Si on y retournait....
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Bonjour
Pas la peine de vous dire que j'suis un chouillas en retard pour ma... "rentrée" bloguesque, mais vous savez quoi ?... Aucun remord, aucun scrupule n'est venu me tarauder à ce sujet. Il a passé le coin de la rue il y a belle "larirette" le temps où j'avais la mine basse et le clavier tremblotant en implorant la divinité Blogototep de m'accorder son pardon (comme si ça datait de la première dynastie égyptienne le début de mon blog, m'enfin... tout est relatif s'pas ?)
Je n'avais tout simplement pas envie de reprendre de suite après mon retour de vacances, la balle était dans mon camp, j'l'ai chopée au vol et ai écouté le Molloch horridus qui se tenait sur mon épaule gauche*. http://www.bourlingueurs.com/australie/faune/page_08.htm
Mais là, point trop n'en faut, il y a vraiment urgence à ce que je me tirlipote les neurones, je frise l'état végétatif d'un plat d'endives pré-gratinées et ça me donne des impatiences, c'est signe qu'il est temps de refaire surface avant la mort cérébrale** (le moment ou le cerveau-gruyère devient affectueux et couvre onctueusement les astéracées langoureusement emmaillotées dans leur couette parisiennement porcine)
Alors...on y va et pour démarrer ma saison lyrique personnelle, il est grand temps que je conclue ma réponse à vos commentaires sur les nanas dans l'opéra - (commençant en concluant... paradoxe des paradoxes ça !) -, ça, je ne l'ai pas oublié, laisser un bout de billet avec des points de suspension, ça va faire désordre dans mes archives, les points de suspension n'étant réservés qu'à ma ponctuation très personnelle lors de mes diverses rédactions... cela va sans dire.
Roanne
Oh là là, ma culture opératesque est trop nulle pour que je sache quel perso féminin m'a le plus fait vibrer (disons avec prudence qu'il m'en reste encore trop à découvrir).
Cependant, comme je suis dans une période anti-greluchenitude, je suppose que je serai plus sensible au chant des "garces/méchantes" de service car les donzelles qui ne font rien pour s'en sortir, ça m'agace ^^ (pourtant dans la réalité, les garces je ne les supporte pas).
Donc une héroïne qui en veut, qui se bat, qui va jusqu'au bout, ça me plait.
Si tu en as en stock, je prends ! :)) :
J'ai en stock évidemment. Quant à la formulation de tes "blancs" lyriques, je préfère de beaucoup les parenthèses... ça m'a toujours semblé la bonne formule de toute façon. On n'est jamais nul en quoi que ce soit... on n'en connait tout simplement peu ou prou, tout comme je n'arrête pas de dire que le poncif "j'aime pô" remplace souvent inconsciemment "je pige pô"***
On a tous nos périodes anti-greluchenitude récurantes, notre petit côté suffragette ébouriffée certainement, même si on soupire quand on est seule avec une histoire à l'eau-de-rose entre les pognes et la trogne penchée "à l'intello" pour masquer ça sous les fards d'un sens critique aiguisé comme le katana d'une héroïne de Tarantino (... bon, j'vais vous faire un aveu... je fonds comme glace sybérienne en équateur en lisant Jane Austen et Elizabeth Gaskell, j'serai damnée pour ça****)
Pourquoi crois-tu qu'on aime les héros de blanc vêtus (au sens figuré évidemment), parce qu'ils ont leur faire-valoir : les méchants de service ! Le yin du yang, la part d'ombre, le Doppelganger obligatoire voir vital pour que le neuneu de service sorte du troupeau bêlant, s'il n'y avait pas de traître de service, de salaud patenté, que serait un héros sinon ?! (je rabâche, je sais)
- Ortrud de Lohengrin, c'est un Iago en panty enrubanné, mais Elsa-la-douce (rien à voir avec Irma du même qualificatif, quoi que...) ne déclencherait pas tout ce boxon si cette majestueuse garce ne mettait son grain de chlorure de sodium dans le bouillon-light qu'est une histoire de justice divine par duel interposé
- Un Macbeth aurait autant de consistance qu'un flan parisien si sa Lady sentant le souffre n'était derrière à le pousser au train. A noter d'ailleurs (enfin c'est ce que j'ai crû noter pour ma part) Ce couple stérile ne peut enfanter que destruction et souffrance, une progéniture arrondirait trop les angles, on leur trouverait toujours l'excuse de vouloir assurer les arrières de leurs gamins en leur constituant un p'tit capital
- La Reine de la nuit de la Flûte enchantée... la maman exclusive et dévastatrice de Pamina, si c'est pas un symbole de l'affrontement clarté-obscurité ça ! La seule à ne pas avoir de p'tit nom au générique... plus un concept philosophique qu'un être de chair (alors que son ex-copain Zarastro a gardé le sien... bizarre non ?)
- Amnéris-la-jalouse de Aïda, qui a des renvois ( grastriques et autres) quand elle se rend compte qu'elle vient de péter son jouet toute seule
- Abigaille qui veut être calife à la place du calife
- Turandot, (vous connaissez l'impératrice Tseu Hi... elle me la rappelle bigrement pattes d'oies non comprises) Quoi que... le coup des trois énigmes qu'elle impose à ses soupirants... sais pas si c'est pur sadisme ou instinct de survie... enfin un beau Sphinx tout de même (à savoir que Puccini s'est arrêté à la mort de l'esclave Liu, "la mort étant plus forte que l'Art" et la fin heureuse est due à quelqu'un d'autre, Alfano)... En me relisant... ce n'est pas une "vraie" méchante, tu peux la classer plutôt dans ta catégorie "héroïne qui en veut", ça sera plus juste pour ce qui la motive vraiment.
Là, ce sont des méchantes agissantes, mais c'est sans compter sur les bonnes à tout faire du lyrique, celles qu'on utilise comme vulgaire chiffon bouffe-poussière, les mollasses qui suivent le dernier courant d'air qui a soufflé dans les parages, du moment qu'elles ont l'impression d'exister. Les "fausses" méchantes... les gourdasses pour certaines au vu des bourdes qu'elles alignent ne pensant pas à mal
Exemples ? :
- Kundry de Parsifal (à narrer celui-ci évidemment) la minette en espoir de rédemption... normal, c'est l'opéra "chrétien" par excellence ça (pour le plaisir, je vous file aussi un extrait de notre Crespin nationale, une des rares wagnériennes française à avoir pu s'imposer à Bayreuth)
- Eboli qui déballe le pot-aux-roses et s'en bouffe les dents après (là encore, acte de contrition et pénitence très catho au fond d'un couvent quelconque pour elle)
- Gutrune du Crépuscule... la nana au filtre d'amour qui n'a que ce moyen pour se faire remarquer par Siegfried (et encore faut que Hagen lui souffle l'idée !)
Pas évident de trier entre vraie et fausse perfidie lyrique... pas si simple... Pas simple non plus dans le théâtre classique d'ailleurs ... la preuve : (désolée, j'ai "dérapé" sur ça, pas pu faire autrement de la ficher, même si Phèdre est une victime plus qu'une méchante).
Sans parler des méchantes de circonstances ... élevées sous la mère pour ficher le souk et se recevoir des bouffes à la fin de l'ouvrage (quand ce n'est pas passer directement à la casserole au sens propre du terme ).
Ces nuisibles sont légion... trop fatiguant de toutes les chercher pour une reprise, surtout que certaines n'ont d'autre utilité que de faire briller les chromes des héros sans une motivation solide telle que la soif de pouvoir mégalo-galopante ou la haine chronique de l'humanité.
Les frangines de Cendrillon par exemple... allez trouver un air où elles ne jouent pas les siamoises (il en existe, mais pas en extrait, bien évidemment) des méchantes bourgeoises quoi.
Les donzelles de la Piedra del Paragone de Rossini, translucides et prévisibles... pas trouvé d'extraits où elles figurent seules non plus, je vous balance la "pub" pour le DVD que j'ai évidemment, j'aime plutôt bien cette version (et pas que pour son humour ravageur) encore des nuisances bourgeoises
Magdalena frangine du sbire engagé par Rigoletto pour trucider celui qui a osé toucher à sa gamine.... elle a même des états d'âmes en pensant que ça serait gâcher de le ficher à la baille alors qu'il peut encore servir (à noter qu'elle n'a la nécessité d'exister qu'au dernier acte, c'est vous dire la place qu'on lui donne !) plus "utilité" tu me fais signe hein ?!
Etc... tiens, fichez-vous à l'eau et épluchez un peu les extraits et œuvres pour en trouver des vocations de "tapisseries"
Bon, je m'arrête là, si je place encore quelques commentaires, ça va faire péter tout le bastringue étant donné la longueur de mes réponses... Je vous laisse digérer ça tranquillement, et l'écoute n'en sera que plus attentive (du moins je l'espère) si je freine légèrement sur l'ajout d'extraits pour cette journée de reprise bloguesque... A plus, chez vous ou ailleurs, bonne reprise pour ceux qui reprennent le carcan j'suis de tout coeur avec eux (suis crédible alors que je me les tourne béatement chez moi ? ....)
La dragonne

* - ou droite... sais plus la place qu'occupent les bons et mauvais esprits dans les dessins animés... y a t il un ordre d'ailleurs à respecter pour faire apparaitre ces p'tites consciences cornues ou auréolées sur l'extrémité supérieure de nos trapèzes surdéveloppés par la pratique intensive du body-taekwondo (vi, Hulk tremblote dans son calcif en voyant que je brigue son titre, mais j'suis magnanime, je le lui laisse avec grand plaisir, le vert me sied mal au teint), faudrait que j'étudie ça... "La symbolique "toonesque" et ses paraboles sociales" ça s'appellerait (m'est avis que ça a dû être fait ce truc, comme pour Bettelheim et ses contes de fées, une mine d'or pour les psychoneuneus du dimanche.
** Et j'ai du mérite ! Je viens de péter ma paire de lunettes préférée (on s'en fout) et pianote avec un truc qui me fait ressembler à une chouette hulotte passée se refaire un look tendance chez un styliste tropézien soixante huitard... et sous substances hallucinogènes.(on s'en fout d'autant plus... mais c'est histoire d'en rajouter à la longueur du texte, vous commencer à piger comment je tourne...)
*** vraie formulation d'un état de fait dont je n'abuse point moi-même (le coup du cordonnier mal chaussé, en quelque sorte) étant donné une "certaine" (certifiée même) ignorance du fameux domaine informatique qui me fait en rajouter dans la buserie blondesque plutôt que d'avouer ouvertement que j'ai un poil énorme dans la paume qui m'empêche d'y aller jeter un oeil
**** quoi que la majorité de leurs héroïnes sont des belettes qui sont tout sauf subissantes si on y pense bien, j'ai une petite lueur d'espoir quant à mon salut éternel du coup
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