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Mardi 27 octobre 2009
Bonjour



Ouf ! Enfin ça se calme un peu. Pour preuve mon passage chez certains potes hier, ce que je vais devoir réitérer dès que faire se peut (c'est à dire quand j'aurai fini c'te p'tite bafouille explicative)

Merci pour vos encouragements en ce qui concerne ma participation à cette fameuse manifestation taekwondesque de Toulouse en fin de semaine dernière,.. Vous dire que je tremblais dans mon boxer  serait faux parce que bizarrement, j'étais totalement décontractée et ce depuis l'annonce de cet Open International*  toulousain.

Ce que j'avais zappé par contre c'est que c'était la première fois qu'une équipe de démonstration de body-taekwondo était présentée à une compétition labellisée, mais ça, je ne l'ai sû qu'après, et encore heureux parce que j'aurai risqué d'en perdre ma superbe ainsi que mon calme olympien (en gros, ça aurait fini totalement tétanisée façon femme de Loth en bordure de tatami et tout le calcul du prof pour former un harmonieux groupe de vingt participants se serait trouvé ruiné)

On vous fait un p'tit résumé de l'évènement, histoire de meubler l'espace comme il se doit.



Samedi donc, je me pointe à pinces au rendez-vous avec les copines, devant un de nos lieux d'entraînement, étant donné que, primo : je n'ai toujours pas le permis, que de deuzio : certaines avaient une idée plus que vague de la localisation de ce fameux petit palais des sports** et que de troizio : on avait décidé de le jouer citoyen en remplissant les chariottes plutôt que de former un convoi exceptionnel jusqu'à l'arrêt de métro le plus proche***. A savoir que le lendemain avait lieu le marathon de Toulouse (c'est "groupieren" cette année les manifs sportives) et qu'on avait des doutes sur la praticabilité de certains accès, dans le doute autant faire bosser les pattes que d'user les nerfs s'pas ?...

Les copines arrivent, on s'entasse (moui, à trois dans chaque voiture, il y a pire comme entassement sardinien) et c'est parti mon kiki ! A la station de la Vache (vi, c'est le nom de la station, ça vous défrise ?) on récupère un pote du groupe et en avant Tagada vers les brassées de pétales de roses et les pluies de lauriers  ! (j'en fais un peu trop, vous croyez ?).

A l'entrée, petit coup de tampon, façon virée en boîte (ah... ces d'jeun's !) et on vise notre point de rassemblement, le côté non occupé par les spectateurs, selon notre prof. Une attente "floutée" pour savoir au juste si on fait ça en tenue de ville, vu que personne ne se décide à s'enquérir de l'emplacement des vestiaires et enfin, menés par un pote jouant Moïse au partage des eaux, on s'enfonce dans les entrailles de la terre (le sous-sol de la salle, ça fait déjà moins dramatique).

Là, dans les tréfonds du royaume de Niebelungen (désolée, ça a fait chtonk !), un jeune type nous demande notre passeport (sportif), ce qui a l'heur de nous interloquer, vu que le prof ne nous en a point parlé. Résultat de la "fouille", un passeport sur trois, ça va faire juste si on veut tous passer. Le pompon c'est quand il nous demande si on a le certificat médical qui va avec... Là, c'est plus une attente "floutée" qui nous tombe sur le râble, mais l'incompréhension totale (qui se lit très clairement sur nos faces à la mâchoire inférieure verrouillée position basse)... Question paniquée lancée par une copine : "Un certif... pour une démo ?!" 
...Bon, ça devait être le bon mot de passe de cette porte de la Moria parce que le type se tape le front du plat de la main ("maiiiiis bon dieuuuu maiiiis c'est bien suuuuur !") et nous invite à poursuivre notre route sans nous passer au fil de l'épée comme j'imaginais  le faire ce jeune Gimli.
Re-hésitation pour savoir laquelle des portes il va falloir entrebâiller sans déclencher l'alarme hullulante des sportifs et sportives surpris dans le plus simple appareil, mais le tour est vite bouclé, qu'un seul local de disponible (pour les filles, les gars vont devoir la jouer "faute de mieux on fait ça dans un recoin du couloir") et encore, va falloir partager avec les pesées pour la compétition. 
En gros, faut se grouiller et tenter l'enfilage de futiau à l'aveugle puisque notre vision est rudement perturbée par le tee-shirt fébrilement passé (et coincé par l'encolure trop "neuve" évidemment), tout cela en tentant un salto arrière avec retombée dans les pompes déjà lacées et ce en fouettant l'air pour choper dans le bon sens les mitaines obligatoires (j'exagère à peine)



Deux ou trois suées plus tard, ce qui est déjà ça de gagné quant à l'échauffement, on retourne dans les gradins où notre professeur nous donne les dernières consignes au sujet de notre placement dans le groupe... et sur le tatami****, un autre petit échauffement en haut des gradins et tous à nos strapontins pour regarder les deux démonstrations qui précédaient notre prestation.  Démonstrations "surprise" pour nous, cela va sans dire, et cela valait mieux pour notre ego, puisqu'il s'agissait de celles de l'équipe de France de Taekwondo (artistique et technique). 
Au programme, gestuelle, sauts, simulations d'attaques dignes d'un pur film de combat coréen avec accompagnement de percussions ethniques du plus bel effet ( même dans les "pires" moments, mon principal centre d'intérêt persiste à être sollicité vous le constatez) Vous dire qu'on en reste sans voix serait mentir, mais tout ce qu'on arrive à dégoiser tourne autour du fait qu'on se demande si on va effectivement  faire notre démonstration ou si un suicide collectif au yaourt périmé est à envisager , parce que passer "après ça" frise l'inconscience....
Cela se confirme, on est inconscients et on se retrouve sur le tatami sans vraiment s'en rendre compte (enfin, le "on" ne concerne que ma modeste personne évidemment, pour les autres, faudra que je leur demande au cours prochain) et en train de sauter à la corde sur une musique plus que soutenue, notre groupe réparti sur un carré d'à peu près huit mètres de côté (selon les dires de notre professeur), ce qui fait qu'on a un peu de mal à gérer l'amplitude des tours de cordes (des "accrochages" en vol nous font un peu ralentir notre échauffement public,  mais il n'y a pas mort d'homme par strangulation involontaire, c'est déjà ça)



Je ne vais pas vous faire une fiche technique détaillée de l'évolution dans son intégralité, cela serait fastidieux, manquerait de support vidéo (ce que je n'ai point sous la main hélas pour l'instant) et surtout n'a rien à voir avec une chorégraphie impérissable de Marius Petipa ou de Noureiev.  

Ce qui vaut d'être signalé tout simplement, c'est que nonobstant le fait de notre manque de maturité dans cette discipline toute neuve, nous avons fait du mieux qu'il nous était possible de le faire, et surtout que, en ce qui me concerne (et je crois que tous les potes du groupe sont dans le même état d'esprit) je ne suis pas peu fière d'avoir participé à cet évènement.

Nous étions tellement ravies deux de mes copines et bibi  que, faisant fi des différences entre notre niveau et celui du groupe de démonstration officiel, entraînées par l'ambiance euphorique de l'évènement, on est allées solliciter (imposer presque) une photo avec les membres de l'équipe de France (merci d'avoir fait les zouaves devant l'objectif,, j'aimerai bien récupérer les clichés au demeurant...). Ce qui est des plus valorisant, c'est surtout les félicitations des professionnels et des spectateurs anonymes croisés durant notre retour à la "normalité" et du fait qu'ils aient été étonnés du côté très physique de cette nouvelle discipline.(le roi n'est pas mon cousin, comme dirait ma mémé pour la circonstance). Je n'arrête pas de dire que c'est effectivement très physique et que si je voulais me la jouer pépère, j'aurai choisi le macramé comme discipline, enfin j'ai des témoins "officiels" !

On est tous sortis le sourire à la goule et ravis de cette journée et quoi demander de plus ?!...
...P't'êt' de n'avoir pas oublié les deux ou trois serviettes  que j'avais mises à côté du sac pour éponger les débordements sudoripares (et souverainement ignorées au moment du départ, comme il se doit). Reprendre les vêtements "civils" après avoir attendu que ça sèche un peu pour s'engouffrer dans le métro, je ne le conseille à personne, j'avais l'impression d'un périmètre de sécurité plus que raisonnable autour de ma petite personne sentant le paddock après le grand prix de Longchamps, s'il y a une chose qui me ruine l'ambiance c'est bien de sentir le poney dans un lieu public (même si parfois ce n'est simplement que dans mon ciboulot, comme certaines copines me l'affirment)

Pour conclure, le cliché de notre groupe, emprunté au site de notre club... Merci les copains d'avoir vécu ce moment avec moi, ça, c'est un truc qu'on garde précieusement en mémoire !



A bientôt pour d'autres narrations (lyriques cette fois, enfin en principe) et je retourne lire ce que j'ai encore à rattraper chez vous autres. Bonne continuation !

La dragonne

* Bêtassement, j'avais pigé régional à l'annonce de la fiesta, au vu des participants, j'ai pigé qu'il n'y avait pas que des locaux, loin de là !
** J'en faisais partie évidemment, mais n'étant pas "meneuse" le risque était moins grand de paumer tout mon groupe dans les rues toulousaines
*** Solution de dernière minute des plus logique, le temps qu'on trouve une place pour les véhicules, on avait toutes les chances d'arriver pour la remise des merdouilles que pour déhousser les strapontins, d'autant plus logique au demeurant parce que  la station est aux portes presque de la salle omnisports suscitée
**** Ce que je me suis faite un devoir de flopper évidemment en me mettant à l'extrémité opposée du groupe, sous le regard consterné d'une de mes coéquipière, mais ça n'avait point trop d'importance, étant derrière pour commencer la démonstration de corde à sauter, pour la "vraie" démo, son index vengeur m'a bien indiqué l'emplacement, à trois pas d'elle façon "tu t'tiens là, et tu bouges pas sinon ... !.". Vous dire qu'en temps ordinaire, c'est à dire avec la pression de l'angoisse de se produire en public qu'on était censé attendre de nous (de moi surtout quand on me connait) ce début de floppage aurait suffit à me faire tomber dans les cageots de pommes, mais là, miracle ! (ou pas) j'étais aussi à l'aise que s'il s'était agi d'un cours normal, entre copains et pas l'ombre du suée de stress, pas un soupçon d'appréhension, rien ! Je m'interroge encore sur ce blocage bizarre.


- Publié dans : Des p'tits bouts de la dragonne
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Jeudi 15 octobre 2009
Bonjour

Ne pensez surtout pas que je suis dans les choux, ou pire encore, transformée définitivement en Elfe des bois donc incapable de trouver un clavier azerty correct dans la cité impériale d'Oblivion(le jeu vidéo, c'est le mal j'vous dis !). Le pire, c'est que j'ai toutes les peines du monde à trouver du temps pour vous lire également, ça, ça me saoule !

Le fait est que là, j'suis "légèrement" (euphémisme) débordée pour rester plus de vingt minutes à cogiter sur quoi que ce soit (lyrique ou non) à vous filer sous les chicots . "J'esslique" pour les saint-thomasiens* indécrottables (là, j'ai su prendre plus des vingt minutes suscitées, pour une fois que je ne commence pas une journée façon boule de flipper, j'en profite) comble de la gageure, je vous file tout de même des liens musicaux ou autres, histoire de bien encombrer l'espace encore une fois.:

Cette année, la réinscription au body-taekwondo fut festive, et pour cause ! Notre professeur est victime de son professionnalisme (il ne saurait s'en plaindre remarquez) et se récupère de nouveaux adhérents, tant est si bien qu'on devrait pousser les murs pour gagner un peu d'espace ; déjà qu'on bouge pas mal pour exsuder sévèrement, c'est pas la promiscuité qui arrange les choses, on sort de là, trempés comme croûtons en bouillon de poule (on sent presque pareil remarquez)  et c'est un joyeux bordel.
On mise sur l'acquisition prochaine de notre propre local pour gagner quelques minutes en fin de cours, la salle de début de semaine étant occupée par d'autres clubs que le notre, sauf que (il y a souvent un "sauf que", comme il se doit) elle sera plus petite; on va nous surnommer "les sardines taekwondiennes".

A noter la présence de ma gamine à l'extrême droite, c'est votre servante qui tentait de jouer les Doisneau (moui, note sur le frigo : réviser le chapitre sur la  modestie dans mon manuel du savoir-vivre en société)

Tout ça est très beau, mais ça fait des cours supplémentaires auxquels assister et surtout, cette année, on va participer à l'Open International de Toulouse (c'est ça la gloire !) donc, surcroît de séance de répétition pour mémoriser en détail la choré de notre démonstration. Et cette manifestation arrive à grandes enjambées sept-lieuetesques, le 24 de ce mois (vous dire qu'on est à la bourre, point n'est besoin de le signaler)
Tiens, du coup, je vous file le lien du site, l'album photo de nos cours y étant plus que complet que les quelques clichés que j'ai balancé ici, allez y faire un tour (cliquer sur BODY-TKD à droite pour y accéder)**

Bon, ça c'est pour le corps sain, mais ne pas oublier l'esprit (sans majuscule et sans t à sain, suis pas une déesse, enfin je ne crois pas...). Encore et toujours des acquisitions, des lectures, en gros plein de trucs à lire ou voir pour satisfaire ma sempiternelle curiosité.
Quelques exemples pour "alourdir" mes étagères avec de nouveaux DVD "classiques" : les frères Coen  l'intégrale de ce qu'ils ont produit, celle de Hayao Miyazaki ,  tout ce que je peux trouver sur Anna Russel   dont ça  (désolée pour l'anglais obligé, que je ne maitrise pas du tout, mais on pige tout de même le ton général du discours) pas grand chose hélas, je n'ai trouvé qu'un DVD de son concert d'adieu pour l'instant)  et  Victor Borge
Ajouter un peu de lest par quelques bouquins de Austen   et Gaskell.   Là, j'ai quand même tout ce que j'ai pu trouver traduit en exagonien.
Ne pas oublier la réception de la commande d'un nouvel opus de mon cher Brasey  déjà cité ici pour son petit cadeau que je garde précieusement.
Ma notion du classique ne se base pas essentiellement sur la musicalité vous vous en rendez-compte et a son classement spécifique, "classique" a un sens très large chez bibi.

Des bidouilles également (serpilléresques cette année, marre de mes anciennes frusques, je réorganise ma garde-robe en conséquence ;  au menu, tenue quasi empire avec... bottines de motard (j'adore destructurer des tenues trop... prévisibles ou "politiquement correct". Rajout de sequins ou rocailles diverses (les tubes de gel coloré spécial tissu, c'est pas mal non plus) sur des fringues tristounesquement noires..

Là encore marre qu'on nous impose un gamme de coloris à se suicider au yaourt périmé, tout ça parce qu'on aborde les deux saisons où l'on se doit de jouer les oignons à plusieurs couches et qu'il faut respecter la tonalité générale, que ça soit en ce qui concerne le prisme coloré ou le mental en hibernation du plantigrade des cavernes... Et c'est sans compter que ma tranche d'âge m'imposerait - je dis bien m'imposerait, si j'étais du genre à ne pas faire tache dans le décor ambiant - m'imposerait donc de ne porter que des couleurs passe-partout, couleur muraille ou respect des tendances judéo-chrétiennes comme cette espèce de mauve violacé du dernier chic pour celui qui a toujours le Nouveau Testament sous la pogne et veux faire de l'empathie avec Jean-Claude et sa Passion, évidemment, la période "sylvestre" pique plus les yeux, mais me fringuer en conifère garni ou en rouge pétard, c'est pas trop mon truc non plus (et se trimbaler avec une batterie pour alimenter la guirlande de loupiotes clignotantes, même si j'ai de nouveaux muscles, ça fatigue tout de même un peu).



A ce propos, j'ai un pote qui tenait un magasin de frusques et qui ne s'est jamais remis du fait que les vieilles peaux s'arrachaient les imprimés léopard ou bêtes exotiques des bois  pensant que ça, une tonne de ripolin sur la truffe et trois quintaux de colifichets pour faire bonne mesure allaient leur ôter des épaules quelques décennies (déjà, à mon avis, la bimbeloterie et le trompe-couillon, sous le poids, ça les ferait plutôt se voûter sous la charge)...
 
C'est pour ça qu'on est potes sans doute, j'aime po les bijoux, me maquille tous les trente-six du mois et fuis comme la peste tout ce qui ressemble de près ou de loin à Jane de la Jungle   en ce qui concerne les fringues, sans compter que lorsqu'il avait encore son magasin, il se faisait un malin plaisir de me faire essayer toutes les tenues plus qu'improbables  qu'il avait reçues ... surtout quand la nana qui entrait peu après demandait évidemment le modèle que je venais d'enfiler avec peine (à cause du fou-rire, pas de la taille je précise), là, plus qu'une solution, le plus atteint par l'hilarité se précipitait dans la réserve, histoire de se calmer un peu et de ne pas faire fuir une acheteuse potentielle, alors que l'autre se bouffait les joues et épongeait ses yeux larmoyant en tendant le cintre garni à la téméraire.



Deux ou trois autres projets en tête, touristiques ceux-ci, (j'vous en parlerai plus tard, on va de plus en plus loin avec mon doux et tendre, si ça continue, prochaine étape, la face caché de Sélène ou la planète rouge... on se tâte encore...)

Donc, vous constaterez que j'ai tout contre moi (m'enfin, je le veux bien) pour être absente ici et même sur le Net en général en ce moment... Dès que le calme reviendra, vous aurez de mes nouvelles  plus régulièrement. D'ici là, bonne continuation, ou suivez mon exemple et bougez (mentalement ou physiquement) je vous laisse le choix (libre arbitre tant décrié par les institutions morales mais toujours revendiqué, on ne serait pas humain sinon)

A bientôt

La dragonne.


* les ceux qui sont du même bord que le type qui ne croyait que ce qu'il voyait et en arrivait même à ficher ses didines - (et pas Didyme, ça c'est l'autre pseudo sous lequel il est connu) - dans les plaies du pov'type qui s'était fait clouer tel hibou sur porte d'étable. Voilà une chose qu'est bonne pour choper la gangrène ça, les lave-mains devaient pas foisonner aux portes du désert à l'époque (depuis non plus d'ailleurs, mais on a les flacons de gel anti-bactérien, très tendance en ce moment). M'enfin ce que j'en dis... étant donné que Sauveur (autre pseudo de JC, étant donné qu'il était juif, c'est la traduction de son p'tit nom d'amour) était déjà mort, il ne risquait plus grand chose. Sa Passion a été initiatrice de bien des plaisirs musicaux par contre (ne surtout pas revenir à ses premières amours, s'pas ?). D'autres exemples musicaux, ici, et encore par ici.

Petite aparté, suis non croyante, mais mon éducation a laissé des traces, rarement collable sur le sujet et ceci a son utilité pour ficher les marchands-Jéhovah hors du Temple-périmètre-de-mon-chez-moi. Me tiens au courant des dernières nouvelles du front et je viens de me rendre compte que ce cher Benoit aurait mieux fait de se mordre l'intérieur des joues plutôt que de sortir cette énormité (selon moi, évidement, tout est subjectif) et ce pendant son p'tit laïus de Pâque : "La résurrection de Jésus n'est ni une théorie ni un mythe. C'est le fait le plus significatif de l'histoire"... Pas de commentaires !    

** Avis donc aux intéressés, si vous passez par Toulouse à cette date, allez faire un tour du côté du petit palais des sports, vous m'y verrez (m'enfin avec les jumelles appropriées, c'est un peu plus vaste comme local que le notre)

- Publié dans : Post-its sur le frigo
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Lundi 14 septembre 2009
Bonjour


Deux semaines, ça doit être suffisant pour vous avoir permis de fouiner dans tous les liens que je vous ai filé au dernier article "réponse à vos commentaires", faudrait p't'êt' penser à continuer avant que les commentateurs ne se demandent si c'était vraiment eux qui avaient balancé les mots que j'avais attrapés au rebond.
On va tacher d'avancer, parce que si les..  flâneries persistent, cette série de billets risque de bouffer totalement la vedette à ce qui vous fait venir(*) ici, la narration d'œuvres lyriques que vous ne connaissez ni des dents ni des lèvres (pour paraphraser Michel Coluzzi)

Or donc, place à vous et à vos avis.

Quichottine 
Bon pour ne rien te cacher, ma culture est très maigre et, avant de venir chez toi, je n'avais écouté, la plupart du temps que les ouvertures de certains de Wagner (Il y en avait quatre sur mon 33 tours, dont Tanhauser, que j'adore, sans pour autant jamais m'être demandée de quoi il était question (j'ai honte, mais c'est vrai) et quelques grands airs qu'on entend partout... (la Traviata, dans les films, c'est le top... les héros -surtout les héroïnes- pleurent en l'écoutant)
Te dire que je me suis pourtant régalée avec certains airs écoutés à la télé, au temps où je n'avais pas peur de regarder Mozart (du Barbier de Séville aux noces de Figaro... j'ai bien aimé), je peux. L'air de la calomnie est magnifique.
Ensuite... j'aime davantage certaines tessitures, une basse me fait vibrer, bien plus qu'un ténor... mais c'est une question de goût.
Par contre, j'ai vu "La Flûte enchantée" plusieurs fois, j'adore !
Et là... ma fille vient de m'apporter ses extraits du Tovatore... alors, avant de te dire de qui je veux parler (je pourrais te demander de me dire ce que tu penses de la Reine de la Nuit, mais ce n'est pas une héroïne) donc, je vais prendre le temps de l'écouter...
Tu sais, de tes quatre héroïnes, comme ça, sans réfléchir, j'aurais dit Marguerite... Mais je ne sais pas pourquoi.
Voilà, si tu arrives à me suivre dans mes explications, je te tire mon chapeau !



Tannhaüser... tiens donc, ça me fait penser que je n'ai encore pas maltraité le sujet, ainsi que Parsifal d'ailleurs (ça coulerait pourtant de Rhin, vu que c'est le papa d'un certain chevalier au cygne déjà évoqué ici). Ne pas oublier l'Umlaut teuton ma grande... ma mémé serait pas contente sinon (mais on s'en fiche un peu, paraît qu'on ne risque pas la peine capitale en faisant des modifications aux noms propres)

Il y a d'ailleurs une "méchante" dans celui-ci... même si traiter Vénus  d'ensouffrée n'est pas totalement justifié,  mais voilà, c'est une déesse païenne qui se fait un devoir de  détourner un    chrétien de la "bonne voie"  (et pas bonne voix, quoi que... lorsqu'on connaît le thème  de l'opéra,  le lapsus  est permis).
A noter les accents parsifaliens du final, pour ceux qui connaissent, pour les autres, un petit exemple**. Beau petit filet de voix elle aussi (Grace Bumbry n'est pas vilaine non plus si vous y allez jeter une argouane)

Tu as encore bouffé la commission  Quichottine...  Le Barbier et son air  sur la rumeur de Don Basilio  http:// c'est  "encore"  de Rossini et non de Mozart (post-it sur le frigo, j'vois que ça, j'en use et abuse dans mon cas, mémoire de carassin doré oblige).  Les tessitures "dans les caves" pour  les  chanteurs, j'aime plutôt,  ainsi que les mezzos et  contraltos pour les nanas, mais ça,  tout le monde commence à s'en douter, vu  que j'arrête pas de le rabâcher (ou alors c'est que vous  manquez  d'attention  les cocos)
La  Flûte, on y  revient,  la méchante Reine de la  Nuit évoquée précédemment, avec son  pendant  "positif"... Sarastro  (une basse,  pour te faire plaisir ). Quelque part, je me demande si les méchants ne sont pas le Doppelganger, le double négatif des héros, donc des héros tout de même... (et on en revient à ce que je dis toujours... s'ils n'existaient pas, les héros ne seraient pas non plus)
Marguerite et sa naïveté... si je n'avais envie de la tarter pour lui apprendre la vie, je lui serai tout de même reconnaissante pour son air final (moui... par Gounod interposé, cela va sans dire, la Marguerite commune, celle des villes et des champs, sais pas si elle m'attendrirait autant, ah... magie de la musique !) à noter que la... lévitation finale me rappelle également celle de Isolde... j'ai des connexions mentales et auditives très personnelles je sais .... comme celle de Thaïs sur son lit de souffrance d'ailleurs

Au demeurant, je m'aperçois qu'on parle de Rédemption, de sacrifice.... tout comme celui de Brünnehilde sur son cheval Grane,
De Senta se prenant un bouillon.

Les martyres abondent dans le lyrique;  les sacrifiées, tout comme la pov' Léonora de la Forza del Destino de Verdi,
La copine d'Edgar de Puccini, Fidelia... (un nom dur à porter ça, je flipperai qu'on me confonde avec Lassie),
Une pucelle orléanaise et Tchaïkovskienne;
Une Wally en manque de poudreuse.


Tout comme les sacrifiées volontaires... ce qui me fait passer (en douceur) au commentaire suivant de ce cher Atalmont

Atalmont 
Une héroïne d'opéra qui m'a marqué....
Tout de suite c'est Carmen qui me vient à l'esprit.
D'accord tu vas me dire "c'est classique, c'est trop connu....".
Mais le personnage (crée vers 1875) a quelque chose de fascinant. Ce n'est pas l'héroïne "potiche" qu'on voit partout. Elle a du caractère souviens toi quand elle dit à Don José "chiens et loups ne font pas longtemps bon ménage".
Et puis j'ai un bon souvenir de l'oeuvre que j'ai vu à l'opéra Bastille.
Voilà, voilà....



Si c'est pas une sacrifiée au machisme ça !!! Mais suis-je obligée d'y revenir à cette nana, c'est un symbole universel de plus non ?

Il y en a d'autres du même acabit.... si on regarde du côté de Lulu de Alban Berg, pas d'extrait correct, désolée (le seul final trouvé est tellement "trash" que j'ai scrupule à vous le filer, il risque de vous empêcher de digérer)

Dans Khovantchina de Moussorgski, Marfa   se permet d'inviter des potes à son barbecue si c'est pas de l'altruisme ça ! (Un petit extrait du choeur... j'aime les choeurs slaves, pas ma faute) Dosifey n'est pas mal... (euphémisme, c'est une "gueule" de l'œuvre)

Lucia qui s'autorise un pétage de plomb fatal, un "suicide" bidouillé en quelque sorte, alors que son pote passe à l'acte tout bêtassement (je sais, je radote, mais c'est histoire de donner de nouveaux extraits)

Léonore qui en fait de même.

Les suicides avérés ou programmés, ça foisonne aussi, à vous de tenter de les dégoter.

Si je parle de Blanche... ça aussi, déjà évoqué, mais comment ne pas y songer.... on est pile poil dans le sacrifice (collectif de surcroît), une redite là aussi, mais cette scène je ne m'en lasse pas. A ceux qui ont loupé la narration, vous êtes invités à aller jeter un oeil à mon "résumé" de l'œuvre, ça élucidera le drôle de bruit qui ponctue la scène finale.

Juliette  
Pour moi tu sais il n'y a qu'une héroïne d'Opéra :
Mélisande.
Quelle personnage complexe! Elle s'est entourée définitivement de mystère. D'où vient-elle ? elle ne le dira jamais.
Elle fait la conquête de toute la famille en un clin d'œil, Tous l'adorent. Les femmes la materne, les hommes la désire.
Mais elle ment avec une facilité désarmante et touchante. C'est une rouée mais un être si fragile et si mystérieux que j'en suis fascinée depuis des décennies.
Et je crois qu'elle ne pouvait que mourir jeune et disparaître comme elle était apparue, mystérieusement, peut-être pour reparaître ailleurs, jetant sa couronne et pleurant sur le mal qu'on lui a fait.

Je délire toujours un peu quand je parle d'Elle


                                                                           Mélisande sans ses couettes

J'ai un mal énoooorme avec Debussy, quoi que j'aime bien cette histoire (culture médiévalo-teutone ou non oblige, on voit sa copine Isolde, Sieglind même) mais je me soigne rassure-toi !, son côté "rouée" je ne sais... elle ment comme une gamine prise la main au pot de confiture de fraises, on l'excuse parce qu'elle est jeune et destinée à finir ainsi... les condamnés d'office trouvent plus facilement grâce à nos yeux, s'pas ? Mine de rien, je crois que c'est son monde imaginaire plutôt que ses mensonges qui la tue.....

J'aime ce genre de commentaire Juliette, on sent que tu vis le truc.

Jane  
Mes deux héroïnes préférées dans l'opéra (pour le peu que j'en connaisse , soyons modeste , car tu sais que dans les chorales c'est plutôt le chant sacré qui prévaut !), ces deux héroïnes sont Carmen et Mme Butterfly ! Ce sont deux opéras que je connais , d'abord , et puis ces héroïnes sont tellement à l'opposé l'une de l'autre même si elles sont toutes les deux dévorées par la passion , l'une lutte pour sa liberté et choisit de mourir pour la conserver , l'autre se laisse emporter par la vague du désespoir , l'une est toute violence et force , l'autre toute douceur et tendresse...
D'ailleurs ce serait bien que tu nous racontes Mme Butterfly , mais difficile de faire de l'humour avec cette histoire...Une gageure...Tu as dit que tu les aimais !!



J'ai connu pire comme défi, regardes du côté du Dialogue des Carmélites ou de la Traviata... Pour Carmen, pas de commentaires superfétatoires... on va me dire que je tourne en boucle sinon, mais pour madame Mouche-à-beurre (déjà moins poétique en Exagonien non ?), étant donné que je n'ai pas encore traité cet opéra, ça va paraître tout neuf de filer quelques extraits pour appuyer ton ressenti personnel  fort juste d'ailleurs ma grande.

Douceur tendresse 
"faisage" de compositions florales
rêve
désespoir  ....

Un monde sorti de la tête de Pierre Loti, un petit côté estampe nippone de bon aloi, presque colonialiste si on y songe, la femme n'étant pas spécialement un être "qui en a" dans la culture du Soleil Levant (mais est-ce réservé à la culture nippone ?.... on pourrait en causer....)

Bon, on va dire que j'ai répondu correctement (m'enfin question longueur, question justesse, suis pas musicologue, et encore heureux !) alors tous à l'écoute et à bientôt; Comme il se doit, je vous laisse du temps pour cela, ce qui me permettra moi-même d'aller faire un tour par chez vous... Bon début de semaine.

La dragonne

PS: a signaler pour les "nouveaux" qu'il faut cliquer sur les trucs en gras, je dis ceci pour la personne qui m'a envoyé un message me signalant qu'elle ne trouvait pas d'extraits, elle avait simplement oublié de passer le curseur au bon endroit (désolée de ne pouvoir répondre d'une manière plus personnelle, pas d'adresse pour l'accusé de réception, si j'ose m'exprimer ainsi)



* (je ne cause pas de  mes gaffes, même si j'en connais qui ont une préférence pour cette catégories, les sadiques, à moins que vous classiez ça dans "œuvres mimiques farfelues"

** A noter que ce bon vieux Richie ne déroge pas à sa règle de base, changer l'ordre de la chronologie... Parsifal fut le dernier opéra alors que Lohengrin fut le sixième (septième si on considère le premier : Les Noces, qui resta inachevé)
- Publié dans : On y parle musique et ce qui tourne autour
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  • : Vous pigez rien à l'opéra... pas grave, je vous raconte l'histoire... à vous d'aller choper les notes qui vont avec, et ne me dites pas que c'est pour les momies... je tire à vue sinon ! Il y a des trucs à côté, histoire de vous donner un petit aperçu du bestiau... je vous préviens... ça peut piquer les yeux.
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