quelque chose de les voir passer l’arme à gauche !"

Le médecin arrive (Despina déguisée) et commence à dégoiser un latin de cuisine bien incompréhensible (ça fait professionnel) puis demande quelle mixture ils se sont envoyé derrière la cravate. Les filles et Don Alfonso lui ayant répondu, il/elle sort un aimant de sa manche (non pas de lapin, c’est pas en Majax qu’elle s’est fringuée) et leur explique que c’est un objet magnétique (jusque là, c’est pas faux) de la pierre de Messmer, originaire d’Allemagne et rendue célèbre en France (texto, là aussi). Elle passe le truc au-dessus du corps de deux faux-mourants qui commencent à convulsionner et à se taper la tête par terre. Il faut deux âmes charitables pour leur tenir la caboche, sinon ils pourraient se blesser, et c’est les deux barbies qui s’y collent évidement.

Comme par miracle, les mourants jouent Lazare et commencent à pseudo-délirer en appelant les filles « chérie ». Don Alfonso et le/la médecin rassurent en disant que c’est les effets secondaires du poison, mais qu’c’est pas grave, ça va se tasser. Les turcs réclament un bisou et les filles prennent la mouche (y a quand même des limites… et c’est un peu brusqué non ?)

L’acte se conclue par le départ, une nouvelle fois style « virginité outragée », des deux filles alors que les garçons se posent quand même des questions sur la violence de leur réaction et surtout son « authenticité ». Despina et Don Alfonso, de leur côté, sont certains du dénouement !

On verra bien qui a raison… mais plus tard, parce que là, je dois quand même me déventouser du clavier, sinon, j’vais vous sortir la totalité de l’œuvre dans la foulée, et c’est pas le but du jeu.
Alors je vous laisse digérer cette petite comédie (qui me rappelle vaguement un certain Poquelin, pas vous ?) et vous souhaite une bonne journée.
A plus tard
La dragonne

 
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Publié dans Mozart

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Commenter cet article
J
nana fait pas la totale tu sais qu'il n'y a rien de mieux que l'attente..pour etre desiré sublimement<br /> bises petite dragonne<br /> Savoir se faire désirer quoi!  lol<br /> Bises Jeanyves!
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S
J'ai po trop le courage de lire ca maintenant..mal de crane...ca aide po...et j'ai le précédent encore à lire... J'ai plus de newsletter..snif j'aime po les bug...mais qui les aimes?? lol Personne ou alors cette personne est folle lol<br /> <br /> J'm'en vais faire un gros dodo<br /> <br /> Milliers de bisouuuuuuuus<br /> <br /> sugi<br /> Repose-toi bien Sugi et reprend des forces! C'est utile après ta journée de sortie.<br /> Bises
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B
un chaleureus bonsoir en passant et même si je n'ai pas le temps de passer quotidiennement ou de laisser un commentaire, je trouve ton site très agréable et ludique... j'ai adoré aujourd'hui ces dessins que tu as insérés. <br /> bisous!<br /> J'ai l'impression que les dessins, c'est comme partout, ça aide le texte .<br /> Bises et Merci Ben
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M
Ce soir, j'ai pas faim ^_^<br /> <br /> Je regarderais pour le film, je l'ais noté.<br /> <br /> Sinon comme d'hab c super ^_^, je suis en train de préparer un nouveau tartare sur Fernandel cette fois-ci mais uniquement sur l'acteur sinon j'ai pas finiot avec le reste ^_^<br /> J'aime bien cet acteur, et surtout paradoxalement ses rôles dramatiques. Il y est excellent!<br /> Bises Mr Smile et repose-toi bien avant de faire ton boulot.<br /> <br />
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C
J'ai pas le temps de tout lire ce soir, mais au moins je me régale avec les images<br /> Bisous<br /> Et encore, j'en ai pas mis beaucoup, sinon, ça prendrait une place folle l'article!<br /> Bises Cleomede.
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