J'ai bien fait de vous demander votre avis, c'est toujours payant
Bonjour
Me planquant derrière le fameux adagio (ça change d'Albinoni non ?) "vieux motard que jamais" et faisant preuve d'une légèreté sylphidique en vous laissant poireauter jusqu'à ma réponse à vos commentaires, je tente tout de même un soupçon de billet pour entamer mon fameux gros-œuvre sur le rôle des zibelines dans l'Opéra (les Œuvres analytiques, les vraies, sont sérieuses à pleurer sa mère, pas mon sachet de tisane ça).
Je me devais d'y répondre cependant, et "en public", si j'ose m'exprimer ainsi, étant donné la pertinence de certaines de vos tirades. Asavoir cependant que la rigueur de la fameuse liste que j'avais prévue va s'en trouver tomber un chouillas en botte, mais un réajustement sera toujours possible dans l'avenir (proche ou lointain)

A noter également que je n'ai encore pu lire la totalité de ce que j'avais prévu de rattraper chez vous, mais pas d'affolo, c'est la saison des vacances, on prend un rythme façon "Rêveries du baladeur en solo" de ce cher Ji-Ji (Rousseau, pour ceux qui ne l'ont pas eu comme pote de classe, comme bibi *) et de toute façon, il se peut fort bien que certains ou certaines soient déjà en train de faire du pédalo avec un grand blanc au valseur ou de jouer la bucolique famille Hingals dans un p'tit coin de prairie "verdouillante" et "odoriférante" (je vous fais grace de vous étaler comme une déjection bovine comme la gamine du générique, finir avec une quille plâtrée, déjà qu'aux sports d'hiver, c'est pas le pied... alors avec les suées estivales ... j'vous dis pas les mycoses... bon appêtit à ceux qui lisent ça pendant leur pause bouffe !).
Donc, tout viendra à point-de-croix à qui sait atten-dron-de-veau**
Dans l'immédiat, commençons donc par éditer vos commentaires et y répondre, les suivants, je me tâte... je rallonge l'article d'autant ou je fais une suite... on verra selon la longueur que ceux-ci prendront. A noter que je vais inverser les couleurs quant à mes réponse, ici, mes commentateurs seront passés au bleu de méthylène, façon schtroumpfs c'est plus seyant à la mirette et on s'y paumera un peu moins (vœu pieux quand on me connait)

Callophrys
Heu....Tosca,j'admire sa force de caractere.Mimi(Boheme) aussi malgre son apparente faiblesse.Traviata je la bafferais pour laisser ce c.....rd de pere bousiller le peu de vie qui lui reste (mais je pleure à chaque fois...)Musette me fait rire aux eclats par sa liberte de ton (faut pas oublier l'epoque) mais m'emeut par sa gentillesse.Gilda je lui "pardonne" ses betises :tres naive et qui d'entre nous ne l'a pas ete (et à tout age...).J'arrete pour le moment? Ah! Carmen! quelle femme,non??? je m'en vais sinon je te pollue ton blog....
Un petit rajout à son commentaire :
un opera comique hilarant burlesque...Falstaff??? mais je n'aime pas du tout....et toi?
Tosca, la passionnée, l'intègrité faite zibeline. Intègre selon la vraie définition et ses synonymes : honnêteté, impartialité, intégralité, probité, totalité.. D'ailleurs, si on y regarde de plus près, elle est une cantatrice, une bête de scène, une nana qui, quelques décennies plus tôt aurait été excommuniée pour être montée sur scène et se targuer d'avoir une âme. L'image de l'actrice, de la chanteuse, de la danseuse a toujours été apparentée à la sulfureuse Lilith dans l'imagerie de la bigotterie machiste. Une parfaite poupée vaudoue permettant de se décharger de tous les maux dont souffre l'âme bourgeoise coincée entre ses cols empesés et ses corsets en os de cétacé (une autre forme de ceinture de chasteté, ou d'armure de croisé... l'avantage, c'est que ça rouille moins quand on a ses suées hormonales) On pourrait s'étendre longtemps et trouver plein de ses copines.... Gioconda (surtout elle, elle se bouffe de la mort aux rats pour éviter d'honorer un certain contrat façon "se payer sur la bête", ça ne vous rappelle pas quelqu'un d'autre d'ailleurs ?) , Violetta , Giullietta

...
Et c'est cette fameuse "mauvaise femme" qui montre le plus de ferveur religieuse malgré tout ça, son pote peinturlure une fresque, mais l'élévation de son âme est au second plan par rapport à son amour de l'art et de la femme, Angelotti, le pov' type en cavale, vient demander l'asile séculaire dont bénéficiaient les lieux de culte, mais par pur réflexe, c'est une tradition, plutôt qu'une conviction, tout comme chez certains les grands actes religieux d'une vie de croyant... baptême, noces en blanc, funérailles encensées... où commence la foi et ou finit la coutume - et lycée de Versailles ?... (remarques que se planquer dans un puit, c'est pas mieux pour la santé, la preuve par la suite).
Elle n'a qu'un défaut (je sais, il est balèze !) elle est jalouse comme une tigresse du Bengale. C'est par là d'ailleurs que ce sale faux-derche de Scarpia arrivera à ses fins. Elle ne connait pas la flexibilité du jonc face au chêne celle-là... ça passe ou ça casse... je vis ou je meurs, j'ai tout ou rien... pas de demi-mesure dans ce caractère fort, pas de nuance, elle a été taillée dans un seul bloc, ce qui fait sa force et sa faiblesse paradoxalement... un p'tit pète, là où il faut et le pur cristal vole en éclat, c'est bien connu.

Mimi et Musette de la Bohème... deux créatures aux antipodes... l'une, légèrement gourdasse (paumer ses allumettes et sa clé à quelques minutes d'intervalle, faut le faire !) et totalement phtisique (une copine à Violetta, sans doute).
Encore une qui souffre du syndrome de Blandine (du sacrifice façon martyre romain si vous préférez) elle sait qu'elle part du caisson, et au lieu de se ménager... préfère filer avec un "cossu" et passer pour la dernière des dernières de ce fait aux yeux de son amoureux, pour revenir ensuite tête basse et moral en rapport, expirer en demandant pardon (qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre !!! C'est tout de même son copain qui l'engueule comme de la marée pas fraîche plutôt que d'admettre qu'il flippe sa race de la paumer. Et c'est "elle" qui s'excuse ?! Faut m'expliquer là...)
Musette a son p'tit côté Carmen, meneuse de "toutous à sa mémère" (sa manière de traiter ses conquêtes tient plus du toilettage pour concours canin qu'autre chose quand elle leur parle). En gros, le principe des vases communicants est parfaitement illustré... faiblesse contre force, réelle ou de surface, avec inversion des données lorsqu'il s'agit de choisir entre l'amour et la vie. Tu l'as bien signalé Callophrys "apparente faiblesse" !
Je tiens d'ailleurs à signaler, que je n'ai pas encore traité cet opéra, j'ai mis du temps à me pencher sur le cas de Giaccomo... j'avais du mal avec cette musique (sans parler des arguments, je sais... suis une buse quand je me bute) mais j'étais trop "teutone" à mes débuts lyrico-gaillards.

La gamine de Rigoletto... là, j'ai crû voir un copier-coller de Marguerite de Faust... La blondasse, en odeur de sainteté, qu'à jamais vu le loup, l'une avec un paternel-épouvantail à moineaux comme père et l'autre un Rambo partant en guerre quasi sainte en guise de frangin, et toutes deux surveillées - de pas trop près... ou alors sont toutes les deux bigleuses - par des duègnes vénales pire que des mères maquerelles (je sais, un chat et un chat et se faire payer pour fermer les yeux pendant que l'évaporée passe à la casserole... je ne connais pas d'autre qualificatif)
Carmen, "la" Carmencita tout en nerfs, chair et sang... un bel animal pas facilement socialisable, carrément réfractaire au dressage même ! La "femelle" (pas péjoratif) dans toute sa splendeur... La lionne qui ne se laissera jamais avoir en allant chercher la bouffe pour son cossard de lion dominant (l'a qu'à se retrousser les manches et aller se tailler un gigot dans la gazelle tout seul c'te grosse feignasse, quand on sait que le roi des animaux n'en fiche pas une et se contente de féconder toutes les femelles de son harem - en zigouillant évidemment tous les lionceaux qui ne portent pas ses gènes - et attend en faisant du gras de se faire passer à tabac par un jeune mâle en espoir de réussite sociale, j'ai connu mieux comme représentation royale moi !)

Quelque part, elle rejoint également Tosca dans sa manière d'être "entière"... point religieuse, mais versée dans les arts divinatoires (la scène des cartes, j'adore ! ) pas menteuse pour deux brouzoufs (on sait d'office à quoi s'en tenir et qu'une fois la date du produit consommable dépassée, il passera à la trappe), instinctive et superbement charnelle... une de celle qu'on aimerait traiter d'animal sans âme et filer au bûcher si c'était encore à la mode. Elle rejoint également par certains aspects la mère adoptive du Trouvère, cette chère Azucena. (l'image de la bohémienne avec son aura de souffre et de flammes sataniques, femme au libre arbitre, femme démoniaque évidemment)

Euh... moi j'aime plutôt bien Falstaff , comme j'aime plutôt bien les Maîtres Chanteurs de Richie Wagner (le seul opéra marrant de celui-ci également). Le "plutôt bien" est volontairement tiède... tout le monde sait que j'aime tout court ce genre de truc.

Moyra
Haaa! V'la un gros blème pour mes zigues (oui j'en ai plusieurs)!
Toutes tes nanas sont décrites par...des mecs. Pas de nanas reconnues pour leurs talents musicaux au point de leur permettre de faire connaitre leurs opéras...
Rejointe par Guernouille pour la tirade mouvement de libération des soustifs
J'avoue que je ne suis allée à l'Opéra que 4 fois dans ma vie...Autrement, je me branche sur Radio classique et j'écoute la musique, sans me poser de question sur le sens des paroles ni sur l'histoire racontée...d'autant plus que même en français, c'est rarement audible...Il a fallu que je tombe sur ton blog pour m'intéresser au scénario...Néanmoins, de ce que j'ai lu, je trouve les héroïnes d'opéra particulièrement nunuches et je leur trouve généralement des têtes à claques...ou alors ce sont de vraies garces. D'ailleurs elles finissent toutes par mourir à la fin et de préférence assassinées ! L'éternel féminin, quoi...
D'ailleurs, les opéras sont tous écrits par des hommes.
Bonne question justement : existe-t-il des opéras écrits et composés par des femmes ?

Dans ma présentation j'avais d'ailleurs parlé de cette incompréhension de notre langue pourtant maternelle quand il s'agit d'opéra... Le phrasé, l'élocution sont un art difficilement maîtrisable, qu'on soit chanteur "autochtone" ou non, enfin en ce qui concerne les opéras français, en allemand et en italien, je n'ai jamais rencontré ce problème***
C'est vrai que la majorité des héroïnes sont nunuches à pleurer, mais là encore, c'est subjectif. Si on prend en compte l'époque de conception de l'œuvre, cette blondasserie neuronale (désolée les blondes, figure de style, simplement) cette blondasserie donc était l'archétype de l'idéal féminin pour une certaine société, celle qui prônait la virginité de la jeune épouse le soir des épousailles alors que le joli-papa s'était fait un devoir de conduire son promis aux prostétiputes pour lui apprendre la vie, celle qui faisait s"étouffer avec sa poudre de perlin-pimpin une certaine Emma Bovary, celle même qui faisait s'enfuir une Jane Eyre en état de transe (napolitaine ?) ) au su de l'état de bigamie de son Rochester d'époux.

C'est avec nos bonnes copines les suffragettes que tout a commencé à se gâter quant à l'imagerie féminine, si elles votent c'est qu'elles ont leur libre arbitre et n'ont pas à être une extension biologique de leur époux, après avoir été celle de leurs géniteurs ; ça a un peu viré à la foire d'empoigne avec le Mouvement de libération des soustifs, comme toute révolution, il y a des débordement (et pas que mammaires) mais on a tout de même gagné le droit d'ouvrir notre clapet (j'm'en prive point, comme il se doit)
Donc, cette incompréhension (de langue ou de mentalité) vient surtout du fait qu'on n'arrive pas à faire abstraction du changement d'époque. Il est plus aisé de le faire en lisant un bouquin "périmé" (traduire classique), du Balzac, du Zola, du Brontë, du Austen même, que de profiter du chant pur parasité par des situations et sensibilités d'un temps révolu. Ce qui m'étonne tout de même un peu... La musique des mots serait elle si différente de la musique tout court... me serais-je trompée en ce qui concerne la poésie alors?.... Quand vous regardez un film, êtes vous tout autant hermétiques au scénario et aux personnages parce qu'ils sont hors de notre époque (ou pas encore, je parle ici pour la SF évidemment)

Le fait de faire périr les nanas, assassinées de préférence, comme tu le signales, tient toujours de la vengeance divine (ou familiale, l'honneur du nom, ne pas oublier !) et il est vrai que l'auteur joue aussi sur le fait qu'on soit plus attendri au baisser de rideau par le dernier souffle d'une héroïne agonisante que par le râle guttural et vitellin du méchant de service, même si c'est de bon aloi, rapport à la justice des hommes et celle du Grand Patron, mais dans ce cas, on a plus tendance à lancer un "yesss!" avec le poing vengeur inadéquat qu'à sortir le mouchoir de papier.

.Dans vos deux commentaires les copines, vous évoquez les nanas comme auteurs d'opéra, on s'éloigne un peu du sujet, puisque je compte parler des personnages féminins dans les opéras mais cela m'a permise d'aller fouiner (un peu, pas trop...) et de trouver quelques noms de musiciennes (la première reconnue est tout de même Hildegard von Bingen, même si sa spécialité était plutôt l'hymne ou la séquence, sans omettre ses écrits, une tête médiévale bien remplie celle-là ! ). Désolée de reproduire une partie de ma réponse, mais de toute façon, même en changeant les mots, c'est une redite :
Comme signalé sur le commentaire de Moyra, il existe des opéras "féminins" d'écriture... mais passés à la trappe par rapport aux créations masculines évidemment... Preuve (ce ne sont que quelques exemples, faudrait fouiller plus avant, je vais tâcher de le faire du coup) tu remarqueras que la recherche n'est que "francophone", aller voir "ailleurs" va prendre du temps
Elisabeth-Claude Jacquet de la Guerre (1665-1729)
Isabelle de Charrière (1740-1805) 9 opéras
Marie-Emmanuelle Bayon-Louis (1746-1825),
Florine Dezède (1765-1792),
Marie Favart (1727-1772),
Lucile Grétry (1772-1790),
Caroline Wuiet (1766-1835),
Julie Candeille (1767-1834),
Henriette Beaumesnil (1748-1813),
Constance de Salm (1767-1845),
Jeanne-Hippolyte Devismes (1765-1834 ?),
Sophie Bawr (1773-1860)
Sophie Gail (1776-1852)
Pour les héroînes nunuches, ne pas oublier les critères de l'époque où ils ont été écrits ces opéras la plupart du temps... un maître mot, la femme est le bibelot de l'homme, il se bat pour l'avoir, le met en vitrine, le pète en faisant la poussière.... (avec un petit côté martyre gallo-romain qui sied à ravir au romantisme échevelé de certains)
Une p'tite suite....
De toutes celles que tu cites...je n'en connais aucune ! Pas un nom qui me dise quelque chose. Mais c'est vrai aussi pour la peinture...Y'a qu'en littérature qu'il y a quelques femmes célèbres, avant le 20ème siècle.
L'image de la femme bibelot qu'on pète en faisant la poussière...m'a fait éclater de rire, même si en fait, c'est pas si drôle !
Et pour cause, je n'en connaissais aucun (sauf Hildegard, évidemment, mais dans un autre registre). Tiens, à propos d'avant le vingtième siècle... savais-tu que ce cher Mendelssohn, créateur du fameux tube pour mariages réussis ( tiré du Songe d'une Nuit d'Eté) avait une soeur, Fanny qui dût souffrir non seulement de la conversion socialement voulue (par le père) de toute la famille au protestantisme (le fils de Mendel, ça sonne un peu trop juif si on y songe pour l'époque... pour toutes les époques hélas !****) mais aussi de sacrifier sa propre carrière de musicienne à la montée en grade de son frangin (quelques oeuvres , trop peu, ont passé au travers des mailles du filet de l'oubli, et c'est tant mieux) pour preuve... la phrase de son géniteur Abraham Mendelssohn (les bouffes se perdent, j'te jure !) :« La musique sera peut-être pour lui (Felix) une profession mais pour toi elle ne peut et ne doit être qu'un agrément. »
Quelques petits exemples de ce qu'on a étouffé dans l'oeuf :
Ici
Là
Et encore ici
Une parfaite image pour illustrer mon propos sur la femme-bibelot, s'pas ?
Bon, je m'aperçois que je n'en suis qu'à la moitié de mes réponses à vos commentaires, à peine... Donc, je préfère tronçonner la chose en plusieurs morceaux, ne serait-ce que pour vous éviter l'implosion cérébrale... On verra la suite plus tard... surtout que j'illustre ce billet par mes habituels extraits musicaux, l'effet rendu par l'ensemble frise l'overdose neuronale.
Bonne lecture... bon début de semaine et à bientôt
La dragonne
PS: un peu de retard peut encore survenir quant à mes visites et ce à partir de demain, on attend les installateurs pour le chauffage et c'est bien le diable et son train s'ils ne m'obligent à couper le compteur général à un moment donné, donc, patience....
* certains lanceraient même, les médisants, que j'étais copine avec Néfertiti, vu mon âge "cahotique", mais j'en ai autant à leur service, j'ai la maturité épanouie et me fais fort d'utiliser mon désordre hormonal comme arme létale contre toute attaque à ce sujet, les menaces de déambulateur dans les gencives, vous connaissez déjà de ma part. Et ceux qui enfoncent le clou en me signalant que j'ai commencé deux articles consécutifs par la formule sur l'adage (même si la seconde est bidouillée) je sais... je gagate pas, j'ai mes formules de prédilection tout bêtassement, les neurones, ça va encore, merci de vous en inquiéter.

** Je sais... j'ai l'air (et la chanson) en forme... de quoi, ça c'est la question. A propose "d'air"... Vous aurez noté la surabondance d'allusions musicales et scéniques ; bon chien chasse de race s'pas ?
*** A savoir qu'une certaine Régine Crespin fut une des rares "étrangères" conviée au Saint des Saints à avoir été félicitée par Karajan pour sa diction parfaite d'une langue qu'elle ne pratiquait que phonétiquement et ce dans le cadre de sa prestation en Brünnhilde tétralogique et bayreuthienne. quand on sait qu'il avait le compliment aussi facile qu'un oeil qu'on paume... (pour le Ring, normal, Wotan est un exemple de divinité borgne) elle avait de quoi se rengorger la Régine !
**** germaniser son nom ne suffisait pas, il n'a gardé que Félix comme premier prénom... alors que le "vrai" était Jakob
Me planquant derrière le fameux adagio (ça change d'Albinoni non ?) "vieux motard que jamais" et faisant preuve d'une légèreté sylphidique en vous laissant poireauter jusqu'à ma réponse à vos commentaires, je tente tout de même un soupçon de billet pour entamer mon fameux gros-œuvre sur le rôle des zibelines dans l'Opéra (les Œuvres analytiques, les vraies, sont sérieuses à pleurer sa mère, pas mon sachet de tisane ça).
Je me devais d'y répondre cependant, et "en public", si j'ose m'exprimer ainsi, étant donné la pertinence de certaines de vos tirades. Asavoir cependant que la rigueur de la fameuse liste que j'avais prévue va s'en trouver tomber un chouillas en botte, mais un réajustement sera toujours possible dans l'avenir (proche ou lointain)

A noter également que je n'ai encore pu lire la totalité de ce que j'avais prévu de rattraper chez vous, mais pas d'affolo, c'est la saison des vacances, on prend un rythme façon "Rêveries du baladeur en solo" de ce cher Ji-Ji (Rousseau, pour ceux qui ne l'ont pas eu comme pote de classe, comme bibi *) et de toute façon, il se peut fort bien que certains ou certaines soient déjà en train de faire du pédalo avec un grand blanc au valseur ou de jouer la bucolique famille Hingals dans un p'tit coin de prairie "verdouillante" et "odoriférante" (je vous fais grace de vous étaler comme une déjection bovine comme la gamine du générique, finir avec une quille plâtrée, déjà qu'aux sports d'hiver, c'est pas le pied... alors avec les suées estivales ... j'vous dis pas les mycoses... bon appêtit à ceux qui lisent ça pendant leur pause bouffe !).
Donc, tout viendra à point-de-croix à qui sait atten-dron-de-veau**
Dans l'immédiat, commençons donc par éditer vos commentaires et y répondre, les suivants, je me tâte... je rallonge l'article d'autant ou je fais une suite... on verra selon la longueur que ceux-ci prendront. A noter que je vais inverser les couleurs quant à mes réponse, ici, mes commentateurs seront passés au bleu de méthylène, façon schtroumpfs c'est plus seyant à la mirette et on s'y paumera un peu moins (vœu pieux quand on me connait)

Callophrys
Heu....Tosca,j'admire sa force de caractere.Mimi(Boheme) aussi malgre son apparente faiblesse.Traviata je la bafferais pour laisser ce c.....rd de pere bousiller le peu de vie qui lui reste (mais je pleure à chaque fois...)Musette me fait rire aux eclats par sa liberte de ton (faut pas oublier l'epoque) mais m'emeut par sa gentillesse.Gilda je lui "pardonne" ses betises :tres naive et qui d'entre nous ne l'a pas ete (et à tout age...).J'arrete pour le moment? Ah! Carmen! quelle femme,non??? je m'en vais sinon je te pollue ton blog....
Un petit rajout à son commentaire :
un opera comique hilarant burlesque...Falstaff??? mais je n'aime pas du tout....et toi?
Tosca, la passionnée, l'intègrité faite zibeline. Intègre selon la vraie définition et ses synonymes : honnêteté, impartialité, intégralité, probité, totalité.. D'ailleurs, si on y regarde de plus près, elle est une cantatrice, une bête de scène, une nana qui, quelques décennies plus tôt aurait été excommuniée pour être montée sur scène et se targuer d'avoir une âme. L'image de l'actrice, de la chanteuse, de la danseuse a toujours été apparentée à la sulfureuse Lilith dans l'imagerie de la bigotterie machiste. Une parfaite poupée vaudoue permettant de se décharger de tous les maux dont souffre l'âme bourgeoise coincée entre ses cols empesés et ses corsets en os de cétacé (une autre forme de ceinture de chasteté, ou d'armure de croisé... l'avantage, c'est que ça rouille moins quand on a ses suées hormonales) On pourrait s'étendre longtemps et trouver plein de ses copines.... Gioconda (surtout elle, elle se bouffe de la mort aux rats pour éviter d'honorer un certain contrat façon "se payer sur la bête", ça ne vous rappelle pas quelqu'un d'autre d'ailleurs ?) , Violetta , Giullietta

...
Et c'est cette fameuse "mauvaise femme" qui montre le plus de ferveur religieuse malgré tout ça, son pote peinturlure une fresque, mais l'élévation de son âme est au second plan par rapport à son amour de l'art et de la femme, Angelotti, le pov' type en cavale, vient demander l'asile séculaire dont bénéficiaient les lieux de culte, mais par pur réflexe, c'est une tradition, plutôt qu'une conviction, tout comme chez certains les grands actes religieux d'une vie de croyant... baptême, noces en blanc, funérailles encensées... où commence la foi et ou finit la coutume - et lycée de Versailles ?... (remarques que se planquer dans un puit, c'est pas mieux pour la santé, la preuve par la suite).
Elle n'a qu'un défaut (je sais, il est balèze !) elle est jalouse comme une tigresse du Bengale. C'est par là d'ailleurs que ce sale faux-derche de Scarpia arrivera à ses fins. Elle ne connait pas la flexibilité du jonc face au chêne celle-là... ça passe ou ça casse... je vis ou je meurs, j'ai tout ou rien... pas de demi-mesure dans ce caractère fort, pas de nuance, elle a été taillée dans un seul bloc, ce qui fait sa force et sa faiblesse paradoxalement... un p'tit pète, là où il faut et le pur cristal vole en éclat, c'est bien connu.

Mimi et Musette de la Bohème... deux créatures aux antipodes... l'une, légèrement gourdasse (paumer ses allumettes et sa clé à quelques minutes d'intervalle, faut le faire !) et totalement phtisique (une copine à Violetta, sans doute).
Encore une qui souffre du syndrome de Blandine (du sacrifice façon martyre romain si vous préférez) elle sait qu'elle part du caisson, et au lieu de se ménager... préfère filer avec un "cossu" et passer pour la dernière des dernières de ce fait aux yeux de son amoureux, pour revenir ensuite tête basse et moral en rapport, expirer en demandant pardon (qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre !!! C'est tout de même son copain qui l'engueule comme de la marée pas fraîche plutôt que d'admettre qu'il flippe sa race de la paumer. Et c'est "elle" qui s'excuse ?! Faut m'expliquer là...)
Musette a son p'tit côté Carmen, meneuse de "toutous à sa mémère" (sa manière de traiter ses conquêtes tient plus du toilettage pour concours canin qu'autre chose quand elle leur parle). En gros, le principe des vases communicants est parfaitement illustré... faiblesse contre force, réelle ou de surface, avec inversion des données lorsqu'il s'agit de choisir entre l'amour et la vie. Tu l'as bien signalé Callophrys "apparente faiblesse" !
Je tiens d'ailleurs à signaler, que je n'ai pas encore traité cet opéra, j'ai mis du temps à me pencher sur le cas de Giaccomo... j'avais du mal avec cette musique (sans parler des arguments, je sais... suis une buse quand je me bute) mais j'étais trop "teutone" à mes débuts lyrico-gaillards.

La gamine de Rigoletto... là, j'ai crû voir un copier-coller de Marguerite de Faust... La blondasse, en odeur de sainteté, qu'à jamais vu le loup, l'une avec un paternel-épouvantail à moineaux comme père et l'autre un Rambo partant en guerre quasi sainte en guise de frangin, et toutes deux surveillées - de pas trop près... ou alors sont toutes les deux bigleuses - par des duègnes vénales pire que des mères maquerelles (je sais, un chat et un chat et se faire payer pour fermer les yeux pendant que l'évaporée passe à la casserole... je ne connais pas d'autre qualificatif)
Carmen, "la" Carmencita tout en nerfs, chair et sang... un bel animal pas facilement socialisable, carrément réfractaire au dressage même ! La "femelle" (pas péjoratif) dans toute sa splendeur... La lionne qui ne se laissera jamais avoir en allant chercher la bouffe pour son cossard de lion dominant (l'a qu'à se retrousser les manches et aller se tailler un gigot dans la gazelle tout seul c'te grosse feignasse, quand on sait que le roi des animaux n'en fiche pas une et se contente de féconder toutes les femelles de son harem - en zigouillant évidemment tous les lionceaux qui ne portent pas ses gènes - et attend en faisant du gras de se faire passer à tabac par un jeune mâle en espoir de réussite sociale, j'ai connu mieux comme représentation royale moi !)

Quelque part, elle rejoint également Tosca dans sa manière d'être "entière"... point religieuse, mais versée dans les arts divinatoires (la scène des cartes, j'adore ! ) pas menteuse pour deux brouzoufs (on sait d'office à quoi s'en tenir et qu'une fois la date du produit consommable dépassée, il passera à la trappe), instinctive et superbement charnelle... une de celle qu'on aimerait traiter d'animal sans âme et filer au bûcher si c'était encore à la mode. Elle rejoint également par certains aspects la mère adoptive du Trouvère, cette chère Azucena. (l'image de la bohémienne avec son aura de souffre et de flammes sataniques, femme au libre arbitre, femme démoniaque évidemment)

Euh... moi j'aime plutôt bien Falstaff , comme j'aime plutôt bien les Maîtres Chanteurs de Richie Wagner (le seul opéra marrant de celui-ci également). Le "plutôt bien" est volontairement tiède... tout le monde sait que j'aime tout court ce genre de truc.

Moyra
Haaa! V'la un gros blème pour mes zigues (oui j'en ai plusieurs)!
Toutes tes nanas sont décrites par...des mecs. Pas de nanas reconnues pour leurs talents musicaux au point de leur permettre de faire connaitre leurs opéras...
Rejointe par Guernouille pour la tirade mouvement de libération des soustifs
J'avoue que je ne suis allée à l'Opéra que 4 fois dans ma vie...Autrement, je me branche sur Radio classique et j'écoute la musique, sans me poser de question sur le sens des paroles ni sur l'histoire racontée...d'autant plus que même en français, c'est rarement audible...Il a fallu que je tombe sur ton blog pour m'intéresser au scénario...Néanmoins, de ce que j'ai lu, je trouve les héroïnes d'opéra particulièrement nunuches et je leur trouve généralement des têtes à claques...ou alors ce sont de vraies garces. D'ailleurs elles finissent toutes par mourir à la fin et de préférence assassinées ! L'éternel féminin, quoi...
D'ailleurs, les opéras sont tous écrits par des hommes.
Bonne question justement : existe-t-il des opéras écrits et composés par des femmes ?

Dans ma présentation j'avais d'ailleurs parlé de cette incompréhension de notre langue pourtant maternelle quand il s'agit d'opéra... Le phrasé, l'élocution sont un art difficilement maîtrisable, qu'on soit chanteur "autochtone" ou non, enfin en ce qui concerne les opéras français, en allemand et en italien, je n'ai jamais rencontré ce problème***
C'est vrai que la majorité des héroïnes sont nunuches à pleurer, mais là encore, c'est subjectif. Si on prend en compte l'époque de conception de l'œuvre, cette blondasserie neuronale (désolée les blondes, figure de style, simplement) cette blondasserie donc était l'archétype de l'idéal féminin pour une certaine société, celle qui prônait la virginité de la jeune épouse le soir des épousailles alors que le joli-papa s'était fait un devoir de conduire son promis aux prostétiputes pour lui apprendre la vie, celle qui faisait s"étouffer avec sa poudre de perlin-pimpin une certaine Emma Bovary, celle même qui faisait s'enfuir une Jane Eyre en état de transe (napolitaine ?) ) au su de l'état de bigamie de son Rochester d'époux.

C'est avec nos bonnes copines les suffragettes que tout a commencé à se gâter quant à l'imagerie féminine, si elles votent c'est qu'elles ont leur libre arbitre et n'ont pas à être une extension biologique de leur époux, après avoir été celle de leurs géniteurs ; ça a un peu viré à la foire d'empoigne avec le Mouvement de libération des soustifs, comme toute révolution, il y a des débordement (et pas que mammaires) mais on a tout de même gagné le droit d'ouvrir notre clapet (j'm'en prive point, comme il se doit)
Donc, cette incompréhension (de langue ou de mentalité) vient surtout du fait qu'on n'arrive pas à faire abstraction du changement d'époque. Il est plus aisé de le faire en lisant un bouquin "périmé" (traduire classique), du Balzac, du Zola, du Brontë, du Austen même, que de profiter du chant pur parasité par des situations et sensibilités d'un temps révolu. Ce qui m'étonne tout de même un peu... La musique des mots serait elle si différente de la musique tout court... me serais-je trompée en ce qui concerne la poésie alors?.... Quand vous regardez un film, êtes vous tout autant hermétiques au scénario et aux personnages parce qu'ils sont hors de notre époque (ou pas encore, je parle ici pour la SF évidemment)

Le fait de faire périr les nanas, assassinées de préférence, comme tu le signales, tient toujours de la vengeance divine (ou familiale, l'honneur du nom, ne pas oublier !) et il est vrai que l'auteur joue aussi sur le fait qu'on soit plus attendri au baisser de rideau par le dernier souffle d'une héroïne agonisante que par le râle guttural et vitellin du méchant de service, même si c'est de bon aloi, rapport à la justice des hommes et celle du Grand Patron, mais dans ce cas, on a plus tendance à lancer un "yesss!" avec le poing vengeur inadéquat qu'à sortir le mouchoir de papier.

.Dans vos deux commentaires les copines, vous évoquez les nanas comme auteurs d'opéra, on s'éloigne un peu du sujet, puisque je compte parler des personnages féminins dans les opéras mais cela m'a permise d'aller fouiner (un peu, pas trop...) et de trouver quelques noms de musiciennes (la première reconnue est tout de même Hildegard von Bingen, même si sa spécialité était plutôt l'hymne ou la séquence, sans omettre ses écrits, une tête médiévale bien remplie celle-là ! ). Désolée de reproduire une partie de ma réponse, mais de toute façon, même en changeant les mots, c'est une redite :
Comme signalé sur le commentaire de Moyra, il existe des opéras "féminins" d'écriture... mais passés à la trappe par rapport aux créations masculines évidemment... Preuve (ce ne sont que quelques exemples, faudrait fouiller plus avant, je vais tâcher de le faire du coup) tu remarqueras que la recherche n'est que "francophone", aller voir "ailleurs" va prendre du temps
Elisabeth-Claude Jacquet de la Guerre (1665-1729)
Isabelle de Charrière (1740-1805) 9 opéras
Marie-Emmanuelle Bayon-Louis (1746-1825),
Florine Dezède (1765-1792),
Marie Favart (1727-1772),
Lucile Grétry (1772-1790),
Caroline Wuiet (1766-1835),
Julie Candeille (1767-1834),
Henriette Beaumesnil (1748-1813),
Constance de Salm (1767-1845),
Jeanne-Hippolyte Devismes (1765-1834 ?),
Sophie Bawr (1773-1860)
Sophie Gail (1776-1852)
Pour les héroînes nunuches, ne pas oublier les critères de l'époque où ils ont été écrits ces opéras la plupart du temps... un maître mot, la femme est le bibelot de l'homme, il se bat pour l'avoir, le met en vitrine, le pète en faisant la poussière.... (avec un petit côté martyre gallo-romain qui sied à ravir au romantisme échevelé de certains)
Une p'tite suite....
De toutes celles que tu cites...je n'en connais aucune ! Pas un nom qui me dise quelque chose. Mais c'est vrai aussi pour la peinture...Y'a qu'en littérature qu'il y a quelques femmes célèbres, avant le 20ème siècle.
L'image de la femme bibelot qu'on pète en faisant la poussière...m'a fait éclater de rire, même si en fait, c'est pas si drôle !
Et pour cause, je n'en connaissais aucun (sauf Hildegard, évidemment, mais dans un autre registre). Tiens, à propos d'avant le vingtième siècle... savais-tu que ce cher Mendelssohn, créateur du fameux tube pour mariages réussis ( tiré du Songe d'une Nuit d'Eté) avait une soeur, Fanny qui dût souffrir non seulement de la conversion socialement voulue (par le père) de toute la famille au protestantisme (le fils de Mendel, ça sonne un peu trop juif si on y songe pour l'époque... pour toutes les époques hélas !****) mais aussi de sacrifier sa propre carrière de musicienne à la montée en grade de son frangin (quelques oeuvres , trop peu, ont passé au travers des mailles du filet de l'oubli, et c'est tant mieux) pour preuve... la phrase de son géniteur Abraham Mendelssohn (les bouffes se perdent, j'te jure !) :« La musique sera peut-être pour lui (Felix) une profession mais pour toi elle ne peut et ne doit être qu'un agrément. »
Quelques petits exemples de ce qu'on a étouffé dans l'oeuf :
Ici
Là
Et encore ici
Une parfaite image pour illustrer mon propos sur la femme-bibelot, s'pas ?
Bon, je m'aperçois que je n'en suis qu'à la moitié de mes réponses à vos commentaires, à peine... Donc, je préfère tronçonner la chose en plusieurs morceaux, ne serait-ce que pour vous éviter l'implosion cérébrale... On verra la suite plus tard... surtout que j'illustre ce billet par mes habituels extraits musicaux, l'effet rendu par l'ensemble frise l'overdose neuronale.
Bonne lecture... bon début de semaine et à bientôt
La dragonne
PS: un peu de retard peut encore survenir quant à mes visites et ce à partir de demain, on attend les installateurs pour le chauffage et c'est bien le diable et son train s'ils ne m'obligent à couper le compteur général à un moment donné, donc, patience....
* certains lanceraient même, les médisants, que j'étais copine avec Néfertiti, vu mon âge "cahotique", mais j'en ai autant à leur service, j'ai la maturité épanouie et me fais fort d'utiliser mon désordre hormonal comme arme létale contre toute attaque à ce sujet, les menaces de déambulateur dans les gencives, vous connaissez déjà de ma part. Et ceux qui enfoncent le clou en me signalant que j'ai commencé deux articles consécutifs par la formule sur l'adage (même si la seconde est bidouillée) je sais... je gagate pas, j'ai mes formules de prédilection tout bêtassement, les neurones, ça va encore, merci de vous en inquiéter.

** Je sais... j'ai l'air (et la chanson) en forme... de quoi, ça c'est la question. A propose "d'air"... Vous aurez noté la surabondance d'allusions musicales et scéniques ; bon chien chasse de race s'pas ?
*** A savoir qu'une certaine Régine Crespin fut une des rares "étrangères" conviée au Saint des Saints à avoir été félicitée par Karajan pour sa diction parfaite d'une langue qu'elle ne pratiquait que phonétiquement et ce dans le cadre de sa prestation en Brünnhilde tétralogique et bayreuthienne. quand on sait qu'il avait le compliment aussi facile qu'un oeil qu'on paume... (pour le Ring, normal, Wotan est un exemple de divinité borgne) elle avait de quoi se rengorger la Régine !
**** germaniser son nom ne suffisait pas, il n'a gardé que Félix comme premier prénom... alors que le "vrai" était Jakob
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