Les méfaits de la boisson

Publié le par Walsong

Bonjour à vous !

Hier, c’était productif hein ? Deux articles pour le prix d’un (il faut dire, que pour le deuxième, je n’ai pas vraiment de mérite, il en revient exclusivement à Petite Plume) D'ailleurs, j'ai mis un commentaire de remerciement à tous ceux qui ont joué le jeu dans "A bâtons rompus".

On reprend la lecture de l’acte I du Crépuscule des dieux ?

Quel suspens !

Donc nous nous en étions arrêtés au moment où Gunther, sa sœur Gutrune (bon ça va ! je l’ai déjà dit hier qu’il y avait mieux comme petit nom) et Hagen, le fils d’Albérich, mettaient au point un super plan pour rouler Siegfried dans la farine et qu’il en redemande en plus. La frangine est repartie dans ses appartements se refaire une beauté pour l’arrivée de son héros et Gunther et Hagen sont restés seuls pour recevoir le visiteur.

Soudain retentit au loin le son du cor de Siegfried -  bien obligé, la sonnette est déglinguée - et quelques instants plus tard, il entre dans la pièce :
«Salut la compagnie !
- Bienvenue étranger ! Z’avez l’air un peu fatigué, lance Hagen, j’ai entendu dire que vous aviez eu maille à partir avec une dragon (quand il veut il peut bien causer, comme moi, mais quand il veut seulement !)
- Pour tout dire, c’était pas du beurre mou ! Costaud l’animal. Heureusement que je l’ai eu par surprise, ça m’a un peu aidé !
- Il paraîtrait qu’on lui a piqué sa cagnotte, et une babiole qu’il avait dans son coffre ?
- La babiole c’est une bagouse, et c’est ma copine qui l’a, sinon j’ai pris ça – lance Siegfried en montrant le Tarnhelm.
- Wouah ! un Casque Transformeur ! C’est géant ! Il paraît que si on le met, on peut prendre n’importe quelle apparence, faudrait essayer pour voir… »
A cet instant, Gutrune fait son entrée, en chaloupant comme une barque à marée montante, et commence à papilloter sérieux des mirettes pour se faire remarquer. Elle propose un godet à Siegfried et ce niaiseux l’accepte sans se méfier, et en la remerciant en plus !


Et là, Hocus Pocus - ou Abracadabra c’est comme vous voulez, je ne suis pas contrariante – il fait « reset » !. En regardant la fille, il commence à la trouver de plus en plus à son goût. Il s’approche du frère :
« Euh, s’cusez, mais la frangine on l’appelle ou on la siffle ?
- Elle s’appelle Gutrune
- Pas grave ! Elle est gironde quand même ! Elle a un copain ? Et vous, vous avez une galante ?
- J’ai une copine, mais elle habite assez loin, et en plus, y a grève des trains, j’suis un peu embêté, on devait se voir aujourd’hui…
- Pas de problème ! Je vous propose un marché : je vous ramène votre copine, et j’ai un rencard avec votre frangine,  d’ac ?
- D’ac ! Enveloppé, c’est pesé ! »
Efficace le sirop ! Siegfried a tout oublié, et même et surtout Brünnhilde le soi-disant « amour de sa vie »
Comme on est jamais trop prudent, Gunther et Siegfried, signent un contrat en bonne et due forme avec lu et approuvé, signature, et petits caractères en bas – vous savez les touts petits, ceux qui nous échappent toujours parce que c’est trop la honte de sortir ses binocles devant les gens et que ça fait vieux hibou -  sauf que là, les petits caractères, ils sont drôlement importants pour la suite (s’ils savaient les pauvres !)

Après un interlude musical, pour faire la transition, comme toujours, on retrouve Brünnhilde sur son rocher en train de tripatouiller la bague de Siegfried (elle cherche le poinçon - elle l’aime bien, mais faut pas pousser ! Manquerait plus qu’il lui ait refilé du toc !) Soudain on entend approcher la quatre chevaux de sa sœur Waltraute ( me regardez pas comme ça ! Ce n’est pas moi qui ai choisi les noms!) Papa Wotan a essayé de lui laisser un message sur son portable, mais ça passe pas à cause des rochers. En gros, il faudrait qu’elle balance l’anneau à la flotte, parce que là…fait chaud pour les éternels. Si elle se débarrasse de la bague, Papa lui fera un super cadeau pour la remercier de détourner ainsi la malédiction de leurs chères petites têtes ennuagées. Réponse de Brünnhilde : « ça va pas la tête ! C’est mon mec qui me l’a donné et j’y tiens vachement ! Pour une fois qu’un type s’intéresse à moi et pas que pour lui servir de taxi vers le Walhalla ! Il peut toujours se brosser le paternel ! »
Au moins cela a le mérite d’être clair ! Waltraute repart, aussi vite qu’elle est venue – disons aussi vite que sa quatre chevaux le lui permet -  au moment ou Siegfried fait son entrée. La Walkyrie esseulée, se précipite pour accueillir … - Qui a dit : à la porte du garage ? A c’est drôle ça ! -  pour accueillir, donc, son homme. Prochaine interruption de ce genre, et c’est une heure de colle pour tout le monde !

Alors là, c’est le passage « effets spéciaux » de l’opéra ! Parce que n’est pas vraiment Siegfried !
Je m’explique : il a coiffé le Tarnhelm et ressemble trait pour trait à Gunther. Brünnhilde a beau se défendre, c’est qu’il est costaud le bougre, Siegfried lui joue la scène « Enlèvement des Sabines », l’emballe dans la première carpette qu’il trouve et repart sur Grane avec son chargement. Tout cela évidemment enrubanné des motifs de Brünnhilde, de Gutrune, de l’Epée et des coups de marteaux des Nibbelungen.

Fin de l’acte et fin de l’article pour aujourd’hui

A bientôt

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Publié dans Wagner

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Commenter cet article
S
Re salut ma grande!<br /> Tu m'épates de jour en jour !!!<br /> Ou trouves-tu, tout ça ? Tu as une facilité d'écrire que j'adore et que j'envie....<br /> Merci beaucoup pour tes écrits sur ton blog !<br /> biz luna.
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S
Bizz ma puce et à plus...