Faust Vs dragonne
Bonjour à tous !
Avec cette semaine très chargée en… pas trop grand-chose, il faut être logique, c’est pas un vendredi, que je vais commencer la narration de l’opéra de Donizetti, Lucia de Lammermoor ! J’crois qu’on va attendre la semaine prochaine (surtout que le Week-end se présente chargé en mondanité diverses… alors les articles auront intérêt à être peu conséquents à la rédaction, faute de temps – et p’tet d’inspiration, bicouze y a sortie en boîte prévue alors… la fatigue risque d’entrer en ligne de compte comme on dit (pour cet intermède « expression corporelle à chorégraphie variable », se reporter à un article assez ancien, où je décrivais notre manière très… spéciale de se trémousser sur une piste de danse)
Donc, j’vais plutôt continuer un article que j’avais commencé en début de semaine….
A mon avis, ça va vous revenir vite en tête… si je dis : « Faust II et III – La Malédiction du retour »
Vous vous souvenez de deux premiers incidents (déjà pas piqués des hannetons) qui avaient ponctué « ma » sortie mondaine à l’opéra de Rochefort sur mer ? Et bin… le problème (si c’est un problème pour vous,.. mais j’crois pas, dans l’fond) c’est que ce cher Faust de Gounod, j’l’ai vu trois fois (pour l’instant) et que, évidemment, la dragonne étant dans la place, le destin se devait d’intervenir dans la machine pourtant bien huilée de la production. Là, petite imprécision, je m’souviens plus trop bien dans laquelle des deux autres les incidents se sont produit, mais ça se passait pour les deux fois à Bordeaux, aussi je vous balance tout ce qui m’est arrivé en vrac (mais je vais, quand même suivre la chronologie de l’histoire elle-même pour pas trop déboussoler tout le monde)
Donc, pour l’acte un, c’était fait (parce qu’après, ils devaient s’être donné le mot, et que rien ne s’est produit – ni strapontin se suicidant sous mon valseur, ni Méphistophélès coincé dans son enfer sous scénien, et le manutentionnaire devait être resté à Rochefort ou avoir changé de métier depuis, sur les conseils avisés de son conseiller artistique).
Restaient quand même quatre actes et c’est quand même pas mal pour que « quelque chose » (soyons flous) arrive avant le tomber de rideau et le bouquet à Marguerite au salut final.
Donc, j’entre dans la salle, habillée, suivant mon habitude, c'est-à-dire comme je veux (et puis souvent, c’était en matinée le samedi ou le dimanche - lycée le reste de la semaine - et les gens s’habillent un peu moins « bal des débutantes » au milieu de l’après-midi.
Je m’assied, méfiante… mais rien ne se passe (serais-je bénie des dieux, cette fois ?). L’acte I se résume donc en « vocaliste et calme plat » !
L’entre acte arrive et je vais me dégourdir les gambettes à l’entrée du théâtre (j’ai horreur de tous ces gens agglutinés dans le Foyer, autour de leur champomy amélioré et papotant d’un air entendu sur le message intrinsèque de l’œuvre et sur le fait que le second violon à fait un couac (très difficile à produire au violon) à la troisième mesure de la seconde reprise de la partition – qu’est-ce qu’on en a franchement à battre ? Si ça les amuse d’autopsier l’œuvre comme pendant une leçon d’anatomie, c’est leur problème moi, c’est « écoute et regarde », point barre ! J’commence à regarder les gens autours de moi (j’suis pas la seule quand même à me retrouver sur les marches, surtout des clopeurs d’ailleurs) j’vois arriver en trombe une voiture (style Starsky et Hutch) qui s’arrête dans un crissement très peu mélodieux devant l’escalier.
En descendent une bande de prout-prouts qu’on rien trouvé de mieux que de louper le premier acte et de se pointer comme une fleur (tout ça pour se faire remarquer sans doute) J’commence tout haut à râler contre ce genre d’individus qui s’la pètent et font du lyrique comme ils font du social ou du people, parce que c’est tendance ! Et patati et patalère (j’dois passer pour une foldingue associale à chouiner toute seule, mais j’men balance)… jusqu’au moment où un des mecs a la très mauvaise idée de me bousculer (d’accord j’suis pas grande mais quand même) sans s’excuser (j’en failli valser jusqu’entre les colonnes et pourtant c’était pas du Johan Strauss de prévu au programme) Là… fallait pas ! Je commence à te le traiter de masse spongieuse qui s’rait mieux au fond de l’océan, tellement la terre ferme ça a pas l’air de lui réussir et que s’il a besoin de binocles, j’suis pas rate, j’peux lui filer les miennes en dépanne et que si c’est pour embêter son monde, l’avait qu’à rester en haut d’son arbre le simiesque. Il me regarde comme si j’débarquais juste de ma planète et ses copains se rapprochent du genre… « Quoi ? T’embête notre copain ? » Mais j’avais déjà tourné talons, pass’ke j’me connais, j’étais en verve et ça pouvait durer pas mal de temps mon monologue (bin oui, qu’il se soit amusé à répondre tiens, on aurait rigolé !).Donc, c’est déjà bien remontée que je regagne mon strapontin (en le toisant au cas où il voudrait lui aussi me pourrir l’ambiance). Je m’installe et attend en melounant (marmonnant en charente) comme une pré-gaga !
A côté de moi une cigogne perchée (une sorte de grande gigasse avec un pif long comme un jour sans pain et maigre comme un clou, c’est plutôt un cigogne qu’une meuf, à côté de moi) lance à son cigogneau… cigognard… cigogneux… (j’sais pas, son mec quoi !) « Tiens ! T’as vu (ça devait être plutôt : « Mon doux ami, orientez votre bi occularité vers la loge que mon doigt embagousé vous montre… ») Chaban - Delmas s’est déplacé comme prévu ». Je lève un œil (scredi, faut pas se mêler des conversations qui vous sont pas destinées) vers la loge indiquée et bin… j’vous annonce que la dragonnette… elle avait habillé pour l’hiver le maire de l’époque ! Et bin vous me croirez (ou pas) ça m’a fait ni chaud ni froid (ou plutôt, si ; j’étais vaguement… fiérote d’avoir claqué le bec d’un politicard, en le traitant comme n’importe quel mal poli de la plèbe !)
Voici donc un premier incident et je coupe là, mais je rédige la suite, comme ça, je vous balancerai ça dans le foulée cette fin de semaine. Le pire, c'est que cet incident, je l'avais complètement oblitéré (d'où l'image... gnark, gnark, j'sais elle était facile celle-là aussi), pour vous dire que ce brave homme m'a marquée! Et c'est en cherchant dans les recoins de ma mémoire que ça m'est revenue (faut dire, que ne se passant pas expressément dans l'auditorium, j'étais pas censée m'en souvenir comme anecdote "lyrique")
Mine de rien, vous pouvez pas savoir le contentement qu’on ressent (après coup, évidemment) d’avoir mouché quelqu’un de « connu » en le remettant au niveau des autres – à notre niveau quoi ! D’ailleurs je ne sais pas si j’ai dis à quelqu’un (mais j’crois bien… s’il s’en souvient, il lève la main) mais mon grand-papounet avait une formule : « Si quelqu’un t’impressionne, où si tu l’envie pour sa position dans la société, imagine le sur le trône, ton point de vue changera ! » (je me souviens c’était pendant une bénédiction Urbi et Orbi du pape retransmise à la télé, où j’arrivais pas à comprendre - déjà à l’époque - pourquoi il arrivait à déplacer autant de monde et qu’on le traite avec autant de salamalecs)
Donc moralité, n’enviez et ne mettez sur un piédestal personne… il est comme nous tous… il va aux chiottes en se déboutonnant !
Sur la pensée philosophique du jour, je vous quitte et à demain certainement pour la suite
Bonne journée.
La dragonne
PS: Je viens d'aller faire un tour, chez mes blogueurs amis et je tombe sur un truc géant! Quelqu'un qui, comme moi, est témoin d'incidents "mélomaniques" indépendants de la production initiale! (enfin j'espère! lol) Allez-y! Je vous mets le lien (c'est la deuxième partie de l'article de Jeudi)
http://shadowline.over-blog.com/article-782477.html
Le propriétaire c'est J.C Heckers que je salue amicalement!